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La légende alcoolisée du cadavre de l’amiral Nelson

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Horation Nelson trafalgar défaite mort alcool

L’Amiral Nelson, de son nom complet Horatio Nelson, 1er vicomte de Nelson, comte de Bronte, a encore de nos jours deux pouvoirs : mettre de mauvaise humeur n’importe quel amiral français, et attirer les touristes pour admirer sa colonne à Trafalgar Square. Ce qu’on oublie un peu, c’est qu’après sa mort, l’histoire de son cadavre fut mouvementée… Et éthylique.

La mort de Nelson

Il est un peu après treize heures, ce 21 octobre 1805, et le capitaine Thomas Hardy a un petit sourire aux lèvres en regardant dans sa longue-vue. Il faut dire que la flotte anglaise est en train d’administrer, métaphoriquement, une fessée mémorable à la coalition franco-espagnole, et par là, symboliquement, à Napoléon lui-même.

Hardy, tout concentré sur le déroulement de la bataille, réalise soudain que cela fait un petit moment qu’il ne perçoit plus la présence du héros du jour, l’Amiral Nelson, à ses côtés. Il se retourne, le cherchant du regard, et le voit, à quelques mètres, à genoux, se tenant le ventre. Hardy se précipite vers lui et Nelson sourit, en disant « Hardy, je pense qu’ils ont enfin réussi… ma colonne vertébrale est touchée ».

En effet, un tireur d’élite français a réussi l’exploit d’atteindre le cauchemar de Napoléon, l’homme par qui la France ne peut atteindre la seule supériorité qui lui manque, la navale. La balle a pénétré son épaule gauche, transpercé son poumon et la colonne vertébrale avant de s’immobiliser dans les muscles dorsaux à cinq centimètres au-dessous de l’omoplate droite. Nelson est un mort en sursis.

Tandis qu’on le transporte à l’infirmerie, Nelson demande aux deux matelots qui transportent sa civière de faire un détour, pour qu’il puisse donner des recommandations au barreur du bateau sur la façon de manœuvrer. Ceci fait, il demande à ses brancardiers de recouvrir son visage d’un mouchoir, afin que les marins ne le reconnaissent pas et gardent intact leur moral.

Arrivé à l’infirmerie, Nelson réclame à boire, et demande au Capitaine Hardy de descendre régulièrement pour lui faire son rapport sur le déroulement de la bataille et donner ses ordres. Enfin, épuisé, Nelson ferme les yeux, murmure « J’ai fait mon devoir. Dieu et mon pays ». Le plus grand marin anglais n’est plus.

Les dernières volontés

Après la victoire anglaise et la défaite française au large d’une ville Espagnole qui donnera une expression célèbre, « un coup de Trafalgar », les officiers anglais s’avisent qu’ils ont un problème. La dernière volonté de Nelson, en effet, précisait qu’il souhaitait être inhumé en Angleterre.

La tradition étant que les marins morts en mer soient immergés, les officiers, quoique désireux de respecter la volonté de l’illustre disparu, se regardent atterrés. C’est bien joli, tout ça, mais ils sont marins, pas croque-morts, et ils n’ont aucune idée de comment s’y prendre pour conserver la dépouille. D’autant qu’au sud de l’Espagne, il fait chaud, et que la perfide Albion, pardon, l’Angleterre, n’est pas la porte à côté.

C’est alors que le chirurgien du bord, William Beatty, suggère de conserver la dépouille de Nelson dans de l’alcool. Faute de mieux, les officiers acceptent, et Nelson est placé dans un tonneau d’eau-de-vie. Ce dernier est ensuite attaché au grand mât, et placé, indique le journal de bord, sous bonne garde.

On s’est pris une Nelson

C’est là que la légende commence. En effet, l’histoire officielle veut qu’à son arrivée en Angleterre, la dépouille de Nelson ait été placée dans un cercueil, lui aussi rempli d’alcool, sans commentaire particulier, jusqu’à ses obsèques, le 9 janvier.

Mais une rumeur insistante voit le jour : le tonneau aurait été presque à sec. En effet, le soir du 21 octobre, une fois la flotte franco-espagnole défaite, et tout danger écarté, les marins auraient été autorisés à fêter cette victoire mémorable, en se prenant, pardon pour mon langage, une cuite qui resterait dans les annales de la picole.

Et, durant cette fête mémorable, quelques marins, fin saouls, auraient décidé de célébrer la mémoire de Nelson en buvant un petit coup à sa santé de l’eau-de-vie dans laquelle l’amiral participait aux libations d’une toute autre façon. Une forme particulièrement tordue de cannibalisme.

