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Anniversaires de décès : la douleur salvatrice

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anniversaire décès

Une année de passée, cinq, vingt, et vous ne pensiez jamais être arrivés si loin. Et pourtant… Il vous manque, elle vous manque, ils représentent tout ce qui n’est plus, l’absence, le vide, le chagrin et depuis qu’ils ne sont plus là, ce n’est pas vos bougies que vous soufflez ce sont celles des anniversaires des jours où ils ne sont plus là.

« Pourquoi est-ce que tu veux revivre ce jour là encore et encore ? La mort c’est déjà l’infini »

« Parce que j’en ai besoin, j’ai besoin de me rappeler pourquoi je n’arrive pas à oublier, j’ai besoin de rendre le souvenir réel, j’ai besoin de la retrouver ».

Les anniversaires sont entrés dans l’usage comme étant une célébration. Or, un anniversaire c’est une marque au fer rouge, une empreinte, une trace, une gravure du temps qui passe. Le nôtre, mais aussi celui qui marque le temps entre un événement et nous à l’instant T. Je connais quelqu’un qui ne fête jamais son anniversaire, mais qui fête chaque année celui où elle a reçu sa greffe qui lui a permis de renaître ce jour.

Les anniversaires de décès sont tout aussi utiles, ils marquent le temps mais aussi la distance. Ils permettent de s’éloigner tout en gardant la douceur de l’amour que l’on éprouve pour la personne qui n’est plus à nos côtés.

Un anniversaire ne doit pas célébrer le manque, il doit célébrer le souvenir.

Certains publient un faire part dans le journal, d’autres font une cérémonie, d’autres encore déposent une couronne de fleurs, allument une bougie. Mais chacun peut faire de ce jour un nouveau jour. Partir dans un nouvel endroit, faire quelque chose de radicalement différent, se faire plaisir. L’important dans l’anniversaire de décès c’est de mettre une distance entre les autres jours et celui-ci même s’il est douloureux, même s’il déchire. Pour ceux qui avancent dans leur étape de deuil, cela permet de transformer le chagrin en souvenir. Pour ceux qui restent dans un événement traumatique faire quelque chose de différent peut permettre de détacher ce jour des autres, un peu comme si on découpait le contour pointillé sur le calendrier.

Le deuil renvoie toujours à soi, et cela peut-être aussi le jour pour voir le chemin parcouru, votre propre chemin et même si c’est douloureux et que vous n’oubliez pas, vous avancez. Vous survivez jusqu’au jour, où vous vivez à nouveau.

25 ans après sa mort, Gainsbourg bouge encore

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Voici 25 ans demain mercredi, Serge Gainsbourg mourait chez lui à Paris d’une ultime crise cardiaque, avant d’être inhumé au cimetière parisien du Montparnasse. Icône aujourd’hui incontournable de la chanson, nombre de publications relatent à cette occasion sa paradoxale longue course après le succès.

Le peintre, l’amateur de Boris Vian, le passionné de musique classique, le vendeur de disques pop, l’égérie de ces dames, le Gainsbarre provocateur des dernières années : tous retracent ce que furent les multiples vies de l’artiste qui fascine plus que jamais. A commencer par la somme Tout Gainsbourg (un bon millier de pages, chez Jungle Doc), signée Bertrand Dicale. Le livre du médiatique journaliste musical tient à la fois de la biographie (avec témoignages) et de l’encyclopédie thématique sur l’œuvre et ses influences.

Thèmes de prédilection, filiations littéraires et portrait encore dans Passionnément Gainsbourg (éditions du Rocher), par l’universitaire Karin Hann, dans Serge Gainsbourg, le génie sinon rien (Textuel), de Christophe Marchand-Kiss ou encore dans  la bande dessinée Gainsbourg de Dimberton et Chabert (éditions Jungle), sortie à l’automne mais qui reparaît désormais en édition collector. Aux nombreux livres parus, on ajoutera la réédition (chez L’Archipel) de La jeune fille et Gainsbourg, signée Constance Meyer, qui y raconte sa relaton avec le chanteur sur sa fin.

Bien sûr, on peut réentendre largement les chansons du chanteur prolifique. Cet anniversaire ajoute sa pierre avec le double album Gainsbourg & Co, qui rassemble pour la première fois tous ceux et celles pour qui il a écrit : évidemment Jane Birkin,  Vanessa Paradis, Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, France Gall, Françoise Hardy, Petula Clark, Alain Chamfort mais aussi Mireille Darc, Dani ou Nana Mouskouri.

