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Aimer à perdre la raison (La Mort en Noire)

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Jacques est bel homme, en plus il porte très bien l’uniforme des officiers de Saint-Cyr. Un garçon qui lit énormément, il a déjà compulsé plusieurs fois Les nourritures terrestres d’André Gide, tout comme L’intrus de Gabrièle d’Annunzio. Il dévore littéralement les grands philosophes, et aussi le marquis de Sade. Toutes ces lectures donnent à Jacques une grandiloquence, il aime les envolées lyriques, les grands mots, les beaux discours. Certains le qualifieraient de séducteur.

Il rencontre lors d’un bal Denise, il n’a que vingt-quatre ans, elle est son ainée de quatre ans. C’est un véritable coup de foudre, elle est aussi belle qu’il est séduisant. Lui l’érudit romanesque croise la route d’une jolie jeune femme cultivée. Ils démarrent tous deux une histoire d’amour passionnelle. Une relation fusionnelle dans laquelle Denise s’offre, se donne corps et âme à son amant, il est tout pour elle, l’homme de sa vie, celui pour et par qui elle vit.

Il n’en est pas de même pour Jacques, car lui qui a déjà deux enfants d’une autre union ne supporte pas d’apprendre que celle qu’il aime a déjà un enfant. Une délicieuse petite Cathy, âgée d’un peu plus de deux ans.

Jacques qui se révèle peu à peu narcissique et manipulateur. Tout doit tourner autour de lui, il est l’axe central de leur couple. Il fait comprendre de plus en plus à Denise que leur histoire, leur passion ne peut pas être ce qu’elle devrait être à cause de cette petite Cathy. Dans son délire egocentrique il ne peut admettre qu’un autre homme ai pu enfanter celle qu’il aime.

Denise est perdue, Jacques c’est son véritable amour, le seul, le vrai, c’est l’homme de sa vie, celui qu’elle attendait depuis si longtemps. Elle est prête à tout pour lui, alors quand il lui déclare : L’amour n’existe pas sans sacrifice, sans souffrance. Rien n’est plus beau que d’immoler une jeune proie, Denise ne sait pas quoi répondre.

Surtout que maintenant Jacques est certain de son emprise sur elle, il a su se rendre indispensable, crée une véritable dépendance. Denise ne sait plus rien faire sans lui. Alors il menace de rompre. L’homme fait du chantage affectif, il veut qu’elle sacrifie son enfant unique pour sauver leur amour.

Tous ceux qui connaissent la jeune secrétaire savent que Denise est une mère exemplaire. Elle se sacrifie pour subvenir au besoin de son enfant, cet adorable petit ange dont elle s’occupe à merveille, l’élevant seule. Denise aime sa petite, elle l’aime beaucoup, mais autant qu’elle aime Jacques.

Le 22 septembre 1954 elle reçoit une lettre de rupture de son amant, alors elle décide de sacrifier Cathy. Elle la suspend de son balcon au dessus du vide, mais en pleurs, au dernier moment, elle se retiendra, l’amour maternel l’emporte sur Jacques et sa domination.

L’homme n’est pas du genre à laisser sa proie filer, il tient Denise dans la toile qu’il a tissé, et sept jours plus tard, il menace une nouvelle fois de la quitter, mais cette fois-ci pour une autre. Denise ne peut supporter d’imaginer une autre femme dans les bras, dans le lit, dans le cœur de son amant.

Alors elle va commettre un acte odieux, le plus horrible des crimes, cette fois-ci, aucune hésitation, elle jette son enfant dans un canal.

Mais la mort ne veut pas de Cathy, la première fois sa mère n’a pu aller jusqu’au bout de son sinistre projet, refusant sa folie et le joug de Jacques, et cette fois-ci c’est un promeneur qui a vu le bout de choux se débattre dans les eaux sombres qui lui porte secours.

