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Quand CAPITAL parle de Comitam et de Meilleures Pompes Funèbres

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C’est un article de Capital qui dresse un panorama des sites de comparateurs de pompes funèbres en ligne, jusqu’ici rien à signaler. Quand cela prend la forme d’une démolition en règle, et d’un travail un peu bâclé, on commence à s’interroger. Lecture et commentaires.

Démolition en règle

Le ton de l’article est donné dès le début : après avoir souligné la faiblesse des familles dans le cas d’un décès, ce sur quoi nous sommes d’accord, l’article présente le prix des obsèques comme allant de 1500 à 7000 euros, et explique que de nombreuses sociétés ont tendance à gonfler la note en obligeant à prendre des prestation facultatives qu’elles font passer pour obligatoire.

Nous revérifions la date de l’article et le journal qui le publie, rien à faire : nous sommes bien dans les colonnes de Capital, en 2016, et pas dans une archive du début des années 2000. Comme si les reportages montrant les coulisses des pompes funèbres, les nombreux articles parus entre temps grâce à la plus grande transparence mise en place par la profession n’avaient servi à rien.

Il y a néanmoins, explique l’article, des comparateurs en ligne de pompe funèbre. Mais attention, ce sont des arnaques ! Poursuit la journaliste, dégainant LA preuve absolue, LA voix de la raison : Michel Kawnik, qui, tel une statue de la liberté guidant les âmes en peine, brandit l’AFIF en guise de flambeau. La parole de Mr Kawnik est claire : hors l’AFIF et les Pages Jaunes, point de salut.

Journaliste, dur métier

Mais ceci n’est pas un article anti Kawnik. Même si nous ne sommes pas du tout d’accord avec sa ligne, il faut reconnaître à l’homme une constance dans les idées, et un certain courage. Sans compter que Michel Kawnik est quelqu’un de très courtois, et qu’il a le droit de s’exprimer.

Non, c’est sur la journaliste que nous allons aujourd’hui taper. Métaphoriquement, bien entendu. Mais, chère madame Chantal Masson, lorsqu’on veut démolir une ou plusieurs sociétés, si il y a matière, on fait ça dans les règles, on bosse.

Tout d’abord, on multiplie les sources

Tout particulièrement, quand on s’attaque nommément à des sociétés. La moindre des choses est d’essayer de les contacter, pour qu’elles puissent exposer leur fonctionnement, répondre aux arguments de Michel Kawnik, ou, si vous ne parvenez pas à les joindre, au moins leur laisser la possibilité de s’exprimer. On évite de mettre en péril des sociétés honnêtes, qui ont mis des années à se construire une réputation de probité, et on évite aussi de mettre en jeu des dizaines d’emplois aussi légèrement.

Tenez, par exemple, nous avons joint Camille Strozecki, de COMITAM, cité dans l’article. Ne vous laissez pas impressionner par son nom, il est en fait très facile à prononcer, et puis il préférera que vous l’écorchiez plutôt que vous ne démolissiez gratuitement ce qu’il a mis des années à construire. Camille est facile à joindre, il a un téléphone fixe, un téléphone mobile, un mail, et il est formel : personne n’a essayé de le contacter. Plus encore : lui-même a essayé de faire valoir un droit de réponse auprès de la journaliste et de Capital, il attend toujours un retour à son message.

Pareil pour Charles Simpson, directeur de Meilleures-pompes-funèbres.com, tout aussi joignable et tout aussi disponible : à cette heure, personne n’a essayé de le contacter ni daigné lui répondre.

Ensuite, on vérifie ses, pardon, sa source

Le b-a-ba de tout journaliste est d’éviter de se ridiculiser. Par exemple, lorsqu’on cite devis-de-pompes-funebres.fr et Comitam, on vérifie tout d’abord qu’il ne s’agit pas de la même société. Il suffit de se rendre sur le site devis-de-pompes-funebres.fr et de lire le copyright, il est écrit « Comitam ».

Ensuite, attaquer les comparateurs de pompes funèbres parce qu’ils sont rémunérés par les pompes funèbres… D’accord, aucun souci. Dans ce cas, il faut préciser et pouvoir expliquer pourquoi il n’y a rien à redire lorsque les pompes funèbres agréées AFIF paient une cotisation ?