La vérité, c’est qu’effectivement, le niveau d’alcool avait baissé dans le tonneau, mais dans quelles proportions, on l’ignore. Peu, certainement, parce que le corps semblait relativement bien conservé.

Enfin, c’est une maigre consolation : au pays du bon vin, on se consolera en sachant que notre plus grande défaite maritime aura été dignement arrosée par nos vainqueurs.

 

Décès dus à l’alcool : l’État est accusé de complicité

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Illustration alcool

Face aux nombreux décès dus à l’alcool, l’État a été accusé d’après le rapport accablant de la Cour des comptes, de faire preuve de complaisance a révélé Europe 1.

Dans près de 50 000 décès liés à l’alcool chaque année en France, le laxisme et la responsabilité du gouvernement sont pointés du doigt par la Cour des comptes. Mercredi 15 juin, la Cour des comptes a dévoilé et évoqué la complicité de l’État français.

Les incidents liés à la consommation d’alcool occupent à la place des performances sportives, depuis le début de l’Euro de football, malheureusement, le devant de la scène médiatique. Face aux dangers de la consommation d’alcool, l’institution estime l’attitude du gouvernement trop laxiste. Selon une information d’Europe1, le document qui sera rendu public mercredi 15 juin, qui est le fruit de plusieurs mois d’enquête de la part d’experts, est un coup dur pour l’État et sa façon de gérer les risques liés à l’alcool. C’est sur l’analyse de nombreuses études que l’arbitre financier, qui pointe du doigt plusieurs domaines où l’État est jugé être délictueux, base ses affirmations. Chaque année, environ 50 000 personnes sont victimes d’accidents ou de maladies liées à la consommation, qu’elle soit régulière ou occasionnelle, d’alcool et que de nombreux manques dans la politique menée à ce sujet ont en effet été notés par la Cour des comptes.

La norme sur la consommation d’alcool tolérée établie est également pointée du doigt par le rapport, car dès le premier verre, l’apparition de certains cancers est favorisée. Alors que sur le site Alcool Info Service, la consommation n’est dite à risque qu’à partir de 2 verres pour les femmes et 3 verres standards par jour pour les hommes. Il est donc, pour les experts de l’institution, selon le rapport qu’Europe 1 s’est procuré, criminel de déclarer acceptable la consommation d’une quantité dite raisonnable. La Cour des comptes estime dans ses conclusions que la mention accompagnant les nombreuses publicités de spiritueux qui avertissent « à consommer avec modération » est trompeuse et mensongère.

Soigner son mal aux cheveux après le réveillon

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Attention à votre consommation...
Bon, soyons clairs et francs : apéro, vin à table, champagne, les lendemains de réveillon sont difficiles. Et il y aura des familles à recevoir. Comment soigner votre gueule de bois ? Heureusement, Funéraire info veille.
Ce qu’il ne faut pas faire

Vous avez mal à la calebasse ? Des chevaux sauvages galopent sous votre crâne ? Vos cheuveux poussent à l’envers ? Bref, vous en tenez une bonne ?

Alors d’abord, posez cette tasse de café que vous avez à la main. Voilà. Le café, c’est non. Ça fait travailler le foie, alors qu’il faut justement le reposer. Le thé est éliminé par les reins, c’est mieux. C’est pas bon, mais c’est mieux.

Ensuite, la migraine est liée à une hépatite alcoolique. Il faut donc rééquilibrer le foie en mangeant équilibré. La pire chose à faire est de se jeter sur les restes de la veille.

Et attention aux médicaments ! Si certains conseillent d’avaler un comprimé de paracétamol avant de se coucher – et d’éviter l’aspirine, qui diminuerait les capacités du corps à éliminer l’alcool – le paracétamol est également à considérer avec prudence si vous avez mal au foie. Idem pour l’ibuprofène.

Ce qu’il faut faire

Vous mangerez donc : des laitages 0 % et des fruits pour tenir jusqu’au dîner. Le soir venu, des légumes pas trop salés, des fruits gras, comme l’avocat, une cuillerée à soupe d’huile, des laitages 0 % et encore des fruits.

Le thé oolong est également réputé pour ses vertus réparatrices. Vous pourrez donc vous préparer un thé avec du miel, du citron et un peu de vinaigre. Tout ce qui est acide est bon.

Il faut beaucoup boire, manger léger, mais sans oublier de se recharger en glucides lents (pâtes, riz, pain) et en sucres rapides (jus de fruit, coca…).

