Le salon du funéraire, vision d’une débutante, 2/3

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Dans quel état une conseiller funéraire (oui, je dis « une conseiller »), sans employeur encore mais fraîchement diplômée, sort-elle de la visite de son premier salon professionnel ? Moulue, rassasiée, rassurée ? Oui. Explications.

oreille-droite-225x300 Le salon du funéraire, vision d'une débutante, 2/3Tout ce qui touche au funéraire : souvent de bien jolies choses.

Pendant trois jours, j’ai vu les acteurs du domaine, exposants ou visiteurs, se côtoyer au milieu de stands représentant tous les secteurs. Un inventaire étonnant.

Des fleurs au matériel d’incinération, des capitons aux contrats obsèques, des monuments aux organisations professionnelles, des registres de condoléances aux vêtements funéraires, tout était là. Difficile de s’arrêter partout. J’avoue avoir un peu négligé les spécialistes du terrassement ou les professionnels de la filtration en crématorium. Ce sera pour le prochain salon.

Dans ce que j’ai vu, les matériaux et les couleurs se déclinaient presque à l’infini, selon leur destination : granit, marbre, bois, papier, textiles, plexiglass, lave émaillée, céramique, pierre et métaux rivalisaient pour intervenir dans la cérémonie, l’inhumation, la crémation ou les objets du souvenir par exemple. Dans cette incroyable vitrine, on pouvait trouver du haut de gamme contemporain, du biodégradable bon marché, du traditionnel valeur sûre, du « quelle excellente idée » et parfois du « on aurait pu éviter ». A chacun ses goûts et ses dégoûts : pour ma part, j’ai apprécié les urnes si élégantes avec leurs clés médaillons ou un improbable cercueil laqué type tombeau rouge vif. Pour rester dans ce même créneau, les réjouissants cercueils en carton avec urnes assorties ne m’ont pas fait oublier ceux qui trônaient, éclairés, dans les piliers de l’un des stands les plus attractifs du salon : essences de bois nobles, originalité raffinée, facture magnifique. Quand on fait halte devant, scotché-bouche ouverte-yeux écarquillés pendant plus de trois secondes, c’est un signe. J’ai eu le même genre de réaction devant un luxueux corbillard limousine à l’allure féline (non, pas de marques on a dit) mais aussi devant un utilitaire électrique qui se transforme à volonté en fourgon pour l’entretien de cimetière, en véhicule de transport avant mise en bière ou en corbillard notamment. Ici aussi c’est le règne du design, de l’écologie et de l’innovation.

A l’usage des familles de défunts ou pour les professionnels, communication, lien et personnalisation sont les mots qui me viennent à l’esprit, entre autres, pour caractériser beaucoup de ce que j’ai vu. Des exemples ? Ces bijoux commémoratifs, ces épingles de deuil qui permettent aux endeuillés de se distinguer lors des obsèques, les plaques, les cercueils ou les stèles et tombales qui flirteraient presque avec le sur-mesure. On peut poursuivre l’énumération avec ces spécialistes de la publicité, véritables pros de la com’ sur support physique (stylos, cartes, registres, coffrets, porte-documents et même vases) ou sur support numérique (sites internet dédiés ou espaces loués) : ils permettent de se singulariser et/ou de se déployer, à l’instar des monuments en acier dans les cimetières ou des QR codes qui ouvrent la voie au mémorial en ligne.

Manifestement, les acteurs de la profession disposent de tout ce qu’il faut pour promouvoir leur savoir-faire et pour apparaître comme d’indispensables fournisseurs de solutions à leurs clients. D’où, l’utilité du Salon et des rencontres qu’on y fait.

 (à suivre)

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