Saint-Béat : des dégradations en coup de vent

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« Ces actes ignobles ne resteront pas impunis », avait promis, outré, le premier ministre, après les dégradations constatées dans le cimetière de Saint-Béat (Haute-Garonne) le 18 février. Aujourd’hui, le vandale pourrait bien être identifié. Il s’agirait du vent.

Quelques jours après la profanation d’un cimetière juif en Alsace et d’autres cimetières dans le Calvados et l’Aude, ces nouvelles tombes dégradées au pied des Pyrénées avaient heurté, blessé, créé une vive émotion. Une élue locale avait compté deux stèles renversées, et les ornements d’une quinzaine de sépultures, des vases à fleurs brisés ou éparpillés.

Le cimetière de cette bourgade encaissée de 380 habitants, traversée par la Garonne, proche de la frontière espagnole, est peu fréquenté, peu entretenu, a raconté la presse locale. Selon les constatations des gendarmes, aucun caveau n’a été ouvert, nulle inscription découverte, aucun acte raciste ou satanique n’a été relevé.

Sans exclure définitivement l’hypothèse d’une profanation, l’enquête s’est clairement orientée vers un phénomène météorologique violent. Un courant d’air très localisé dans ces massifs montagneux qui aurait causé ces dégâts. Pour en avoir le cœur net, le parquet de Saint-Gaudens va maintenant requérir les mesures climatiques enregistrées par Météo-France.

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