Revue de presse du funéraire du 13 mars 2014

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Revue de presse

Décès

L’auteur-compositeur-interprète belge Jean Vallée est décédé ce mercredi matin d’un cancer généralisé. Son état de santé s’était aggravé rapidement et, il y a environ 10 jours, il avait demandé à regagner son habitation de Clermont-sur-Berwinne (Thimister-Clermont), dans la région verviétoise. « Il était amoureux de la Belgique et a voulu mourir près des siens. Il se repose maintenant », a expliqué sa fille. Auparavant, Jean Vallée était domicilié à Paris. Il avait encore assuré un concert en décembre 2013 et avait expliqué à l’époque qu’il nourrissait encore de nombreux projets. Jean Vallée est né en 1941 à Verviers. Il avait représenté deux fois la Belgique au Concours Eurovision de la chanson. Une première fois en 1970, avec « Viens l’oublier ». Et une deuxième, en 1978, avec « L’amour ça fait chanter la vie », où il avait classé la Belgique en deuxième position, derrière Israël. Jean Vallée avait également animé l’émission de variété « La bonne étoile », sur la RTBF. En 1999, le roi Albert II lui avait remis la médaille de « Chevalier de I’Ordre de la Couronne ». Il sera inhumé en Belgique.

L’Antigone de Jean Vilar est morte. C’était Catherine Sellers, une jeune femme au jeu incandescent, que le fondateur et directeur du Festival avait choisie pour être l’héroïne de Sophocle, dans la Cour d’honneur du Palais des papes, en 1960. Avec ses pommettes larges, son teint blanc, ses cheveux noirs, et sa voix, magnifique et feutrée, entre ombre et lumière, la comédienne portrait la tragédie grecque au cœur de la guerre d’Algérie, selon le vœu de la mise en scène de Jean Vilar. Née le 31 octobre 1926 à Paris, formée chez Tania Balachova, où elle croise Antoine Vitez, Catherine Sellers est repérée très tôt par Claude Régy, qui la met en scène dans La Vie que je t’ai donnée, de Pirandello, en 1953. Deux ans plus tard, elle joue Nina, dans La Mouette, de Tchekhov, et Robert Kemp écrit dans Le Monde qu’« elle a été ce qu’on rêvait ».Albert Camus la voit dans ce spectacle. Il lui fait jouer Requiem pour une nonne, une pièce qu’il a adaptée du roman de Faulkner, en 1956, et en tombe amoureux. « Pour la première fois, touché au cœur par une femme, sans nul désir ni intention ni jeu, l’aimant pour elle, non sans tristesse », écrit-il dans ses Carnets. Reste, en ce jour où l’on apprend sa mort, dimanche 9 mars, à Paris, à l’âge de 87 ans, cet hommage de l’auteure majeure de sa vie, Marguerite Duras, qui dit tout sur l’art de Catherine Sellers : « (…) Quand elle joue, parfois, elle paraît étonnée de la découverte de la pièce. »

Nouvelles des pros

Souffrant d’une mauvaise réputation, le métier de croque-mort ne disposait jusqu’à ce jour d’aucune formation diplômante. Sous l’impulsion de Philippe Martineau, président de Le Choix Funéraire, 2e opérateur français du funéraire, l’université Paris Dauphine proposera désormais un Diplôme Universitaire de Business Management pour faire évoluer le secteur. meltyCampus vous en dit plus dans un article à lire ici.

Espagne : deuil impossible

Ce n’est pas vraiment une réconciliation, ni même le symbole d’une souffrance partagée. Simplement l’envie de ne pas donner, cette année, des titres faciles à la presse sur « les victimes une nouvelle fois divisées ». Pour la première fois depuis 2007, les principales associations de victimes ont accepté de commémorer ensemble les victimes des attentats du 11 mars 2004. Dix ans après les explosions dans quatre trains de la banlieue de Madrid, qui avait fait 191 morts et près de 2 000 blessés, elles étaient toutes représentées à la cérémonie officielle qui se tenait mardi 11 mars dans la cathédrale de l’Almudena, dans la capitale espagnole. Puis chacune devait retourner à sa propre cérémonie – l’« Association des victimes du terrorisme » (AVT) à la « forêt du souvenir » du parc du Retiro, l’association « 11- M Victimes du terrorisme » à la gare du Pozo, dans le quartier populaire de Villaverde, l’un des lieux de la tragédie. La première, proche du Parti populaire (PP, conservateur, au pouvoir) continue de soutenir, comme sa présidente, Angeles Pedraza, que « l’on ne sait toujours pas toute la vérité sur ce qui s’est passé le 11 mars ». La seconde, laïque et apolitique, désire faire enfin son deuil en paix, sans manipulation politique et sans insultes.

Chance

Il avait le triste honneur d’être le détenu à avoir passé le plus de temps dans les couloirs de la mort des prisons américaines. Après avoir passé 29 ans dans un pénitencier de Louisiane à attendre son exécution, Glenn Ford a été libéré mardi. Un témoignage inédit recueilli fin 2013 par la police a permis de disculper cet Afro-Américain de 64 ans qui avait en vain clamé son innocence pendant 30 ans.

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