Concernant les pages jaunes, l’éditeur commercialise de la publicité, des informations locales incluant la mise en avant de clients payants, un site de petites annonces, un service d’agrégation d’offres d’achat groupé, des petites annonces en ligne avec annoncesjaunes.fr et avendrealouer.f. Etc… Une pompe funèbre qui paie sera mieux mise en valeur qu’une pompe funèbre lambda.

Obtenir et vérifier toutes ces informations m’a pris une demi-heure. Mais c’est mon métier, je suis payé pour ça.

L’absence de réponse est déjà une réponse

Charles Simpson ne souhaite pas particulièrement répondre à cet article. « Ce serait lui donner trop d’importance. Le fonctionnement du site est clair, tout est expliqué. Les pompes funèbres trop chères, auxquelles nos clients ne font jamais appel, sont sorties. De même celles qui ont une appréciation médiocre sur le service rendu, parce que nous ne sommes pas qu’un comparateur de prix, mais de prestations. Les familles peuvent laisser des témoignages sur le site, et il y en a plein. » On dirait que Mme Masson ne s’est pas donné la peine de cliquer.

Même son de cloche chez Camille Strozecki, de COMITAM, avec une question en plus « Les comparateurs sur internet fonctionnent tous sur le même principe, que ce soit pour les devis obsèques, les assurances, les prêts bancaires… Alors, pourquoi taper spécifiquement sur le funéraire ? » excellente question.

Bref…

L’article de Chantal Masson est absolument exemplaire. De ce qu’il ne faut pas faire, bien entendu. Interroger une seule personne, ne rien vérifier derrière, et ne laisser aucune porte ouverte à la contradiction en snobant les droits de réponse.

capture-ecran-comparateurs-pompes-funèbres Quand CAPITAL parle de Comitam et de Meilleures Pompes FunèbresIl faut néanmoins être culotté pour faire sponsoriser un article démolissant gratuitement les comparateurs de pompes funèbres par un site comparateur d’assurances décès. Un peu comme si on faisait sponsoriser un article attaquant les patchs à la nicotine par Marlboro. C’est quoi, le tort de ces sites, finalement ? ne pas avoir acheté de publicité dans Capital ? ledit comparateur est logoté au nom de Capital. Donc, on se sert de son journal pour attaquer la concurrence de ses filiales ? Pas très éthique, tout ça…

Bien entendu, Chantal Masson est la bienvenue si elle souhaite répondre au présent article, tout comme le rédacteur en chef de Capital.

Pour les autres, qui auraient envie d’écrire des articles fouillés et approfondis sur le funéraire, il y a des organisation professionnelles. La Fédération Française des Pompes Funèbres (FFPF), la Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie (CPFM). Des organisations spécialistes qui ont fait leurs preuves, comme la Fédération Française de crémation (FFC). On ne va pas citer l’AFIF, manifestement, tout le monde connaît. Ils pourront répondre à vos questions et vous aider dans vos recherches en toute transparence.

On a mis les liens, et si vraiment vous avez du mal à les joindre, demandez-nous, à Funéraire info, on a leur numéro.

Avis de décès.net : www.avis-de-deces.net

Comitam : www.comitam-obseques.com

Et l’article de capital (lien)

L’AFIF est-ce facultatif ?

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Le 8 décembre dernier sur le site de Paris-Match, un article, non signé, était publié avec un titre choc : « Attention aux contrats obsèques ». Claire Sarazin, thanatopractrice a souhaité apporter son point de vue.

Après une journée de dur labeur, je décide de prendre une pause bien méritée et de me détendre un peu en allumant mon ordinateur… Sauf que non, pour la détente il faudra repasser. Devant moi, une énième interview de Michel Kawnik, président de l’Afif, Association française d’information funéraire, dans laquelle il débite toujours consciencieusement les mêmes propos.
Bien-sûr, la tentation est grande de reprendre ses arguments un par un pour les démonter mais c’est déjà fait et refait. De toute façon, il ne répond jamais et ressert inlassablement sa soupe réchauffée partout où on le laisse s’exprimer.
Il m’apparaît donc plus productif de prendre le problème différemment en m’adressant plutôt aux journalistes.

Posons-nous LA bonne question :
Michel Kawnik est il obligatoire ?