ROC•ECLERC, 30 ans et pas une ride

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Sandrine Thiéfine
A l’occasion de l’anniversaire du Groupe ROC•ECLERC, célébré à Opio, nous avons interviewé Sandrine Thiéfine, sa présidente

Vous avez tenu une réunion à Opio pour les 30 ans de ROC•ECLERC, pourquoi cet endroit particulier ?

Sandrine Thiéfine : Nous voulions marquer cet anniversaire lors de notre convention annuelle, nous voulions un endroit sympathique, le CLUB MED d’Opio était l’endroit idéal pour cette célébration avec en plus un magnifique soleil. Nous étions tous très heureux de nous retrouver dans cet endroit qui sort de l’ordinaire, nous en avions un peu marre des salles de réunion des hôtels parisiens. Nous avons fêté dignement notre anniversaire, comme il se devait et pour réaliser le résultat de notre action… Nous souvenir du monde d’avant, nous réjouir de ce que nous sommes devenus et nous investir dans le monde d’après. Je pense que cette convention d’anniversaire va rester dans les esprits de chacun d’entre nous.

Comment s’est déroulée cet évènement ?

J’ai une équipe formidable à mes côtés et le déroulement de nos 2 jours de convention a été remarquable et parfaitement bien organisé, dans la joie et la bonne humeur. Le premier jour était dédié à une plénière et à des ateliers, et nous avons en fin de journée fait une remise de trophée au sein du réseau. Au delà de ces trophées concernant la qualité et les performances, j’ai été très heureuse de remettre deux trophées d’honneur des 30 ans de la marque à des anciens franchisés, Monsieur Alain Janet, franchisé ROC•ECLERC de Châteauroux, qui passe le relais prochainement et à Monsieur Jean Gabriel, Franchisé ROC•ECLERC de Dijon. A eux deux, ils représentent 22 agences ROC•ECLERC. Nos partenaires référencés étaient invités à passer la soirée avec l’ensemble des franchisés. Le lendemain nous avons fait notre journée « Partenaires » notre mini-salon du funéraire dédié uniquement aux franchisés. L’ambiance était excellente et les franchisés ont pris le temps d’échanger avec leurs partenaires référencés. Le résultat est d’ailleurs très positif.

Ou en est le groupe, aujourd’hui, 30 ans après sa création ?

30 ans c’est jeune pour une marque, mais en même temps c’est le temps d’une génération. Le réseau s’est affirmé au fil des années comme une marque militante. C’est un réseau indépendant dont les franchisés sont les premiers acteurs, en faisant le choix personnel d’être dirigeants d’entreprises, ni employés, ni isolés. ROC•ECLERC c’est à présent une marque solide, un réseau solidaire à base de dynamisme, de loyauté et de fidélité. C’est un réseau médiatique, expert dans le secteur funéraire, c’est ainsi que nous sommes perçus par les médias et cette reconnaissance est totalement méritée et elle doit être défendue tous les jours. Le réseau aujourd’hui c’est près de 500 agences ROC•ECLERC et un chiffre d’affaires de 152 M€.

Quelles différences majeures existent entre les historiques, qui étaient là depuis le début, et les nouveaux arrivés ?

Cela reste avant toutes choses des hommes et des femmes, anciens ou nouveaux, qui sont liés par la même envie de rendre service aux familles. Ils font tous un métier complexe et délicat, un métier fort en relations humaines, en psychologie et c’est un métier qui ne peut se pratiquer qu’avec altruisme et passion. Ils sont tous défenseurs de la marque, anciens et nouveaux, ils croient naturellement aux valeurs de ROC•ECLERC, c’est à dire éthique, qualité, respect, écoute et bien entendu Savoir-Faire. Notre plus jeune franchisé a 25 ans, le plus ancien 75 ans, je les respecte tous, anciens et nouveaux. Je ne fais pas de différence, même si je suis parfaitement consciente que les franchisés ROC•ECLERC de la première heure sont de véritables acteurs du succès de notre marque. Je les ai remerciés, je les remercie encore, et je les remercierai toujours.

A ce propos, pourquoi devient-on franchisé ROC•ECLERC en 2015 ?

