Sculpture : Claude Cehes, de l’urne funéraire au reliquaire

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urnes funéraires, par Claude Cehes

Elles portent des noms évocateurs : Zoo, Petit Paradis, Nuage, Monument au cyprès, L’Eden, l’Envol, L’Attente, La Barque, Espérance… Ces urnes funéraires, l’artiste parisienne Claude Cehes préfère les nommer reliquaires. Il faut dire qu’entre ses mans, l’objet usuel est devenu vite précieux.

Ces créations d’art appliqué, visibles sur son site, la sculptrice les a un peu mis entre parenthèse aujourd’hui. Presque une décennie passée à manier l’onyx, le bronze, le marbre, le minerai de talc ou la terre cuite l’ont mené à créer des urnes à une époque (1998-2006) où la loi n’imposait pas encore de les cacher, inhumées ou déposées en columbarium.

Il lui reste désormais une trentaine de pièces uniques, très éloignées des urnes communes proposées par bien des pompes funèbres. Des objets à utiliser désormais davantage comme reliquaire, comme « boîte aux souvenirs », enfermant quelques objets précieux, une mèche de cheveux d’un défunt. Cette rareté coûte, de 500 à 800 euros environ.

Claude Cehes, qui a croisé la route de César et de Paul Belmondo, expose depuis les années 80. Ses œuvres ont été acquises au fil des années par la présidence de la République, le Fonds d’art contemporain d’Ile-de-France, des musées à Paris et Lausanne, des communes françaises. L’Hôtel des monnaies, à Paris, l’a récompensé (2003), tout comme le musée d’art Juif, qui lui a remis le prix Neuman (1987). On peut trouver de ses sculptures à Saint-Ouen (Seine Saint-Denis), dans l’Aveyron, à Bourg-en-Bresse, devant des lycées, des entreprises, devant même le ministère des Finances.

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