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Rio 2016 : Quand la mort s’invite aux Jeux Olympiques

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Ce soir, vous regarderez peut être la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Rio. Cette institution, l’événement sportif le plus médiatique au monde, teinté de valeurs humanistes, a connu son lot de drames.

Une brève histoire du temps

L’on ignore avec exactitude quand et pourquoi ont commencé les jeux Olympiques. On prête à Héraclès la construction du stade Olympique d’Athènes, en hommage à Zeus, son père, pour fêter l’achèvement de ses douze travaux. Mais le demi-dieu n’a jamais confirmé l’information. On a supposé que les jeux ont commencé en 776 avant J.C, date à laquelle débute le calendrier Grec, divisé en olympiades. Les jeux dureront jusqu’en 394, ou ils seront interdits en raison de leur paganisme.

Certaines timides tentatives de résurrection auront lieu, mais ans organisation véritable, elles sont vouées à l’échec. C’est Pierre de Coubertin, en 1894, qui réussit à réunir à la Sorbonne les représentants de 12 nations, pour relancer les jeux. La motion est votée à l’unanimité, et les premiers jeux de la nouvelle ère se tiennent deux ans plus tard, en 1896, à Athènes. Ceux de Paris en 1900 et Saint Louis en 1904 passeront inaperçus en raison des expositions universelles qui se déroulent simultanément. Mais l’impulsion est donnée, et les jeux montent en puissance, grâce à la détermination des organisateurs d’y intégrer toutes sortes de sports, et plus uniquement l’athlétisme originel.

C’est en 1948 qui naquirent les jeux paralympiques, à l’initiative de Sir David Guttman, qui souhaitait mettre en avant les soldats blessés lors de la seconde guerre mondiale.

Des jeux humanistes

Pierre de Coubertin révolutionna le monde, probablement sans le savoir, en souhaitant ouvrir les jeux à toutes les classes sociales. Ainsi, dès le vote d’ouverture, il fit adopter une motion punissant les pays qui interdisaient l’accès des athlètes venant de milieux défavorisés dans leurs équipes. Chaque sportif devait être jugé sur ses performances, et non sur son milieu social ou sa couleur de peau. Au fur et à mesure que progressaient la popularité des jeux, l’idée faisait son chemin dans la société.

Symboles de paix et d’affrontements pacifiques et fair-play, les jeux n’en subirent pas moins des contrariétés politiques. Ils ne furent ainsi pas organisés en 1916, 1940 et 1944 pour cause de guerres mondiales. En 1936, Adolf Hitler s’appuya sur les jeux pour faire de la propagande.

De nombreux pays, au cours de l’histoire, boycottèrent les jeux, généralement à cause de la présence d’athlètes d’un pays avec lequel ils éteint en guerre, ou pour protester contre une absence, comme Cuba pour protester contre l’interdiction faite à la Corée du Nord de participer.

D’une manière générale, les jeux olympiques se déroulent dans l’esprit sportif requis, quelques drames mis à part.

Ces jeux de Rio font exception en terme de pacifisme. Des favelas ont été évacuées, et des affrontements avec la police auraient provoqué des morts. Enfin, reste le lot de victimes de l’ombre : 11 ouvriers ont trouvé al mort sur les chantiers de jeux de Rio.

La mort s’invite aux jeux

Les jeux olympiques sont, malgré le nombre de participants, une compétition qui a vu mourir très peu d’athlètes. Officiellement, il y en a eu cinq, aux jeux olympiques d’hiver. Il conviendra d’y ajouter deux morts lors d’un attentat visant un concert peu avant l’ouverture des J.O d’Atlanta, attentat qui fit également cent blessés.

Enfin, comment passer sous silence le drame de Munich, en 1972, où onze athlètes Israéliens furent pris en otage et tués par cinq terroristes palestiniens ? A l’occasion de ces olympiades, un monument a été inauguré mercredi dans le Village olympique de Rio par le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach.

Le monument, qui renferme une pierre du site antique d’Olympie, berceau des Jeux en Grèce, est dédié notamment à la mémoire des victimes de l’attaque perpétrée par le groupe palestinien Septembre noir en 1972 à Munich contre le pavillon israélien, qui avait fait onze morts. En présence d’athlètes israéliens mais aussi allemands, le président Bach, lui-même champion olympique d’escrime en 1976 à Montréal avec l’équipe de RFA de fleuret, a ainsi énuméré les noms des onze otages israéliens tués en 1972, avant d’observer une minute de silence. « Les Jeux olympiques ont toujours été une affirmation de la vie. Que cette commémoration soit une affirmation de leurs vies », a-t-il déclaré en présence de deux veuves des victimes de Munich.