Mais surtout, surtout, boire… de l’eau. Idéalement, si l’on tient compte des critères physiologiques, il faudrait boire un litre avant le début du réveillon, un litre avant d’aller se coucher, puis deux litres le lendemain au réveil. Avec cela, vous éviterez la déshydratation causée par l’alcool.

Ajoutons que l’adage « il faut combattre le mal par le mal » n’a bien entendu aucun fondement, et l’absorption de tout verre d’alcool supplémentaire ne ferait qu’aggraver la situation.

30 millions de décès étaient évitables en 2013

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Voici une étude édifiante, publiée en début du week-end dernier dans la revue britannique The Lancet : 30 millions  de décès auraient pu être évités en 2013 dans le monde, dus à des facteurs de risques tels que l’alcool, le tabac, la mauvaise alimentation, l’hypertension non traitée, l’environnement.

Disons-le : l’étude des 79 facteurs à risques pris en compte dans 188 pays montre que nos comportements sont laxistes, suicidaires, coûteux à la fois en vies et en répercussions financières. Pire : Ces agissements évitables ont augmenté de 30% entre 1990 et 2013.

Bien sûr, à chaque pays, chaque continent et chaque sexe ses mauvaises habitudes. Ainsi, on meurt plus d’obésité au Moyen-Orient et de pollution environnementale en Asie. Globalement, l’hypertension artérielle arrive en tête des risques évitables, source de 10 millions de morts via des maladies cardiovasculaires, devant le tabac (4,4 millions de décès chez les hommes, 1,4 chez les femmes).

Clairement pointée du doigt, également, la malbouffe. Un serial killer coupable dans 21% des décès. Trop de sel, trop de sucres, trop de viandes, pas assez de fruits et de légumes. Les messages de prévention existent pourtant, manifestement insuffisamment suivis. En cause, la restauration rapide, les plats industriels, faute de recuisiner simplement « à l’ancienne ».

A l’opposé, la malnutrition a tué en 2013 1,3 million d’enfants de moins de cinq ans, principalement en Afrique. Un continent qui cumule, associant aussi les ravages des MST, de l’alcool, de l’eau polluée.

Routes : la mortalité repart à la hausse

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Clairement, c’est un coup d’arrêt : après douze années de baisse du nombre des morts sur nos routes, l’année 2014 voit une hausse de la mortalité (3,5%). 3.384 automobilistes ont perdu la vie l’an dernier. 116 de plus en un an. Visé la plupart du temps : leur comportement.

Selon l’Observatoire interministériel à la Sécurité routière, qui a dévoilé ces chiffres, les accidents corporels ont également augmenté (2,4%). On a dénombré ainsi 35.000 blessés graves.  Dans cette cohorte de décès supplémentaires (par rapport à 2013), on compte en premier des automobilistes, puis des piétons, puis des cyclistes.

Dans le détail, on constate que toutes les tranches d’âge sont touchées, hormis les 18-24 ans. Blessés ou tués : dans les trois-quarts des cas, la victime est un homme, et plutôt jeune (40% des cas). Les accidents interviennent hors agglomération (64%) et en ville (29%). Peu sur autoroute. La région PACA détient le bonnet d’âne, suivie de l’Ile-de-France et de la région Rhône-Alpes. Enfin, la mortalité est la plus forte le vendredi soir, le week-end et aux heures de sorties du travail.

En cause, explique l’Observatoire interministériel, « une attitude générale de relâchement » : vitesse, consommation d’alcool et de stupéfiants, non-port de la ceinture de sécurité, voire même refus de priorité. Et l’Observatoire d’applaudir vivement les 26 mesures annoncées en janvier dernier par le ministre de l’Intérieur. On y trouve notamment l’abaissement du taux d’alcoolémie légal (à 0,2 gr par litre de sang) pour les jeunes conducteurs en juillet prochain ou encore l’interdiction au volant des oreillettes et écouteurs.

Vins et Alcools en ligne, une bonne adresse

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La vente d’alcool sur Internet s’est considérablement développée ces dernières années et il n’est pas évident de faire son choix parmi la pléthore de sites existants.

L’offre se décline d’une part à travers des sites généralistes dotés d’une large étendue de références et d’autre part des sites plus spécialisés sur certains segments du marché. Il convient alors de comparer les tarifs des produits et la gamme proposée mais aussi le montant des frais de transport, l’efficacité de la logistique… Au delà de ces critères, c’est aussi et surtout la confiance et la crédibilité accordées à ce type de plate-forme qui sont déterminantes.

