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Les métiers des pompes funèbres : conseiller funéraire, le cœur du système

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Assistants funéraires de la Dynastie Ming
Assistants funéraires de la Dynastie Ming

Quels métiers pour les pompes funèbres ? Thanatopracteurs, marbriers, Maîtres de Cérémonies, ont tous leur importance dans le dispositif des obsèques. Commençons par celui qui est au cœur de la machine, qui en pose et active les rouages, le métier le plus important de tous, parce que sans lui, rien ne se passerait : l’assistant ou le conseiller funéraire.

Au fait, conseiller ou assistant ?

On pose parfois la question de la différence entre le conseiller et l’assistant funéraire. Il n’existe, en fait, aucune législation pour définir ces deux postes.

Simplement, l’usage, jusqu’à il y a quelques temps, faisait que l’on commençait assistant funéraire, et que l’on passait conseiller lorsqu’on avait suffisamment d’expérience. Un assistant est capable de faire son métier, recevoir une famille, organiser des obsèques, et un conseiller funéraire est capable de faire plus, prendre la direction d’une agence, par exemple.

Mais surtout, le conseiller funéraire avait reçu suffisamment de familles et vécu assez de situations hors normes pour pouvoir venir à bout de presque toutes les difficultés, et voler au secours des assistants désespérés.

Tout ceci a volé en éclat lorsque certains se sont avisés que « conseiller » était un terme plus valorisant qu’assistant, et se sont mis à l’appliquer à quiconque avait un diplôme de funéraire, vidant ces termes de leur sens. C’est dommage.

Conseiller funéraire, le cœur du système

Il existe une constante dans le métier des pompes funèbres : l’erreur humaine. Se tromper de nom, au cours d’un hommage, ne serait-ce qu’une fois, peut détruire tout le travail d’une équipe.

C’est le travail du conseiller funéraire, d’éviter ce genre d’incidents. S’enquérir des causes du décès pour éviter les incidents, vérifier que tous les documents sont bien complétés et que les prestations correspondent aux souhaits de la famille, tout cela fait partie de ses attributions.

La tâche des porteurs est de porter, aussi bien les cercueils en cérémonie que les brancards sur le lieu du décès, le Maître de Cérémonies a la fonction de chef d’équipe et doit s’assurer que tout se déroule conformément à un protocole établi, l’agent de funérarium s’occupe des défunts durant leur séjour à une maison funéraire, le thanatopracteur effectue les soins de conservation, et l’assistant funéraire a la charge de coordonner tout ce petit monde en fonction des volontés des familles, entre autres nombreuses fonctions.

La principale de ces missions est, bien entendu, de recevoir la famille en deuil. En cette occasion, il sera tout à la fois logisticien, commercial, psychologue et juriste.

Les métiers d’un métier

Logisticien, parce qu’il va devoir coordonner de nombreux intervenants. Dans le cadre d’obsèques dans une église, par exemple, il devra s’assurer de la disponibilité du bâtiment, d’un prêtre, de trois ou quatre porteurs, d’un Maître de Cérémonies, d’un corbillard, des fossoyeurs au cimetière…

Et calculer les horaires en fonction des lieux et heures d’intervention : aller d’une chambre funéraire à un lieu de culte à l’autre bout d’une ville peut voir le temps de trajet varier du simple au triple, selon l’heure et les conditions de circulation. Et, bien entendu, il devra, si tel est le souhait des proches, rédiger un avis de décès portant à la connaissance de tous ces information.

Lors de ces instants qu’il passera avec la famille, il devra déployer des trésors de psychologie. Pour ce faire, il doit connaître et savoir identifier les différentes étapes du deuil. En dehors du fait qu’il a face à lui une famille dans l’affliction, avec tout ce que cela comporte d’impondérables, de réactions parfois disproportionnées où surprenantes si un mot malheureux est prononcé, il devra, comme nous l’avons vu plus haut, essayer d’obtenir des information qui peuvent s’avérer cruciale, sur la cause du décès, la présence de certaines maladies…

La partie commerciale de son travail consistera à proposer aux familles divers produits complémentaires. Et, parfois, de justifier ses tarifs : beaucoup ne comprennent pas que les pompes funèbres ne soient pas un service gratuit.

Juriste avant tout

Enfin, et surtout, il est chargé d’appliquer la législation. Chaque entreprise de pompes funèbres doit être titulaire d’une habilitation préfectorale, beaucoup plus difficile à obtenir qu’à perdre. Et les embûches, en droit Français, sont nombreuses : on peut dire, en caricaturant à peine, que si une opération funéraire ne fait pas l’objet d’une demande d’autorisation auprès de l’administration, elle doit faire l’objet d’une déclaration dans un autre service.

Le conseiller funéraire doit s’assurer que tout se déroule à la fois en conformité avec la loi, avec les souhaits des familles et en conformité avec les impératifs techniques et logistiques.

On peut affirmer, donc, sans conteste, qu’il est au poste le plus important des pompes funèbres. Les autres auront beau jeu de protester, mais, sans conseiller funéraire, pas de travail pour eux.

EFFA, l’école de formation aux métiers funéraire qui prépare l’avenir

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EFFA ecole de formation funeraire

Pour faire carrière dans le funéraire, tout commence par une bonne formation. Le choix d’une bonne école est donc primordial. Du haut de ses 35 ans d’expérience, jouissant d’une réputation d’excellence sans faille dans les métiers du funéraire, EFFA Formation, pour ses élèves, est en tout cas le meilleur choix à faire. Raisons d’un succès.

