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Du 11 septembre 2001 à Nice, de la mémoire à la rancune

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attentat du 11 septembre 2001

Le 11 septembre 2001, quatre avions s’écrasaient aux Etats-Unis, deux dans le World Trade Center, un dans le Pentagone, un dans un champ en Pennsylvanie. Personne n’a oublié ce qu’il faisait ni ou il était à ce moment précis. D’autres occasions de se souvenir se sont ensuite reproduites. Mais quelle est la limite de la mémoire ?

« Ca a commencé comme ça »
Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la Nuit

Je me souviens

C’était une belle journée, et mon père en profitait pour tailler les haies. Il m’avait demandé de transporter les déchets verts à la déchetterie de Brest, le Spernot. En pleine après-midi, il faisait beau, j’étais sur le boulevard de l’Europe, occupé, comme tout bon brestois, à surveiller mon compteur de vitesse : cinquante kilomètres heures sur une quatre voie bien dégagée, autant dire un piège à points.

Au moment où j’arrivais sur le rond-point à l’entrée de la déchetterie, alors qu’une cassette tournait dans l’autoradio, je l’éjectai, juste au moment où un flash info annonçait qu’un avion se serait écrasé à New York, au conditionnel. A la déchetterie, j’attendis un peu en discutant avec les agents, puis avec un aimable retraité, sur la météo et le jardinage.

De retour sur le boulevard de l’Europe, un peu avant le cimetière de Lambezellec, je rallumai la radio que j’avais éteinte. Un journaliste de France Info visiblement troublé, parlait d’un second avion.

Et c’est ainsi que tous les espoirs que nous avions placé dans le XXIéme siècle moururent le 11 septembre 2001.

S’habituer

Quand je pense que mes parents m’ont raconté que eux n’oublieraient jamais ce qu’ils faisaient quand l’homme a marché sur la Lune ou que Claude François est mort… C’était mieux avant, vraiment ? Oui, vraiment.

Parce que je me souviens aussi ou j’étais quand des islamistes ont mitraillé Charlie à la Kalash. Je me rappelle encore du message d’un ami, alors que les infos étaient incertaines « Putain, ils ont buté Cabu ! ». Cabu, c’était le gars sympa du Club Dorothée, quand on était petits, avec ses lunetets rigolotes.

Je me souviens ou j’étais quand le camion a foncé sur la foulé à Nice.

Je me souviens où j’étais quand les terroristes sont entrés dans le Bataclan.

Je ne sais pas de combien d’autres je vais devoir me souvenir.

Du 11 septembre 2001 à la mémoire infinie

Parce que, paradoxalement, chacun de ces événements est suffisamment traumatisant pour que l’on s’en souvienne, mais on nous explique benoîtement que l’on doit « apprendre à vivre avec ». Toute la question est posée là : à quel niveau la mémoire sature-t-elle et, surtout, que se passe-t-il ensuite ?

Verra-t-on apparaître un extrême de lassitude, ou la mémoire cessera de considérer ces événements comme exceptionnels ? Ou bien assistera-t-on à une réaction plus violente ? La rancune est aussi une forme de mémoire.

Je me rappelle en tout cas qu’au lendemain du 11 septembre 2001, tout le monde s’accordait à dire que c’était la fin d’un certain monde. Ce que nous n’avions pas alors pleinement compris, c’est que c’était le début d’un autre.

Attentats dans le monde depuis le début de l’année : la mort sans frontières

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attentats dans le monde

Deux attentats successifs ont été perpétrés en Angleterre. Un climat de tension et de panique envahit le monde. On se croit à l’abri et pourtant le monde est en guerre et il nous le montre tous les jours. Nous ne sommes pas encore à la moitié de l’année et pourtant les morts et le sang font partis du quotidien. Retour sur les attentats dans le monde depuis le début de l’année.

Janvier

    Turquie : le 1er janvier 2017, une fusillade dans une discothèque d’Istanbul fait 39 morts et 65 blessés. L’attaque est revendiquée par l’État islamique.