Non, vous obtiendrez aisément une analyse aussi pointue et éclairée en faisant un simple micro-trottoir au hasard des rues. Sinon, s’il s’agit réellement de rechercher de VRAIES informations, il faut aller les prendre sur le terrain en interrogeant d’authentiques professionnels du secteur et pourquoi pas des familles touchées par un deuil ?
Michel Kawnik a visiblement des comptes à régler avec les pompes funèbres. Peut-être a-t-il mal vécu son passage « éclair » dans la profession ? Peut-être a-t-il été mordu par un Thanatopracteur durant cette période ? Je ne suis pas psy et je ne me permettrai pas d’aller « creuser » plus loin. Moi-même, je dois avouer que j’ai un gros contentieux avec une dentiste qui m’a traumatisée dans mon enfance. Mais je n’ai pas créé d’association française d’information sur les dentistes pour me venger.

Effectivement, la plupart des prestations proposées par les opérateurs funéraires sont facultatives. Lorsqu’un décès survient, la loi impose seulement de faire procéder à une inhumation ou une crémation dans un cercueil équipé d’une cuvette étanche, de quetre poignées et d’une plaque d’identification. Tout le reste est en option. Les obsèques sont un hommage et non une obligation légale.

Il en est de même pour toutes les autres cérémonies… Il n’est pas interdit par exemple de se marier en tenue de ville, sans alliance et sans invités, ni de remplacer les toasts au foie gras du réveillon par des tartines de pâté de campagne… Vous qui vous apprêtez à fêter Noël, savez-vous que le sapin est facultatif? Ne vous faites pas avoir !
Oui, les tarifs varient d’une entreprise à l’autre tout comme ils varient d’un restaurant à l’autre. Il existe une offre assez large et c’est une bonne chose pour les familles. Il n’est pas malhonnête de facturer très cher une prestation haut de gamme.
Bref, chacun est libre de choisir son entreprise selon ses propres critères et de décider du bien-fondé de chaque option proposée. Partant de ce constat, interviewer Michel Kawnik pour mettre en garde les familles n’est donc pas obligatoire.
Michel Kawnik est facultatif et si c’est juste pour se choper des aigreurs d’estomac quand on lit ses déclarations, on peut tout-à-fait le remplacer par une pincée de glutamate.

Claire Sarazin

Vous pouvez lire le papier de Paris-Match en suivant ce lien.

Premier jour au salon funéraire de Paris

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Ca y est ! La Grand’Messe du funéraire a commencé, et tout le monde est bien présent au rendez-vous du salon funéraire. Presque tout le monde. Bon, en tout cas : Funéraire Info y était, pour vous raconter si vous, non, ou vous faire coucou si vous, oui.

IMG_1773-300x225 Premier jour au salon funéraire de Paris
Le Stand de l’Atelier Couleur et verre, sonnez biniou, résonnez trompettes !

Le salon du Funéraire de Paris s’est ouvert ce matin, et nous y étions depuis hier. Hier ? Oui, figurez vous que tous ces magnifiques stands emplis de marchandises merveilleuses n’apparaissent pas miraculeusement à neuf heures trente, mais sont le fruit du travail acharné de petits lutins qui travaillent toute la semaine qui précède. Mais ceci est une autre histoire.

Aujourd’hui, donc, le salon était ouvert, les exposants hypermotivés, déjà les visiteurs s’avançaient d’un pas décidé dans les allées .

Les prix Funéraire Info 2013

Vous avez remarqué ? Les salons funéraires coïncident parfaitement avec la sortie du Beaujolais nouveau. Ce qui a inspiré la célèbre blague « Quel gout il a, cette année ? – Un goût de clous – De clous ? De clous de Girofle ? – Non, de clous de cercueil,  si t’en bois trop ». Il est vrai que règne une certaine ambiance bon enfant, ou des affaires très sérieuses se traitent autour de libations qui le sont moins.

Il faut donc que nous décernions nos prix annuels, tant attendus. Le prix du meilleur accueil est donc décerné à Roc-Eclerc, ou vous êtes reçus avec une vraie joie dans un décor chaleureux. Il faut dire que la grande enseigne se trouve juste face à la porte et donne le « la » du salon. Une tonalité qui présage d’un concert de haute volée.

