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Du funérarium au cimetière : Louisville va enterrer Mohamed Ali

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Légende du sport, l’ancien boxeur américain Mohamed Ali (74 ans) repose depuis hier dans un funérarium de sa ville natale Louisville (Kentucky), en attendant ses obsèques prévues vendredi prochain. Son cercueil a été transporté par avion depuis Phoenix (Arizona), ville où il est mort vendredi dernier.

L’ancien triple champion du monde a été attendu par une petite foule massée devant le funérarium, qui a applaudi à l’arrivée du corbillard. La famille et les proches ont accompagnaient le cercueil. On devrait retrouver ces fans du champion vendredi lors de la cérémonie et de la procession qui traversera les rues de Louisville, et particulièrement le quartier d’enfance de celui qui n’était encore que Cassius Clay. Une façon de permettre au plus grand nombre de faire des adieux à la légende. Sa maison d’enfance était hier décorée de fleurs et de ballons.

Vœux du champion converti à l’islam, une cérémonie multiconfessionnelle sera organisée, présidée par un imam. L’éloge funèbre sera prononcé par l’ancien président américain Bill Clinton, ami du boxeur. Mohamed Ali sera ensuite inhumé dans un cimetière de la ville. Selon des médias locaux et le maire de Louisville, l’actuel pensionnaire de la Maison Blanche Barack Obama envisagerait de faire le déplacement.

Au pupitre, Clinton aura de quoi raconter, de la lutte pour les droits civiques aux côtés de Martin Luther King à l’objection de conscience (époque Vietnam), des combats sportifs mémorables au courage final devant la maladie de Parkinson, diagnostiquée à l’âge de 42 ans. La conséquence des coups reçus ?

L’issue fatale, chacun a eu le temps de la voir venir. Mohamed Ali avait déjà été hospitalisé en 2014 et 2015. Sa fille Hana a raconté que les organes ont simplement arrêté de fonctionner l’un après l’autre, le cœur poursuivant seul le combat. Au dernier round, après des problèmes respiratoires, il a fallu le placer sous respiration artificielle vendredi dernier. Ses enfants ont finalement décidé de le débrancher.

Arizona : son bébé est mort mais son cœur bat encore

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(capture CNN)

Pas en reste de belles histoires destinées à faire grimper l’audience, la chaine américaine CNN rapporte en ce début de semaine celle intervenue récemment en Arizona. Heather, la maman d’un bébé mort, a eu un privilège rare : venir écouter les battements de cœur bien réels de son enfant pourtant disparu.

Au départ pourtant, il n’est pas question d’elle, mais d’une fillette nommée Jordan. Elle a quatre ans. Elle a passé ses premières années de vie dans un hôpital. Motif : elle est née avec une malformation cardiaque congénitale. Pour les médecins qui suivent son cas, il n’y a qu’une solution de survie. C’est une greffe de cœur

En juin 2013, Lukas, un nourrisson de sept mois, meurt. Heather, sa mère, prend la courageuse décision de faire don de ses organes, d’aider les autres. La greffe peut être tentée sur Jordan.

Plus d’un an et demi après, le reportage diffusé sur CNN montre le moment empli d’émotion où les deux familles se sont rencontrées pour la première fois. « C’est très troublant de se dire que ce cœur bat à nouveau », confesse la brune Heather. C’est aussi une chose de se le dire. Cela en est une autre à vivre.

Quand Esther, la maman de Jordan, voit enfin s’avancer Heather, les deux jeunes femmes tombent dans les bras l’une de l’autre. « Merci, merci », souffle Esther, sa fillette avec elle. Et là, au milieu des jouets éparpillés, Heather en pleurs se saisi d’un stéthoscope et le pose sur la fillette pour entendre battre le cœur de son enfant mort. « C’est votre bébé », souligne la maman de Jordan, elle aussi très émue.

Les organes de Luka et la décision de sa mère ont permis de sauver trois vies.

Couloir de la mort : 23 ans pour rien

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(Capture chaine ABC15 Arizona)

Debra Milke, une américaine de 51 ans, a passé 23 abominables années dans le couloir de la mort, à attendre une exécution. Et puis, lundi, les charges sont tombées. Non, elle n’a pas tué son fils de quatre ans en 1990. Qu’y a-t-elle gagné, sinon un enfant perdu et une vie brisée.

Cette mère a toujours clamé son innocence, après le meurtre de son fils Christopher en Arizona. C’est le seul témoignage de l’enquêteur, homme expérimenté, qui avait affirmé avoir recueilli ses aveux, qui est à la base de la condamnation à mort. Selon lui, cette femme divorcée avait engagé deux tueurs pour assassiner l’enfant et pouvoir toucher une prime d’assurance. Dans ce dossier, il n’y a pas de témoin, pas d’enregistrement, et l’intéressé a vivement nié.

Lundi dernier, une juge a constaté la réalité : d’autres enquêteurs ont établi la culpabilité de deux hommes, qui ont plaidé coupable et à leur tour été condamné à la peine capitale. Il a été établi que la mère, alors secrétaire dans une compagnie d’assurance,  avait accepté de confier en décembre 1989 son bambin à son colocataire et petit ami, qui devait l’emmener voir le père Noël dans un centre commercial de Phoenix. L’homme (qui souffrait d’un syndrome post-traumatique après le Vietnam) avait rejoint un ami, et ensemble ils avaient conduit Christopher à l’écart de la ville, pour aller lui tirer trois balles dans la tête dans un ravin isolé.

La juge a dénoncé, outre les fausses accusations de l’enquêteur, le laxisme de l’accusation et des procureurs de l’Arizona, qui auront tenté un recours jusqu’à la Cour suprême de l’Etat pour préserver leur dossier.

Debra Milke devient la deuxième femme innocentée et tirée du couloir de la mort aux Etats-Unis, et la 151e personne à l’être depuis 1973. Il y a quinze ans, on lui avait même communiqué une date d’exécution, annulée en dernière minute après un recours dans la procédure.