Une fois de plus Jacques n’a pas dit son dernier mot, son ascendance est toujours là, ses phrases pernicieuses aussi : Il faut que tu immoles ton propre sang, seul ce sacrifice glorifiera notre amour, ou encore : Il y a comme une volupté à abandonner une belle proie… Denise, trois semaines après l’épisode du canal, va commettre l’irréparable, elle va noyer sa fille. Elle va plonger la petite Cathy dans une lessiveuse et lui maintenir la tête sous l’eau jusqu’à ce que ce que mort s’en suive…

Cathy a deux ans et demi, sa mère, sous l’empire de son amant vient de la tuer. Juste après le décès de la petite, comme toute mère, elle sombre dans une dépression profonde, un accident, elle n’a pas assez surveillé sa fille lors du bain, elle culpabilise …

Aucune trace suspecte n’est relevée, on conclut donc à un accident, parfois le malheur frappe à la porte. Seulement des témoins des premières tentatives se manifestent, une personne qui avait vu une femme en colère menacer un enfant dans le vide, un autre qui a vu cette petite dans le canal…

Le 6 décembre 1954 Denise Labbé est interpellée, puis accusée d’infanticide, elle avoue. Mais elle avoue l’avoir fait parce qu’elle était envoutée par son amant. Celui-ci est donc convoqué, bien sûr Jacques Algarron nie toute implication. Il dit que si lui voulait quitter cette femme, c’est justement parce qu’elle était folle, pour lui Denise n’est rien d’autre qu’une démente. Il s’en veut, il aurait dû prévenir la police, s’il l’avait fait la petite serait encore là.

L’affaire s’avère compliquée, à part quelques lettres de Jacques envoyées à Denise, il n’y a rien. Et lui dit qu’en aucun cas il ne voulait qu’elle tue son enfant, juste un jeu amoureux un peu pervers entre deux amants passionnés. Et puis surtout, peut-on manipuler une femme au point d’en venir à l’obliger à tuer la chair de sa chair par amour ?

Certains diront que c’est impossible, un homme ne peut avoir une telle influence sur une femme. Le public se passionne pour cette affaire, est-ce un infanticide ? Cette femme est-elle folle ? Est-ce un crime passionnel ? Cet homme est-il un manipulateur hors pair ?

Ce sont les jurés qui auront le dernier mot, malgré un avocat qui plaidera le jeu qui a mal tourné, la femme qui ne comprenait pas que son amant plaisantait, qu’il jouait avec des textes philosophiques qu’elle ne comprenait pas forcément, ils condamneront Denise aux travaux forcés à vie, et son amant à une peine de vingt ans de travaux forcés, reconnaissant ainsi son rôle de manipulateur.

Les manipulateurs narcissiques sévissent chaque jour, causant moult traumas à leurs victimes, c’est depuis peu (30 mai 2001) que la manipulation mentale est punissable, depuis la loi About-Picard.

Stanislas Petrosky
L’Atelier Mosésudenise-labbe-et-jacques-algarron-282x300 Aimer à perdre la raison (La Mort en Noire)

INTÉRIEUR NUIT / EXTÉRIEUR JOUR Didier Cohen & Philippe Setbon

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Didier Cohen et Philippe Setbon ont des parcours parallèles. Tous deux sont romanciers, scénaristes, auteurs de séries de télévision, de longs-métrages pour le cinéma.

Le premier a débuté comme photographe avant de se consacrer à l’écriture, le second a fait ses débuts dans la bande-dessinée puis s’est dirigé vers la réalisation et le scénario.

Deux raconteurs d’histoires donc, qui se sont toujours exprimés aussi bien par les mots que par l’image. S’ils se connaissent depuis longtemps et ont souvent travaillé pour les mêmes producteurs, Didier et Philippe ignoraient leur passion commune pour la photographie. C’est en la découvrant récemment qu’est née l’idée de cette exposition en tandem.

Le titre « INTÉRIEUR NUIT / EXTÉRIEUR JOUR » est apparu comme une évidence. Didier travaille en studio, recrée des ambiances, sculpte les visages et les corps féminins par les ombres et la lumière. Philippe, l’œil sans cesse aux aguets, se laisse happer par la ville, par les « brèves rencontres » et en attrape au vol les instants magiques qui parfois synthétisent toute une vie en un cliché.