Le prix du meilleur champagne est décerné à Bernier-Probis et Facultatieve Technologie, ex aequos. Précisons que ce prix est provisoire, puisque tout le monde ne s’est pas encore soumis aux tests stricts de nos experts. Essayez de lire cette phrase à voix haute, après deux coupes, vous verrez bien.

Le prix du meilleur café est décerné à En Sa Mémoire, la société ayant choisi un système éprouvé, et fait un choix judicieux. Il vous sera servi avec un sucre et une explication de leur service, qui est au moins aussi bon que leur café. N’y allez pas si vous avez juré sur la tombe de Napoléon de ne pas signer de bon de commande cette année.

Le prix de la fan la plus enthousiaste est décerné à Virginie , à Kim et à « Miss Facebook » (elle se reconnaîtra) de l’IFFPF, ex aequo aussi. Les trois intéressées régleront ce différent lors d’un combat à mort dans la boue demain à 12 H 00 devant le stand ATI. Les constructeurs d’appareils de crémation risquent d’être drôlement surpris.

Le prix du stand le plus chaud est d’ailleurs décerné à ATI. Non pas pour leur spécialité, la construction de crématoriums, mais pour le choix de ce magnifique rouge profond qui enrobe le visiteur d’une sensation de chaleur bienvenue en ces frimas de novembre.

Le prix du sprinter est décerné à Philippe Gentil, de Pascal Leclerc, qui parcours les allées au petit trot, jonglant entre les gens qui ont envie de le voir, les stands qu’il a envie de visiter, et ses diverses obligations. A la fin de la journée, le marathonien du salon n’était même pas essoufflé.

Le prix de la convivialité est décerné à Anthony de Funéplus, parce que le chef a dit et parce que le chef a toujours raison, particulièrement quand il dit que Anthony est convivial : c’est vrai.

Le prix du mec le plus poissard est décerné à Jérémie, de e-Obsèques, et Camille, de Comitam, ex-aequos, parce qu’ils ont cherchés tous les deux cinq minutes pour discuter ensemble sans se trouver. Meilleures Pompes Funèbres.com, qui rigole dans son coin, ne perd rien pour attendre : nous décernerons d’autres prix demain.

Enfin, le prix de ceux qui ne perdent rien pour attendre est attribué, ex-aequos, à ceux qui n’ont pas eus de prix aujourd’hui. Votre tour viendra.

On a flashé sur…

Nous avons eu un double coup de cœur. Le premier pour PromoFlora, qui propose une gamme de pochettes et documents personnalisés pour pompes funèbres. Parlons peu, parlons bien, c’est à la fois tout bête et absolument génial. Leur système de vase, par exemple, est le type même de l’idée qu’on ne se pardonnera jamais de ne pas avoir eu soi-même. Nous l’avons rencontré la veille au soir, et le patron, épuisé par la route et en plein montage de stand, a pris le temps de nous expliquer et montrer ses réalisation avec une passion inégalée. Un instant, j’ai eu cinq ans et je me suis retrouvé au pied du sapin à Noël.

Le deuxième coup de cœur, pour l’Atelier Couleur et Verre. Parce que leurs plaques funéraires en verre sont juste magnifiques, parce qu’ils sont Bretons et que pourtant, ils ne taillent pas le granit, et parce que la patronne, qui n’est pas là, s’appelle Nolwenn et qu’elle ne chante pas (private joke). Le jours ou je mourrai, si vous ne mettez pas une plaque de chez eux sur ma tombe, je penserai que vous ne m’aimiez pas.

On est content de les voir et revoir

2PFC, qui avaient été notre coup de cœur l’an dernier. Nous avions couru toute l’année après eux, pour avoir une interview, et nous avons enfin pu leur mettre le grappin dessus. Bref, la société est là, et cette année, on parle d’eux dans Funéraire Info, de gré ou de force.

Fer Tombal, qui a un petit stand et un grand talent. En plus, Freddy est sympathique, généreux, vous comprendrez pourquoi en allant le voir, et il a la ferme intention de concourir au prix du meilleur champagne.

L’AFIF, qui est venu. On aime bien ou on déteste Michel Kawnik, on peut lui reprocher, à juste titre ou non,  certains propos sur la profession, mais il est là, sur son stand, tout disposé à une conversation claire et franche entre gens bien élevés.

On n’a pas parlé de vous ?