De plus en plus de morts par suicide chez les ados aux USA

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L’Académie américaine de pédiatrie qui suggère aux médecins d’identifier les jeunes patients à risque a rapporté que le suicide se place en deuxième position après les accidents de la route chez les adolescents.

Il y a une régression pour le classement du suicide des adolescents par rapport au dernier rapport du mois de mai de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon une étude inédite concernant la première cause de mortalité des adolescents, que l’OMS a publiée, le suicide est précédé des accidents de la route et du sida.

La dépression, qui est même la principale cause de handicap et maladie des jeunes âgés de 10 à 19 ans, peut survenir tôt, d’après le rapport de l’OMS sur la santé des adolescents. L’organisation a noté aussi que les accidents de la route, le suicide et le sida sont les trois causes principales de mortalité des adolescents.

En 2012, le nombre d’adolescents morts dans le monde est estimé à 1,3 million et qu’en 2013, le suicide a touché 1 750 adolescents qui sont âgés de 15 à 19 ans aux États-Unis. Ce qui selon l’Académie américaine de pédiatrie, fait du suicide la deuxième cause de décès, après le décès par accident, chez les ados.

D’après certaines études, la moitié des personnes qui souffrent de problème mental ou sujets de dépression, qui est la maladie numéro un dans cette classe d’âge, ont manifesté dès l’âge de 14 ans leurs premiers symptômes, mais ne sont pas diagnostiquées. Un traitement précoce des adolescents malades éviterait, selon l’OMS, des souffrances durant toute la vie et des décès.

Publiée dans la revue Pediatrics, l’Académie propose aux pédiatres et aux médecins généralistes, dans son nouveau rapport, d’inclure dans leurs examens de routine le dépistage du risque de suicide.

Les experts ont identifié certains facteurs de risque comme la consommation régulière d’alcool ou de drogue, une histoire de violence sexuelle ou physique, l’orientation sexuelle, des antécédents familiaux de suicide, la cyberintimidation ou des antécédents de trouble de l’humeur.

Percutés, décapités : les risques des transports en commun à Los Angeles

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Peut-on éviter de finir percuté par un métro ou décapité par un tram ? A Los Angeles, on en doute, à voir les vidéos d’avertissement proposés par l’exploitant des transports en commun. La Californie est une civilisation de l’automobile, mais quand même !

C’est le journal Le Monde qui soulignait hier mardi la mise en ligne de ces films. Le réseau de transports collectif y est récent, note le quotidien. Ce qui peut expliquer la naïveté de certains conseils évidents. Du genre : regarder où on va pour éviter des accidents, un smartphone ou un café en main, dans le métro ou en tramway.

Pour la direction du réseau de Los Angeles, il s’agit-là de provocation et d’humour noir destinés à éveiller l’attention. Pas d’alternative, dans ces vidéos. Le pauvre client distrait meurt invariablement, sous l’œil indifférent des usagers voisins. Leurs membres se dispersent dans la gaité et la bonne humeur, comme dans les rêves les plus fous d’un tueur en série.

L’idée de ces spots vient d’Australie, paraît-il. En 2012 à Melbourne, la direction des transports en commun avait publié une vidéo d’avertissement d’humour noir destinée aux voyageurs distraits. Elle aurait eu une assez bonne efficacité.

Sécurité routière : Plus de morts, mais moins d’accidents en 2015

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Illustration d'un accident

Le bilan définitif de l’accidentalité routière pour 2015 sur les routes de France, rendu public ce 18 mai 2016 par la Sécurité routière fait état de 77 morts supplémentaires par rapport à 2014.

Sur les routes de France en 2015, 3 461 personnes ont perdu la vie, ce qui représente un pourcentage légèrement amendé, une hausse de 2,3 % de morts, ce qui est équivalent de 77 décès supplémentaires en comparaison à l’année précédente. Il y a tout de même un contraste avec la baisse de blessés graves, d’accidents et de personnes hospitalisées, mais davantage de personnes décédées.

Le conducteur avait, dans plus de 30 % de cas d’accidents, un taux d’alcoolémie supérieur à la norme autorisée et environ un tiers des morts sont des jeunes.

Le bilan provisoire renouvelé par l’Argus de l’assurance en janvier dernier a fait état d’un bond de 2,5 % des morts en 2015, sur les routes françaises. Une année contrastée pour la sécurité routière, car si la hausse de la mortalité sur la route se maintient, le nombre de personnes hospitalisées reste stable.  La Sécurité routière a révélé qu’avec une hausse de 8 % par rapport à 2014, l’accidentalité se dégrade chez les automobilistes.