    Irak : le 1er janvier 2017, des militants de l’État islamique attaquent un checkpoint de la police dans la ville de Nadjaf, tuant sept policiers et en faisant 17 blessés dont des civils.

    Syrie : le 1er janvier 2017, deux agents de sécurité sont tués dans un double attentat suicide à Tartous, après l’arrestation de plusieurs personnes peu après le réveillon du Nouvel An.

    Afghanistan : le 1er janvier 2017, six personnes sont blessées à Hérat, dans l’explosion d’une bombe dans une mosquée chiite de l’ouest de l’Afghanistan.

    Burundi : le 1er janvier 2017, le ministre de l’Environnement, Emmanuel Niyonkuru, est assassiné par balle dans la capitale Bujumbura. Un porte-parole de la police déclare qu’une femme a été arrêtée.

    Pakistan : le 1er janvier 2017, quatre membres de la sécurité et deux civils ont été blessés lors d’une explosion à Quetta.

    Algérie : le 1er janvier 2017, une bombe a tué enfant et a blessé sept autres personnes à Blida.

    Jordanie : le 1er janvier 2017, l’État islamique revendique une attaque qui tue un soldat jordanien à Ma’an.

    Irak : le 2 janvier 2017, une série de trois attentats-suicides à Bagdad fait 57 morts et 61 blessés. La série d’attentats est revendiquée par l’État islamique.

    Somalie : le 2 janvier 2017, un attentat-suicide fait 3 morts à Mogadiscio.

    Burkina Faso : le 2 janvier 2017, une personne est tuée et une autre blessée dans deux attaques à Djibo.

    Irak : le 2 janvier 2017, des hommes armés portant des gilets de suicide attaquent deux postes de police dans la ville de Samarra, tuant au moins sept policiers.

    Égypte : le 3 janvier 2017, un homme d’affaires chrétien est assassiné par un extrémiste islamiste pour avoir vendu de l’alcool dans son magasin au Caire.

    Yémen : le 3 janvier 2017, deux soldats sont tués à Abyan dans une embuscade.

    Afghanistan : le 3 janvier 2017, quatre soldats sont morts dans une embuscade des Taliban dans la province du Badkhchan.

    Centrafique : le 3 janvier 2017, des casques bleus marocains tombent dans une embuscade tendue par des assaillants à Bria, alors qu’ils escortaient des camions à carburant. Deux soldats de la paix sont tués et deux autres sont blessés.

    Pakistan : le 4 janvier 2017, des hommes armés tuent deux officiels à Quetta.

    Somalie : le 4 janvier 2017, une voiture piégée blesse quatre gardes des Nations Unies à Mogadiscio, dans une explosion dirigée contre le complexe de l’ONU.

    Philippines : le 4 janvier 2017, des islamistes attaquent une prison située à Kidapawan, dans le but de libérer leurs sympathisants. Cette attaque tue deux personnes.

    Nigéria : le 4 janvier 2017, trois jeunes kamikazes sont tués alors qu’elles tentaient de faire exploser leurs vestes sur le marché de la ville de Madagali.

    Afghanistan : le 4 janvier 2017, deux membres des services américains sont tués et deux autres sont blessés alors qu’ils combattaient les talibans dans la province de Kunduz.

    Afghanistan : le 4 janvier 2017, une policière est abattue dans le district de Nawa, dans la province de Helmand.

    Chili : le 4 janvier 2017, au moins cinq personnes sont blessées, l’une d’elles gravement, lors d’une attaque contre une caravane de véhicules, transportant des ouvriers forestiers vers la ville de Curaquidico.

    Syrie : le 5 janvier 2017, un attentat à la voiture piégée fait 16 morts et 35 blessés à Jablé.

    Turquie : le 5 janvier 2017, l’explosion d’une voiture fait 2 morts (dont un policier) et une dizaine de blessés à Izmir. Deux terroristes sont abattus par les forces de l’ordre.

    Irak : le 5 janvier 2017, l’explosion d’une voiture aux abords d’une mosquée de Bagdad dans un quartier chiite fait 9 morts et 15 blessés. Le même jour, à la tombée de la nuit, un kamikaze tue 11 personnes et blesse 22 près d’un poste de sécurité à Bab al-Muadam.