Depuis 1981

EFFA Formation n’est pas un nouveau venu dans le secteur de la formation aux métiers du funéraire : l’école a en effet été fondée en 1981, et a toujours appliqué la même philosophie : dispenser la formation pour chaque corps de métiers selon les programmes imposés, mais avec quelque chose en plus.

Ce quelque chose en plus, c’est l’expérience de ses formateurs. Tous professionnels issus du terrain, ils apportent leur expérience et leur éclairage précieux à la théorie de l’enseignement. Un détail qui a toute son importance : à la stricte application du contenu réglementaire de la formation, les enseignants d’EFFA apportent un enrichissement, celui de pouvoir expliquer l’importance concrète de ces connaissances.

Les formations d’EFFA sont accessibles à tous les publics : salarié dans son parcours de développement de carrière, personne en reconversion, créateur d’entreprise, etc.

A la pointe du progrès

Quoique idéalement située à Paris, non loin de nombreux transports en commun, dans un quartier agréable, EFFA a bien pris note que, pour certains élèves, des déplacements trop nombreux pouvaient parfois s’avérer contraignants et onéreux. Voilà pourquoi l’école a mis en place une plate-forme de e-learning.

Les étudiants ont donc la possibilité d’étudier, soit directement dans le centre de formation parisien, soit de leur domicile, voire directement depuis leur lieu de travail. Une solution souple et économique, en temps comme en argent, évitant les déplacements et l’hébergement sur place.

Les premiers retours sont très concluants. Les étudiants n’ont aucun problème pour comprendre la plate-forme facile d’accès, ils se repèrent facilement et peuvent communiquer rapidement avec un cyber-professeur présent constamment pour répondre à leurs questions.

Pourquoi choisir EFFA

Nous n’en faisons pas mystère : les formations professionnelles funéraires sont devenus une jungle où n’importe qui peut ouvrir son centre de formation. Il est primordial, pour qui souhaite faire carrière dans le secteur funéraire, de bien choisir son école. Et EFFA appartient à la très petite liste des écoles reconnues par la profession pour son sérieux.

Dans une profession devenue « à la mode », en effet, parmi la pléthore des Curriculum Vitae reçus par les employeurs, l’école est un facteur important. Un employeur qui recrute préférera un diplômé d’une école reconnue.

Plus de 85 % des élèves d’EFFA trouvent un poste dans les semaines qui suivent leur remise de diplôme, un taux très supérieur à la moyenne des centres. Ceci, grâce à une sélection rigoureuse des élèves sur leur motivation, et une réputation d’excellence sans faille depuis 36 ans.

Le site internet d’EFFA : effa-formation.com

Pompes funèbres : quand la famille fait de la provocation

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provocation pompes funèbres famille

La famille peut parfois « tester » le conseiller funéraire, pour diverses raisons. Il convient de savoir comment se comporter en la circonstance, une subtile balance entre diplomatie et fermeté. Revue des situations et suggestion de traitements.

La provocation religieuse

Selon l’endroit ou vous vous trouvez, vous pouvez parfois subir une provocation de type religieux. Il faut savoir la distinguer. Pour cela, c’est très simple : posez vous la question de savoir si c’est légal ou illégal.

Ainsi, une famille traditionaliste peut exiger, par exemple, d’avoir la messe en latin. Ceci n’a rien d’illégal selon le droit séculier, mais décourageant et quasi impossible dans le secteur. Inutile, dans ce cas, de s’agacer. Il suffit, paisiblement, de rappeler à la famille que vous êtes un service neutre, et qu’ils s’expliquent avec l’évêché, dont vous pouvez d’ailleurs leur donner le numéro de téléphone. Autre astuce, encore plus simple : s’il y a une communauté Saint Pie X dans votre ville, ayez leurs coordonnées sous la main. Si vous allez les rencontrer, par contre, évitez de leur demander leur numéro de téléphone portable : l’hérésie n’est jamais loin…

Une autre forme de provocation consiste à refuser certains éléments comme le cercueil. Certaines religions préconisent une inhumation à même la terre, et les familles, dans le bureau, expriment systématiquement leur opposition à la boîte funeste. Là, c’est facile : le cercueil est obligatoire de par la loi, restez courtois mais ferme.

Surtout, n’hésitez pas : assénez à la famille « Désolé, mais si vous persistez dans votre attitude, je ne pourrai donner suite. Vous ne trouverez aucune pompe funèbre dans ce pays qui pourra accéder à votre demande. Je vous prierai donc de bien vouloir vous conformer à la loi, ou de sortir. »

Surtout, n’entrez pas dans une discussion, jamais. Vous perdriez des heures et beaucoup d’énergie en palabres inutiles.

La provocation mercantile

Il existe une autre forme de provocation, la provocation mercantile. Elle est sournoise. Et c’est la plus dangereuse.

La provocation mercantile est simple : la famille va vous piquer, constamment vous tarabuster. « On dirait que vous n’avez pas l’habitude » ou, face au cercueil « dites donc, vous ne doutez de rien » en désignant le prix, etc.

Un assistant ou conseiller funéraire chevronné n’y prête même plus attention, et répond généralement du tac-au-tac, par une remarque ironique. Ils n’en sont pas la cible.