Pour l’année 2015 selon la Sécurité routière, la vitesse a de nouveau augmenté sur nos routes. Sur les routes limitées à 110, la vitesse moyenne a augmenté de 2 kilomètres/heure en deux ans, et de 4 kilomètres/heure sur l’autoroute, malgré la multiplication des cabines. En un an, le nombre d’accidents sur les autoroutes a tout de même grimpé de 23 %. Les automobilistes, qui commencent à n’avoir pas peur des radars, ont davantage appuyé sur le champignon en dehors des villes.

Chez les automobilistes, l’accidentalité routier se détériore, a précisé l’organisme. En 2015, elle a annoncé par rapport en 2014, l’état de 1 796 morts dans un véhicule de tourisme, soit une hausse de 8 %, ce qui correspond à 133 décès de plus. Deux tiers de ces décès supplémentaires se portent sur les conducteurs masculins et sur les passagers féminins pour un tiers, ajouta-t-elle. La même année, plus de la moitié de décès sur la route, soit 51,9 %, étaient passagers ou conducteurs de ce type de véhicules, a-t-elle poursuivi.

Les erreurs médicales causent 250 000 morts par an aux États-Unis

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Illustration erreur médicale

Aux États-Unis, des deux chercheurs ont recensé pas moins de 250 000 morts causés par des erreurs médicales, qui seraient également la troisième cause du décès après les maladies cardiovasculaires et le cancer.

La revue BMJ (British Medical Journal) qui a publié ces résultats qui font froid au dos, assure que derrière les maladies cardiovasculaires et le cancer, la 3e cause du décès aux États-Unis serait les erreurs médicales. Chaque année, pas moins de 200.000 personnes sont mortes des suites d’une erreur médicale selon toujours l’estimation des deux experts.

Les raisons sont nombreuses, si on ne cite que les problèmes de communications, les soins fragmentés, les surdoses de médicaments, les complications évitables ou encore les erreurs de diagnostic, qui seraient plus mortels que le paludisme et le sida réunis en Afrique. Même si ces chiffres ne sont pas encore officiels, le nombre de morts liés aux erreurs médicales touche aux États-Unis dans les environs de 200 000 à 400 000 personnes hospitalisées. Ils jugent que les 250 000 cas recensés sont en dessous de la réalité, car ne concernent que ceux qui sont morts à l’hôpital, un résultat qui exclut pourtant 2014  à ce jour, car basé sur les études de l’ensemble des hospitalisations répertoriées de 1999 à 2013.

Les deux chercheurs de la Johns Hopkins University School of Medecine de Baltimore, Michael Daniel et Martin Makary  sont sortis suite à cette étude, un taux moyen imputable aux erreurs médicales, de 251 454 morts par an.

Cette étude qui mérite d’être reconnue non seulement aux États-Unis, mais également en France doit considérer les problèmes de santé méconnue. L’association de défense de patients victimes d’erreurs ou accidents médicaux a rapporté l’année dernière qu’en France, environ 25 000 personnes meurent des suites d’un accident médicamenteux

Pour réduire les conséquences et la fréquence des erreurs médicales, le moment est donc venu, selon les deux auteurs de cette recherche, de mettre en place certaines mesures. Ils proposent par exemple de faire figurer les motifs réels du décès dans le certificat de décès, si ceux-ci sont imputables aux soins pratiqués et donc à des erreurs médicales, sur les défunts avant leurs morts.

Bloquée dans un ascenseur un mois, sa dépouille a été retrouvée

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Ascenseur

La dépouille d’une Chinoise âgée de 43 ans qui s’est retrouvée bloquée dans un ascenseur d’un immeuble en Chine, alors que des ouvriers avaient coupé l’électricité, sans vérifier la présence de quelqu’un dedans, a été découverte un mois plus tard.

D’après les médias officiels chinois, des ouvriers ont coupé, lors d’une intervention, l’électricité d’un ascenseur en Chine, de la ville de Xi’an, pour le réparer, mais sans vérifier si quelqu’un s’y trouvait. À peine croyable, une Chinoise âgée de 43 ans a été bloquée à l’intérieur dudit ascenseur. Les ouvriers qui ne sont revenus qu’un mois plus tard ont retrouvé la dépouille de cette femme qui est restée bloquée à l’intérieur.

