Professionnels du funéraire, des engagements altruistes

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poignée de main professionnels du funéraire

« C’est l’hôpital qui se moque de la charité » est le commentaire qui nous a été laissés l’autre jour sur l’article de Sarah à propos du nouveau service de la Poste. Sous-entendu, les professionnels du funéraire seraient cyniques et assoiffés d’argent. Caricature fort répandue, à laquelle nous ne manquons jamais de tordre le cou. En voilà trois nouvelles preuves.

Des pompes funèbres aux pompiers

Entrepreneur de pompes funèbres, l’Alsacien Benjamin Rivaud a aussi été pompier volontaire pendant douze ans. Avec neuf de ses amis, il s’est rendu au Népal, où il a mené du 15 au 25 mai 2015 en différents lieux une mission d’assistance humanitaire après les séismes d’avril et mai. Il se dit impressionné par ce qu’il a vu du pays ravagé. Nous avions recueilli ses impressions à son retour.

A noter que de nombreux professionnels du funéraire sont également pompiers volontaires. Charly Hennard, par exemple, a passé quelques années comme porteur dans une grande société, donnant une grande partie de son temps libre aux pompiers de sa commune. S’il a aujourd’hui dû laisser de côté son activité de pompier volontaire, c’est parce qu’ayant monté sa société, il n’en a plus le temps. A son grand regret.

Orthometals, humanitairement engagé

Société familiale, les employés étant les enfants des fondateurs, OrthoMetals développe un modèle économique original : une grande partie des bénéfices, moins les frais de logistique, sont redistribués aux crématoriums partenaires, pour financer des œuvres de bienfaisance. Ainsi, Crématoriums de France, partenaires Orthometals, ont choisi de travailler avec Mécénat Chirurgie Cardiaque, permettant à de nombreux enfants dans des pays en voie de développement, depuis des années, d’être opérés à cœur ouvert, transportés et hébergés.

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L’idée a germé lorsque les fondateurs d’Orthometals, qui voulaient simplement faire du recyclage, se sont rendus compte que beaucoup de métaux collectés dans les crématoriums étaient précieux. Loin de vouloir augmenter leurs bénéfices, ils ont choisi de donner à leur entreprise un objectif éthique, voulant servir de modèle à l’entrepreneuriat de demain.

PFG, leader généreux

Créée en mai 2009 sous l’égide de la Fondation de France, la Fondation PFG, directement financée par les Pompes Funèbres Générales, poursuit la politique de mécénat engagée depuis de nombreuses années par le groupe OGF. La Fondation PFG soutient principalement des projets d’intérêt général relatifs à la mort, aux obsèques et au deuil en France, dans les domaines de l’accompagnement de la fin de vie et de l’aide aux endeuillés, mais également des projets relatifs à la protection de l’environnement.

Cela représente plus de 250 subventions accordées et près de 50 projets soutenus chaque année, près de 100 associations en France aidées, plus de 600 000 euros de dons versés à celles-ci. JALMALV, Vivre son deuil, Jonathan pierres vivantes et de nombreux autres réseaux peuvent ainsi, en partie grâce à l’aide des PFG, avoir les moyens de venir en aide aux familles qui font appel à eux.

Et tant d’autres

Ce ne sont que trois exemples choisis au hasard. De nombreux autres actions sont menées par beaucoup de professionnels à travers le pays. Les réseaux professionnels, en périodes d’événements tels que le Téléthon, pour citer le plus connu, débordent d’initiatives.

Un travail indispensable, tant au niveau individuel que collectif, puisque le funéraire sert autant à aider les proches à faire leur deuil qu’il a une utilité sanitaire, inutile de faire un dessin, et des engagements altruistes sur le temps libre. Bref, l’hôpital qui se moque de la charité, vraiment ?

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