Le Stop Bar, une équipe de trois passionnés

Le site Stop Bar, nouveau venu sur la toile, apparaît déjà comme une adresse sérieuse. Le site propose une sélection de whiskys, rhums, digestifs et vins d’une grande variété. L’offre se veut pertinente et met en avant des références aussi bien incontournables (Diplomatico, Don Papa, Nikka etc.) qu’exotiques et rares. Si elle n’est pas considérable en quantité, la gamme est suffisamment large et fournie avec des bouteilles comprises entre 15 et 60 euros. C’est d’ailleurs par sa grille tarifaire que le site se démarque. En effet, les tarifs proposés sont largement compétitifs par rapport à l’ensemble du marché numérique. Si les bouteilles en elles-mêmes sont abordables, les frais de livraison le sont tout autant et s’adaptent en fonction de la quantité commandée, ce qui évite les mauvaises surprises au moment de procéder à l’achat. Enfin, le site propose régulièrement de nouveaux produits.

Une sélection qualitative

Dans la jungle d’Internet, Stop Bar constitue un point de repère fiable pour l’achat de whisky, rhum et vins de qualité. Que vous souhaitiez alimenter votre bar en quantité ou que vous soyez à la recherche d’une bouteille singulière, Stop Bar devrait répondre à vos attentes.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération

Morts sur les routes : une campagne choc à Toulouse

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C’est une campagne d’information choc. « Le verre de trop ne fait pas de cadeau », assène la Sécurité routière de Haute-Garonne, à fortiori en période de fêtes et de forte alcoolisation. Avec le soutien de la préfecture du département, elle a lancé le week-end dernier à Toulouse cette campagne coup de poing.

Le principe : le décalage entre une des carcasses de voitures accidentées et des décorations de Noël. Il veut faire prendre conscience aux passants, qu’en cette période de réjouissances, il est inacceptable que des proches perdent la vie sur les routes. Deux panneaux explicatifs étaient également positionnés à proximité des voitures. Un film comportant les messages de prudence a également été diffusé sur Facebook et Youtube. Au 7 décembre 2014, on a dénombré 48 tués sur les routes de la Haute-Garonne contre 39 à la même l’époque l’an passé. Une évolution également constatée au plan national. Au mois de décembre en Haute-Garonne, un tué tous les cinq jours sur les routes l’est à cause de l’alcool.

Cette opération de rue est la première du genre pour la Sécurité routière, qui n’avait jamais fait de « street marketing » auparavant.

SécuRoutière2-300x191 Morts sur les routes : une campagne choc à Toulouse

Décès liés à l’Alcool, à votre (mauvaise) santé

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L’alcool serait à l’origine de près de 10 % des décès en France essentiellement par Cancer, Cirrhose, accident, maladie cardiovasculaire ou accident et suicide…

Le constat

Une étude récente de l’European Journal of Public Health, mais réalisée par Sylvie Guérin, Agnès Laplanche, Ariane Dunant et Catherine Hill (de l’Institut Gustave Roussy), et qui a été abondamment commenté dans les différents médias et sur les forums, nous rappelle que l’alcool était à l’origine de 49000 décès en France en 2009, dont 40% surviennent avant 65 ans, selon l’étude qui a été publiée lundi.

L’alcool est responsable de 36 500 décès chez l’homme, soit 13% de la mortalité totale masculine et de 12 500 décès chez la femme, 5% de la mortalité totale féminine,

Le français consomme 27 grammes d’alcool pur par adulte et par jour, ce qui correspond à 2,7 verres d’une boisson alcoolisée. Il faut noter que la consommation a néanmoins baissé de 50 % dans les cinquante dernières années en France

décès-alcool-300x225 Décès liés à l'Alcool, à votre (mauvaise) santé
Attention à votre consommation...

Un verre ça va, trois verres, bonjour les dégâts !