Notre marque est forte, sa notoriété est exceptionnelle, la marque est implantée sur tout le territoire français, et il très important que les entreprises funéraires ne doivent pas rester seules. Nous devons les accompagner et ROC•ECLERC est aujourd’hui la meilleure enseigne sur le marché. Plus nous sommes nombreux, plus nous sommes forts, pour négocier les achats, et négocier avec les banques et les assurances. L’équipe du Groupe ROC•ECLERC est aujourd’hui parfaitement structurée, nous apportons tout le soutien nécessaire aux franchisés. Nous avons également une forte campagne de communication TV nationale. Je vous rappelle aussi que nous avons ouvert 53 nouvelles agences ROC•ECLERC pendant l’année 2014. L’année 2015 sera également un très bon cru. Les professionnels du funéraire nous rejoignent et c’est très bien. Je conseille vivement aux entreprises qui n’osent pas franchir le pas de nous contacter et de rencontrer des franchisés ROC•ECLERC existants.

ROC•ECLERC est né dans une période de transition entre le monopole et la libéralisation du secteur. Quels sont, selon vous, les grands défis d’aujourd’hui et à venir pour le funéraire, et comment ROC•ECLERC va-t-il y répondre ?

C’est vrai que ROC•ECLERC est né en 1985, c’est à dire 8 ans avant la fin du monopole. Les franchisés de la première heure se rappellent parfaitement des moments particulièrement difficiles pour eux au démarrage de la marque pour organiser des obsèques. A l’époque, ils se sont battus avec le fondateur de l’enseigne pour s’imposer et je leur dis une nouvelle fois Bravo. Les défis d’aujourd’hui sont différents, nous devons être très vigilants face aux régies municipales et autres SEM, car Il y a parfois un mélange des genres qui n’est pas acceptable. Nous avons aussi laissé faire les banques et les assureurs concernant les ventes de contrats obsèques, ils ont pris de marché, alors que le secteur funéraire devrait être le premier acteur sur ces ventes de produits. ROC•ECLERC doit se battre chaque jour pour militer encore et toujours sur les prix. Notre marque a été construite sur des valeurs essentielles que nous entendons toujours porter, c’est à dire défense des intérêts des familles, défense de liberté de choix et défense du juste prix.

Quelles conclusions tirent les adhérents présents des 30 années écoulées ?

Pour les anciens franchisés, ils ont heureux de ce qu’est devenu le réseau ROC•ECLERC, ils ont de très belles entreprises et cela grâce à eux et au travail difficile qu’ils réalisent chaque jour. Ils ont conscience qu’après leur départ à la retraite ou pour des cessions d’entreprises, il y aura toujours la continuité de la marque. Mais le mieux est de leur poser la question directement.

Quels sont les projets pour les 30 prochaines années ?

J’espère du fond du cœur que cette marque perdurera, d’ailleurs je ne vois pas les choses autrement. Nos implantations en France seront réalisées, notre développement européen sera largement avancé et bien entendu nous deviendrons leader !

Propos recueillis par Guillaume Bailly

Le site internet de Roc-Eclerc

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30 ans, et une carte d’anniversaire d’outre-tombe

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(capture Reddit)

Le site internet communautaire de partages Reddit s’enflamme depuis trois jours pour l’émouvante histoire de ChrisBenRoy. Le jeune homme a en effet mis en ligne la carte d’anniversaire reçue pour ses 30 ans, envoyée par un père… mort voici 16 ans.

De son véritable nom Jace Lenfert, cet Américain habitant New Albany (Indiana) avoue avoir été complètement pris au dépourvu. C’est sa mère qui lui a transmis la carte. Elle la gardait secrètement depuis 1999. Depuis qu’un cancer du foie avait emporté le père. Ce dernier l’avait acheté quand il avait réalisé  qu’il était mourant. La carte représente un chien de dessin animé, et comporte un texte pré-écrit. Seule la signature est manuscrite : « Love Ya, Papa ».

Jace Lenfert, qui s’est dit profondément heureux, suppose que son père malade, entre chimiothérapies et médicaments,  devait déjà manquer de forces pour ne pas avoir en avoir écrit davantage. C’est comme si il l’avait fait hier, commente t-il, c’est comme si il était encore présent.