    Irak : le 6 janvier 2017, un poste de police près de Tikrit est attaqué par des kamikazes et une voiture piégée explose. Quatre policiers et deux agresseurs sont tués, tandis que 12 autres sont blessés.

    Égypte : le 6 janvier 2017, deux chrétiens coptes égyptiens sont assassinés dans le gouvernorat de Menufeya, en raison de leur foi , d’après le frère de la femme décédée.

    Syrie : le 6 janvier 2017, des combattants de l’État islamique décapitent un homme à Raqqa.

    Afghanistan : le 6 janvier 2017, des hommes armés tuent au moins 9 mineurs appartenant à la minorité Hazara.

    Yémen : le 7 janvier 2017, six soldats britanniques sont tués et vingt autres sont blessés dans une attaque suicide à Abyan.

    Syrie : le 7 janvier 2017, un attentat à la voiture piégée fait 48 morts et plusieurs dizaines de blessés à Azaz.

    Nigéria : le 7 janvier 2017, un groupe de combattants attaquent une base de l’armée nigériane à Buni Yadi, mais sont repoussés par les forces gouvernementales. Au moins 5 soldats et 15 combattants sont tués.

    Arabie saoudite : le 7 janvier 2017, deux kamikazes sont tués par un agent de police avant qu’ils ne se fassent exploser.

    Afghanistan : le 7 janvier 2017, une explosion a eu lieu dans la province de Zabol. L’attaque fait un mort et deux blessés. Toutes les victimes étaient des policiers.

    Irak : le 8 janvier 2017, un double attentat fait 20 morts et 55 blessés dans deux quartiers chiites de Bagdad.

    Israël : le 8 janvier 2017, un sympathisant de l’État islamique tue 4 soldats israéliens et blesse 17 autres, en fonçant sur eux avec un camion.

    Yémen : le 8 janvier 2017, au moins cinq civils sont tués et beaucoup d’autres sont blessés lorsqu’un camion frappe une mine.

    Inde : le 8 janvier 2017, plusieurs combattants non identifiés attaquent un campement de travailleurs de la construction routière, dans l’État de Jammu-et-Cachemire. Cette attaque tue trois travailleurs.

    Égypte : le 9 janvier 2017, un attentat à la voiture piégée fait 8 morts dont 7 policiers à El-Arich, dans le Sinaï56. L’attentat est suivi d’une attaque par des hommes armés.

    Colombie : le 9 janvier 2017, un soldat est tué par des membres de l’ELN59.

    Afghanistan : le 9 janvier 2017, une explosion a eu lieu dans la province de Zabol. L’attaque fait un mort.

    Afghanistan : le 9 janvier 2017, une bombe tue une personne et en blesse trois autres à Jalalabad.

    Afghanistan : le 10 janvier 2017, trois attentas commis à Kaboul, à Kandahar et à Lashkar Gah font 57 morts et une centaine de blessés.

    Nigéria : le 10 janvier 2017, deux femmes kamikazes se font exploser et tuent trois personnes.

    Afghanistan : le 10 janvier 2017, un double attentat vise des bureaux annexes du parlement afghan à Kaboul. Le bilan fait état d’au moins 21 morts et 45 blessés.

    Afghanistan : le 10 janvier 2017, au moins neuf personnes sont tuées dans un attentat visant la résidence du gouverneur de Kandahar, dans le sud de l’Afghanistan. Parmi les blessés se trouve l’ambassadeur des Émirats arabes unis en Afghanistan.

    Afghanistan : le 10 janvier 2017, un attentat suicide frappe une maison et fait sept morts et six blessés à Lashkargâh.

    Éthiopie : le 10 janvier 2017, une attaque à la grenade tue une personne et en blesse onze autres, dans un bar d’hôtel bondé, dans la ville de Gondar.

    Yémen : le 10 janvier 2017, un attentat à la voiture piégée dans le gouvernorat d’Abyan, blesse gravement un haut responsable de la sécurité et tue un de ses gardes du corps. Quatre autres gardes sont blessés lors de l’attaque.

