Soins de conservation sur défunts séropositifs : deux pétitions opposées

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petition-img-12002 Soins de conservation sur défunts séropositifs : deux pétitions opposéesDepuis la publication de l’IGAS, une part importante de la corporation des thanatopracteurs fait part de son inquiétude quand à l’autorisation des soins de conservation sur les patients atteints du HIV.

L’inquiétude des thanatopracteurs porte principalement sur l’absence d’information sur la sérologie du défunt. Si la loi est rédigée en fonction des critères suggérés par l’IGAS et les associations de patients, en effet, il ne serait plus fait mention sur le certificat de décès d’une pathologie liée au SIDA ou à l’hépatite. Les thanatopracteurs opposés à l’autorisation des soins souhaite pouvoir faire valoir son droit de retrait et donc, disposer de cette information.

A Funéraire Info, nous ne sommes pas opposés à cette autorisation, puisque chacun doit pouvoir avoir des obsèques dignes, avec néanmoins certaines nuances. Par exemple, le transfert systématique de tous les corps vers des laboratoires homologués entraînerait un surcoût pour toutes les familles de 300 euros sans que cette charge supplémentaire ne semble inquiéter le ministère.

Dans tous les cas, il faudra veiller à distinguer soins de conservation et soins de présentation, et veiller à ce que la sécurité des professionnels du funéraire soit respectée avant tout.

Pour répondre à la pétition lancée par Mr Romero en faveur de la levée de l’interdiction des soins, un groupe de thanatopracteurs a lancé une pétition en ligne pour son maintien.

Vous trouverez en lien les deux textes, pour vous faire votre opinion.

La pétition des thanatopracteurs opposés

La pétition des partisans

Le rapport de l’IGAS (PDF à télécharger)

4 COMMENTAIRES

  1. Le point de vue des partisans est tout à fait compréhensible mais ils n’ont pas semble-t-il tous les éléments leur permettant d’avoir un avis objectif.
    Qui sait vraiment ce que sont les soins de conservation, qui sait ce que nous faisons et quels risques nous courons?
    Et bien… Nous par exemple. Pourquoi ne pas nous avoir consulté? Ca aurait évité cet énorme malentendu.

  2. Ce que j’ai du mal à saisir est le fait qu’on avance l’argument que les obsèques sans soins ne soit pas dignes.

    Dailleurs on arrive quand même à passer d’un cas de figure de mise en bière immédiate dans cercueil simple (HIV et Hépatites sauf A. A plus rien et des soins.

    J’ai un peu de mal à comprendre.

    • Non, la mise en bière immédiate a été supprimée de la loi il y a longtemps mais les usages n’ont pas changé parce que le certificat de décès n’a pas été modifié. nous pouvons donc d’ores et déjà pratiquer des toilettes sur des défunts porteur de maladies infectieuses, ce qui ne pose aucun problème à personne.
      Quant au mot dignité, il est repris à tort et à travers en dépit du bon sens; Personne ne comprend rien ni ne fait la différence entre soins et toilettes… Bref, il serait urgent de nous donner la parole pour démêler tout ça.

  3. Je ne suis pas thantopracteur, mais si le respect est dû aux morts, il ne faut pas oublier la santé des vivants, qui est la priorité. Le Conseil d’Etat a rendu une décision en novembre 1999 qui maintenait l’interdiction des soins de conservation aux personnes atteintes du VIH. Pourquoi chercher plus loin ? On a une jurisprudence, il faut simplement la respecter et ainsi éviter de mettre nos professionnels du funéraire en danger.

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