Le 30 janvier 2016, dans la ville de Xi’an dans le nord, des ouvriers sont venus réparer un ascenseur coincé entre les 10e et 11e étages. Selon les autorités locales, les ouvriers ont crié, comme le cite le quotidien de la Jeunesse de Pékin, pour savoir si quelqu’un était à l’intérieur, puis ont coupé l’électricité avant de quitter les lieux. Seulement, ils ne sont revenus que le 1er mars.

Selon l’enquête, la grave négligence de la compagnie de réparation a causé indéniablement la mort de cette femme âgée de 43 ans et qui habitait seule dans un des appartements de l’immeuble. Normalement, avant de couper l’électricité, les ouvriers auraient dû vérifier si l’élévateur était vide ou non en ouvrant la porte de l’ascenseur.

Les accidents sont nombreux en Chine, et la fin poignante de cette Chinoise âgée d’une quarantaine d’années, n’est pas un cas isolé, car causée par une importante corruption qui sévit le pays, les normes et l’application des règles ne sont pas toujours respectées. Concernant cette affaire, la dépouille de la victime n’avait aucune trace de traumatisme d’après l’enquête de police ce qui exclue ainsi la thèse de l’homicide.

Crash d’avion en 2015 : décès de 136 personnes dans 68 accidents

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Capture d'image d'un crash d'avion.

68 accidents et 136 décès en 2015, contre 77 accidents d’avion en 2014 avec une moyenne de 90 sur ces cinq dernières années, tel est le bilan pour 2015 de la sécurité de l’aviation commerciale selon la publication de l’IATA (Association internationale du transport aérien), une année exceptionnellement sûre pour l’industrie aéronautique, faisant état de 136 morts contre 641 en 2014.

Contre douze grands accidents en 2014, l’IATA a annoncé qu’il n’y a eu que quatre pour l’année 2015. Pour ses statistiques, l’attentat en Égypte contre le vol 9268 de Metrojet et le suicide du pilote de Germanwings qui à eux deux ont causé la mort de 374 voyageurs, et qui sont considérés comme des actes délibérés d’intervention illicite, n’ont pas été pris en compte par l’IATA.

Le directeur général et chef de la direction de l’IATA, Tony Tyler, a déclaré, en rendant public le bilan de la sécurité du transport aérien en 2015, que sur le plan de la sûreté de l’aviation, 2015 a été une autre année de contrastes. Ce fut une année extraordinairement sûre en ce qui concerne les accidents mortels. L’aviation est de plus en plus sûre en tenant compte des données sur la tendance à long terme. Il se dit par contre horrifié et choqué par des actes délibérés notamment la destruction des avions de Metrojet et de Germanwings.

Quatre accidents impliquant seulement des aéronefs à turbopropulseur ont entraîné en 2015 le décès de 136 personnes parmi les passagers. Un nombre qui a pourtant atteint 641 en 2014. Le nombre total des morts en 2015 en comptant Metrojet et Germanwings, s’élève à 510. Chanceux sont ceux qui prennent un avion sans incident en 2015, car le pourcentage de chance est de 1 accident sur 3,1 millions de vol.

Attentats, accidents : 2015, une année tragique

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Aux abords du Bataclan, salle de spectacles à Paris

Sanglante année, tragique année 2015. Attentats, accidents, le sort s’est acharné en France. Petit retour en arrière.

Du 7 au 9 janvier, Paris et Montrouge (92). 17 personnes sont assassinées au nom de l’Etat islamique dans les locaux du journal satirique Charlie Hebdo et à l’épicerie l’Hyper Cacher, porte de Vincennes. Les auteurs, les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, fortement armés, sont abattus par la police. Parmi les victimes, cinq figures historiques de l’humour satirique : Wolinski, Cabu, Charb, Honoré et Tignous. Deux policiers (Ahmed Merabet et Clarisse Jean-Philippe) sont également tués. Après les hommages nationaux, des marches républicaines imposantes sont organisées dans tout le pays le 11 janvier.

24 mars, Alpes. Dépressif, alors seul aux commandes, le copilote d’un Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings reliant Barcelone à Düsseldorf précipite l’appareil dans une montagne des Alpes. Le geste d’Andreas Lubitz cause la mort de 150 personnes (dont 16 lycéens et deux bébés). Le copilote avait répété son geste lors du vol aller.

26 juin, Isère. A Saint-Quentin-Fallavier, un homme connu des services antiterroristes attaque une usine chimique. Il est interpellé alors qu’il comptait employer des bouteilles de gaz. On déplore deux blessés et un tué, le patron de l’assaillant retrouvé décapité.

21 août, dans le train Thalys Amsterdam-Paris. Un homme ouvre le feu au fusil d’assaut, blessant deux personnes. Il est maitrisé par des passagers, dont deux soldats américains. Un carnage est évité. Le train stoppe dans le Pas-de-Calais. L’enquête établit un lien djihadiste.