Les risques

Boire de l’alcool augmente fortement le risque de cancer :

Cancer de l’œsophage (x3), cancer de la bouche, du pharynx et du larynx (x2), cancer du foie (x1,5)et le cancer du sein (x1,2)

Pour aller plus loin

Décès dus à l’utilisation abusif d’alcool en Europe, Taux de mortalité standardisé pour 100 000 habitants

source : Eurostat (si :, pas de données)

 

2009

2010

Danemark

11,5:

Estonie

7,96,2

Autriche

4,94,1

Croatie

4,94,6

Allemagne

4,64,7

Slovénie

4,35,3

Pologne

4,24,0

France (métropolitaine)

4,14,2

Lettonie

4,04,8

Hongrie

3,33,5

Norvège

3,23,8

Belgique

3,0:

UE (27 pays)

2,62,6

Finlande

2,62,6

Suède

2,62,2

Suisse

2,42,0

Roumanie

2,32,3

Royaume-Uni

1,51,6

République tchèque

1,21,2

Pays-Bas

1,10,9

Portugal

1,11,1

Lituanie

0,80,7

Islande

0,8:

Espagne

0,50,5

Bulgarie

0,40,3

Chypre

0,40,2

Italie

0,30,3

Grèce

0,20,2

Malte

0,20,2

Irlande

0,1:

Luxembourg

:1,4

 

Alcool et pompes funèbres

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L’alcool devrait être interdit aux enterrements, un récent événement d’actualité nous rappelle cette triste maxime…

alcool-300x300 Alcool et pompes funèbresUn homme ivre mort a eu la mauvaise idée, nous l’avons vu dans une actualité récente, de cracher sur le cercueil d’un défunt, joignant au glaviot quelques insultes, en pleine église. La justice s’occupe de son cas, mais d’ici, je devine le sourire des maîtres de cérémonies qui se sont dis « Tiens il m’est arrivé un truc… ». Avec la complicité de Croque-Morts Magazine, nous avons dressé un petit florilège d’anecdotes, en ne souhaitant qu’une chose : que cette compilations s’enrichisse des vôtres. Les commentaires sont là pour ça.

La mauvaise réputation

Les croque-morts jouissent d’une triste réputation d’alcooliques, très largement injustifiée. Mais que faire, que dire, lorsque même le clergé nourrit cette fable ?

Nous étions en renfort dans un petit village Breton, pour donner un coup de main aux collègues du coin qui avaient un surcroît d’activité. Nous avions fait la mise en bière, avions fait un beau cortège jusque l’église, une entrée magnifique, puis, une fois les fleurs disposées autour du cercueil, nous étions retirés, pour laisser le prêtre officier.
Dehors, le maître de cérémonies avait lancé « Bon, les gars, je vous paie un café ? » Nous avions accepté avec autant de gratitude que de promptitude.
Pendant ce temps, le curé faisait messe express. Il avait en effet une autre cérémonie prévue à l’autre bout de son secteur, due à un cafouillage de la bénévole de 90 ans qui tenait son secrétariat. En moins de vingt minutes, soit la moitié du temps habituel, il dit la messe, invita les gens à bénir le corps, puis, quand tout fut fini, dans le silence de mort qui s’était installé, tandis que les gens attendaient, dans l’expectative, il se tourna vers le bedeau, et lança, à haute et intelligible voix, dans la petite église :
« Va chercher les pompes funèbres, donc, ils doivent être encore au bistrot ».

Renseignement général

Une petite conversation, qui m’a laissé comme deux ronds de flan :

Le gens : Pardon, monsieur, est-ce que vous savez ou je pourrai trouver un magasin de spiritueux, ou une cave à vins ?
Le croque-morts : Désolé, monsieur, je ne sais pas.
Le gens : Zut. Pourtant ma femme m’as dit « va voir les croques morts, ils savent sûrement ou se trouvent les boutiques d’alcool »…

Soirées arrosée

Vous connaissez le péché véniel des hommes : les soirées TBF « Télé Bière Foot ». Certes, cela peut considérablement aider à se détendre après une journée ou une semaine de dur labeur, mais il ne faut pas perdre de vue deux éléments : d’abord, l’alcool sans modération nuit à la santé, ensuite, certains matchs ont tendance à faire monter le stress…

L’infortuné dont il est question ici regardait le match chez lui, avec des amis. Nous étions en juillet 1998 et la france était à 90 minutes de devenir championne du monde de football. La soirée était arrosée, et plus Zidane marquait de buts, plus le gars se lâchait. Lorsque Petit crucifia le Brésil, il poussa des hurlements déchirants de joie primale, et courut autour du canapé. Lorsque retentit le coup de sifflet final, il se mit à sauter de joie, voulut tenter un triple salto arrière tout en faisant la holà, et passa par la fenêtre.

Il habitait au septième étage.

