Sa mort a été le plus beau jour de sa vie

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Une honorable citoyenne britannique de 44 ans, Vera Lucia da Silva, s’est offert un rêve qu’elle caressait depuis ses 14 ans. Nager avec des dauphins ? Voyager en apesanteur ? S’offrir une voiture de luxe ou la garde-robe d’un grand couturier ? Vous n’y êtes pas : assister à ses propres obsèques, confortablement installée dans son cercueil.

« C’était le plus beau jour de ma vie » a déclaré Vera Lucia da Silva après avoir passé une journée complète allongée dans un cercueil, à recevoir les visites de sa famille, qui faisait comme si elle était morte.

La morte joyeuse a expliqué au journal british The Mirror qu’elle souhaitait réaliser son rêve, mais que son mari, mal à l’aise avec l’idée, l’avait dissuadée jusqu’alors. L’époux récalcitrant était même, selon ses dires, « très malheureux » dès que l’idée était évoquée.

Ce qui devrait rasséréner Vera, mais il y a des choses, pour certaines personnes, que des tonnes d’amour sincère ne peuvent remplacer. Une journée dans un cercueil, par exemple. Fort heureusement, la morte amoureuse a fini par passer outre l’avis du rabat-joie.

Elle a donc lancé ses invitations, avant de se rendre, le jour dit, à la maison funéraire, à sept heures du matin. Pendant deux heures, elle s’est faite coiffer et maquiller, avant l’ouverture des portes, à 9 heures. Revêtue d’une robe blanche, les jambes couvertes de fleurs, les cheveux tirés en arrière, Vera s’est installée dans son cercueil, et a pris la pose, mains croisées sur le ventre liées par un rosaire, jusqu’à 18 heures.

Ses amis, sa famille et ses proches ont défilé, toute la journée, pour présenter hommages et respects à la défunte qui n’en était pas une – je suis bien d’accord, c’est pas simple à suivre, cette histoire. En revanche, l’histoire ne dit pas si le vrai-faux veuf a également reçu les condoléances de l’assemblée.

Preuve de leur affection envers la défunte (qui n’en est pas une, donc), il est à noter que tous les proches ont joué le jeu, arrivant vêtus de noir. A moins qu’un psy ne leur ait conseillé de ne surtout pas la contrarier, ce qui est, généralement, une très mauvaise nouvelle, précédant le petit gilet blanc très serré et les électrochocs.

La défunte s’est régulièrement amusée à ouvrir les yeux alors que ses visiteurs, très concentrés, se penchaient sur elle, voire bavarder avec certains d’entre eux. Ce qui n’est pas commun.

Quand au patron de la Maison Funéraire « Le jardin éternel », il a reçu la défunte, l’a apprêtée, a mis à sa disposition pour la journée salon et cercueil, et le tout gratuitement. Lorsqu’on lui en demande la raison, sa réponse, très élaborée, peut se résumer à « Bah, si ça peut lui faire plaisir »… avant de retourner chez son comptable évaluer ce que ça lui a rapporté en terme de publicité gratuite.

Reste de la journée des selfies amusants, une vidéo, et des souvenirs que Véra chérira jusqu’à sa mort.

C’est Lucia elle-même qui conclut « Si je voulais assister à mes obsèques de mon vivant, il fallait que je le fasse avant ma mort ». C’est d’une logique imparable.

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