Revue de presse du funéraire du 6 octobre 2014

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Presse papier en France

R.I.P… ?

Jean-Claude Duvalier, ex-« président à vie » au pouvoir à Haïti entre 1971 et 1986, est mort samedi 4 octobre d’une crise cardiaque à l’âge de 63 ans, ont annoncé les autorités haïtiennes. Surnommé « Bébé Doc », il était poursuivi pour des crimes contre l’humanité commis pendant sa dictature. « Bébé Doc » était arrivé au pouvoir en 1971 à l’âge de 19 ans, à la mort de son père, perpétuant une longue dictature dans ce pays qui est l’un des plus pauvres du continent américain. Son père, François Duvalier, surnommé « Papa Doc », avait créé une milice, les « tontons macoutes », qui faisait régner la terreur. Plusieurs milliers d’opposants ont été assassinés, torturés ou contraints à l’exil durant la dictature duvaliériste. Jean-Claude Duvalier avait été chassé du pouvoir en 1986 après une révolte populaire.

Scandale à Albi

Depuis la fin août, ils dénoncent des dysfonctionnements au pôle funéraire de l’Albigeois. Quatre salariés viennent de recevoir leur lettre de licenciement avec mise à pied à titre conservatoire. Une marche pour la dignité était organisée samedi matin dans les rues d’Albi. Appuyés par la CFDT, ils avaient notamment porté plainte pour « atteinte à la dignité des défunts » et « harcèlements ». Des plaintes classées sans suite par le procureur mais la mairie, actionnaire majoritaire de l’entreprise qui gère la structure a promis un audit de management et financier. Les 4 salariés qui ont dénoncé les faits ne pourront toutefois pas être entendus dans ce cadre puisqu’ils viennent de recevoir leur lettre de convocation à un entretien préalable de licenciement avec mise à pied à titre conservatoire. Ce qui signifie qu’ils ont du quitter l’entreprise immédiatement et ne doivent pas y retourner. Comme par hasard.
Les quatre témoignent dans La Depeche.fr, à lire ici.

Austérité

Dans le cadre du budget 2015 de la Sécurité sociale, le gouvernement entend presque diviser par deux le budget alloué au capital décès. Ce dispositif permet aux familles des ayants droit décédés de toucher un versement ponctuel de la part de l’Assurance-maladie, pour faire face notamment aux frais d’obsèques. Pour les salariés et les fonctionnaires, le montant s’échelonnait jusqu’à présent entre 375 et 9387 euros. Il pouvait atteindre 7509 euros au plus pour les commerçants et 12.389 euros pour les artisans. Grâce à cette réforme, l’exécutif espère réaliser 160 millions d’euros d’économies. Soit «moins de la moitié du budget total alloué au dispositif par les caisses d’assurance-maladie», assure-t-on au ministère des Affaires sociales. Bien sûr, la réforme du capital décès n’est pas présentée, dans le budget de la Sécurité sociale, comme une source d’économies mais comme une mesure d’équité. «Le capital décès étant déterminé en fonction des salaires du défunt, le dispositif ne permet pas, pour les assurés les plus précaires, de faire face aux frais immédiats occasionnés par le décès, notamment les frais d’obsèques», est-il expliqué dans l’exposé des motifs. Le gouvernement entend donc réformer drastiquement le mode de calcul. Jusqu’à présent, le versement dépendait du salaire du défunt. À partir de 2015, le capital «sera fixé par référence au smic». Par conséquent, tous ceux qui touchent moins que le salaire minimum – les chômeurs et les temps partiels – y gagneront, tandis que ceux qui gagnent plus y perdront.

Nouvelles des pros

À vingt ans, Valentin Trouilliez est à la tête de l’entreprise de pompes funèbres qu’il vient de créer à Solre-le-Château. La Voix du Nord parle de lui ici.

Agression

C’est un fait exceptionnel et traumatisant, qui s’est produit dimanche, en milieu d’après-midi, dans cette petite commune de moins de 300 habitants, à proximité de Besançon. Il était entre 16 h et 16 h 30, et une femme d’une cinquantaine d’années se recueillait sur la tombe de son mari, au cimetière de Champagney (Doubs) et Champvans-les-Moulins, situé en contrebas de la départementale 70. Un homme s’est soudain jeté sur elle, lui intimant l’ordre de se déshabiller et, joignant le geste à la parole, lui arrachant son chemisier. Malgré le choc de l’agression, la femme, aujourd’hui extrêmement traumatisée, a réussi à prendre la fuite. Hier, la gendarmerie a lancé un appel à témoins et donné le signalement de l’agresseur : un homme âgé de 40 à 50 ans, de corpulence normale, d’une taille de 1,70 m, aux cheveux noirs, le visage rond porteur d’une barbe noire assez longue et mal entretenue et à la peau mate.