L’un et l’autre créent ainsi des personnages qui vont vivre leurs propres histoires sans paroles dans l’imaginaire des « regardeurs ».

L’exposition souligne la complémentarité de leurs deux univers visuels et esthétiques, avec en point de rencontre la volonté commune de capter des instants, des regards, des attitudes, des lignes géométriques invisibles et de concentrer des histoires humaines en une seule image.

Rencontre par hasard, Didier a fait beaucoup de portraits d’auteurs que j’ai « utilisé » pour les interviews, et Philippe à illustré la couverture de Destins brisés, la dernière chance le thriller de Christelle Mercier édité à l’Atelier Mosésu.

Deux artistes de grand talent dont l’objectif sublime le sujet, le modèle.

Je ne peux que vous conseiller de vous rendre à cette exposition magnifique, un véritable régal pour les yeux…

Rendez-vous Espace SÉGUR, 85 avenue de Ségur 75015 PARIS

http://www.didiercohen.fr/

http://philippe-setbon-scenariste-realisateur.over-blog.com/

Sébastien Mousse

L’atelier Mosésu

Sébastien-MOUSSE-150x150 INTÉRIEUR NUIT / EXTÉRIEUR JOUR Didier Cohen & Philippe Setbon
Sébastien MOUSSE (Photo : Benjamin Berdeaux)

 

Sens Interdit[S] de Jacques Saussey, une aventure de l’Embaumeur

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Sens Interdit[S] de Jacques SAUSSEY Préfacé par Marc HARDY et Pierre TOMBAL. Une nouvelle aventure de l’Embaumeur

Le livre

Le corps d’un enfant de huit ans est repêché dans un étang isolé au fond des bois. Le cadavre, complètement nu, ne présente aucun signe de lutte ni de violence sexuelle, laissant à penser que le petit garçon a succombé à un accident. Seulement, il s’agit du cinquième enfant qui meurt dans cette petite ville de province en moins de deux mois. Et cette fois, il s’agit du fils du légiste. Alors, on m’a appelé pour que je prenne le relais. Moi, vous me connaissez, je suis incapable de refuser quand on me demande un coup de main. Entre autres…

« Les sanglots longs des violents autochtones. »

L’auteur

Jacques SAUSSEY, 54 ans, marié deux enfants, réside dans l’Yonne, près de Sens. Jacques est cadres technique en métier d’art. Sens Interdit[S] est son sixième roman.

Contact

Sébastien MOUSSE

mosesu@mosesu.fr

Pour en savoir plus, un lien

  • ISBN 979-1092100-30-3
  • 188 pages
  • Format 14 X 21
  • Prix 13 € ttc
  • Date de parution 31/01/2015
  • www.atelier.mosesu.com
  • Genre littéraire : Polar/Roman Noir

Harpicide, le premier embaumeur

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On l’attendait, il est sorti en novembre, on l’a lu pendant les vacances de Noël, et on vous dit tout sur le premier Luc Mandoline, « Harpicide ». Attention, c’est velu.

 

« L’embaumeur ? Qui c’est, celui là ? »

T1-Harpicide1-e1357392253477 Harpicide, le premier embaumeurComme l’expliquait très bien Sébastien Mousse, de l’atelier Mosésu, lors de son interview sur notre site (un indice : si c’est écrit en bleu, c’est un lien), l’idée de l’Embaumeur ressemble un peu à celle du Poulpe : un personnage récurrent, à travers une série de romans, chacun écrit par un auteur différent.

Là ou ça devient intéressant pour nous, professionnels du funéraire, c’est que Luc Mandoline, l’embaumeur, donc, est thanatopracteur. Thanatopracteur itinérant, ancien légionnaire, il vogue au gré de ses missions au service de sociétés de pompes funèbres, et en profite pour résoudre des énigmes criminelles.

Je sais : dit comme ça, « résoudre des énigmes criminelles », c’est pas très très excitant. Fort heureusement, Luc Mandoline n’est ni un personnage d’Agatha Christie du pauvre, enquêtant dans une langue châtiée autour d’une tasse de thé, ni un flambeur comme le Mentaliste, plus occupé à soigner son brushing que sa crédibilité. Mandoline est du genre à réclamer des réponses à grand renfort de mandales, quand le gusse qu’il a dans le collimateur n’est pas assez prompt à se mettre à table.

