Accueil Tags Aquamation

Tag: aquamation

Review 14-20 Nov : Ça s’est passé cette semaine sur Funéraire-Info

1

Bonjour à toutes et à tous. Eh oui déjà dimanche, ou enfin dimanche c’est vous qui voyez. Vous êtes au chaud sous la couette ? Bon oui d’accord vous êtes d’astreinte. Allez je vous soutiens – de loin, quand même ‘faut pas pousser- et vous sélectionne les articles qui ne fallait pas manquer cette semaine sur Funéraire-Info. C’est parti pour la review de la semaine du 14 novembre.

Après ces deux dernières semaines d’hommage et de recueillement, nous sommes retournés voir ce qu’il se passe dans vos entreprises. Entre nouveautés et conseils, cette semaine ce sont les professionnels du secteur qui sont mis en lumière.

Et si on vous facilitait la vie ?

Mélanie va chercher auprès des meilleures entreprises du secteur les solutions qui vont vous faciliter la vie dans la gestion de vos installations dans les cimetières. Cette semaine, elle nous présente Fonda Pieux et le chariot motorisé d’Hydrosystem.

Il y des solutions à tout et si en plus par la-même cela permet de faire une bonne action. C’est ce que fait Orthometals, la solution des crématoriums présentée par Guillaume.

Chez FunérArts non seulement il y a de l’innovation mais il y a aussi des partenariats solides et précieux. C’est tout en finesse et à la pointe de la mode, que FunérArts nous dévoile sa collection de personnalisation de cercueils adaptée aux cercueils Bernier et FUNICO.

Assises du Funéraire

C’était le 3 octobre dernier, les premières Assises du funéraire en France qui révélaient les attentes des français en matière de deuil. Marc Manzini, président honoraire de la Chambre Syndicale Nationale de l’Art Funéraire revient pour nous sur cet événement.

Conseils

Survivre aux impayés ? C’est possible il suffit d’anticiper au mieux les besoins de vos familles et de savoir les conseiller et les orienter. Certes ça n’est pas toujours facile, alors on détend et on va lire ce que j’ai écrit pour vous.

Mourir à l’étranger ça arrive, et d’autant plus dans un pays comme le nôtre frontalier à de nombreux endroits. Comment gérer le rappariement des corps ? C’est à cette question que je m’intéresse cette semaine.

Technique

Vous êtes nombreux à vous posez la question des nouveaux procédés cérémonieux et rituels. Je reviens pour vous sur le tour d’horizon de ce qui existe dans le monde telles que l’aquamation, la promession ou encore la résomation.

Réquisition, ça commence comme ça. Vous vous rendez sur place et là vous vous rendez compte qu’il y a un espace de vide non négligeable entre le défunt et le sol. Eh oui…vous voilà face à un suicide par pendaison.

Insolite

Parfois, l’actualité est bien mieux que la fiction, cette semaine à Saint-Tropez une voiture qui visiblement allait beaucoup, beaucoup, beaucoup trop vite, est arrivée en plein cimetière marin de Saint-Tropez.

La semaine prochaine je vous emmène dans l’univers des thanatopracteurs, ne manquez pas tous les jours un article sur mesure qui concerne chaque aspect de ce métier si particulier. Granit ou marbre ? Mélanie vous expliquera tout. Quant à Guillaume il vous présentera une entreprise que tout le monde aime ; Pilato et il vous expliquera également comment faire face aux découvertes de corps avancées.

Vous avez des questions, des réclamations, des revendications ? Partagez-les-moi. Je vous laisse profiter de ce dimanche où que vous soyez, et quoique vous fassiez et je reviens vous chercher dès demain. Merci de m’avoir laissé rentrer chez vous.

Funéraire-Info, pour vous, par vous.

Pif Paf Plouf, promession, aquamation, sublimation , résomation

0

Promession, aquamation, résomation, sublimation. Des mots que vous voyez passer régulièrement sur les pages de Funéraire Info notamment lorsque l’on traite de sujets internationaux. Certains procédés, je le sais, vous séduisent, pourtant en France seules la crémation et l’inhumation sont autorisées. On refait un petit tour d’horizons de ces techniques réelles ou fantasmées.

Oh mon beau miroir

10 % c’est la promesse d’énergie nécessaire aquamation par rapport à l’énergie d’une crémation. Aucune particule dans l’atmosphère contrairement aux 200 kilos de CO2 émis par le four crématoire. L’idée c’est de plonger le corps du défunt dans un bassin prévu à cet effet dans une eau chaude à 93°C ++ de carbonates et ++ d’hydroxydes.

Vous mélangez tout ça, secouez un peu. Entre la température de l’eau et l’alcalinité vous obtenez une accélération de la décomposition des tissus.