La cible, c’est le ou la jeune assistant(e) funéraire qui va rentrer dans le jeu. L’erreur à ne pas commettre est pourtant quasiment un réflexe : un débutant, qui manque de confiance en lui, va essayer de répondre en expliquant, en se justifiant, et essayer de démontrer ses capacités professionnelles, le tout dans un état de stress intense. Il va ainsi, sans s’en rendre compte, donner des éléments à la famille.

Ce n’est pas de la perversité, une forme de torture gratuite, bien au contraire. Quelques jours après avoir réalisé le convoi, la pompe funèbre va recevoir, en recommandé, une longue lettre expliquant pourquoi la famille veut un rabais important, voire refuse de payer. Vont se retrouver listés, retournés contre lui, tous les éléments que l’assistant funéraire leur a donnés. Démarche d’autant plus facile que la famille, dans le bureau, a établi l’essentiel : faire en sorte que, confronté à leur présence ou à leur lettre, le débutant perde ses moyens, et donc, se défende très mal.

Si vous êtes confrontés à une famille comme cela, ce qui est, il faut le dire, régulier mais peu fréquent, ne vous justifiez pas. Votre travail est votre justification. Restez imperturbable, et, même, ne faites pas d’efforts. Déroulez votre argumentaire, point.

Parce que, face à la provocation, quelle que soit sa nature, quels que soient ses objectifs, il n’y a pas de solution miracle en restant dans les clous d’une démarche funéraire classique, de conseil et commerciale à la fois. En revanche, il y a un adage, qui m’a été donné par un professionnel expérimenté, et que je vous livre à mon tour : « Il y a des familles qu’il faut savoir laisser à la concurrence ».

Les pompes funèbres sont avant tout un métier de service

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Marquer les familles
Funéraire service

Que sont les pompes funèbres ? Plus précisément, de quoi sont elles le métier ? Cette question saugrenue nous est venue suite à une coïncidence dans plusieurs interviews, où l’on nous expliquait que les pompes funèbres étaient un métier de service. C’est vrai… Mais ça ne l’a pas toujours été.

C’est une coïncidence comme il en arrive parfois. Trois fois en une semaine, en réalisant des interviews, j’ai entendu la même phrase, au mot près : « Les pompes funèbres sont avant tout un métier de service ». Par opposition aux métiers de biens, donc. C’est, aujourd’hui, absolument vrai – mais il n’en a pas toujours été ainsi, et cette évolution en dit peut être long sur le futur de notre profession…

Une fonction sociale et religieuse

Au temps jadis, qui date d’à peu près auparavant, les pompes funèbres n’étaient pas, à proprement parler, un métier. La famille et les proches portaient le cercueil, ce dernier avait été fabriqué par le menuisier, le curé était Maître de Cérémonie, et un homme pauvre comme Job faisait office de fossoyeur. L’assistant funéraire ? Le bedeau de la paroisse.

Puis vint le concordat, ou Napoléon donna à l’église le monopole des obsèques. Celles-ci organisèrent des services extérieurs des pompes funèbres. Lorsque l’état se laïcisa, et notamment lors du vote de la loi de 1905, les communes récupérèrent ce monopole. Les pompes funèbres s’organisèrent en régies municipales, ou bien se virent déléguées à des sociétés, comme l’église le faisait déjà.

De la logistique au service

Les pompes funèbres étaient alors devenues principalement un métier de logistique. La tâche essentielle des pompes funèbres était de fournir personnels, véhicules, tentures et articles funéraires, et le cercueil.

Le bureau du conseiller funéraire restait, encore, principalement la chambre d’enregistrement des achats de la famille en terme de biens et de prestations.

La mutation essentielle est intervenue ces trente dernières années, et à été causée par trois phénomènes majeurs : la sécularisation des esprits (la déchristianisation de la société), la fin du monopole et l’essor de la crémation. Soudain, des pompes funèbres se mirent à proposer des choses différentes, pour se distinguer de la concurrence, et les familles virent s’ouvrir à elles un océan de possibilités insoupçonnées.

Tout à coup, les cérémonies civiles n’étaient plus confidentielles, presque exclusivement pratiquées par des cercles d’initiés, mais devenaient une alternative au religieux. Ce n’était plus « L’église ou rien » mais « Religieux ou civil ? Inhumation ou crémation ? ». Avec tout ce qui se mettaient en place, prévoyance, démarches après obsèques, etc.

La mutation d’un métier

Mettons-nous d’accord sur les termes : la logistique est primordiale, dans le funéraire, mais ce n’est pourtant pas un métier de logistique, dans ce sens qu’elle accompagne l’accomplissement des obsèques, mais n’en est plus l’essence. Ce n’est plus non plus un métier de biens, parce que le temps où la famille venait acheter un cercueil est révolu, s’il a jamais existé.

Quel est le métier d’un assistant funéraire aujourd’hui ? C’est un professionnel de l’écoute active, formé au droit, à la psychologie, au commercial, et pouvant proposer tout un panel de services (on y vient) qui vont au-delà du convoi : prévoyance funéraire, accompagnement administratif après décès, conception d’un hommage personnalisé, et pouvant, devant même, offrir d’autres possibilités, comme la mise en relation, dans certains cas, avec des associations d’aide au deuil.

La logistique est certes primordiale, elle est assurée, généralement, par le chef de dépôt. Mais, et c’est le point essentiel, la logistique est perçue comme une évidence, et non pas comme la base de la relation entre la famille et la pompe funèbre. La famille attend plus, une vraie proposition créative, surtout avec l’émergence de la personnalisation, et une aide véritable sur beaucoup de points qui vont bien au-delà du convoi.