A la santé du défunt

Une histoire un peu longuette, mais qui rappelle furieusement les joies de l’eau ferrugineuse, aussi répulsive chez certains que l’ail l’est pour un vampire. Et même si, par définition, il est malvenu de boire à la santé d’un défunt, certains essaient pourtant…

L’alcool, un fléau; en tout cas pour le foie de cette brave dame, constamment assoiffée, que la dive bouteille avait mené des échoppes des cavistes droit vers la morgue. Or donc, nous la menions vers le cimetière, ou elle rejoindrait son défunt époux, avec qui de son vivant elle avait partagé une vive passion des spiritueux. Le Maître de cérémonies connaissait la famille, puisqu’il en avait inhumé la plupart des membres, sans qu’un muscle de son visage ne tressaille au contact des vapeurs éthyliques qui montaient du cercueil lors de la mise en bière.

Moi, je le suivait comme un petit chien excité : j’avais récemment fait mes preuves, et j’avais obtenu le droit d’acquérir auprès du maître ès funéraire les connaissances indispensables à faire de moi un maître de cérémonies convenable.

A la mise en bière, j’avais eu un doute.

A l’entrée à l’église, j’avais eu un doute.

Scrutant attentivement les deux fils de la défunte, lors de la sortie de l’église, tous deux encadrés par leurs épouses et marmaille respective, je me penchai vers mon instructeur, et lui demandai : « Arrête moi si je me trompe, mais… Ils sont fin saouls, ou quoi ? » Lui, impassible, tourna vers moi son œil empli de malice, et répondit « Tu crois ? ».

C’était flagrant, lorsqu’on s’y attardait un instant : les deux hommes ne tenaient plus debout que parce que c’était à la mode. Mais chacun était contenu d’un côté par l’épouse, digne et froide, et de l’autre côté par son rejeton aîné, lorsque tangage et roulis se faisaient trop prononcés.

Puis nous nous apprêtâmes à nous acheminer vers le cimetière. La distance à parcourir était d’approximativement trois cent mètres.

L’un des frères s’approcha alors du maître de cérémonies, qui sembla acquiescer de la tête, et s’éloigna. Une fois dans le corbillard, je lui demandai de quoi il avait été question. Il me répondit tranquillement : « ils m’ont dit qu’ils auraient quelques minutes de retard. Comme il fait chaud, ils ont soif, et vont à l’estaminet non loin, pour prendre un verre d’eau. »

Nous les attendîmes un quart d’heure. Uniquement les fils de la défunte, d’ailleurs. Leurs épouses blasées, et leur marmaille aussi, attendaient sagement au cimetière le retour des frangins.

Enfin, bras dessus bras dessous, comptant mutuellement l’un sur l’autre pour parvenir jusque la tombe, arrivèrent les deux frérots. On les avait sentis arriver de loin, les relents d’alcool se faisant de plus en plus fort au fur et à mesure de leur progression.

Je prêtai à peine attention au maître de cérémonies durant le cérémonial d’adieu, tant j’étais fasciné par le ballet oscillatoire des deux hommes, et faisait la côte de qui tomberait en premier. Ce fut l’aîné. Soudain, il bascula en arrière, tomba dans la haie qui se dressait derrière lui, puis s’arrêta. Il fit signe à son fils, qui déjà se précipitait vers lui, que tout allait bien, et resta ainsi, suspendu dans cette béquille végétale improvisée, dorénavant concentré à essayer de comprendre les mots qui étaient prononcés.

La bénédiction fut à l’avenant. Chacun s’approcha, encadré par épouse et marmaille, du cercueil, visa soigneusement avec le goupillon, et traça le signe de la croix avec l’eau qui rappelle le baptême, comme il est de coutume. L’un y parvint à moitié. L’autre arrosa le maître de cérémonies, dont le stoïcisme aurait suscité l’approbation de l’observateur le plus sourcilleux.

Le moment que nous redoutions arriva.

Après que la bénédiction du corps eut été achevée, nous avions inhumé, et c’était le moment du « dernier regard », ou la famille passe à tour de rôle au bord de l’allée, pour dire au revoir. Pardon, adieu. Ou à Dieu. Chacun fait ce qu’il veut, en fait. Une pratique est assez répandue, le lancer de fleurs olympique : on jette une rose, ou autre, en essayant d’atteindre le cercueil.

Ce qui implique de s’approcher dangereusement du bord.

Je sent que le suspens vous tues, alors, soyez rassuré : aucun poivrot n’a été blessé pendant la rédaction de cet article.

Le premier frère lança une rose au hasard, qui atterris sur la bordure de la fosse. Il semblait vouloir se pencher, au dessus du vide, donc, pour la ramasser et retenter sa chance, lorsque son fils, sentant venir le drame, plongea, attrapa la fleur et la lança. L’homme le remercia d’un hochement de tête, puis laissa la place à son frère, s’effondrant sur un Christ de pierre, qui ne protesta pas.