Je sais, nous n’avons pas parlé de tout le monde, et c’est mal. Mais nous serons jusqu’à l’ultime instant, samedi soir, présents sur le salon. Il vous suffit d’attendre que nous passions, ou bien trouver le moyen de nous faire passer un message. Nous voulons voir tout le monde, nous voulons parler de tout le monde. Le pourrons nous ? Vaste question.

En attendant, si vous nous voyez dans les allées, n’hésitez pas à nous intercepter.

Les Infiltrés dans les pompes funèbres, le communiqué de l’AFIF

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Précisions de l’AFIF pour l’émission « Les Infiltrés » sur Antenne 2 le 1er mars 2013

Dès 2012, l’Association française d’information funéraire – AFIF – avait connaissance de la préparation de cette émission sur les scandales dans le secteur des pompes funèbres.
Nous ne désirions pas participer à cette émission.
Nous avons appris que des personnes conviées avaient expressément demandé l’exclusion de l’AFIF, organisme indépendant et impartial.
Cette attitude exprime le profond malaise de « professionnels » et autres « syndicats funéraires » face au consumérisme, à l’éthique et à la transparence.

Depuis 20 années nous dénonçons la manipulation des familles, les abus en tous genres commis à l’encontre des personnes incompétentes et déstabilisées, des tarifs proportionnels à la douleur et à la crédulité du client, ainsi que le non-respect de la législation, etc.
Chaque jour, des scandales traumatisent les familles. Ces scandales sont le fait de 80 % des sociétés de pompes funèbres, que ce soit de petites sociétés ou des groupes d’investissement et des fonds de pension.
Pour le public, les obsèques enrichissent un secteur mafieux qui ignore l’éthique, le respect et la prise en considération d’un service public délégué.
Les condamnations du Conseil de la concurrence sont éloquentes.

Lors de cette émission, la défense de représentants funéraires s’est cantonnée aux arguments rabâchés du « juste prix de la qualité », « soutien des personnes dans la peine », « faute d’une infime minorité d’entreprises », « diabolisation des organismes de consommateurs et de l’ensemble des médias pour l’activité funéraire », etc.
Cette réaction complète les habiles directives d’un lobby influent à l’intention des entreprises indépendantes et souvent familiales : « ne communiquez pas »,  « ne répondez pas aux demandes d’information et de remise de devis », « alignez vos tarifs sur ceux pratiqués par les sociétés les plus chères ».
Cette banale, triste et très négative communication sur Antenne 2 va à l’encontre des entreprises de pompes funèbres honnêtes !

Il est important de souligner que les intervenants à cette émission n’étaient pas représentatifs de l’ensemble de la profession. Ils sont soit subordonnés à des groupes financiers, soit manipulés pour défendre des stratégies qui ne doivent pas être celles des entreprises saines, respectueuses et d’un bon rapport qualité-prix.

Par leur absence à cette émission d’Antenne 2, les fonds d’investissement et les puissantes structures funéraires sortent gagnants. En effet, les familles ignorantes et déstabilisées appellent les pompes funèbres ayant la plus grande notoriété, celles qui semblent apporter toute garantie de sécurité. Malheureusement, peu de téléspectateurs se souviendront de la séquence d’une prise de commande qui fit l’objet de facturations très différentes dans différents points de vente d’une même grande enseigne, ni de la détermination de ses commerciaux à ne pas vouloir informer les familles de leurs droits ni des premier prix.

Les téléspectateurs étaient en droit d’attendre que :
– Le sénateur, les professionnels et les dirigeants syndicaux exigent la saisie du film par la justice et la condamnation pénale des entreprises malhonnêtes.
– Les entreprises prises en flagrant délit soient immédiatement nommées et dénoncées. Sans réaction des participants, on peut légitimement penser que ces mêmes pompes funèbres exécrables sont adhérentes de structures syndicales et ainsi sont protégées.

Les familles ne comprennent pas le nombre encore trop limité d’entreprises funéraires qui se sont engagées sur la charte d’éthique et de qualité de l’AFIF. En effet, cette charte et l’agrément apportés par notre organisme offrent une véritable garantie.
Nous déplorons que la morale, la transparence et l’affichage des tarifs ne soient toujours pas des priorités.
Si des pompes funèbres désirent agir avec respect, celles-ci doivent s’engager avec détermination et ne plus craindre de souligner leurs différences.