Le jeune homme réalise qu’il a vécu plus longtemps sans qu’avec ce paternel, qui n’en est pas à son coup d’essai : une pareille carte était arrivée pour le 20e anniversaire de Jace, puis pour son 21e et son 25e. Puis plus rien. La surprise a été totale, et ce moment est d’autant plus précieux et touchant. « Même 16 ans après sa mort, il trouve encore le moyen d’être un papa génial », écrit-il. Il se demande aussi ce qu’il adviendra s’il se marie, s’il a des enfants, quand il passera le cap de la quarantaine.

En publiant son histoire mardi dernier, au lendemain de son anniversaire, ChrisBenRoy a ému. Plus de 2,5 millions d’internautes ont lu son « post » en trois jours sur le site Reddit, et l’ont fait circuler sur la toile.  2.000 ont laissé un commentaire, y allant à leur tour de leur petite histoire.

 

 

 

Même mort, Jobim marche encore sur Ipanema

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Il avait déjà un aéroport à son nom, à Rio. Antônio Carlos Jobim a désormais sa statue en bronze de 200 kg sur la célèbre et touriste plage d’Ipanema. 20 ans tout juste après sa mort, le Brésil idolâtre toujours son légendaire compositeur de bossa nova.

Quand Jobim est décédé, le 8 décembre 1994 âgé de 67 ans dans un hôpital new-yorkais, le musicien laissait des centaines de bossas, sambas et autres rythmes, souvent adaptés par autant de jazzmen, de crooners, enregistrant une cinquantaine de disques. Nat King Cole, Al Jarreau, Franck Sinatra, jusqu’à bien sûr Georges Moustaki en France : les adaptations sont légions. Le co-inventeur de la bossa nova n’a cessé de créer, ses compositions faisant le tour du monde. Qui n’a pas dans l’oreille « La fille d’Ipanema » (1962) ou encore «Les eaux de Mars » (1972).

C’est la sculptrice Christina Motta qui a créé la statue inaugurée hier à Rio. Le musicien est représenté marchant, la guitare à l’épaule. C’est justement attablé à un bar, face à la plage d’Ipanema, en compagnie de l’auteur Vinicius de Maraes que « Tom » Jobim a écrit la chanson. Une jolie inconnue foulait le sable. On connaît la suite.

(Capture d’écran TV Globo)

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John Lennon, star assassinée voici 34 ans

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L’adjudication d’une guitare de John Lennon (480.000 euros) à Londres voici quelques jours vient rappeler que la star est morte il y a 34 ans aujourd’hui. Assassiné en rentrant chez lui à New-York, un 8 décembre 1980 au soir, après une journée passée en studio.

Le cofondateur des Beatles venait de publier un nouvel album « Double Fantasy », après cinq années de silence musical public. Mark David Chapman, un déséquilibré qui vient de lui faire dédicacer le disque (notre photo), l’attend à nouveau et lui tire quatre balles dans le corps. L’émotion est planétaire.

L’homme écopera d’une peine de prison à perpétuité. Lennon est déclaré mort à l’hôpital. Il est crématisé. Les ventes de ses disques explosent. Après sa mort, il y a eu encore beaucoup de commerce. Deux albums posthumes, notamment, des inédits, des versions alternatives de chansons, et deux morceaux repris et complétés pour figurer sur l’anthologie des Beatles.

De nombreuses rues, de nombreux parcs et monuments portent aujourd’hui son nom, rappelant son engagement pour la paix dans le monde. En 2012, sa célèbre chanson « Imagine » avait été interprétée lors de la cérémonie de clôture des JO de Londres. Le 8 décembre 2007, sa veuve Yoko Ono avait publié dans la presse une lettre pour lui, où elle racontait le manque, l’absence et la nécessité de poursuivre encore leur mobilisation pour la paix.

Nelson Mandela, l’hommage un an après sa mort

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Un an après sa disparition le 5 décembre, l’Afrique du Sud rend hommage à Nelson Mandela (95 ans). Ce vendredi, des cérémonies sont organisées dans tous le pays.

Ce matin, avant une manifestation officielle, les habitants sont appelés à observer six minutes et sept secondes de bruit. 6 et 7, comme les 67 années de militantisme et d’action politique du héros de la lutte contre l’apartheid. Premier président noir de la nouvelle Afrique du Sud. Prix Nobel de la paix. Sirènes, cloches et vuvuzelas vont donc retentir.

