Revue de presse du funéraire du 21 août 2014

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Presse papier en France

Décès

La France a perdu une de ses figures historiques en cette année de commémorations. Soixante-dix ans, presque jour pour jour, après avoir débarqué à Cavalaire le 20 août 1944, en tant qu’ambulancière, Suzanne Lefort-Rouquette est décédée le 17 août à Hyères (Var) à l’âge de 101 ans, a annoncé mercredi sa famille dans le carnet du Figaro. Suzanne Rouquette, qui commandait alors le bataillon médical de la 9e division d’infanterie coloniale, a ensuite été blessée grièvement dans les Vosges fin 44 et amputée d’une jambe. Commandeur de la Légion d’honneur et titulaire de la Croix de guerre avec plusieurs citations, elle avait écrit un livre de souvenirs («Des ambulancières dans les combats de la Libération») et épousé en 1945 un capitaine d’un bataillon de choc rencontré lors du débarquement de Provence. Celui-ci deviendra le général Jacques Lefort. Engagée à 20 ans dans l’armée française en Algérie, elle prend en charge en 1943, au sein de la première armée française du général de Lattre de Tassigny, la direction du 25e bataillon médical de la 9e division d’infanterie coloniale (DIC), avec trente conductrices et autant d’ambulancières sous ses ordres. Elle est sur la ligne de front en Corse, sur l’île d’Elbe puis prend part au débarquement de Provence. Suzanne Lefort quitta le service actif en 1947 pour suivre son mari, en Indochine, au Laos, en Algérie. Suzanne Lefort-Rouquette fut également très active dans le milieu associatif, à l’AGPM (Association générale de prévoyance militaire), à la Croix-Rouge, à l’ANFOC (Association nationale des femmes d’officiers de carrière) et au cercle algérianiste de Toulon notamment.

Barbarie

La vidéo de son exécution diffusée mardi a provoqué des réactions horrifiées de par le monde et de nombreux confrères. L’Américain James Foley, exécuté par des militants de l’Etat islamique, était un journaliste courageux qui n’hésitait pas à se rendre dans les endroits les plus dangereux pour raconter les histoires de civils pris dans le chaos de la guerre. Le reporter de 40 ans avait été pris en otage en novembre 2012 en Syrie avant d’être exécuté par les jihadistes extrémistes de l’Etat islamique (EI). «Tout cela n’a aucun sens», a déclaré son père John Foley devant leur maison de Rochester (New Hampshire, nord-est des Etats-Unis). «La façon dont il est mort est affreuse. Cela témoigne de son courage. Nous pensons qu’il est mort en martyr, en martyr pour la liberté». James Foley «était motivé par ce qu’il pensait qu’il était de son devoir de faire», a-t-il aussi ajouté, à propos de l’aîné de ses quatre fils.

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Abus de pouvoir des maires, encore

Dominique et Rachel Bouton cultivent, avec la communauté des motards, le souvenir de Thierry, leur fils, décédé dans un accident de deux-roues, le 9 novembre 2013. Ils ont même créé, en compagnie de leurs enfants, une association de mobilisation pour la cause motard : Faites attention à nos motards, en hommage à Thierry. Eux-mêmes, ainsi que de nombreux anonymes, fleurissent le lieu du drame, situé au Leal, à Saint-Bénigne (Ain). Mais ce n’est pas du tout du goût des maires successifs. Dominique et Rachel ont d’abord été gratifiés, le 25 mars, d’un courrier de l’ancien maire, Guy Mortel. L’édile se plaint de l’envahissement de l’accotement de la départementale, prêt par ailleurs à autoriser un dépôt « discret et limité. » Puis, le 8 août, c’est le nouveau maire de la commune, Jean-Jacques Willig, qui prend à son tour la plume. Il constate que « le dépôt n’est pas maîtrisé et aucune demande n’a été présentée en mairie ». Il menace de faire évacuer par un employé communal les souvenirs et rappelle que « le montant de la contravention est de 1500 et 3000 euros en cas de récidive »… Dominique et Rachel dénoncent des « tracasseries », de leur côté. Force est de constater qu’ils entretiennent scrupuleusement ce site du souvenir. Un site un peu caché par un énorme massif de roses. (BP Actualités)