L’association française d’information funéraire met gratuitement à disposition une permanence téléphonique et son site internet [http://www.afif.asso.fr]

Cette aide unique en France permet de sélectionner d’une manière éclairée une société pompes funèbres, de connaître la législation, d’être informé des produits et des services, d’imprimer les lettres-types des démarches et des formalités à accomplir après un décès, etc.

L’Association française d’information funéraire créée en 1992 est indépendante de tout syndicat, fédération, société commerciale ou autre association.

Michel KAWNIK
Président
01 45 44 90 03

Note de la rédaction: Nous publions ce communiqué que nous venons de recevoir car l’AFIF, est présente dans le panorama du funéraire, que nous le voulions ou pas, avec un site internet et des liens vers les médias. Ne pas en parler serait destructeur et digne de la politique de l’autruche. Funéraire-Info, reste et restera indépendant….

Les commentaires doivent rester dans la courtoisie et la politesse 🙂

JdF1-300x225 Les Infiltrés dans les pompes funèbres, le communiqué de l'AFIF
Votre actualité sur les pompes funèbres

Michel Leclerc répond à Michel Kawnik

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La semaine dernière, nous avions publié une interview de Michel Kawnik, président de l’AFIF (à lire ICI), qui avait fait grand bruit. Interpellé, Michel Leclerc a tenu à répondre.

Fleurets mouchetés

Michel-115-225x300 Michel Leclerc répond à Michel Kawnik
Michel Leclerc

Michel Leclerc n’est pas en colère, ni n’a bondi de sa chaise : ce n’est pas le genre de l’homme. « Je connais Michel Kawnik, qui est un homme charmant. Lorsque nous nous rencontrons sur les salons, nous nous serrons la main et nous échangeons quelques mots. Mais ça s’arrête là. » Ce que nous disions dans notre article : quoique courtois tous les deux, ils ne partiront pas en vacances ensemble.

« Michel Kawnik critique beaucoup. Mais qu’à-t-il fait ? C’est quelqu’un qui n’a jamais rien fait dans le domaine du funéraire. » la première expérience de Monsieur Kawnik remontant à Roc’Eclerc « Il a passé deux mois chez nous, et nous ne nous sommes pas entendus. Peut être qu’il m’en veut, je ne sais pas. » Mais c’est l’inexpérience de son attaquant qui amuse Michel Leclerc « Il a fait quoi, concrètement ? Citez moi une loi qu’il a fait voter, un projet qu’il a mené et qui a changé le secteur ? » quand au monopole « Il dit que j’ai eu de la chance. Moi, je veux bien. J’en ai peut être eu. Mais vingt ans et 1700 procès pour faire tomber le monopole, je n’appelle pas ça de la chance. Il ne faut pas qu’il oublie que, si je n’avais pas mené ce combat, il ne serait pas là. Aujourd’hui, il revendique presque la liberté du funéraire. Je ne l’ai pas vu, à l’époque ».

« Je voudrais juste que Monsieur Kawnik fasse cinq propositions. Pas des choses sorties du musée, des idées concrètes qui feraient avancer le secteur. Moi, j’en ai fait et je continue d’en faire : ce n’est pas bien à chaque fois, je peu me tromper, comme tout le monde. Mais j’essaie. Si Monsieur Kawnik n’a rien à proposer, qu’il cesse de critiquer ceux qui essaient de faire avancer les choses. »

Florian Leclerc

« Il a aussi attaqué mon fils » (Florian Leclerc, accusé d’être un prête nom de son père, NDLR) « Je peux vous dire qu’il a 22 ans, qu’il est seul aux commandes, et qu’il a déjà signé 47 nouveaux contrats. Ce qui va porter le nombre de Sublimatoriums, lorsqu’ils seront ouverts, à 80, des gens qui viennent de tous horizons. » pas mal « Il a 22 ans, toute la vie devant lui, il vaut mieux pour lui n’être pas qu’un simple prête nom… »

« Il a sa philosophie, et maîtrise les fondamentaux du secteur. » Michel Leclerc est clair, son fils vole de ses propres ailes, et ses succès en sont la preuve.