4 heures, ça c’est encore une promesse, celle du temps nécessaire à votre recette. L’eau restante est riche en matière organique et fait un formidable engrais, Monsanto n’a qu’à bien se tenir.

À l’issue de cette transformation il reste des os, que l’on broie et que nous mettons dans une urne, à partir de la nous reprenons le même processus que la crémation « classique ».

Pourquoi nous adorons ?

Dès qu’il y a le mot « écologie » fatalement il y a un peu d’étoiles dans les yeux. Si on peut faire quelque chose d’utile pour la planète en plus avec notre corps, pourquoi pas ? Et curieusement l’eau fait moins peur que le feu dans l’esprit collectif. Note à Guillaume : Il va falloir trouver une autre chanson qu’allumez le feu de Johnny pour la cérémonie.

Oui ! …Mais…Non

Le problème avec les promesses, c’est que c’est un peu comme pour les élections, nous avons une fâcheuse tendance à ne pas les croire et même à ne plus les entendre. Planète paranoïa oblige, on va fouiller un peu, l’aquamation existe au Canada par exemple et en réalité on passe de 4 heures pour mamie qui fait 45 kilos tout mouillé à près du double pour papi qui fait lui même le double du poids. Lorsqu’on voit qu’une crémation qui dure entre une ou deux heures et que parfois il y a une liste d’attente dans certains créma il faudrait de nombreux et nombreux et nombreux centres d’aquamation pour pallier à ce problème.

L’eau c’est bien ça fait de l’engrais, n’empêche il faut en remettre ensuite, écolo pas écolo ?

Et surtout … Vous qui souhaitez voir apparaître ce procédé, sachez pour ceux qui l’ignorent et n’oubliez pas pour ceux qui le savent déjà que l’aquamation nécessite de plonger le corps du défunt seulement, c’est-à-dire sans cercueil. Alors soit on divise, multiplie et monte en coefficient 6 le prix de l’aquamation pour rentrer dans ses frais – ce qui voudrait dire que chaque agence et son propre centre d’aquamation-, soit on fait une croix sur sa marge sur le cercueil. Eh oui…on ne peut pas tout avoir.

Promesse de promession

Ça, ça vient de Suède, donc ça, ça m’intéresse. Ici il s’agit de plonger le tout dans de l’azote liquide et de le refroidir à -196°C. Ensuite, nous posons tout ça sur une table vibrante, le corps devient friable et POUF tombe en fines particules. Par un procédé de lyophilisation, l’eau est éliminée, il reste de la poudre. Là on recommence, on met ça dans une urne, et l’idée c’est de l’enfouir et de planter un arbre dessus.

Pourquoi nous adorons ?

Qui n’aime pas les noisettes ? Donc qui n’aime pas les écureuils ? Donc qui n’aime pas les arbres ? CQFD, le message écologique passe et on aime ça. En plus, cette fois c’est 0% – comme dans les yaourts- d’émission de CO2 et de mercure.

Parce que l’idée de finir comme une glace solero – vous vous souvenez de ces petites boules vertes délicieuses ? – est plutôt amusant.

Avantage : Là nous gardons le cercueil.

Oui ! … Mais … non ! 

Les petites boules vertes sont un mythe, on finit plutôt en sachet lyophilisé pour astronautes. Planter des arbres c’est bien mais homologuer tout ça risque d’être compliqué. Combien coûte l’équipement donc à combien cela va être répercuté sur la famille ? Là encore, nous savons que tout ce qui est écologique coûte cher.

Et puis arrêtez-moi si je me trompe, mais l’azote liquide ça n’est pas hyper archi écologique si ?

Abracadabra

La sublimation est le fait de passer un corps de l’état solide à l’état gazeux donc sans passer par une fusion – état solide à liquide – ni de vaporisation – liquide en gaz – ni de condensation ni l’inverse, ‘fin bref, suivez un peu. Quelques minutes suffisent pour cette transformation contrairement à une heure ou deux heures pour une crémation. L’énergie utilisée est de l’hydrogène.

Pourquoi nous adorons ?

Parce que c’est possible enfin hypothétiquement tout est possible et je n’ai pas grand chose d’autre à dire côté positif.

Oui ! …. Mais… Non !

À voir, honnêtement je ne vais pas vous dire de bêtises… à voir.

Disparition

Là encore procédé sommes toutes semblables aux autres déjà en place dans quelques état d’Amérique notamment en Floride. La Résomation consiste à plonger et dissoudre les dépouilles des corps dans de l’eau à 180°C –tout de même ! – avec de l’hydroxyde de potassium.

Pourquoi nous adorons

Là encore c’est nouveau, c’est tout beau, c’est tout chaud – et c’est le cas de le dire – parce que tout ce qui vient des Etats-Unis a fatalement une onde de résonance un jour ou l’autre par ici.