    Cisjordanie : le 10 janvier 2017, un homme palestinien attaque des soldats israéliens à Far’a, avec un couteau et est ensuite abattu.

    Philippines : le 10 janvier 2017, huit pêcheurs sont tués lors d’une attaque par des combattants présumés d’Abou Sayyaf au sud-ouest de Mindanao, dans la ville de Zamboanga.

    Somalie : le 10 janvier 2017, le groupe Al-Shabbaab abat deux hommes et un adolescent dans le sud de la Somalie.

    Nigéria : le 11 janvier 2017, un soldat nigérian est tué par une bombe provenant des combattants de Boko Haram dans l’État de Yobe.

    Irak : le 11 janvier 2017, une voiture piégée explose dans le quartier al-Bayaa de Bagdad, tuant une personne et blessant cinq autres.

    Syrie : le 12 janvier 2017, un kamikaze se fait exploser à Damas et fait au moins 7 morts.

    Mali : le 12 janvier 2017, cinq soldats maliens sont tués et deux autres sont blessés lorsque leur patrouille tombe sur une mine terrestre dans la région de Ségou.

    Syrie : le 13 janvier 2017, deux hommes dans le nord-est de la Syrie sont crucifiés après avoir été accusés d’appuyer les Unités de protection du peuple et la coalition dirigée par les États-Unis.

    Nigéria : le 13 janvier 2017, trois attaques-suicides ont eu lieu à Madagali, tuant quinze personnes.

    Afghanistan : le 14 janvier 2017, l’État islamique met le feu à 60 maisons résidentielles, dans la province de Nangarhar.

    Nigéria : le 14 janvier 2017, deux soldats sont tués dans l’explosion d’une bombe, dans l’État de Borno.

    Nigéria : le 14 janvier 2017, trois soldats sont tués par Boko Haram, dans l’État de Borno. Dix assaillants sont également tués.

    Irak : le 14 janvier 2017, l’État islamique brûle une famille de cinq personnes (une mère et quatre enfants).

    Cameroun : le 14 janvier 2017, au moins dix sept personnes sont tués par Boko Haram.

    Afghanistan : le 15 janvier 2017, au moins sept personnes sont tués dans un attentat dans la province de Nangarhâr.

    Chili : le 15 janvier 2017, une personne est tuée dans un incendie criminel dans la région de l’Araucanie, dans la ville de Cañete. Région du sud du Chili, où les autochtones Mapuches revendiquent des terres.

    Syrie : le 15 janvier 2017, un volontaire américain est tué par l’État islamique, à proximité de Raqqa.

    Nigéria : le 16 janvier 2017, deux jeunes kamikazes se font exploser à l’Université de Maiduguri, tuant trois personnes, y compris un professeur.

    Mexique : le 16 janvier 2017, au moins cinq personnes sont tuées et 12 autres sont blessées après qu’un homme armé a ouvert le feu dans une boîte de nuit, lors d’un festival de musique à Playa del Carmen. L’attaque est considérée comme un acte de narcoterrorisme.

    Turquie : le 16 janvier 2017, quatre policiers turcs sont tués et deux autres sont blessés lorsqu’une bombe en bordure de route frappe un autobus de police dans la province de Diyarbakır.

      Égypte : le 16 janvier 2017, huit officiers de sécurité égyptiens sont tués et trois autres sont blessés lorsque leur point de contrôle, à environ 70 km de l’oasis de Kharga, est attaqué par des combattants non identifiés.

    Égypte : le 16 janvier 2017, une explosion à El-Arich fait un mort et deux blessés.

    Irak : le 16 janvier 2017, une personne est tuée et cinq autres sont blessées lorsque deux bombes explosent à Bagdad.

    Yémen : le 16 janvier 2017, quatre soldats sont tués et trois sont blessés lors d’une attaque attribuée à Al-Qaïda, contre un poste de contrôle dans le gouvernorat d’Abyan.

    Pakistan : le 16 janvier 2017, deux attaques terroristes tuent au moins deux policiers à Quetta.