L’autre frangin, vaguement conscient d’avoir loupé le cercueil lors de l’aspersion, se concentra soigneusement, un œil fermé, visa, tira, et sa rose se retrouva sur le couvercle du cercueil. Vaguement fier, il lança « Bon, ben salut, maman ! ». L’autre surenchérit « Ouais, salut, maman, à une prochaine, hein ! ».

Puis le maître de cérémonies s’avança pour leur donner les papiers. « Houlala ! Voyez ça avec nos épouses, hein, nous, la paperasse… ». Nous prîmes congé.

En sortant du cimetière, nous vîmes les deux orphelins aller honorer la mémoire de leur mère dans l’estaminet voisin.

 Pour conclure, nous proposons un nouveau slogan « Pour votre santé, ne laissez pas les autres boire ».

Aide toi, l’ethylotest t’aidera ?

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Depuis le premier juillet, il est obligatoire d’avoir un éthylotest dans son véhicule. Et gare à vous si vous n’en possédez pas : à partir d’octobre, ce sera une amende.

accident-de-voiture-sur-la-rcea-dans-l-allier-MAXPPP-930620_scalewidth_630-300x200 Aide toi, l'ethylotest t'aidera ?Au passage, signalons que ce sont en réalité deux éthylotest qu’il faudra avoir : si, en bon conducteur, vous avez un doute après un verre de vin surnuméraire, et que vous utilisiez l’instrument, vous seriez tout de même passible d’une amende, puisque la loi stimule que vous devez en posséder un inutilisé dans votre véhicule.

N’espérons pas assister un jour à ce dialogue ubuesque :

Le policier : « Vous avez bu, monsieur ? »

Le chauffard : « Oui, une bouteille de whisky à moi tout seul, plus un peu de gin à l’apéro, et quelques verres de Bordeaux »

Le policier : « Et vous avez un éthylotest ? »

Le chauffard, le produisant « Oui, oui, regardez ! Tout neuf, il n’a pas bougé de son emballage »

Le policier : « Parfait. Circulez. »

Ni n’imaginerons de situations gênantes comme le président de la Ligue Antialcoolique achetant des éthylotest en les dissimulant derrière des boîtes de préservatifs pour s’éviter la honte. Ce n’est pourtant pas l’envie qui m’en manque (et si vous avez des idées de situations kafkaïennes ou ubuesques, les commentaires sont la pour ça).

Nous ne polémiquerons pas non plus sur les raisons, ou les conflits d’intérêts, qui ont présidé à cette mesure. Nos confrères du Figaro, entre autres, le font très bien (ICI).

Non, nous nous demanderons ci qui sont les gens qui prennent de telle décision, et surtout, qu’est-ce qui leur passe par la tête.

Soyons clair, sans entrer dans la polémique : la route tue, la vitesse tue, l’alcool au volant tue, tout cela est accepté comme information, chiffrable et vérifiable. Pour contrer la vitesse, il y a les radars. Pour lutter contre l’alcool, il y a les éthylotest. Tout ceci est vain et ridicule.

Je ne sais pas vous, mais moi, je sais quand j’ai trop bu. J’en ai parlé un peu autour de moi, mais il y a toujours un symptôme physique qui trahi l’ébriété. Moi, par exemple, j’ai des fourmis dans les zygomatiques. Non, ce n’est pas une métaphore. Un petit fourmillement, et je sais à ce moment là, avec une précision qui n’a rien à envier à l’éthylomètre le plus précis, que j’ai trop bu pour prendre le volant. Cherchez bien : vous aussi, vous devez ressentir une manifestation, généralement au milieu de votre deuxième verre de gin.

Bref. Vous préférez le whisky, c’est vous qui voyez, peu importe : on sait très exactement quand on a trop bu pour conduire.

De même, j’ai fait équiper à grand frais mon véhicule automobile d’un système révolutionnaire : un dispositif rond, sur lequel sont inscrits des chiffres. Au milieu, une aiguille, qui va indiquer l’un de ces chiffres, et ce dernier se trouvera correspondre parfaitement à la vitesse de déplacement en kilomètres par heure de ma voiture. Un « compteur de vitesse », ça s’appelle.

Renseignements pris, tout le monde en a un. Pour certains, il sert à respecter le code de la route. Pour d’autre, il sert juste à indiquer à quel moment on peut ôter le pied frein à l’approche d’un radar. Pour une frange d’extrémistes, il sert juste à calculer le montant de l’amende que leur avocat ira contester.

