Revue de presse du funéraire du 13 février 2014

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pressenationale-300x287 Revue de presse du funéraire du 13 février 2014
Revue de presse

Histoire triste…

On a retrouvé leur corps sans vie, enlacés. Morts depuis quelques jours, l’un d’abord puis l’autre. Qui le premier ? Elle, Élisabeth Devidas, bientôt 95 ans. Lui, Didier Delavigne 55 ans. Les pompiers ont été alertés par Heri Rananaivoson, le gardien de l’immeuble Étendard, rue Eugène-Leroy, à deux pas de la gare de Bordeaux. « La dernière fois que j’ai croisé Didier, c’était en début de mois, se souvient-il. Il avait l’air bien, pas malade. Mamie Élisabeth, je ne la voyais plus depuis deux ans. Après sa chute dans l’escalier, elle était diminuée. C’est l’odeur sur le palier qui nous a affolés. » « Morts les deux ensemble, c’est tellement bouleversant » : Nicole, une habitante de l’immeuble connaissait Mamie Élisabeth depuis plus de quinze ans. « Une femme pas banale, très libre, qui menait sa vie comme elle l’entendait. Un numéro. Lorsqu’elle a installé cet homme, tellement plus jeune, chez elle, probablement en grande précarité, elle savait que les gens jasaient dans son dos. » S’en fichait. Lundi, les pompiers les ont trouvés morts dans leur lit. Le bras d’Élisabeth entourant les épaules de Didier. La première hypothèse fut que lorsque Élisabeth mourut, Didier se donna la mort. Par désespoir. « Nous avons tous cru à cette version, cela nous semblait plausible », note Henri. Les médecins légistes de l’institut médico-légal eux, supposent que Didier serait mort lepremier, puis… Élisabeth se serait laissée mourir. Syndrome de glissement…

Nouvelles des pros

En 1979, 1 % seulement de la population souhaitait se faire incinérer après la mort. Ces derniers temps, c’est la moitié qui le souhaite. Or les centres d’incinération sont encore rares dans la région aussi, les délais d’attente sont longs, les coûts plus élevés et les démarches administratives plus complexes. Dans l’Orchésis, le besoin d’un tel équipement devenait criant. Par conséquent le projet de création d’un tel centre a reçu l’appui unanime de la municipalité lorsqu’il a été présenté.

Les pompes funèbres Plaisant (société orchésienne de crémation) seront les propriétaires et gestionnaires de l’établissement (délégation de service public) qui va s’élever dans les semaines qui viennent derrière le cimetière communal situé rue Léon-Rudent. La première pierre vient d’être posée en ce début février en présence de Cécile, Willy et William Plaisant (Ets Plaisant), de D. Bailly, sénateur-maire, J.-L. Detavernier, conseiller général et président de la CCPC, d’élus, des représentants des entreprises et de membres du tissu associatif. Le centre sera opérationnel début 2015. Il en a coûté 200 000 € à la commune (Parking et terrain). Il en coûtera 1700000 € à l’entreprise.

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Justice

Il y a, à la barre, celui qui a pris toute la mesure de sa faute passée et celui qui s’est emmuré dans son déni. Singulière juxtaposition. D’un côté, le Dr Gérard Mullor, 60 ans, anesthésiste à la clinique la Renaissance (8e), confit de honte, qui le porte même sur le visage, et puis le Dr Jean-Claude Cazenave, 70 ans, le chirurgien, son mentor, le menton haut et le verbe qui ne l’est pas moins, qui, dix ans après les faits, persiste dans ses dénégations. Le 6 novembre 2003, l’un et l’autre auraient porté atteinte à l’intégrité du cadavre de Rania Amrani, une femme de 40 ans, qui venait d’être opérée de deux fibromes et a succombé à 6 h du matin à un choc septique. Deux autres femmes opérées à leur tour ont bien failli y laisser la vie. La clinique a été fermée administrativement peu après les faits. Dix ans plus tard, au terme d’un parcours judiciaire chaotique, les deux médecins répondent de leurs actes. Car, alors que la patiente était décédée, le Dr Cazenave aurait pris la décision de rouvrir l’abdomen pour aller y quérir la cause de la mort. Avec l’aide de son anesthésiste. Une compresse oubliée ? Une ligature de l’urètre ayant provoqué le choc septique? L’enquête va conclure à la présence d’un streptocoque. Mais les deux hommes auraient agi hors de tout cadre légal. « Quand j’ai appris cela, j’ai été scandalisé », expliquera un infirmier. « Je suis formel. Mme Amrani était décédée ». « Il voulait savoir ! »confirmera le Dr Mullor. « Pour ces personnes,note le président Castoldi, il ne faisait guère de doute que l’intervention avait été pratiquée post mortem ».

Scandale

Le nombre de décès attribués aux essais cliniques entre 2008 et 2012, révélés par un document secret du gouvernement indien auquel le réalisateur du documentaire, Grégoire Queinnec, a eu accès. Les grands groupes pharmaceutiques délocalisent en masse leurs essais thérapeutiques, principalement en Inde, là où les rétributions des cobayes humains sont dix fois moindres que dans les pays développés. De Calcutta à Ahmedabad, des rabatteurs font du porteà-porte pour recruter les plus pauvres, qui acceptent n’importe quoi, trop heureux de gagner un peu plus de 100 euros en testant des médicaments. Tromperie sur la marchandise, examens réduits au minimum, dossier d’acceptation factice, pas d’assurance ni de prise en charge en cas de séquelles.

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Sanofi, Pfizer, Bayer usent et abusent de ces populations vulnérables pour réduire leurs coûts. Les témoignages des toubibs sans scrupule et des victimes sans recours sont accablants. Le documentaire, informe sur la forme, radical sur le fond, aligne faits et chiffres terrifiants. A voir pour savoir.

Investigations – Inde, le scandale des cobayes humains. Mercredi 12 février, 20 h 45, France Ô .

Surprise !

Mille cadavres ont été découverts sur le site de l’université de médecine du Mississippi, aux Etats-Unis. Des ouvriers, qui travaillaient à la construction d’un nouveau parking, ont fait la macabre découverte. Depuis, le chantier a été gelé.  Qui se cachent derrière ce cimetière fantôme – aucun nom de victime n’est évoqué à cette heure. Malades? Esclaves? Soldats? Plusieurs hypothèses sont avancées par les médias américains et l’université elle-même.  Selon le Huffington Post américain, ces corps pourraient être ceux de patients de l’asile de l’État du Mississippi, ouvert en 1855 à Jackson. Des petits-enfants d’anciens malades morts à l’asile se sont déjà signalés auprès de l’université pour obtenir plus de détails. D’après USA Today, ils pourraient tout aussi bien être ceux de soldats de la guerre de Sécession qui firent de l’asile un champ de bataille lors du siège de Jackson en 1863. Ou encore ceux d’anciens esclaves.  Les archéologues qui vont se pencher sur ce caveau devraient pouvoir déterminer le sexe et l’âge des différents cadavres.

Et dans le vaste monde des… vivants

La nouvelles chronique de Valérie Trierveiller parle du deuil, à propos d’un livre de Bernard Chambaz. Association d’idée envers sa carrière de journaliste politique ?
C’est à lire ici.

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