    Pakistan : le 17 janvier 2017, dix personnes sont tuées et plus de 30 autres personnes sont blessées lors d’une attaque suicide contre des forces de sécurité à Peshawar.

    Turquie : le 17 janvier 2017, une bombe tue un policier et quatre autres sont blessés. L’explosion s’est produite dans la ville de Diyarbakır.

    Mali : le 18 janvier 2017, un attentat à la voiture piégée fait plus de 50 morts à Gao. L’attaque est revendiquée par le groupe terroriste Al-Mourabitoune, proche Al-Qaïda au Maghreb islamique.

    Israël : le 18 janvier 2017, un policier israélien est tué par un arabe israélien qui a foncé avec sa voiture, dans un groupe de policiers, lors d’une manifestation contre les démolitions de maisons bédouines, illégalement construites dans le sud d’Israël.

    Irak : le 18 janvier 2017, une voiture piégée explose et frappe le quartier majoritairement chiite d’Abu Dsheer. Celle-ci fait au moins 7 victimes et 20 blessés.

    Syrie : le 19 janvier 2017, les combattants du groupe État islamique exécutent au moins 12 personnes à Palmyre.

    Irak : le 20 janvier 2017, un irakien et son petit fils sont tués dans l’ouest de Mossoul, lors d’une explosion provoquée par une bombe déposée par un drone guidé par l’État islamique.

    Syrie : le 20 janvier 2017, l’armée turque déclare que le groupe État islamique a tué cinq soldats turcs et a blessé neuf autres dans un attentat à la voiture piégée à Al-Bab, au nord de la Syrie.

    Pakistan : le 20 janvier 2017, une bombe cachée dans une caisse de légumes actionnée à distance fait 25 morts et 87 blessés.

    Pakistan : le 20 janvier 2017, deux personnes sont tuées et six autres sont blessées lorsque des hommes armés tirent sur eux dans l’Agence d’Orakzai.

    Afghanistan : le 20 janvier 2017, une explosion dans la ville de Balkh, située dans le nord de l’Afghanistan, tue au moins trois personnes123.

    Libye : le 20 janvier 2017, une voiture piégée explose à Benghazi, près d’une mosquée dans la deuxième ville de Libye, tuant une personne et blessant 13 autres personnes dont un ancien ministre de l’Intérieur.

    Afghanistan : le 21 janvier 2017, les talibans attaquent un poste de police, situé dans le district de Maiwand, province de Kandahar. Cette attaque fait 43 victimes, dont 16 policiers.

    Nigéria : le 21 janvier 2017, Boko Haram tue deux soldats et en blesse sept autres, lors d’une attaque contre une base militaire, dans la ville de Diffa, située au sud-est du Niger.

    Égypte : le 21 janvier 2017, huit personnes sont tuées après qu’une bombe soit tombée sur une maison à Rafah.

    Libye : le 21 janvier 2017, une voiture piégée explose à Tripoli. L’explosion, qui a tué deux morts, a frappé près de l’ambassade italienne récemment rouverte.

    Inde : le 22 janvier 2017, deux jadis de Assam Rifles sont tués lorsque leur véhicule d’escorte de touristes est attaqué, près de la frontière du Assam-Arunachal Pradesh.

    Afghanistan : le 22 janvier 2017, les talibans tuent trois policiers dans le district de Maywand.

    Pakistan : le 22 janvier 2017, une attaque terroriste tue au moins deux personnes à Quetta.

    Inde : le 23 janvier 2017, les maoïstes mettent le feu à au moins 15 véhicules de construction, dans le district de Bijapur, à Chhattisgarh.

    Égypte : le 23 janvier 2017, au moins cinq soldats de l’armée égyptienne sont tués par des hommes armés dans la péninsule du Sinaï.

    Kenya : le 23 janvier 2017, un réserviste de la police du Kenya est tué à Mandera, par des combattants d’Al-Shabaab qui ont lancé des explosifs dans une banque.

    Somalie : le 23 janvier 2017, au moins quatre soldats sont tués et cinq autres sont blessés par l’explosion d’une bombe à Afgooye.