Oui !… Mais… non

Niveau énergie ça ressemble à quoi ? Parce que pour faire chauffer de l’eau à 180°C il faut y aller quand même et puis là encore l’hydroxyde de potassium…pas joli joli tout ça.

Il y a aussi l’humusation par ici, et la plastination par . Éric et Cassandra vous présentent ces choses là bien mieux que moi.

Alors oui des nouvelles techniques existent, maintenant le temps qu’elles passent par notre système ubuesque de complexifications administratives et d’homologations on aura le temps de mourir trois fois. Alors quoi ? on ne s’intéresse à rien parce que ça ne nous concerne pas ? Si, le mérite derrière tout ça c’est de proposer et surtout de mettre réellement en place de nouvelles techniques qui sont à la fois dans une vraie démarche d’écologie mais qui apportent également une nouvelle ritualité dans un monde funéraire sans cesse en évolution.

Funéraires, nouvelles tendances, surtout à l’exagération

2
Tas de tourbe en Ecosse aujourd'hui, cimetière demain ?
« Le funéraire doit personnaliser les cérémonies et imaginer des nouveautés » entendait-on encore il y a peu. Imaginer des choses neuves, c’est fait. Un peu trop peut être…
Nouvelle vague

Il en est du funéraire comme de toutes choses : le petit univers vis sa vie (pardon si la formule semble peu adéquate) dans son soin, et tout à coup, le vaste monde le rattrape, ou plutôt, lui tombe dessus à bras raccourcis.

Ainsi en est il de l’écologie. Durant des millénaires, nos civilisations occidentales ont enfouis leurs morts, jusqu’à ce qu’on s’avise que des cendres prendraient moins de place, et qu’on ne mette un siècle à convaincre les français d’opter pour la crémation. Las ! Alors que celle-ci a trouvé sa place dans la société depuis une trentaine d’années, peut être moins, la voilà disgraciée aux yeux de quelques progressistes échevelés et impatients.

Brûler les corps ne trouve pas plus grâce à leurs yeux qu’une inhumation dans le bon vieux cercueil en chêne de papa. Non, il faut plonger le corps dans une solution alcaline et le dissoudre, on appellera cela l’aquamation, ou bien le congeler avec de l’azote liquide et le secouer pour le réduire en particules, la promession. A noter que la NASA semble retenir cette hypothèse pour les corps des futurs colons martiens qui viendraient à mourir en route, en remplaçant l’azote par le froid de l’espace. Zéro absolu ? Pas mieux.

On veut aussi transformer le défunt en terreau, Le corps est placé dans un mélange de copeaux de bois, de paille et d’autres éléments organiques. Au bout du processus, il n’est plus que du terreau qui ira nourrir les plantations. Certains veulent faire plus court : inutile de transformer le défunt en terreau, on l’enferme dans un cercueil biodégradable avec une graine, et la nature fera le reste. On imagine le bambin se promenant au cimetière et, croisant un arbre, lançant un joyeux « Bonjour grand-mère ! ».

Que la recherche se fasse, c’est bien, qu’elle avance, c’est mieux, mais par pitié, arrêtez de convoquer la presse à chaque fois que vous aurez trouvé une idée pour transformer notre dépouille mortelle en terreau, glace pilée ou eaux usées, vous allez faire peur aux gens.

Le meilleur et le pire

Garder un souvenir de l’être aimé est une autre obsession. Certains ont des idées charmantes, capturer l’odeur du disparu, ce amalgame de parfum, de transpiration, d’hormones qui font la signature olfactive d’un être, et en faire un concentré dont la fragrance évoquera des souvenirs bénis. Pourquoi pas, même si l’idée, onéreuse, séduira une frange très restreinte de la population. Elle fait partie des jolies choses qu’on ne vendra certainement jamais à nos familles, mais dont on aime à savoir qu’elles existent.

Le fort d’une bonne idée est de s’arrêter. Ainsi, si l’équipe qui a eu l’idée du parfum s’est arrêté là et le considère comme un produit fini, une autre société le propose dans un coffret à tout le moins dérangeant. Imaginez une veuve qui ouvrirait ce coffret. Elle mettrait d’abord en route le diffuseur de parfum qui embaumerait la pièce de la fragrance de l’être aimé. Ensuite, elle y brancherait un lecteur MP3 pour diffuser la musique qu’elle et son regretté écoutaient ensemble. Enfin, elle s’emparerait du godemiché contenant les cendres de l’intéressé pour… Bon, inutile de vous faire un dessin.

La société qui le commercialise appelle cela « un doux souvenir ». Moi, j’aurais tendance à plutôt choisir le terme de « nécrophilie », chacun voit midi à sa porte. Note aux psychologues spécialisés dans le deuil pathologique : « rho dis donc, le pognon que vous allez vous faire ! ».