Ou je veux en venir ? A ceci : plantez des radars, il poussera des contestations. Il n’y a que le bon conducteur, qui dépasse une fois, par hasard, la vitesse limite, qui ne cherchera pas la faille. Rendez obligatoire les éthylotests, et vous constaterez que ça ne sert à rien, puisque d’une façon ou d’une autre, lorsqu’on est en tort, on le sait. A quoi servent ces mesures ? Pour l’une, à faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’état, et pour l’autre, à donner une information dont on dispose déjà.

C’est un grand mal de croire qu’à une statistique on peut répondre par une loi.

accident_route_-300x199 Aide toi, l'ethylotest t'aidera ?Il est une heure du matin. La nuit est bleue. Pas le bleu des films américains, celui, épileptique, des gyrophares qui clignotent. Le camion des pompes funèbres s’arrête derrière une voiture de la BAC, dans laquelle les flics usés partagent un thermos de café froid. La nuit habituellement silencieuse est déchirée par le cri strident de la scie circulaire des pompiers qui essaient d’atteindre les corps d’un couple de retraités. Nul espoir de les sauver : ils sont morts brûlés vifs dans leur voiture.

Sur le bitume, trois sacs. Les trois occupants de la voiture qui a percuté celle des retraités. A pleine vitesse, ils leur ont refusé la priorité, sur ce tronçon de voie rapide sans visibilité ou céder le passage est une question de vie ou de mort. Un agent de police est occupé, dans la carcasse de la voiture de chauffards, à compter les bouteilles, qu’un collègue note frénétiquement sur un calepin « Bière, dix huit canettes, whisky, deux bouteilles, anisette, une bouteille… ».

Le temps que les pompes funèbres fassent les aller-retour à la morgue pour déposer les cadavres des jeunes de dix huit et dix sept ans, les pompiers auront fini de dégager les corps des deux retraités. Grâce à l’immatriculation de leur voiture, ils auront des noms. Grâce aux noms, ils auront des dossiers dentaires qui permettrons l’identification.

Des policiers, dans un coin, font une tête pas possible : c’est à eux que revient la tâche d’aller tirer les familles du lit pour leur annoncer la nouvelle.

L’air glacé souffle sans arriver à chasser la chaleur de la carcasse de métal fumant, ni l’odeur de chair brûlée, et semble porter encore les cris de souffrance d’un couple qui rentrait d’un loto et qui est mort de la plus abominable des façons.

Sur les visages de la vingtaine de policiers, de la trentaine de pompiers, du préfet qui vient d’arriver accompagné d’un juge de permanence et d’un conseiller municipal, et les visages des croque-morts qui devraient pourtant être blasés, la même expression indéchiffrable, mélange unique de compassion, de colère et d’un spleen irrépressible.

Cette scène est vraie. Elle s’est réellement produite. Imaginez maintenant la même chose, la même ambiance, et là, au milieu de tout, un technocrate fraîchement débarque, qui s’exclame dans ce silence véritable de mort « Comment une telle chose a-t-telle pu arriver ? Ils n’avaient pas d’éthylotest ? ». La seuls statistique qui comptera, dans ce cas là, c’est le temps écoulé avant que quelqu’un fasse une bavure.

Alors, quoi ? Laisser faire ? S’abandonner à un terrible fatalisme ? Écrire dans l’habitacle de chaque voiture ce vers de Dante « Toi qui entre ici, abandonne tout espérance » ?

Il y a deux écoles de pensée : la première est celle du tout répressif. Considérer chaque chauffeur comme un tueur en puissance et introduire le bridage sur les moteurs et l’éthylotest relié au démarreur. La seconde est plus philosophique. Elle passe par l’apprentissage d’une maxime, une seule, « ta liberté s’arrête là ou commence celle des autres », et le long commentaire de ce qui en découle.

A ce sujet, vous pouvez lire ce formidable texte de Serge Reynaud, intitulé « Avis à famille » ou deux policiers sont devant une porte derrière laquelle se trouve les parents à qui ils doivent annoncer la mort de leur fils. (Dans « Bonne nouvelle, c’est la police ! » Bourin éditeur). Si le reste du livre n’était pas aussi formidable, ce texte en justifierai à lui seul l’achat.

Et vous pouvez aussi vous repasser ce clip de la sécurité routière qui, pour une fois, évite l’écueil des slogans chocs pour montrer la réalité abrupte. Choc.

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