    Nigéria : le 23 janvier 2017, Boko Haram envahit un village, tue huit personnes et enlève un nombre indéterminé de femmes et d’enfants, dans l’État de Borno.

    Mali : le 24 janvier 2017, un gardien de la paix au Mali est tué et deux autres soldats de la paix sont blessés dans un tir de mortier à Aguel’hoc. Al-Qaïda est suspecté concernant l’attaque.

    Somalie : le 25 janvier 2017, un double attentat fait au moins 13 morts à Mogadiscio.

    Irak : le 25 janvier 2017, deux explosions causées par des voitures piégées ont tué deux civils et ont blessé neuf autres personnes dans la capitale irakienne.

    Canada : le 29 janvier 2017, un homme connu comme étant ultra-national et xénophobe ouvre le feu à la kalachnikov dans le Centre culturel islamique du Québec. L’attaque fait 6 morts et 8 blessés147.

Février

    France : le 3 février 2017, un homme attaque une patrouille de 4 militaires à Paris.

    Afghanistan : le 7 février 2017, une voiture piégée explose dans l’enceinte de la cour suprême de Kaboul. L’attentat fait 20 morts et 40 blessés.

    Égypte : le 12 février 2017, un vétérinaire chrétien est assassiné à El-Arich.

    Irak : le 14 février 2017, un attentat à la voiture piégée fait 4 morts à Bagdad.

    Irak : le 15 février 2017, un kamikaze tue 11 personnes avec une voiture piégée dans un quartier chiite de Bagdad.

    Irak : le 16 février 2017, un attentat à la voiture piégée fait 52 morts et des dizaines de blessés dans un marché de Bagdad.

    Pakistan : le 16 février 2017, un attentat-suicide dans un sanctuaire soufi à Sehwan fait 88 morts et plus de 250 blessés.

    Turquie : le 17 février 2017, l’explosion d’un mini-bus piégé à Viranşehir tue 2 personnes.

    Somalie : le 19 février 2017, une explosion à la voiture piégée sur un marché de Mogadiscio tue 39 personnes et fait 27 blessés.

    Égypte : le 22 février 2017, deux chrétiens coptes, un père et son fils, sont tués dans le Sinai par des membres de l’État islamique. Le père a été abattu par balles tandis que son fils a été brûlé vif.

    Égypte : le 23 février 2017, un chrétien est tué et sa maison incendiée dans le Nord du Sinaï. Cette zone voit depuis quelques jours une recrudescence des attaques envers les Coptes, devenus la principale cible des membres de l’État islamique.

    Syrie : le 25 février 2017, 42 militaires sont tués dans une attaque contre le siège du service de sécurité de l’État, dans un quartier de Homs.

Mars

    Afghanistan : le 1er mars 2017, deux attaques, contre un poste de police et un centre de renseignements dans la capitale, menées par deux kamikazes, font au moins 16 morts et 44 blessés.

    Afghanistan : le 8 mars 2017, l’État islamique revendique un attentat dans le plus grand hôpital militaire (Sardar Mohammad Daud Khan) de Kaboul. Le bilan fait état de 49 morts et 63 blessés.

    Allemagne : le 9 mars 2017, attentat à la hache blessant 9 personnes à Dusseldorf.

    Syrie : le 11 mars 2017, double attentat à Damas revendiqué par le groupe djihadiste Tahrir Al-Cham et tuant 74 pèlerins chiites.

    Somalie : le 13 mars 2017, attentat à la voiture piégée près d’un hôtel dans une rue très fréquentée de Mogadiscio, la capitale somalienne, tuant au moins 5 personnes et blessant 12 autres.

    Nigéria : le 15 mars 2017, attentat-suicide à Maiduguri, 2 morts, plusieurs blessés.

    Syrie : le 15 mars 2017, double attentat suicide à Damas, une trentaine de morts.

    France : le 18 mars 2017, un homme, radicalisé islamiste en prison, s’empare de l’arme d’un militaire à Orly avant d’être abattu, il a déclaré vouloir « mourir par Allah ».