Que seront les pompes funèbres demain ? Uberisées, dématérialisées, « Do it yourself » ? La question est permise : n’oublions pas qu’il y a deux cents ans, les pompes funèbres, c’était un menuisier qui fabriquait un cercueil le soir, après le travail.

Une chose est sûre, ce costume de métier de services sied à ravir aux pompes funèbres.

Obsèques de jeune enfant, l’organisation, le prix et le convoi

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tombeau du Chanoine Lucas à Amiens
Ange pleureur, tombeau du Chanoine Lucas à Amiens

Une question délicate, c’est l’organisation des obsèques pour un bébé ou un très jeune enfant. Si les pompes funèbres doivent, au quotidien, faire montre de beaucoup de psychologie, elles doivent prêter attention, dans ces circonstance, à leurs choix et leur compréhension en cérémonie.

Une tarification adaptée ?

Beaucoup de sociétés mettent en place une tarification adaptée pour les obsèques des bébés et des jeunes enfants. Certains facturent simplement le petit cercueil, offrant le reste des prestations, en dehors des taxes, par exemple.

Ces solutions posent quelques questions qu’il faut savoir trancher. La première : jusqu’à quel âge ? Attention, il ne s’agit ici nullement de poser une question polémique, simplement de définir une charte claire pour ses assistants funéraires.

Cette charte peut s’accompagner de consignes complémentaires pour les assistants et conseillers funéraires. Le sujet est douloureux, non seulement pour les familles, bien entendu, mais aussi pour les professionnels qui les traitent. Il convient de laisser une ouverture. Laissez la possibilité à vos assistants de faire une fleur aux famille qui sortent du cadre que vous avez délimité, mais dont la situation est difficile.

Cela implique de se reposer sur le jugement de vos assistants funéraires, mais nous partons du principe que ce sont des professionnels expérimentés. A moins de ne vraiment pas avoir le choix, on ne demande pas à un assistant fraîchement diplômé qui n’a pas reçu un certain nombre de familles de s’occuper du décès d’un enfant.

Ainsi, si par exemple vous fixez des règles de gratuité pour des enfants jusqu’à un an, laissez une liste de possibilités à vos assistants, à leur jugement. Si vous pensez que ce n’est pas la solution idéale, la simple consigne « Si tu penses que… Appelles-moi » marche également. En d’autres termes, faire du cas par cas.

Combien de porteurs ?

Une autre difficulté, c’est le portage du cercueil. Un cercueil enfant, c’est tout petit. Deux solution s’offrent à l’assistant funéraire : soit faire porter le cercueil par un seul porteur, soit par deux, disposés d’un côté et de l’autre.

Il n’y a pas de meilleure solution. D’un côté, il faut éviter que le portage paraisse « fauché » avec un seul porteur. De l’autre, deux porteurs serrés autour d’un petit cercueil, semblant presque l’écraser, peuvent donner une image tout aussi désastreuse.

Il convient d’adapter en fonction des besoins et de la taille du cercueil. Une solution efficace, pour les cercueils de petite taille, est une équipe en binôme, un Maître de Cérémonie et un porteur, le chef de convoi pouvant venir en appui lors des manipulations de la funeste charge.

Qu’un porteur port à bout de bras un cercueil de bébé ne choquera pas, mais le voir le manipuler pour, par exemple, le déposer sur les tréteaux durant la cérémonie s’il y en a une, pourrait causer un choc à rebours à la famille. Et deux porteurs qui soulèvent un petit cercueil droit pour bien l’installer dans les bars de l’un d’entre eux sera plus doux et élégant que si un homme seul le prend comme s’il s’agissait d’un simple colis. Ce n’est pas une question de savoir-faire, mais de postures.

D’une manière générale, les convois de très jeunes enfants se préparent. Un assistant funéraire est censé connaître la taille de chaque cercueil et le nombre de porteurs idéal.

Et vous ?

Le présent article ne prétend pas asséner une vérité, mais poser des questions. Et vous, dans vos agences ? Avez-vous un protocole ? Comment faites vous ? Laissez-nous vos commentaires sur cet article ou sur notre page Facebook, partagez vos idées et vos questions.

Funéraire : vite, une formation pour Pôle emploi

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Pôle emploi démontre une fois encore l’étendue de ses compétences. A moins que le service public n’ait définitivement démissionné. Vous êtes assistant funéraire ? Soyez donc baby-sitter, propose-t-elle. En attendant de vendre des hot-dog ?

L’offre 2036091 (en ligne encore ce mardi matin sur son site internet) répond –selon Pôle emploi- aux qualifications d’assistant funéraire. Elle propose un CDI au sein d’une société d’aide à domicile basée près de Paris, spécialisée dans la garde des enfants, « reconnu pour la qualité de ses prestations », et disposant d’un réseau de 25 agences en France. Il s’agit spécifiquement de s’occuper d’un bambin de 4 ans, de 17h à 17h en semaine dans les Hauts-de-Seine. Débutant accepté, précise l’annonce. Ce qui n’est pas plus rassurant.

Ce sont sans doute les qualités requises (« être sérieux, responsable, vigilant, respectueux ») qui ont mené -soyons généreux- à ce malentendu : confondre assistant funéraire et assistant maternel.