« La tendresse ? Quoi c’est ça ? »

Le premier tome a été confié aux bons soins de Michel Vigneron. Il dirige une équipe de 80 policiers en Guyane, et accessoirement écrit des polars rugueux. Qui a lu « Le puits de la perversion » a déjà compris que le livre ne sera jamais adapté en téléfilm pour un prime time sur une télé française.

Et Vigneron se lâche en s’appropriant complétement le personnage. Déjà, il situe l’intrigue en Guyane, territoire qu’il maîtrise bien, et ensuite, tourne une intrigue sur le milieu de l’orpaillage clandestin, sujet passionnant et méconnu. Il est important de noter, d’ailleurs, que le livre a été écrit avant l’affaire des deux militaires assassinés dans le cadre du plan Harpie.

Et, comme Mandoline est tout sauf un tendre, même si il a quand même un petit cœur qui bat, Vigneron n’hésite pas à le faire tuer et torturer. C’est la loi de la jungle, au cœur de laquelle se situe une partie de l’intrigue. A la décharge de l’Embaumeur, les gars en face ne font pas dans la dentelle : assassinats de sang froid, alcool frelaté, drogues, viol, décapitation à la machette, on a du mal à compatir quand Mandoline les passe à la gégène.

Mais le livre n’est pas qu’une accumulation de scènes de violence. D’une, parce que l’auteur ne force pas sur les descriptions gores, il cherche juste à faire comprendre que, dans la jungle, on se fait pas de cadeaux, et de deux, parce qu’il a une histoire à nous raconter.

« J’ai une tête à m’appeler Tolstoï ? »

Et il nous la raconte bien. Le format court choisi par l’éditeur et qui fait partie du cahier des charges, moins de 300 pages tout bouclé, combiné à l’écriture concise de Michel Vigneron, accomplissent parfaitement leur œuvre : pas de longueurs, après une brève mise en place, on est plongé au cœur du sujet, et on se retrouve à Cayenne alors qu’on s’était dit qu’on allait juste feuilleter une page ou deux pendant que le déjeunez cuisait. C’est votre faute, fallait faire attention à l’odeur de brûlé.

Michel Vigneron n’est pas un styliste, le style est descriptif et concis, mais avec un véritable talent, savoir plonger dans une ambiance et planter un décor en quelques phrases. Si l’on peut reprocher un petit quelque chose, ce sont, par ci, par là, quelques dialogues peu naturels. Pas tous, d’ailleurs. Mais tout le monde n’a pas envie d’être Flaubert et de passer des années enfermé dans une tour à beugler ses phrases jusqu’à ce qu’elles soient parfaites. Et faut vraiment être un maniaque du détail, et un admirateur de Flaubert, pour le remarquer.

En un sens, tant mieux, parce qu’on se dit que, quelque part, « Harpicide » écrit par Flaubert, ça aurait été moins bien. Et ça, c’est un sacré compliment.

« J’vous l’emballe ? »

Bref. Le premier Mandoline est tout bon, et vous pouvez vous l’offrir sans état d’âme si vous aimez le polar, le vrai.

A noter que l’objet est sympa, le papier de très bonne qualité, tout sent l’objet de collection, collection qui se poursuivra avec sept titres déjà annoncés. Presque tous préfacés. D’ailleurs, pour Harpicide, c’est Franck Thilliez qui ouvre la bal du petit mot aimable, rien que ça. L’Atelier Mosésu a voulu faire les choses en grand.

Allez, je confesse, un sourire m’a échappé : après une Présentation, suit un Avertissement de l’éditeur, puis la Préface, et puis un avertissement de l’Auteur… Arrivé à la dédicace, je me suis demandé si ils avaient prévu de mettre un polar, dans le livre. Bah, faut bien taquiner, sinon, je fais quoi en attendant le deuxième tome ?

