SNCF intercité, à nous de vous faire préférer le train… pour un suicide

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On connaît de nombreux exemples de véhicules maudits : la Porsche de James Dean ; par exemple, au rayon voitures, ou, parmi les vaisseaux fantômes, le Hollandais Volant ou la Mary Céleste. Il faudra désormais ajouter à la liste l’Intercité Bordeaux-Marseille…

Et un…

Ce lundi commençait pourtant bien pour l’Intercité Bordeaux-Marseille : presque aucun retard. Le voyage se déroulait donc tranquillement jusqu’au tronçon de ligne Agen – Valence d’Agen, quand survint le premier événement. Sobrement nommé « accident de personne » par la SNCF, il s’agissait bel et bien d’un suicide, un homme de 44 ans s’étant jeté sur les rails, sous les roues.

Ce que l’on sait des accidents de personnes, c’est qu’ils ne sont bons ni pour la santé de l’intéressé, bien que l’objectif fut atteint, ni pour le respect des horaires déjà aléatoires de la SNCF. Cela n’a pas manqué : deux heures et demi plus tard seulement, le trafic a pu reprendre. Jusqu’ici, une histoire triste, mais commune.

… et deux

Sommairement nettoyé, avec un nouveau conducteur, le précédent ayant été quelque peu secoué par les événements, le train repart donc. Mais, une heure et 60 kilomètres plus loin, à hauteur de la route de Labège, à Toulouse, un homme se jette à nouveau sous les roues du train. Comme le premier, l’infortuné est trépassé.

Les questions qui se posent sont alors nombreuses. Et la première d’entre elles, sachant que le train a percuté la seconde victime une heure et soixante kilomètres plus loin, est : quelle était la vitesse moyenne du train. Interro surprise, vous avez une heure.

A notre, le détail amusant, alors que, suite au premier suicide, le panneau d’affichage de la garde de Marseille affichait une prévision d’arrivée avec trois heures de retard, à la suite du second suicide, le panneau s’est contenté d’afficher un « Délai indéterminé » prudent. Quand ça veut pas, ça veut pas.

Un complot

N’en déplaise au gouvernement, qui veut lutter contre les théories du complot, ce double accident ne peut être que le fruit du hasard.

S’agit-il de l’offensive d’un lobby du transport destiné à décrédibiliser la SNCF afin de pousser les français vers une SUCB (Société Uber des Chemins de Fer) à venir ? Les malheureux auraient été hypnotisés afin de commettre l’irréparable par une société secrète de capitalistes. Difficile, mais possible.

Ou alors, c’est la faute de Donald Trump. On ne sait pas trop comment, ni pourquoi, mais la presse semble tellement décidée à taper à tout prix sur le candidat à la présidentielle américaine qu’on s’est dit qu’il n’y avait pas de raisons de nous priver de ce menu plaisir. Monsieur Trump n’y est sans doute pour rien… Mais les soupçons ne sont pas levés concernant son coiffeur : il est patent que cet individu est un fou dangereux.

L’hypothèse terroriste n’est pas à écarter. Le meurtre barbare de deux citoyens français, doublé d’une déstabilisation de l’économie en paralysant les moyens de transports serait, après tout, une possibilité terrifiante. La section antiterroriste du parquet a estimé que l’influence de l’intercité Bordeaux-Marseille sur l’économie nationale n’était pas probante, insuffisante, en tout cas, pour justifier l’ouverture d’une information en ce sens.

Les francs-maçon, les atlantes, les extraterrestres, et les Illuminatis, sont également au nombre des suspects sérieux. Ou encore, comme le soulignent les plus politisés, c’est certainement un truc de Nicolas Sarkozy pour nuire à Alain Juppé. Preuve que la politique, à l’heure de l’apéro, est à la fois drôle et approximative.

Seule certitude, Stéphane Bourgoin nous le rappelait, il faut avoir commis trois homicides pour être considéré comme un tueur en série. L’intercité Bordeaux-Marseille échappe donc à cette classification, mais on le tient à l’oeil.

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