Pareille boulette a fait réagir sur le compte Facebook de « Funéraire Info », entre consternation et ironie. Nadia ajoute à l’histoire, racontant qu’on a été jusqu’à lui proposer une place pour le vestiaire d’une boîte de nuit et une place en boucherie. « La polyvalence, c‘est l’avenir », en rigole Nicolas. « C’est pour les parents qui en ont marre de leur gamin » (Yves) ou  « C’est peut-être pour garder les enfants de la famille Addams » (Katia) peut-on encore lire.

En avril dernier déjà, nous relations (lire ici) comment Pôle emploi proposait aux thanatopracteurs sans travail un job  de spécialiste vente et marketing en ferments lactiques (à Nîmes). Gare au goût du yaourt. L’agence proposait aussi, par ailleurs, d’aller s’occuper d’enfants, « à domicile et en crèche » pour le compte d’un autre réseau d’aide à la personne. Il s’agissait notamment de prodiguer des soins d’hygiène aux bébés.

Assistant funéraire, un indispensable qui s’ignore

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Dans l’optique de réduction des coûts, de nombreuses sociétés d’obsèques Low Cost proposent aux familles de réaliser les démarches elles-même. Mais alors, à quoi sert l’assistant funéraire ?
Les démarches, pour quoi faire ?

Les démarches sont aisément accessibles, quand on y réfléchit bien : des formulaires administratifs à compléter et à déposer dans les administrations adéquates. Quiconque a déjà déposé une demande de carte d’identité sait théoriquement les compléter. Nom, prénoms, adresse du défunt, nom des parents, adresse s’ils ne sont pas décédés, rien de compliqué.

Certains points restent obscurs : une demande de crémation, par exemple, avec l’heure prévue d’arrivée au crématorium, différente de l’heure de départ effectif… Souvent, dans le cas des obsèques low cost, ces documents sont pré-remplis par un assistant administratif en amont, et, lorsque cela est possible, par un ordinateur qui « redistribue », les éléments d’état civil sur les formulaires adéquats.

Reste à fournir à la famille la liste des documents à porter, à quelle administration les produire, et quels documents ils doivent recevoir en échange. Et bien entendu, vérifier. Non parce que « la confiance n’exclut pas le contrôle », mais simplement parce que se trouver démuni d’autorisation de fermeture de cercueil et permis d’inhumer le jour du convoi peut s’avérer problématique.

L’homme derrière le clavier

On le voit : malgré l’automatisation et la délégation, l’intervention humaine reste nécessaire, dans une certaine mesure. Dès lors, comment le facturer à la famille ? La plupart du temps, ces interventions ne le sont pas, puisque même si un assistant funéraire, réduit ici au rôle d’assistant administratif, intervient, ce sont les familles qui se déplacent.

Ce qui reviendrait à dire que la partie « facturable » du travail d’un assistant funéraire est faite de déplacements, et, ipso facto, que le reste de son travail n’a aucune valeur ajoutée ?

L’on se demandera alors : à quoi bon perdre du temps et de l’argent à former pendant 140 et quelques heures auprès d’un organisme agréé un improductif dont le travail peut être fait par un béotien ? Sans compter les heures de psychologie du deuil inclues dans ladite formation : du chiqué ?

Là ou cela devient intéressant, c’est lorsque les familles ne rentrent pas dans les cases des entreprises low-cost. En substance, lorsqu’elles ne remplissent pas les conditions exigées pour être éligibles au service : demande de prestations hors normes, ou plus prosaïquement, que le défunt n’est pas décédé au bon endroit.

« Les cimetières sont remplis d’indispensables », les pompes funèbres aussi

Là, l’intervention d’un assistant funéraire devient indispensable, pour répondre à la demande de la famille et/ou débrouiller l’écheveau administratif, voire juridique. La famille se retrouve alors assise face, ou à côté, d’un professionnel formé, expérimenté, à l’écoute, qui va se faire poser le problème, et dont le travail consiste, soit à trouver la solution si elle existe, soit proposer une alternative acceptable, qui respecte la législation sans heurter d’éventuelles convictions religieuses ou philosophiques. Le tout au prix du forfait pour un assistant funéraire.

L’optique est toute autre : là ou la famille faisant appel à des sociétés de low-cost font le travail elles-même et louent, finalement, une équipe de porteurs, un corbillard, achète un cercueil etc… L’autre famille se retrouve face à un interlocuteur chargé de les informer, de les décharger du poids des démarches, de répondre à leurs questions et à leurs attentes. Ils n’ont alors plus l’impression d’acheter des éléments disparates et d’être livrés à eux-même, mais d’être pris en charge par une équipe entière. Même lorsque l’assistant funéraire n’est pas le Maître de Cérémonies le jour du convoi (une hérésie selon moi, NDR), les porteurs restent « son » équipe.

Questionnement existentiel

Alors, ou est la question ? Porte-t-telle réellement sur la valeur ajoutée « quantifiable » du travail d’un assistant funéraire ? Ou sur sa valeur intangible, humaine, cette sensation de services rendus qu’il donne à la famille ?

Ne pourrai-t-on pas alors réfléchir sur le fait qu’une entreprise qui chercherait à court-circuiter l’assistant funéraire, voire le shunter, renoncerait alors à un élément indispensable des pompes funèbres, pour finalement proposer… Autre chose ? Une nouvelle façon d’exercer un métier, si l’on voit les choses du côté positif, ou la rétrograder au simple rang de « vente de cercueils – location de corbillards », auquel cas les croque-morts, ravalés au rang de coursiers, disparaîtraient ?