23 octobre, Gironde. C’est l’accident de car le plus meurtrier depuis 1982. A Puisseguin (Gironde), en plein vignoble, une collision entre un car et un camion de transport de bois fait 43 morts, dont un enfant de trois ans. Les deux véhicules se sont rapidement embrasés. Le car transportait un groupe de personnes âgées, parti de la commune de Petit-Palais-et-Cornemps. Le chauffeur du camion aurait perdu le contrôle. Huit passagers en réchappent.

13 novembre, Paris et Saint-Denis (93). L’Etat islamique récidive à des terrasses de café, aux abords du Stade de France en plein match, dans la salle de spectacles Le Bataclan pendant un concert de métal. Quasi-simultanément, des commandos arrosent au hasard au fusil d’assaut ou, kamikazes, font exploser leur ceinture d’’explosifs. 130 personnes sont tuées, 350 sont blessées. Du jamais vu. L’état d’urgence est déclaré. Cinq jours après les attentats parisiens, un assaut policier est donné contre un immeuble de Saint-Denis (93), où trois personnes proches des djihadistes trouvent la mort.

Migrants : le blues des conducteurs de trains d’Eurotunnel

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Depuis fin juin, treize migrants ont perdu la vie aux abords du tunnel sous la Manche. Percutés par un train, électrocutés en tentant de rallier l’Angleterre. Pour les conducteurs des navettes, c’en est trop. Ils ont lancé un « appel à l’aide » dans une lettre ouverte, publiée ce jeudi.

« Nous ne voulons, nous ne pouvons plus exercer notre métier dans de telles conditions de stress, d’angoisse, de peur au ventre », écrivent ces cheminots du Pas-de-Calais, syndiqués à la CGT qui relaie leur cri d’alarme. Dans ce document, ils confient leur peurs. « Peur de commencer, peur de finir, peur de conduire, peur du devant, peur de percuter, d’écraser, d’électrocuter, de réduire en bouillie un pauvre hère, un déshérité, un maudit de la vie, un damné de la Terre. »

« Le cœur n’y est plus », avouent ces conducteurs de rames. Ils évoquent une sorte de « comptabilité morbide », ils parlent d’images qui les hantent pendant leurs repos, de situations « surréalistes ».

Le dernier mort de la liste a succombé dans la nuit de mardi à hier mercredi, percuté par un train de fret. La semaine dernière, un mineur mourait dans les mêmes conditions. Le 18 septembre, un autre candidat à la traversée avait été foudroyé. Ce syrien aurait tenté de monter sur une navette sous tension.

Il y aurait 3.500 migrants présents aux abords de Calais, tentant de passer la Manche en empruntant un ferry ou un train sur le site d’Eurotunnel.

Hausse des morts sur les routes : ça continue en août

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Des routes toujours plus meurtrières… Après une hausse en juillet, le nombre de décès a encore augmenté en août (9,5 % par rapport au même mois de 2014). 335 personnes ont perdu la vie sur le bitume des vacances.

C’est l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière qui l’a annoncé hier mercredi : la tendance à la hausse se poursuit, mois après mois, depuis le début de l’année. 29 morts de plus qu’en 2014. Les nombres d’accidents corporels, des blessés et des blessés hospitalisés sont en légère hausse (respectivement + 3,4 %, + 1,8 % et + 3,3 %).

Mauvais, inquiétants, août ne ressemble néanmoins pas à juillet et sa hausse de 19,2% en un an. Pourtant, à l’heure du funèbre décompte des vies perdues, les huit premiers mois de cette année auront déjà été fatals à 2.253 automobilistes. 99 morts de plus en un an. Notamment des deux-roues (12% de hausse d’août 2014 à aujourd’hui). Atteindra-t-on les 3.384 décès de l’année dernière, année noire qui marquait un revirement, la première hausse en douze ans ?

Hier, le ministre de l’Intérieur a tenté de trouver des explications. La météo « très clémente » qui a poussé les Français sur les routes des loisirs. Un « relâchement des comportements », aussi. Bernard Cazeneuve entend y répondre au plus vite et « avec fermeté ».

Les pouvoirs publics ont pris cet été de nouvelles mesures (vitesse, alcoolémie, téléphone au volant). Avec l’espoir d’inverser une courbe qu’ils semblent pour l’instant bien en peine de maîtriser. Le 2 octobre prochain, un conseil interministériel se réunira sur le sujet. Une première depuis 2011. Reste à voir pour quelles décisions fortes.