Pour faire la jonction entre les souvenirs bizarres et les traitements extrêmes infligés aux dépouilles mortelles, pire que de finir dans un sac plastique au fond d’un dépôt de jardinerie ou vidé dans le tout-à-l’égout, il y a le nec plus ultra : soumettre ses cendres à une température et une chaleur extrême afin de les transformer en diamant, puisque tout cela n’est qu’une histoire de carbone.

Transformer sa défunte mère en diamant surmontant une bague et la glisser au doigt de sa fiancée, voilà qui aurait plu à Normal Bates, le héros de Psychose.

Guillaume Bailly

L’aquamation, histoire d’eau des crématoriums ?

2
Le nouveau procédé révolutionnaire à la mode, ces temps-ci, c’est l’aquamation, soit l’équivalent aquatique de la crémation. Comment ça marche, est-ce que ça va arriver en France ? On vous dit tout.
L’aquamation, quésaco ?

L’aquamation est un terme néologique désignant une pratique funéraire recourant au procédé physico-chimique d’hydrolyse alcaline mis en œuvre en phase aqueuse. Si vous n’avez pas fait l’ENA, il s’agit par un procédé electro-chimique, de dissoudre un corps dans l’eau.

Sans acide ? En fait, l’hydrolyse alcaline permet de dissocier l’eau, permettant d’obtenir des ions H3O+ et HO- solubles. Des agents facilitant peuvent êtres adjoints à l’eau, des carbonates et de l’hydroxyde.

Le corps est placé dans l’appareil à aquamation, et l’eau est injectée à 93 degrés. L’opération dure quatre heures, à l’issue desquelles il ne reste qu’une eau riche an matière organique, mais qui n’est scientifiquement plus le défunt, puisque l’ADN est détruit durant le processus, et des os. Les os, comme à l’issue d’une crémation, sont broyés. L’eau chargée est, paraît-il, un excellent engrais.

Les résidus osseux, transformés en poussière, peuvent être restitués à la famille après broyage, à l’instar des cendres cinéraires.

Avantages…

L’aquamation est avantageuse, selon ses promoteurs, dont nous reprenons ici les arguments.

Elle serait dix fois plus économe en énergie que la crémation, et émet 160 fois moins de particules fines. L’aquamation a aussi la particularité de neutraliser les virus et prions. En Angleterre, par exemple, elle fut utilisée dans les milieux vétérinaires pour détruire les corps de bovins contaminés par la vache folle.

Mieux, l’aquamation neutraliserait les formaldéhydes. Toutes les substances chimiques utilisées dans le cadre d’un soin de conservation pourraient ainsi en toute innocuité être déversées dans la nature.

… Et inconvénients

L’aquamation, pour un pays comme la France, devra passer plusieurs barrières. La première est celle de l’homologation, qui pourrait prendre de nombreuses années. Ensuite, une seconde barrière légale est que, pour être optimale, une aquamation doit se pratiquer sur un corps nu, ou recouvert d’un tissu naturel biodégradable, et sans cercueil. Celui-ci étant obligatoire en France, une exception ouvrirait la voie à moult contestations.

Une fois ceci mis en place, il faudra vaincre les réticences. Après tout, il s’agit ni plus ni moins d’expliquer aux familles qu’on va transformer leurs disparus en engrais bio, en caricaturant un peu. Il faut rappeler que la crémation a fini par « prendre » en France environ 120 ans après qu’elle y ait été introduite.

Surtout que l’aquamation est longue : donnée pour 4 à cinq heures, le processus, à l’usage, sur le corps d’un homme de 80 kilos, prend plutôt une dizaine d’heures.

Enfin, il faudra se mettre d’accord sur un mot pour désigner l’action relative à l’aquamation, chose difficile dans ce pays ou les présentateurs de journaux télévisés utilisent encore le terme « incinération » pour désigner une crémation. Je veux me faire aquamer ? Aquamiser ? Aquamatiser ?

Ou se faire aquamer (ou -miser)

L’aquamation, pour l’instant, est proposée dans une poignée d’états américains, en Australie, et au Canada, ou deux pôles funéraires, dont un au Québec, proposent cette solution.

Elle est utilisée en Europe sur des dépouilles d’animaux. Son utilisation sur les humains n’est pas, sur notre continent, à l’ordre du jour, et, comme nous l’avons vu, le processus risque d’être long. Il est probable que vous et moi ne nous feront pas aquamatiser de notre vivant, ce qui est, de toute façon, déconseillé.

Guillaume Bailly

Un reportage de nos cousins du Québec sur l’aquamation

Sur les réseaux

17,918FansJ'aime
64FollowersSuivre
460FollowersSuivre
15AbonnésSouscrire