Les évolutions du métier, accompagnant celles de la société, son nécessaires et inéluctables, mais ne sont pas une voie toute tracée. Dans la conjoncture actuelle où l’économie prime, les assistants et conseillers funéraires vont devoir démontrer leur utilité, ce qui semblait encore évident il y a encore peu, à une logique économique qui voudrait éviter leur rétribution. Non seulement cela, mais résoudre cette équation quasi-impossible, estimer la valeur des services intangibles qu’ils rendent pour défendre leur rémunération. Certes, ils sont indispensables, certes, le temps leur donnera raison, mais d’ici là, les dégâts faits seront-ils encore réparables ?

Guillaume Bailly

Ce qu’il ne faut pas offrir à un croque-morts pour Noël

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Bientôt Noël, fête des enfants et des grands enfants, ou l’on s’échange des cadeaux. Seulement, cette année, c’est la galère : il y a un croque-morts dans la famille. Quelques conseils pour éviter les fautes de goût.

Devine qui vient dîner ce soir ?

image_1_1353498260-300x190 Ce qu'il ne faut pas offrir à un croque-morts pour NoëlC’est le comble : votre petite sœur, la rebelle, celle qui se teignait les cheveux en rose, lisait Cioran et écoutait The Cure en se coiffant comme Robert Smith, s’est mariée. Elle a pris la décision de se poser, de fonder une famille, bref, de se ranger. Elle a même accepté un travail à la banque, elle qui lisait Karl Marx le soir à son neveu, votre fils, pour l’endormir. Même si la joie étreint votre cœur, vous ne pouvez vous empêcher de ressentir une légère angoisse. La voilà qui vient présenter son nouveau fiancé à la maison, et parler de son nouveau job. Premier choc : elle va devenir trader. Aille.

Votre espoir se reporte alors sur le jeune homme qui l’accompagne. Vos parents sont déjà sous le charme. Poli sans affectation, votre mère se pâme devant son regard si doux et son élégance naturelle, tandis que votre père apprécie sa poignée de main ferme et son regard franc. A l’apéro, votre maman lâche enfin LA question : mais que fait il dans la vie ? « Je travaille dans les pompes funèbres, madame » explique-t-il.

Aille, bis. Il avait l’air normal, en plus…

Le gendre idéal

Le dîner s’est bien passé, malgré cela, en partie grâce aux efforts du fiancé pour parler de son travail et expliquer son importance sans insister sur les détails sordides, malgré la valse-hésitation de la maman, sur le thème « Mais quand ils sont morts depuis longtemps, ou qu’ils se sont jetés sous un train, ça doit être horrible, non ? Non, non, ne me dites pas… Alors ? ». Le regard enamouré de votre frangine dit mieux que des longs discours son envie de se voir passer la bague au doigt par son croque-morts, et la réciproque semble tout aussi vraie.

Bref, les amoureux s’en sont allés, vous échangez un regard avec votre moitié, vos parents, et c’set votre père qui résume le mieux la situation « Ben M… on dirait bien qu’on va avoir un croque-morts dans la famille » et le désarroi de voter maman « on offre quoi, aux croque-morts, à Noël ? »

L’enfer des cadeaux

A Funéraire Info, nous avons le sens du service. Nous vous suggéreront un peu plus tard, mais pas trop, parce que l’échéance approche, quelques idées cadeau pour Noël, mais nous avons dores et déjà listé, ici, quelques présents, pour tous les budgets et tous les goûts, à ne SURTOUT PAS offrir si l’on veut faire plaisir.

IMG_0620-200x300 Ce qu'il ne faut pas offrir à un croque-morts pour Noël
Pas la cravate Snoopy, on a dit !

Commençons par la cravate. Personne n’a envie de porter une cravate Snoopy, excepté peut être dans le strict cadre privé, la fête d’anniversaire de la petite dernière, par exemple, et encore, pas au delà de ses cinq ans. Alors, imaginez le croque-morts, assis devant une famille, avec sa cravate rigolote, les endeuillés fixant l’accessoire vestimentaire les yeux exorbités, en train de se demander « Bon… Est ce qu’il se paie notre tête, ou est-ce que c’est juste un crétin ? ». A noter, ce n’est pas une attaque contre Snoopy. Même motif, même punition, pour Charlie Brown, Bugs Bunny ou Mickey.

epingle-de-cravate-chapeau-101-fer-a-cheval-saphirs-diamants-f-300x300 Ce qu'il ne faut pas offrir à un croque-morts pour Noël
On évite l'épingle cravate en or avec saphirs et diamants. Surtout pour porter avec la cravate Snoopy

Autre item à proscrire… Bon, vous allez comprendre : le croque-morts est un être humain comme vous et moi, qui suis croque-morts aussi, mais passons, qui aspire à rentrer chez lui, embrasser sa femme, jouer avec ses enfants, se promener avec son chien. Il calcule son budget pour finir le mois, surveille avec inquiétude le prix du baril de pétrole, décide de faire durer sa voiture vingt mille kilomètres de plus parce que cette année, ce ne sera pas possible d’en changer… Et vous, vous sentant d’humeur généreuse, vous décidez de lui offrir une pince de cravate en or et des boutons de manchette en nacre. Quand est-ce que le croque-morts va les porter ? En dehors du travail, il est plutôt jean chemisette, ce sera donc dans l’exercice de ses fonctions. Imaginez sa tête lorsque les familles, avisant ces accessoires luxueux et onéreux, s’exclameront « Ben dis donc, ça rapporte, le malheur des gens ! » Bon, j’exagère : ils ne le disent généralement pas. Mais beaucoup n’en pensent pas moins.

all06-300x300 Ce qu'il ne faut pas offrir à un croque-morts pour Noël
Non, non, et non ! De toute façon, "Je ne bois jamais... de vin".