Et le livre, on le commande chez Mosésu, ICI

Avis de recherche, éditions de l’Atelier Mosésu

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Un nouvel éditeur fait son apparition dans le monde du funéraire, très bien. Mais lorsque celui-ci s’exprime d’une voix toute à fait singulière, tout à coup, on dresse l’oreille. Menotté au radiateur, une lampe dans les yeux, l’annuaire des Yvelines dans les pognes, on a procédé à l’interrogatoire du principal suspect.

Suspect :

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Sébastien Mousse : ne vous fiez pas à son air angélique, ce gars là fréquente les plus grands esprits criminalo-littéraires de France

Sébastien Mousse, 42 ans, thanatopracteur polyvalent, marié, père de famille. Fiche Europol : néant. Avis de recherche par le FBI : néant. Signes particuliers : « J’ai environ 5000 livres dans mon bureau, tous les San Antonio dans presque toutes les éditions, déjà ». Un dangereux activiste, donc. L’individu est armé d’un débit de mitrailleuse Thompson et animé d’un solide enthousiasme, dont il n’hésitera pas à se servir.

Audition :

« Je suis thanatopracteur dans une entreprise familiale, ce qui fait que je fais en fait un peu de tout. Polyvalent, donc ». Un peu court, jeune homme. Arrête de nier, on a tes empreintes. « Je suis aussi illustrateur, je me suis essayé à l’écriture, et je suis créateur, directeur de collection et fais office de directeur littéraire des Ateliers Mosésu ». Ca y est, il a lâché le nom de son gang. Oui, oui, ton baveux arrive, mais dis moi entre nous, qu’est-ce que vous manigancez ?

Alias :

« Avec l’aide d’amis auteurs, je vais lancer un personnage, Luc Mandoline » d’accord, n’essaie pas de nous refaire le coup de Kaizer Sauze, on ouvre grand nos esgourdes « Luc Mandoline est thanatopracteur, ancien légionnaire, qui a eu une vie tumultueuse. Si il est une chose qu’il a retenu, c’est que ses collègues ont beaucoup de mal à prendre des vacances, car trouver un remplaçant n’est pas chose aisée, lui, il est totalement polyvalent dans le funéraire, de creuser une fosse, en passant par faire les soins de conservations, recevoir une famille ou diriger une cérémonie, il a tout fait, même conducteur de four…Il décide donc de remplacer les copains. Il bosse quand il veut, et comme dans le bon vieux temps, il voit du pays. »

Coup en préparation :

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Luc Mandoline. Il a les moyens de vous faire parler. Et taire, aussi…

« Je suis un fan de la série Le Poulpe. Et je regrettai de ne pas voir de personnage récurrent, en France en tout cas, dans le milieu du funéraire. C’est de là qu’est venue l’idée de Luc Mandoline. Comme le Poulpe, chaque roman sera écrit par un auteur différent, avec son style et son univers, qui devra juste respecter un cahier des charges concernant Luc Mandoline et certains personnages récurrents. » On le trouve où, ton gars, là ? « Le premier se passe en Guyane, dans le milieu des orpailleurs. Il faut noter que l’écriture du projet a commencé avant l’affaire de ces deux gendarmes assassinés. » Pour le premier Luc Mandoline, c’est l’écrivain Michel Vigneron qui ouvre les hostilités, et Frank Thilliez soi-même qui préface.

Modus opérandi :

« L’idée, c’est de lancer une série qui puisse se collectionner, donc de soigner le livre, avec une présentation et une maquette qui plaise. Et puis, chacune pourra découvrir Luc Mandoline à travers un auteur qu’il connaît, et, s’il continue la série, découvrir d’autres auteurs. » Mais l’idée est véritablement d’offrir un bon texte dans un bel objet. Un bouquin, un vrai.

