Rite funéraire bouddhiste

Les rites funéraires dans le bouddhisme

 

Les rites funéraires bouddhistes sont parfois très différents selon les nombreux courants de cette religion : tibétain, indien, chinois, coréen ou japonais. Mais, d’une manière générale, le corps est toujours placé sur son côté droit, dans la position du « lion couché », imitant la posture de Bouddha lorsqu’il est mort. On place ensuite la main gauche sur la cuisse gauche et la main droite sous le menton (fermant la narine droite). Lorsque l’on doit ensuite bouger le corps, il faut d’abord toucher le sommet du crâne afin de permettre à la conscience de quitter le corps en s’échappant vers le haut.

 

La cérémonie

La cérémonie funéraire se déroule habituellement en trois étapes : au domicile, au cimetière ou au crématorium et enfin à la pagode, au temple ou au centre de méditation, selon les traditions.

Après le décès, il est d’usage de lire le Livre des Morts Tibétains, le Bardo Thödol, afin de guider l’esprit dans les différentes expériences qu’il traverse. Ce texte sacré décrit les états de conscience et les perceptions qui se succèdent de la mort à la renaissance. Il aide à se libérer du cycle des réincarnations ou à obtenir une meilleure réincarnation : « Bardo » signifie « état intermédiaire »,  « thö » « entendre » et « dol »  « libérer ». Trois étapes sont décrites dans ce livre :

-Le « Chikhai bardo » est l’étape du trépas et suit immédiatement la mort. Le défunt aperçoit une lumière extrêmement brillante, celle de l’esprit. Si il sait se fondre avec elle, il échappe au cycle des renaissances. Sinon, sa conscience s’estompe totalement pendant sept jours jusqu’à l’étape suivante.

-Le « Chonyid bardo » est étape de l’expérience de la réalité : elle survient sept jours après l’étape précédente. La conscience se réveille et perçoit tout d’abord un mandala de 42 déités paisibles. Puis, sept jours après, un autre mandala de  58 déités courroucées. Si le défunt les reconnaît et les prend « pour mères », il évite encore le chemin de la réincarnation (ou en obtient une meilleure).

-Le « Sidpa bardo » est l’étape de la renaissance. Le défunt possède alors un corps mental doté des 5 sens. Il prend conscience de ses bonnes ou mauvaises actions, peut voir sa famille jusqu’au moment où Yama (le Seigneur de la Mort) se saisit de lui et le dévore, organe par organe, jusqu’aux os. C’est ensuite l’instant de la réincarnation.
Le devenir du corps

Dans le rite bouddhique, les soins de conservation sont généralement autorisés. Le corps est ensuite enterré ou brûlé. Au Tibet, le corps est parfois découpé en morceaux puis jeté aux vautours. En France, comme on ne peut assister directement à la crémation, il existe dans les crématoriums des dispositifs permettant d’assister à la crémation soit par vidéo, soit par un jeu de glaces.

 

 

 

Liens utiles :

http://www.bouddhisme-france.org/

http://dalailama.com/