Et songez donc à ce croque-morts, donc, celui qui aime sa femme et ses enfants (ou qui aime son mari et ses enfants, que l’on ne me taxe pas de sexisme avec un article outrageusement masculin) et son chien et son hamster, et sa famille, et ses amis, qui a un petit cœur qui bat, comme tout le monde, et qui passe sa vie à mettre des gens en cercueil tandis qu’autour de lui douleur, affliction, désarroi et petits faits sordides sont chez eux, qui rentre le soir du réveillon, guilleret, le cœur en fête, songeant qu’un instant, il pourra fêter Noël, voir la joie au cœur des enfants, les guirlandes illuminées et virer ses idées noires à coup de pompe au derrière grâce à l’esprit de Noël… Ne vous demandez pas pourquoi il exprimera une certaine froideur à votre égard lorsque, ouvrant son cadeau, il verra le bitoniau que vous lui avez choisi, quoi que ce soit, chocolats, bouteille de vin, dans sa boîte en forme de cercueil « qui vous a tellement fait penser à lui », lui qui était venu, donc, pour penser à autre chose.

a10d959c-17b0-11e2-a5df-bdfc3a9826c4-222x3501-150x150 Ce qu'il ne faut pas offrir à un croque-morts pour NoëlEnfin, ultime recommandation : ne lui offrez jamais le bouquin à la mode, « Fifty shades of grey ». cela vaut également si il est banquier, assureur, notaire, avocat, médecin, balayeur, agriculteur, cuisinier, ou quoi que ce soit d’autre. Parce que personne, jamais, quel que soit ce qu’il vous a fait pour que vous lui en vouliez, ne devrait se voir offrir un très mauvais livre, alors qu’il en existe tant de si bons.

Maintenant que vous savez quoi ne pas offrir au croque-morts de la famille pour Noël, nous verrons demain ce que vous pourrez déposer à son attention au pied du sapin.

Importance de l’explication du devis de pompes funèbres à la famille

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Il est parfois compliqué de rédiger un devis parfaitement clair, lisible et compréhensible pour les familles. L’explication du devis de pompes funèbres à la famille est donc particulièrement important, conseils.

Le coup du corbillard

1280856402tarifsdevisPF-300x115 Importance de l'explication du devis de pompes funèbres à la famillePartons dans le cas ou l’équipe est constituée par quatre porteurs dont l’un est chargé de la conduite du véhicule. Que faire figurer sur le devis ?

Un corbillard avec chauffeur, trois porteurs ?

Un corbillard avec chauffeur, quatre porteurs ?

Un corbillard, quatre porteurs ?

Dans tous ces cas de figure, nous somme bien d’accord, il y a quatre personnels et un véhicule.

Vous allez objecter : c’est évident ! Peu importe la formulation, il faut bien quatre porteurs, dont un fera également office de chauffeur, puisque le véhicule ne va pas se conduire tout seul. Evident, oui, pour vous qui pratiquez tous les jours le métier, et pour qui cette journée est une journée ordinaire.

Evident, non, pas pour une famille qui vit une journée particulière, douloureuse, et dont c’est souvent le premier contact avec les pompes funèbres. Même si beaucoup de nous avons affaire régulièrement aux même personnes (c’est un gage de qualité souhaitable), la visite aux pompes funèbres est généralement rare et, c’est souhaitable, espacée dans le temps.

Les personnes que vous avez en face de vous sont donc troublées, intimidées, parce que vous êtes professionnel de quelque chose qui les dépasse, et n’oseront pas toujours poser la question. Après tout, cela revient à demander « combien de personnes vais-je payer », perçu peut être comme un peu pingre dans un contexte chargé en émotions, toujours selon la vision de la famille.

D’un point de vue purement législatif, la facture d’un véhicule seul ne se tient pas : cela voudrait dire que vous le louez, or ce n’est pas le cas. Il convient donc de facturer un corbillard et son chauffeur (à préciser sur la même ligne) et trois porteurs. Et d’expliquer à la famille : le chauffeur est également porteur, il y en aura donc bien quatre.

Pas de panacée

Il n’existe pas de solution miracle dans la rédaction d’un devis, à moins de le surcharger de commentaires explicatifs qui vont devenir indigestes.

Le seul moyen d’ôter toute ambiguïté est de le relire, avant signature, avec la famille, poste par poste, en s’interrompant régulièrement, face à des produits, comme les soins de conservation, parfois compliqués à appréhender, pour s’assurer que les personnes ont bien compris.

Il faut définir un interlocuteur-leader. L’interlocuteur-leader n’est pas forcément le donneur d’ordre. Il pourra s’agir d’un membre de la famille dont les capacités de compréhension sont intactes, souvent parce qu’il a plus de recul, comme les « pièces rapportées », par exemple un beau-fils ou une belle-fille, mais qui jouit de suffisamment d’écoute de la famille.

Parce que, souvent, le devis sera remontré et ré-expliqué à la famille à un « cheval ». Cette dénomination vient de l’expression « j’en parlerai à mon cheval », et désigne une personne généralement tierce, qui n’était pas présente pour x ou y raison à l’entretien, généralement parce que sa présence n’y était pas légitime, et qui voudra briller en critiquant systématiquement le devis, jouant sur les incompréhensions pour se mettre en valeur.

