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Vingt ans après sa mort, Tupac reste toujours le maître du rap

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Tupac Amaru Shakur

Le rap de Tupac Amaru Shakur, qui est mort assassiné à Las Vegas le 13 septembre 1996, inspire toujours vingt ans après, la nouvelle génération de rappeurs, comme Gucci Mane ou Kendrick Lamar, en passant par Kery James et Rhoff.

Il y a 20 ans, le 7 septembre, à un angle de rues de Las Vegas, Tupac Shakur a été blessé de plusieurs balles et est mort dans un hôpital de la ville six jours plus tard. Tupac, dont le secret de sa mort n’est pas encore totalement élucidé et qui laisse libre cours à l’imagination, est régulièrement aperçu vivant comme Elvis.

Après une enquête controversée, le Los Angeles Times avait conclu en 2002 que c’est sous les balles de l’un des deux grands gangs de Los Angeles, des Crips, qu’il était tombé. Il n’avait que 25 ans, au plus fort de la rivalité entre rappeurs de la côte Est à ceux de l’Ouest, dont il était le porte-fanion, quand sa mort s’est produite. Six mois plus tard après Tupac Shakur, Notorious B.I.G, leur héros, a été abattu.

Vingt ans plus tard, une nouvelle génération de rappeurs lui est inspirée, où son bandana orne des endroits inimaginables.

L’auteur d’« Une exploration en 100 albums », un livre Rap français, Mehdi Maizi a résumé à Libération qu’il a marqué son temps et qu’il est sans conteste, le plus grand rappeur du monde. Tous les astres étaient alignés pour cet artiste hors-norme, ajouta-t-il. Encore selon Mehdi Maizi, il a une vie tragique, intense et courte et son discours était quasi prophétique.

Le professeur adjoint à la Cornell University, Travis Gosa trouve assez ironique en ce jour d’entendre la chanson de Tupac, et s’inquiète de l’héritage du rappeur, où déjà plusieurs groupes de Rap revendiquent son héritage.

Concernant la vie posthume de Tupac, l’un des moments les plus bizarres a été sans conteste celui de 2012, où il est apparu sur scène, en image produite avec un laser, sous forme d’hologramme, lors du concert du festival de Coachella.

Le prêtre Jacques Hamel : mort en martyr

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Le père Jacques Hamel est mort

Le père Jacques Hamel, qui depuis une dizaine d’années est à la retraite, est mort assassiné mardi matin par deux hommes qui revendiquent être du groupe EI (État islamique) à Saint-Etienne-du Rouvray, dans son église près de Rouen, qu’il avait voulu servir jusqu’au bout.

 Le prêtre Jacques Hamel qui est mort égorgé à l’âge de 86 ans, par les deux djihadistes, était un homme bon, toujours présent pour les autres, très actif, et a donné sa vie aux autres selon ceux qui l’ont côtoyé, a déclaré le vicaire général du diocèse de Rouen, Philippe Maheut, mardi 26 juillet.

Le père Jacques Hamel, né dans une commune de Seine-Maritime, à Darnétal, en 1930, ordonné prêtre en 1958 et ayant une réputation d’être discret, bienveillant et serviable, officiait quand les deux hommes ont pénétré dans l’église près de Rouen.

La BRI (Brigade de la recherche et d’intervention) de Rouen ont abattu les deux hommes qui se revendiquaient faire partie du groupe EI, et qui ont égorgé le prêtre. À part le père Jacques Hamel, un autre otage est toujours entre la vie et la mort.

Le père Auguste Moanda Phuati, curé de la paroisse de Saint-Etienne-du-Rouvray, dans la Seine-Maritime, près de Rouen est sous le choc. À peine rentré de son pays natal au Congo, il a appris à Paris, en allumant la télévision, la mort du père Jacques Hamel, son confrère, celui qui le secondait depuis cinq ans, en célébrant la messe quand il était absent, égorgé mardi matin, alors qu’il célébrait la messe dans l’église de la paroisse. Il a annoncé qu’il ne pouvait pas imaginer qu’une telle chose pourrait arriver.

La déclaration que le président du Conseil régional du culte musulman de Normandie, Mohammed Karabila est sans doute la plus touchante parmi les hommages rendus au prêtre assassiné. Il a annoncé être effaré par le meurtre de son ami. « C’est quelqu’un qui a donné sa vie aux autres, et nous sommes abasourdis », annonça-t-il.

Les funérailles de Kem Ley au Cambodge attirent une foule immense

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Les funérailles de Kem Ley

Le dimanche 24 juillet au Cambodge, les funérailles de Kem Ley, l’analyste politique, assassiné il y a deux semaines en plein centre-ville de Phnom Penh, ont attiré une foule immense.

Les funérailles de Kem Ley, celui qui était en particulierement connu pour ses critiques contre le gouvernement et pour ses commentaires sur les maux de la société en Cambodge, se termineront lundi à 70 km au sud de la capitale, dans son village natal.

Le cortège funèbre de Kem Ley, considéré comme un héros de la nation, mort pour la démocratie, a été rejoint par de nombreux Cambodgiens, estimés par une radio locale qui a suivi le cortège, au nombre de deux millions, et qui sont vêtus de blanc et noir, couleurs du deuil, pour lui rendre un dernier hommage.

Tous les âges et toutes les classes sociales ont été représentés dans cette procession lors des funérailles de Kem Ley. Les Cambodgiens ont suivi le cercueil à pied malgré l’interdiction par la municipalité de faire une marche.

Depuis le décès du roi Norodom Sihanouk, les rues n’ont pas bourdonné avec autant de monde, de manière aussi spontanée, de mémoire de Phnompenhois.