Le progrès

« Michel Kawnik attaque également le salon. Bien, il est vrai que, lorsqu’il a été créé, c’était nouveau. Aujourd’hui, il manque un d’innovation. » Michel Leclerc pousse l’analyse plus loin : « Il faudrait proposer de nouvelles choses. Chez les marbriers, par exemple. Certains expliquent que la crémation, c’est pour le futur, mais dans certaines régions, on atteint déjà des taux de crémation de 60, jusqu’à 80 pour cent » phénomène qui modifie la demande « Vous avez peut être noté que de plus en plus de personnes dispersent les cendres. C’est dangereux, pour la perte des racines, pour notre civilisation. Il est vrai qu’on leur propose des columbariums, des empilements de cases HLM. Certes, on en fait de beaux, aujourd’hui, mais ça fait quand même penser un peu à la fosse commune, non ? » Michel Leclerc explique que les marbriers doivent chercher quelque chose de neuf, de plus adapté, « et cesser de raisonner en terme de kilos de marbre ».

Pareillement pour les crémations « Le prix des crémations augmente inexorablement. Pour cela aussi, il faut de nouvelles solutions. » Il croit en l’hydrogène « On a fait baisser son coût de 40 euros à 2 euros. C’est une énergie d’avenir. » le problème vient des lobbys, explique-t-il. Et son appareil de crémation, que Michel Kawnik a moqué ? « Ça avance, nous avons résolu de nombreux problèmes techniques. J’aimerai pouvoir le montrer au salon du Bourget, l’année prochaine. »

Toujours, Michel Leclerc garde en tête l’intérêt des familles et le progrès du secteur. « Michel Kawnik va encore dire que je radote… Mais si c’est cela, radoter, alors oui, je veux bien radoter. En attendant, moi, je fais quelque chose ».

Interview : Michel Kawnik, Association Francaise d’Information Funéraire (AFIF)

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L’Association Française d’Information Funéraire, l’AFIF, est pour certains un acteur incontournable de la profession, et pour d’autres, un empêcheur de tourner en rond. Une chose est certaine : l’AFIF, aujourd’hui, est incontournable. Nous avons interrogé Michel Kawnik, son président, sur l’actualité des pompes funèbres.

Le syndicat des thanatopracteurs

photomk-231x300 Interview : Michel Kawnik, Association Francaise d'Information Funéraire (AFIF)
Michel Kawnik

Michel Kawnik voit d’un très bon œil la création du SPTIS (Syndicat Professionnel des Thanatopracteurs Indépendants et salariés). « C’est très bien que les thanatopracteurs s’organisent en acteurs responsables de la profession. Il est important de présenter et faire connaître cette activité. » Michel Kawnik reproche un peu aux entreprises de pompes funèbres leur mainmise sur l’ensemble des prestations « Les familles devraient pouvoir faire appel directement à un thanatopracteur de leur choix, indépendamment de l’entreprise de pompes funèbres » en ligne de mire, les grands groupes de pompes funèbres associés à de grands groupes de thanatopraxie, qui faussent la liberté de choix.

Michel Kawnik est d’ailleurs ouvert à la discussion « Nous avons mis en place, avec l’AFIF, une charte de qualité pour les pompes funèbres. Une charte similaire pour les thanatopracteurs serait envisageable. » En tout cas, l’AFIF soutient l’initiative, partant du principe que les thanatopracteurs sont des acteurs majeurs de la profession, et qu’il est indispensable qu’ils puissent défendre leur profession et leur point de vue et deviennent un interlocuteur à part entière des familles.

La « mode » du low cost

Sur le low cost, Michel Kawnik est nettement plus réservé. « Toute chose a un coût. La vendre trois fois plus cher, ce n’est pas bon, mais la vendre deux fois moins cher, ce n’est pas bon non plus, c’est du dumping, cela a toujours des conséquences néfastes. ». Surtout, selon lui, on est dans des  »coups » qui n’ont plus grand’chose à voir avec le métier des pompes funèbres « Le métier des pompes funèbres, c’est avant tout l’accompagnement de la famille, ce sont des métiers de services. est le service quand la famille passe commande sur internet, doit faire elle-même la mise en bière de leur défunt ? est l’écoute ? » Michel Kawnik prend pour exemple le nouveau service mis en place par une filiale des pompes funèbres de la ville de Paris « Pourquoi, à votre avis, le service est uniquement proposé sur internet ? Imaginez-vous un conseiller funéraire qui explique en face à face à la famille qu’elle va devoir se débrouiller pour faire les démarches, la mise en bière, voire le creusement ? Il se ferait casser la figure ».