815997-immersion-4eaae42b.jpg Importance de l'explication du devis de pompes funèbres à la familleLe devis sera également montré et ré-expliqué à des membres de la famille qui, pour diverses raisons, ne pouvaient être présentes à l’entretien. Moins hostiles, parce que leur souhait est que tout se passe bien, contrairement au « cheval » dont le pouvoir de nuisance est dû à sa seule volonté de se mettre en avant, ils pourront se mettre, et mettre le reste de la cellule familiale en inconfort, si les explications de seconde main ne leur paraissent pas claires.

L’interlocuteur-leader aura alors pour mission de remettre les explications devant chaque poste, ce qui implique fort logiquement qu’il les aies mémorisées, assimilées, et que sa parole soit crédible.

Il ne faut, en tout cas, pas hésiter à aller au delà des exigences de la législation en matière de détails donné sur un devis, et ne JAMAIS négliger de le relire et de le ré-expliquer avant de laisser une famille partir avec. Ceci permettra d’assurer la confiance de la famille à votre égard, ne faussera pas vos rapports de suspicion, et augmentera sa satisfaction.

L’information funéraire en prélude au décès

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C’est un grand classique des sociétés de pompes funèbres : la famille qui entre dans l’agence, perdue et intimidée, pour préparer un décès qui n’a pas encore eu lieu. Pour ceux qui osent, combien attendent le dernier moment, et que faire ?

La mort, promesse de problèmes à venir

conseillers-funeraire-demarches-administratives-300x200 L'information funéraire en prélude au décèsC’est une constante, la majorité des décès se passe en milieu hospitalier, et l’immense majorité sont fortement médicalisés. Cette présence médicale informe la famille lorsque son rôle devient celui de l’accompagnement à la fin de vie, de l’imminence de l’issue fatale. C’est là que le bât blesse : alors que la famille devrait passer ces dernières heures ou jours auprès de l’être cher, pour l’accompagner dans ses derniers instants, ces instants sont obscurcis par l’inquiétude face à la mort à venir, à l’organisation des obsèques, véritable terra incognita pour la plupart des familles.

Or, le corps médical ne peut, en l’occurrence, être d’aucune aide : le libre choix des pompes funèbres, et le devoir dé réserve du corps médical, le simple fait d’orienter la famille constitue une faute. Cette réserve du milieu médical, qui a la confiance et l’influence auprès des familles, est une bonne chose qu’il ne faut surtout pas remettre en question : de nombreux abus en sont la preuve.

Mais comment faire pour soulager les familles ?

L’information, denrée vitale

Tout professionnel du funéraire le sait : un décès est toujours compliqué, heureusement des solutions existent, et les éléments en faveur des familles le sont également, à commencer par la compétence du professionnel.

Tant sur la déclaration de décès, sur les modalités en cas de transport, sur le dépositoire du corps, les démarches sont assurées par le professionnel ou dans certains cas et pour certaines formalités, par le bureau des entrées de l’établissement hospitalier. De même, des financements existent, ne serait-ce que le prélèvement direct sur le compte du défunt ou le règlement des factures par notaire.

Mais les familles ne le savent pas. Elles sont soulagés lorsqu’elles l’apprennent, et souvent, regrettent de ne pas l’avoir su plus tôt.

Mentalités : encore un petit effort

C’est légitime, d’une certaine façon : les familles ont l’impression que rencontrer les pompes funèbres avant que le décès survienne, c’est un peu comme enterrer vivant leur défunt. Or, cette rencontre n’a que des aspects positifs.

La première chose à expliquer, c’est que la rencontre avec un professionnel du funéraire fait partie intégrante du processus de deuil, mais ledit processus ne commence pas au moment du décès, il commence en réalité dès que l’annonce du décès à venir est faite. On ne va plus rendre une simple visite à un proche, chacun des instants partagés avec lui est parmi les derniers. On est dores et déjà dans un processus funèbre.

Or, comme nous l’avons vu, la rencontre avec le professionnel des pompes funèbres apporte un certain nombre de réponses à des interrogations qui peuvent empoisonner ces moments. Le travail de deuil auprès du vivant serait plus efficace s’il se faisait l’esprit dégagé de tout souci.

Anticiper

Et l’anticipation franche du décès a elle aussi son importance : combien de familles sous le choc le jour du décès, alors qu’ils n’ont qu’une envie, se recueillir auprès de leur défunt et évoquer entre eux son souvenir, se retrouvent à chercher un livret de famille ou un titre de concession.

Certes, peu importe le moment, cela prend du temps. Mais le moment du décès provoque un stress intense, qui ne peut que s’amplifier lorsqu’on cherche les pièces. Se retrouver la veille des obsèques en mairie pour renouveler une concession est le pire moment.

Toute la question est : comment faire ? Comment procéder pour que les professionnels du funéraire puissent agir en amont, et faire leur travail d’information et de conseil, sans fausser le libre choix de l’entreprise funéraire par les familles ? Comment sensibiliser le personnel médical à l’importance de ces démarches sans l’influencer ?

Ces questions mériteraient d’être au premier plan dans l’évolution de notre profession. Et mieux vaut que la réponse soit apportée par les professionnels au plus près du terrain, que par un législateur qui, quelle que soit sa bonne volonté, a forcément moins de compétences. Au travail, donc.