Personne n’a oublié les prières et les chants d’il y a un an, alors que la télévision annonçait jour après jour que l’idole de tout un peuple déclinait à l’hôpital, entouré des siens. Et puis, il y a eu ce jeudi soir, peu après 23 heures. Le président Jacob Zuma est intervenu en personne à l’écran. Madiba (son nom de clan) venait de mourir. Dans les heures qui ont suivies, des foules s’étaient rassemblées pour veiller, devant sa maison de Johannesburg, devant son domicile de Soweto, bastion de la lutte. Anonymes et chefs d’Etat avaient envoyé des milliers de messages.

Aujourd’hui, le pays entretien la mémoire. L’archevêque Desmond Tutu, autre prix Nobel de la paix, appelle à « suivre l’exemple » de Mandela. « Notre obligation est de continuer à construire la société qu’il imaginait. Une société basée sur les droits de l’Homme. Une société de lendemains meilleurs pour tous ».

Signe de la ferveur, Nelson Mandela est devenu l’une des trois figures que les Sud-africains se font le plus tatouer, avec Jésus et Marilyn Monroe. Une façon d’honorer l’icône et d’entretenir encore longtemps le souvenir.

Olivier Pelladeau

Libération, 40 ans en grande pompes funèbres

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J’avais raté l’information publiée en novembre sur le site internet du quotidien Libération, le 13 décembre, «Libé» fête ses 40 ans au Centquatre. Lecteur assidu depuis une trentaine d’années, j’ai cessé de l’acheter depuis une dizaine d’années, mais je consulte régulièrement son site internet, assistant à la lente décrépitude du quotidien que je lisais à l’université. Vous allez me dire, pourquoi nous parler de Libération dans funéraire-Info, nous savons tous que Libération est à l’agonie ? Bon, le plus drôle est à venir, restez avec moi… L’anniversaire aura lieu dans les anciens locaux du service municipal des pompes funèbres à Paris!

40 ans de Libération au 104 ou la chronique d’une mort annoncée

Comment la direction du journal a-t-elle pu choisir un tel lieu pour un anniversaire ? Pourquoi le directeur de la communication ou la rédaction du journal n’ont-ils pas alerté Nicolas Demorand sur le risque pour un journal à l’agonie, un quotidien en soins palliatifs, un canard avec un pied dans la tombe de faire son anniversaire dans un lieu qui n’est autre que l’ancien bâtiment du service municipal des pompes funèbres (SMPF) à Paris…

Depuis 1973, Libération agite les neurones et bouscule les habitudes pour se tourner, aujourd’hui plus que jamais, vers l’avenir… Je suis juste mort de rire en espérant que le choix de ce lieu ne soit pas le chant du cygne du journal lancé le 18 avril 1973 par Jean-Paul Sartre qui doit aujourd’hui se retourner dans sa tombe en voyant Libération en quasi « mort clinique« .

Quand on pense que Libération avait fait remarquer que le QG parisien de Nathalie Kosciusko-Morizet, pour la campagne des municipales à Paris était installé dans un ancien établissement de pompes funèbres en évoquant un mauvais présage…

Une courte histoire du 104

Le bâtiment a été construit en 1873 par le diocèse, et en 1905, suite à la séparation des Églises et de l’État, qu’est créé le service municipal des pompes funèbres (SMPF), Le monopole municipal concernait les cercueils, les corbillards, les « porteurs » et les cimetières. Une part importante du travail relevait de la « pompe ». Ainsi, il était obligatoire (jusque dans les années 1980) de placer des tentures à l’entrée des bâtiments où se trouvaient des morts. 27 000 corbillards partaient chaque année du SMPF, 1 400 personnes y travaillaient comme menuisiers, peintres, maçons ou employés de pompes funèbres, dont une quarantaine de femmes. Ce monopole municipal de la pompe funèbre a pris fin avec la loi Sueur du 8 janvier 1993.
Sur le site de la rue d’Aubervilliers, l’activité a décliné progressivement jusqu’au départ du dernier employé en 1997.

Bon sans rancune et bon anniversaire Libération, vous pouvez lire le programme ici et vous rendre le 13 décembre à cette manifestation, si vous n’êtes pas superstitieux ! en attendant l’avis de décès officiel de Libération…

40-ans-de-Libération-au-104-300x200 Libération, 40 ans en grande pompes funèbres
40 ans de Libération au 104, mauvais présage?