C’est dans une période de fortes tensions entre l’opposition et le premier ministre que le meurtre de Kem Ley est survenu. L’homme fort du Cambodge est accusé par l’opposition d’avoir lancé une nouvelle campagne de répression contre elle. Dès dimanche, un suspect qui a avoué avoir assassiné pour une affaire de dette, l’expert, a été arrêté par la police. Par contre, beaucoup ne sont pas convaincus de cette version en raison du mobile avancé et du nom inhabituel du suspect.

Lundi, après le meurtre de cet expert politique connu pour ses critiques acerbes contre Hun Sen, l’inamovible Premier ministre, des centaines de personnes se sont rassemblées. Ce dernier a promis de tout faire pour que cette affaire soit élucidée.

Les Pakistanais s’unissent pour les funérailles d’Amjad Sabri

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Funérailles d'Amjad Sabri

Indignés par l’assassinat d’Amjad Sabri, par deux inconnus, les Pakistanais de toutes confessions se sont rassemblés lors de ses funérailles.

Les funérailles du chanteur soufi qui est très populaire au Pakistan ont été très suivies par toutes les communautés. L’enterrement a même été retransmis en direct par des chaînes de télévision.

Dans les rues de Karachi, ce 23 juin 2016, des milliers de Pakistanais, sunnites et chiites, hommes et femmes, ont assisté aux funérailles du célèbre chanteur, Amjad Sabri, assassiné la veille. Une marée humaine en deuil, des Pakistanais qui ont tenu à lui rendre un dernier hommage, a entouré l’ambulance qui a transporté sa dépouille. Les participants arboraient des turbans de couleur et d’autres des brassards noirs en fonction de leur affiliation religieuse.

Adulé dans tout le pays, Amjad Sabri, le chanteur soufi a été abattu dans les rues de Karachi par balle. L’attentat a été revendiqué par une partie des talibans pakistanais. Sans donner plus de précision, la police n’a pas hésité à qualifier l’acte de terrorisme.

Pour un concert prévu dans une émission spéciale ramadan, le chanteur Amjad Sabri se rendait en voiture la veille, vers un studio de télévision, lorsque deux inconnus à moto ont fait feu. À son arrivée à l’hôpital, le chanteur atteint de cinq balles a été déclaré mort tandis que Saleem Sabri, l’un de ses proches a été sérieusement blessé.

Les autorités ont été formelles, il s’agit pour eux d’un acte terroriste. D’ailleurs, l’assassinat a été revendiqué par le TTP (Tehrik-i-Taliban Pakistan), ou mouvement des talibans pakistanais. Même si l’assertion reste incertaine, l’attaque a été revendiquée par un homme qui affirme combattre au sein d’une branche méconnue des talibans locaux.

Les funérailles du chanteur ont été retransmises en direct par des chaînes de télévision. Le quotidien Dawn a souligné qu’Amjad Sabri était une des voix les plus fortes de la musique qawwalie contemporaine. Ne prenant pas l’art du qawwali comme un jeu d’enfant, il n’a pas dénaturé les compositions originales, mais a ajouté sa touche personnelle, continua le quotidien.

Pablo Neruda a été de nouveau enterré en Chili

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Pablo Neruda

Dans le but de chercher la vérité si des agents de la dictature d’Augusto Pinochet l’ont tué et pour connaître les circonstances exactes de sa mort, le prix Nobel de littérature et poète chilien Pablo Neruda exhumé en 2013 vient d’être enterré de nouveau le mardi 26 avril.

Le mystère plane encore sur la mort de Pablo Neruda. Il a été enterré de nouveau, dans sa demeure préférée, caressée par les vagues de l’océan Pacifique, sans qu’on sache si les agents de la dictature d’Augusto Pinochet l’ont assassiné.

Sous un grand soleil, une vingtaine des membres de la fondation gérant l’œuvre du poète chilien et des proches ont assisté à la cérémonie et célébré son retour en musique.

Pablo Naruda est décédé à l’âge de 69 ans, quelques jours à peine après le coup d’État militaire, le 23 septembre 1973, à Santiago du Chili.

D’après les informations de l’AFP, les restes de Pablo Neruda, poète et prix Nobel de littérature chilien, exhumés en 2013, pour être autopsiés afin de déterminer s’il avait été tué par la dictature de Pinochet, près de quarante-trois ans après sa mort en 1973, ont été enterrés de nouveau au Chili, au côté de sa troisième femme, Matilde Urrutia, dans le jardin de sa villa face au Pacifique, mardi. Le cercueil contenant les restes de cet ambassadeur de la littérature hispano-américaine, l’auteur de « Vingt poèmes d’amour et une chanson désespérée », ont été transféré après un hommage populaire à Santiago du Chili, vers son dernier lieu de résidence, à Isla Negra qui se trouve à 120 km à l’ouest de la capitale.

Le poète est mort, quelques jours après le coup d’État en 1973, d’un cancer de la prostate à l’âge de 69 ans d’après le certificat de décès que la junte militaire qui a été au pouvoir a rédigé. Pourtant, Manuel Araya, son chauffeur et assistant personnel de l’époque a assuré en 2011, que le militant du Parti communiste, Pablo Neruda est mort des suites d’une injection mystérieuse faite la veille de son départ en exil, pour y mener l’opposition au général Pinochet, au Mexique. En 2013, Manuel Araya a assuré que Neruda a été assassiné. Pour tenter d’éclaircir ce qui a causé son décès et après une longue bataille judiciaire, les restes de Pablo Neruda furent exhumés en avril 2013.

Une dernière fois, le Parti communiste chilien a tenté d’élucider les circonstances de la mort de Neruda. Jusqu’à maintenant, les analyses ADN que quatre laboratoires, en Espagne, aux États-Unis, au Danemark et en Norvège, n’ont pas apporté de réponse définitive.