Salon de Villepinte : premier bilan pour la CSNAF

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Président du salon Funéraire Paris 2015, président de la Chambre syndicale nationale de l’Art funéraire (CSNAF), Dominique Vigin (groupe Chrisola) revient sur cet événement qui selon lui n’a pas vu son volume d’affaires particulièrement troublé, dans un contexte sécuritaire difficile et sur un nouveau site.

Evidemment, une certaine appréhension pouvait entacher cette édition après les attentats de Paris. A l’ouverture le jeudi 19 novembre au parc des expositions de Villepinte (93), six exposants seulement s’étaient finalement désistés, dont quatre étrangers. Six sur 230 annoncés. « Cela représentait surtout des petites surfaces, et 99% des m2 réservés ont donc été occupés », relève Dominique Vigin. « Nous n’avions pas trop d’interrogations sur la présence des exposants, poursuit-il, après leur avoir envoyé le dimanche précédent l’ouverture un courrier leur confirmant la tenue du salon, avec une sécurité renforcée. La profession a fait preuve de beaucoup de sang-froid et de courage.»

Dès la fin du salon, les organisateurs communiquaient aussi un premier décompte de la fréquentation : « près de 5 000 visiteurs (contre 5 800  en 2013). Le différentiel s’explique essentiellement par la forte baisse des visiteurs européens (allemands, belges, italiens, suisses …) », là où le nombre des visiteurs français  « se montre quasi stable (-7%) ».

Dominique Vigin : « Nous enregistrons habituellement davantage de visites de professionnels frontaliers, venant seulement s’informer. Les étrangers qui, eux, venaient pour rencontrer leurs fournisseurs, sont davantage venus. Le bon taux de fréquentation générale du salon, supérieur à ce que nous craignions, s’explique peut-être par le fait que la mort est plus familière dans nos professions, et qu’il faut y faire face malgré tout. A Villepinte, d’autres salons mitoyens aux mêmes dates ont connu une baisse de visitorat de 40%. »

Lire aussi :  FÉDÉRATION FRANÇAISE DE CRÉMATION, communiqué Toussaint 2018

Le dernier jour du salon, le bureau de la CSNAF s’est réuni pour faire un premier bilan. « Le ressenti était très positif, tant sur le nombre de visiteurs sur les stands, leur qualité, leur professionnalisme, que sur le climat des affaires. Si le nombre de points de vente représenté semblait stable, certains avaient délégué moins de collaborateurs. »

La question de savoir s’il fallait rester à Villepinte ou revenir au Bourget en 2017 a commencé elle aussi à être posée. Sans réponse pour l’heure. Le questionnaire de satisfaction remis aux exposants permettra de connaître leur préférence.

 Seule certitude : la prochaine édition, dans deux ans, se tiendra aux mêmes dates. Pas question de changer de période, considérée comme optimale par la CSNAF et la grande majorité des exposants.

La Chambre syndicale souhaite d’ici là  concrétiser un autre projet : créer un colloque thématique en fin d’automne les années sans salon de Paris. « Il est en effet important de pouvoir réfléchir à la perception du deuil qu’ont les Français, ses conséquences, et donc à l’évolution de nos professions. Lors de ces assises du funéraire, une étude qualitative et quantitative viendra étayer le débat. Ces travaux doivent contribuer à améliorer l’image du funéraire auprès du grand public. » La CSNAF compte finaliser le programme de sa première édition en février prochain.

Pour en savoir plus, les sites internet du salon Funéraire Paris 2015 et de la CSNAF.

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