Complices connus :

L-atelier-Mosesu Avis de recherche, éditions de l'Atelier Mosésu
Le signe du Gang

Dis moi, Vigneron, Thilliez… On les connais ces gars là, qui sont tes autres complices ? « Le second tome sera écrit par Hervé Sard et préfacé par Pascal Dessaint. Le troisième sera écrit par Claude Vasseur et préfacé par San Antonio ». D’accord, les gars, on ne panique pas, on prévient le RAID, le GIGN, et on demande le SWAT en renfort. Il y en a d’autres ? « des auteurs de styles différents comme Maxime GILLIO, Jess KAAN, Stéphane PAJOT, Elena PIACENTINI, Johann MOULIN,  Luc DOYELLE, Sophie JOMAIN, Pierre BRULHET, Michaël MOLONSKA, Didier FOSSEY, Gaëlle PERRIN, Philippe DDECLERCK, Jean-Christophe MAQUET, Lucienne CLUYTENS etc ont déjà accepté de faire un épisode de la série »

C’est plus une maison d’Editions, c’est le syndicat de crime.

Complicités internes :

PBOOK002-1-206x300 Avis de recherche, éditions de l'Atelier MosésuEt pour la communication, la logistique, bref, la survie de base dans la jungle, la mafia, le milieu littéraire ?« Pour la distribution, on met des choses en place. Dans un premier temps, je vais me débrouiller moi-même, avec l’aide de de libraires indépendants, avant de se faire référencer à la FNAC ou sur Amazon. Maxime GILLIO, écrivain co-fondateur de Exquismen, entreprise spécialisé dans la communication, média des métiers du livres, David BOIDIN, et Benjamin BERDEAUX, les X-Men se sont eux penchés sur la maquette, la mise en page et l’impression. »

Néant. Après avoir mis en place l’Embaumeur, le suspect compte bien récidiver avec une autre collection, Post Mortem, avec Bérangère Soustre de Condat-Rabourdin, sur la médecine légale et les tueurs en série. Mais on avocat étant entré dans la pièce à ce moment là, on a dû négocier l’oubli momentané de cette partie là dans le procès verbal en échange du retrait de sa plainte pour brutalité journalistique. Ce n’est pas très grave : on a l’individu dans le collimateur, on va surveiller tout le gang de près.

4-de-couv-Michel-222x300 Avis de recherche, éditions de l'Atelier Mosésu
Quatrième de couverture du premier tome

 Luc mandoline,

tome 1 « Harpicide »

Editions l’Atelier Mosésu

Auteur : Michel Vigneron

Préface de Franck Thilliez

livre de poche

9, 95 euros

Sortie : novembre 2012

Mais ne vous inquiétez pas : on vous préviendra de la disponibilité, on vous dira ce qu’on en pense, et on vous indiquera aussi les dealers ou vous pouvez vous le procurer.

Message laissé par un indic, Michel VIGNERON :

Le directeur collection, Sébastien Mousse, fait partie de ces personnes que je ne connais que virtuellement et pourtant le courant passe très bien. Au fil des années j’ai pu constater combien il était cinglé (et j’adore ça) et que nous avions pas mal de points de commun.
Lorsqu’il m’a présenté le projet « l’Embaumeur » au cours du premier trimestre de cette année, je n’ai pu m’empêcher de sourire ;  l’initiative était à l’image du personnage Mosesu : complètement barré !
Bien sûr les délais étaient courts, mais cela collait parfaitement avec l’idée que j’avais en tête et le cahier des charges de la série à naitre. Le texte devant être ramassé (250.000 signes environ) et rythmé, il me fallait l’écrire rapidement.
C’est pour ces raisons que je n’ai pas hésité une seconde à me joindre à l’aventure ! Et pour l’envie, Le concept, sans hésitation.
Mettre en scène un embaumeur itinérant, ancien légionnaire, et lui faire vivre des aventures sans lien aucun avec sa profession… il faut reconnaitre qu’il fallait oser !
Et pour moi qui voulais écrire un roman ayant pour théâtre la Guyane – région dans laquelle je vis avec ma famille depuis maintenant deux ans – c’était du pain béni : il faut savoir que la Légion étrangère (3ème REI)  est présente ici dans le cadre du plan Harpie et de la protection des tirs programmés par le Centre Spatial Guyanais.
L’Embaumeur m’aura offert tous les ingrédients nécessaires à l’écriture d’un roman d’aventure en Guyane !
Merci Sébastien et longue vie à Mandoline.