Lazare administratif

Un retraité de 68 ans s’est vu refuser un remboursement par son assurance maladie au motif qu’il était… décédé, a-t-il appris par courrier, avant que l’organisme ne reconnaisse son erreur, a-t-il raconté mercredi à l’AFP. « J’ai reçu une lettre le 8 juillet de la sécurité sociale des professions indépendantes me disant que le remboursement était impossible, au motif de décès au 4 janvier 2010 », a expliqué Jean-Marie Sevrain, en confirmant une information parue dans le quotidien Vosges matin. Le retraité, qui réside dans les Vosges, s’était rendu deux jours plus tôt chez son médecin généraliste pour une prescription de médicaments contre son diabète, « tel que je le fais depuis des années tous les trois mois », a-t-il précisé. « Sur le coup, quand on reçoit ce courrier, on se demande si on rêve. Après, avec ma femme, on en a rigolé… », a-t-il assuré, alors que le montant de la consultation à rembourser était de 23 euros. « Ce qui est exceptionnel, c’est que je suis censé être mort, mais le courrier indique que j’ai quand même une possibilité de recours ! Et quand j’ai appelé l’organisme, la Ram, on m’a dit : Prouvez que vous êtes M. Sevrain ! » a-t-il encore raconté. Il a fallu que son médecin traitant certifie qu’il était bien vivant pour sortir de cet imbroglio.

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Lady Qui ?

C’est un véritable sos que lance Darren McGrady à la famille de Lady Di. En effet, lundi matin, l’ancien cuisinier de la famille royale, qui était allé se recueillir sur la tombe de la princesse, a posté sur Twitter une photo de la dernière demeure de Diana, dans un état de délabrement avancée, envahie par la végétation, les mauvaises herbes et les nénuphars. La tombe est située sur une île, au milieu d’un lac à Althorp dans le Northamptonshire . » Je suis tellement malheureux de constater à quel point son frère Earl Spencer néglige l’endroit où repose sa sœur » a déclaré le cuisinier. L’homme visiblement meurtri par tant de négligence va plus loin et accuse Earl Spencer de penser plus à l’argent qu’à l’amour : « Si je m’étais occupé de Diana de son vivant, comme vous vous occupez d’elle après sa mort, j’aurais été viré ! Je vous en supplie, nettoyez la végétation sur l’île. Prouvez que vous souhaitiez qu’elle repose ici par amour et non par appât du gain ». Lady Diana décédée le 31 août 1997 à Paris était particulièrement attachée à ce lieu très symbolique. Un havre de paix qui appartient à la famille spencer depuis 500 ans, mais néanmoins ouvert au public en été.

Profanation

Une tombe familiale, numérotée A666, a été volontairement dégradée par un incendie dans la nuit de mardi à mercredi au cimetière principal situé sur le front de mer de Saint-Pierre. À l’origine de cette profanation, un homme a été vu en train de prendre la fuite par un des gardiens du cimetière. Une enquête a été ouverte.

Le cimetière des fous

Toutes les blessures de guerre n’étaient pas forcément visibles. Détruits mentalement des centaines d’hommes ne sont plus jamais ressortis des asiles d’aliénés où ils sont morts oubliés. En Gironde, le cimetière de Cadillac est l’un des très rares à en témoigner. Un reportage de La Depeche.fr à lire ici.

Fin de vie

Entre 2009 et 2012, le nombre d’étrangers se rendant en Suisse pour bénéficier d’une assistance à mourir a été multiplié par deux. C’est à lire dans Cet excellent article des Echos ici.

Nécrophilie

Un employé de morgue jugé pour le viol de 100 cadavres, c’est dans l’Ohio, et l’article est à lire ici (en Anglais)

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