De surcroît, Michel Kawnik voit d’autres effets sociétaux « Pour ce service, il faut mourir dans certains hôpitaux, et se faire inhumer dans certains cimetières. C’est quoi cette histoire ? Si vous mourez chez vous ou dans le mauvais hôpital, vous payez plus cher ? Si vous voulez un autre cimetière, vous payez plus cher ? Où est-elle, l’égalité face à la mort ? »

L’homme, calme et poli, lance un « c’est un attrape-c… » qui en dit long. « Les familles attendent un professionnel sérieux, compétent et à l’écoute » avec des prix raisonnables et justifiés, adaptables en fonction des moyens de chacun, il est vrai que l’on peut faire aussi compétitif et plus souple que le low cost « l’essentiel, c’est l’accompagnement des familles » insiste-t-il. Un mot résume sa vision du low cost « Tout cela est malsain ».

Le funéraire aujourd’hui

Sur les sujets d’actualité du monde funéraire, Michel Kawnik est égal à lui-même : d’une franchise imparable, sans jamais se départir de sa courtoisie. Sur les Sublimatoriums Leclerc « Ça fait vingt ans que je connais Michel Leclerc, son discours est rôdé, mais depuis tout ce temps, il répète la même chose. Florian Leclerc est un très gentil garçon, mais il est le préte-nom de son père. Je ne vois pas l’intérêt aujourd’hui pour un franchisé de prendre son enseigne ». Quand au four à crémation révolutionnaire, Michel Kawnik éclate de rire « Il y a quelques années, il expliquait avec un bout de tuyau trouvé dans la rue qu’il allait le faire avec du carburant de fusées. Aujourd’hui, vous me dites qu’il est passé à l’hydrogène ? Eh bien, demain ce sera le nucléaire. Et puis, quand bien même, il y a des réglementations. Michel Leclerc peut bien essayer d’avoir des milliers d’années d’avance sur tout le monde, au final, la réalité le rattrapera ».

L’on comprend vite que Michel Kawnik et Michel Leclerc ne passerons pas leurs vacances ensemble « Toutes ses propositions, ses déclarations, il ne dit rien de neuf. Certes, il y a 25 ans, il y avait le monopole, il était au bon endroit au bon moment. Mais aujourd’hui, son discours, ça rime à quoi ? ».

Le rachat de Roc’Eclerc par Daniel Abittan n’est pas primordial « Tout cela, c’est de la finance. Un groupe est racheté par un fond de placement, qui va le développer et le revendre cinq ans plus tard avec un bénéfice. Regardez, tous les groupes changent de main tous les cinq ans. Au final, ça ne change rien au niveau des consommateurs ».

Et, à contre-courant des oiseaux de mauvaise augure, Michel Kawnik se montre rassurant à propos des petits indépendants « Les pompes funèbres sont avant tout une activité de service de proximité. Une famille ira chercher un professionnel près d’elle, pas une enseigne à 300 kilomètres. Un indépendant peut devenir un acteur majeur sur son secteur, sa zone de chalandise, puisqu’il faut l’appeler ainsi, en proposant de bons services et une bonne écoute. Après, une petite société familiale n’a pas les même moyens de communication qu’une grande au niveau financier. Il y a d’autres solutions, par exemple l’AFIF. En adhérant à notre charte de qualité, une société donne des gages de confiance, et c’est important. »

Le mot de la fin est plus réservé. « Depuis 1992, je n’ai jamais manqué un salon du funéraire, que ce soit à Paris ou Lyon. Cette année, je me demande si ça en vaut la peine ». Pourquoi ? « Le salon est proposé par une fédération qui ne propose rien de nouveau. Ils sont dans le discours  »tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes », mais non. Et je n’ai pas l’impression qu’ils soutiennent justement les petits indépendants. Si c’est pour entendre la même chose, quel intérêt ? »

L’AFIF a une vision globale et attentive du milieu du funéraire aujourd’hui. Un point de vue clair, tranché et argumenté, que nous vous feront régulièrement partager dans Funéraire info.

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