Québec : le pêcheur est mort d’avoir bu trop d’eau

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Verre d'eau

Dix jours après, l’origine de ce décès fait toujours causer. Peut-on mourir de boire trop d’eau ? C’est en tous cas ce qui serait arrivé fin février à un habitant de Drummondville, ville québécoise au nord de Montréal.

Nous ne sommes pas dans un épisode de X-Files. Mais voici. L’homme, âgé de 47 ans, passionné de pêche et de nature, regardait la télévision en compagnie d’amis. Soudain, c’est l’arrêt cardio-respiratoire. Sylvain est mort dans les heures qui ont suivi d’une embolie pulmonaire. Les ambulanciers n’ont pas réussi à le ranimer. Il semble que son corps contenait trop d’eau pour sa capacité.

Ses proches témoignent qu’ils l’ont toujours vu boire beaucoup d’eau depuis une quinzaine d’année, à l’époque où il a suivi un traitement contre la schizophrénie. Il aurait ressenti une envie compulsive de s’hydrater, au point de dépasser une consommation quotidienne de dix litres par jour. Six fois plus que la normale, qui peut varier selon la température et l’effort. A ce point, les reins ne sont bientôt plus en capacité de filtrer cet apport de masse. Une intoxication peut s’installer.

Il faudra bien entendu attendre la livraison du rapport toxicologique pour écarter d’autres hypothèses. Mais le coroner en charge de l’enquête a déjà repéré trois autres cas de victimes au Québec depuis dix ans.

Dans la presse locale, certains médecins interrogés pensent toutefois qu’une telle cause de la mort est étonnante. Témoin ce psychiatre qui, en 25 ans de pratique et bon connaisseur de cette addiction à l’eau, n’a jamais vu personne en mourir. Pour lui, le défunt devait sans doute avoir une autre « maladie contributive », une insuffisance cardiaque par exemple.

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