Revue de presse du funéraire du 29 août 2014

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Presse papier en France

Décès

Une grande figure de la mémoire des combattants de la seconde guerre mondiale s’est éteinte, Pierre Favreau était le dernier survivant de l’équipage du sous-marin Le Casabianca, sur lequel il était affecté au poste d’opérateur radio. Cette unité est connue pour avoir contribué à la libération de la Corse lors de la Seconde Guerre mondiale, en septembre 1943. Une délégation du SNA « Casabianca » s’est rendue hier à Cannes afin de lui rendre un dernier hommage lors de ses funérailles.

Mort en action

Balle perdue. C’est un tir de policier qui a coûté la vie à Bryce Dion, un ingénieur du son expérimenté de 38 ans, lors du tournage d’une émission de télé-réalité à Omaha dans le Nebraska. Ironie du destin, le drame est survenu sur le tournage de «Cops», qui suit le quotidien des policiers à travers tous les Etats-Unis depuis 1989. Le technicien a été touché en filmant une attaque à main armée. Il est mort de la suite de ses blessures, a confirmé la société de production.Ce vétéran de l’émission, qui portait un gilet pare-balles, s’est retrouvé coincé dans l’entrée du restaurant où les policiers intervenaient pour arrêter le braqueur. Lorsque ce dernier a ouvert le feu  avec un pistolet à air comprimé, ils ont riposté dans un certain chaos, a expliqué la police locale. Dans la bataille, une balle a atteint Bryce Dion au bras mais a malheureusement «glissé» sous le gilet et l’a atteint à la poitrine. Les équipes de «Cops» tournaient depuis un mois dans cette ville du Nebraska. Une autopsie sera pratiquée pour déterminer le scénario exact du drame. La police a d’ores et déjà affirmé que le nombre de projectiles tirés par ses officiers n’était pas excessif…

Juridique

L’article 3 de la loi du 15 novembre 1887 reconnait le droit pour chaque individu de choisir sa sépulture et le lieu de repos de son corps ou de ses cendres. Les deux arrêts rapportés sur JuriTravail sont une illustration de ces dispositions, étant précisé que dans un cas le défunt avait exprimé sa volonté et dans l’autre non. Ils sont à lire ici.

Immortalité numérique

« A mes enfants je lègue ma maison, mes documents numériques, mon compte Facebook, mon blog et mes achats iTunes ». Peut-être pourrons-nous un jour lire ce genre de phrase dans les testaments. Dans l’état du Delaware aux Etats-Unis, c’est même déjà le cas, et c’est une première. A noter que les états de l’Idaho ou du Nevada proposent déjà d’accéder à des fichiers numériques, mais de manière plus limitative. La loi (baptisée « Fiduciary Access to Digital Assets and Digital Accounts Act » dite UFADAA) adoptée outre-Atlantique va même plus loin puisqu’elle donne de fait le droit aux familles d’accéder aux fichiers numériques d’une personne disparue. Concrètement, elle confère le droit aux héritiers et exécuteurs testamentaires de prendre le contrôle de ces fichiers comme ils le feraient pour des biens matériels. Mais la réalité est bien différente. Car ceci impose une coopération des fournisseurs de services numériques. Ceci est un changement majeur car aujourd’hui, lorsqu’une personne disparaît, ses droits numériques disparaissent avec elle. Actuellement sur Facebook par exemple, le site consent à transformer la page d’un utilisateur décédé en « page de commémoration ». Il précise  : « nous ne pouvons pas communiquer les informations de connexion d’un compte de commémoration. Se connecter au compte d’une autre personne constitue une violation de notre règlement ».

Religion

Souhaitant donner une réponse à ce phénomène, l’Église s’efforce d’accompagner au plus près les familles dans les crématoriums à l’aide d’une pastorale adaptée. C’est à lire ici, dans La Croix.

Généalogie

On a parlé généalogie dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Et pour dire non à l’inscription du lieu de sépulture dans l’acte de décès, comme le suggérait le député Patrick Balkany le 4 mars 2014 dans une question au gouvernement. L’argument était qu’il est très difficile pour « nos concitoyens désireux de retrouver leurs racines et établir leur arbre généalogique » et de localiser la tombe d’une personne, en l’absence de toute mention autre que le registre du cimetière lui-même. Mais si l’on ne connaît pas le lieu d’inhumation, comment consulter le registre du cimetière ? Mais le ministère de l’Intérieur est resté insensible à cette difficulté généalogique et à ces arguments de simplification. Dans sa réponse du 24 juillet dernier, il estime qu’il existe déjà une traçabilité des opérations funéraires permettant d’obtenir des informations sur le lieu de sépulture du défunt (dans le cas de la dispersion dans la nature). Il dit aussi que cette simplification n’en est pas une et refuse, « dans le respect des engagements du Gouvernement à lutter contre la prolifération des normes », de modifier la réglementation en vigueur à l’égard des communes.

Lady Di, le feuilleton

Daniel Bourdon, ancien policier à la BAC de Paris, était en service à la Salpêtrière, où s’est éteinte la princesse Diana, le 31 août 1997. Dans un livre à paraître, il assure qu’elle ne bénéficiait pas d’un niveau de protection suffisant. C’est à lire ici, pour ceux que ça interesse…

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