Vandalisme

Des actes de vandalisme ont été commis, sans doute dans la nuit de jeudi à vendredi, au cimetière de Jugon-les-Lacs (Côtes-d’Armor). Des plaques, des vases et autres objets ont été renversés ou cassés sur une vingtaine de sépultures. Les tombes n’ont pas été touchées ni dégradées. La gendarmerie a ouvert une enquête.

Cercueil vide

Christophe Rambour, un jeune homme sans histoire d’Eppeville, a disparu du jour au lendemain en janvier 2012. Ses parents se sont rapidement inquiétés de sa disparition. Mais ce n’est qu’un an et demi plus tard qu’une enquête est ouverte. Et les gendarmes de la section de recherches d’Amiens mettent rapidement à jour une affaire criminelle des plus barbares. En mai dernier, cinq suspects sont interpellés : Narin Bun (30 ans), sa concubine Coralie Sauval (27 ans), Nari Bun (30 ans) et son compagnon Gilles Lefèvre (30 ans), et enfin Navin Bun (27 ans). Lors de leurs garde à vue, ils se sont rapidement mis à table. Et c’est l’horreur qu’ils ont racontée : Christophe a été séquestré pendant plusieurs semaines à Villers-Faucon et Longueau, il a été torturé. Le jeune homme a été tué ou il a succombé à ses blessures, puis son corps a été découpé et brûlé. Le crime est si atroce, que la famille et les proches de Christophe Rambour ne peuvent même pas prétendre à un enterrement pour faire leur deuil. Ce dimanche, à défaut, c’est une messe qui a été célébrée en l’église de Ham (Somme). Environ 150 personnes ont assisté à la cérémonie. Une grande photo du jeune homme a été installée pour l’occasion.

Cercueil décoré

L e départ du défunt est toujours un moment difficile pour les familles et les proches. Honorer la mémoire d’un être cher, c’est aussi célébrer ce qu’il a été. C’est pourquoi je propose ce concept personnalisé  », explique Bruno Pavia, travaillant pour une société de pompes funèbres à Roye. Il est le premier dans la Somme à proposer la personnalisation de cercueils. Un pari audacieux, mais qui pourrait lui permettre de développer une partie de son activité : les conventions obsèques. Un professionnel à découvrir dans le Courrier Picard, ici.

Témoignage

« J’étais durant douze ans travailleur social dans une ville de 100 000 habitants. Les rencontres que ce métier m’a offertes sont extraordinaires : hommes ou femmes d’ici ou d’ailleurs, sains d’esprit ou ravagés psychiquement par les guerres, la pauvreté, l’ostracisme. J’ai eu envie de les raconter. J’ai quitté mes fonctions en 2012 pour exercer de nouvelles missions. » c’est un témoignage à lire ici dans le Nouvel Obs.

Polémique ?

T.K. et Deidrea Lauxs ont découvert que quelque chose n’allait pas avec leur bébé au début de leur grossesse. Leur fils, Thomas, a été diagnostiqué avec la trisomie 13, une condition qui signifie que leur enfant ne pourrait vivre que plusieurs heures ou jours après sa naissance. Deirdrea et son mari ont décidé de poursuivre la grossesse jusqu’à leur date d’échéance, en sachant très bien que leur temps avec Thomas serait court. Même s’ils savent qu’ils devront éventuellement le placer dans un cercueil, ils prennent chaque instant comme une bénédiction. Ils ont capté sur la caméra tous les moments passés avec lui. Histoire émouvante et édifiante, ou exhibitionnisme misérabiliste ? C’est une vidéo à voir en suivant ce lien, pour vous faire une idée.

Et dans le vaste monde des vivants

En février dernier, une commission d’enquête de l’ONU accusait Pyongyang de «multiples crimes contre l’humanité», tels que meurtres, exterminations ou encore avortements forcés. S’appuyant sur des témoignages de témoins et de victimes, le document visait à démontrer que les violations des droits de l’homme en Corée du Nord n’avaient «aucun parallèle dans le monde contemporain», et rappelait que le nombre de prisonniers politiques encore détenus dans des camps se situait entre 80.000 et 120.000 personnes. Les commissaires réclamaient enfin la saisine de la Cour pénale internationale (CPI). La dictature a visiblement peu apprécié cette mise en cause, et a décidé de contrer cette accusation en menant sa propre enquête. En septembre, une dépêche de l’agence de presse officielle du pays a indiqué, sans surprise, que les «Nord-Coréens (étaient) fiers de faire partie du système des droits de l’homme le plus avantageux au monde». La verve des agenciers nords-coréens prend enfin une tournure menaçante au moment de conclure la dépêche: «Tous ceux qui font écho à cette racaille», comprenez les Nations unies, «après avoir lu ce rapport» sont soit des «imbéciles», soit des «escrocs». Afin de convaincre les plus sceptiques, l’Association nord-coréenne pour l’Étude des Droits de l’Homme rappelle enfin que ce qui est dit dans son rapport est «la vérité objective».

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