    Royaume-Uni : le 22 mars 2017, un homme à bord d’une voiture fonce sur des passants sur le pont de Westminster à proximité du Parlement britannique à Londres, avant de poignarder un policier à l’intérieur du Parlement Britannique. Bilan : 5 morts (dont le policier) et au moins 44 blessés, dont certains dans un état grave. L’attaque « terroriste » a lieu 1 an jour pour jour après l’attentat de Bruxelles qui avait fait 32 morts.

Avril

    Russie : le 3 avril 2017, un attentat à Saint-Pétersbourg, réalisé à l’aide d’une bombe artisanale, frappe une rame de la ligne 2 du métro, entre les stations Sennaïa plochtchad et Tekhnologuitcheski institout. L’explosion fait au moins 14 morts (provisoire) et 50 blessés. L’attaque est revendiquée par un groupe terroriste affilié à Al Qaïda.

    Suède : le 7 avril 2017, un attentat frappe Stockholm. En effet, un camion fonce dans la foule, dans une grande artère commerçante du pays. L’attaque fait 5 morts et 14 blessés.

    Norvège : 8 avril 2017  : Dans la nuit du samedi un engin explosif est neutralisée par la police dans une rue de Grønland (quartier proche du centre-ville d’Oslo), le lendemain un jeune Russe est arrêté par les services de sécurité norvégiens.

    Égypte : le 9 avril 2017, un double attentat frappe les villes de Tanta et d’Alexandrie171. Le bilan fait état d’au moins 44 morts et 126 blessés. L’état islamique revendique les doubles attaques quelques heures après.

    France  : le 20 avril 2017, un homme attaque à la kalachnikov un car de police sur les Champs Elysées à Paris. Un policier est abattu, deux autres sont blessés, de même qu’une passante. L’assaillant est également abattu et l’État islamique revendique l’attentat. Cet attentat a lieu en pleine campagne présidentielle.

Mai

    Afghanistan : le 3 mai 2017, un attentat à Kaboul visant un convoi de troupes étrangères de l’Otan patrouillant près de l’ambassade américaine dans le centre ville fait 8 morts et une vingtaine de blessés. L’État islamique revendique cet attentat.

    Royaume-Uni : le 22 mai 2017, un attentat-suicide à Manchester commis à la sortie d’un concert de la chanteuse Ariana Grande fait 22 morts (plus le terroriste) et une soixantaine de blessés. Le lendemain le groupe terroriste Etat islamique revendique cet attentat.

    Indonésie : le 24 mai 2017, un double attentat-suicide à Jakarta dans un terminal de bus cause la mort de 3 policiers et blesse également 10 personnes. Le groupe terroriste Etat islamique revendique l’attaque175.

    Égypte : le 26 mai 2017, des hommes masqués ouvrent le feu à l’arme automatique sur un bus transportant des chrétiens coptes en direction du monastère de Saint-Samuel. L’attaque fait 26 morts et blesse 25 personnes. Le lendemain l’Etat islamique revendique l’attaque.

    Irak : le 30 mai 2017, un double attentat à la voiture piégée à Bagdad, cause plus de 40 morts et 140 blessés. L’Etat islamique revendique ces attaques.

    Afghanistan : le 31 mai 2017, un attentat au camion piégé secoue le quartier diplomatique de Kaboul. Cette attaque fait 90 morts et plus de 460 blessés.

Juin

    Royaume-Uni : le 3 juin 2017, une camionnette fonce sur le London Bridge en renversant des personnes. Puis, 3 personnes en sortent et poignardent des passants en disant le faire « pour Allah » avant d’être tués par la police. Le bilan est de 7 morts et 48 blessés dont 41 entre la vie et la mort.

 

Indemnisation victimes attentats : Comment fonctionne le Fond de Garantie ?

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Le_Monument_à_la_République_recouvert_d'hommages_à_l'attentat_de_Nice_du_14_juillet_2016

Le Fond de Garantie des Victimes des Actes de Terrorisme et autres Infractions, le FGTI est un organisme créé en 1990 qui modifie le code de procédure pénale et des assurances. Il joint à la fois l’indemnisation des victimes d’actes de terrorisme et l’indemnisation des victimes de certaines infractions pénales, telle que le viol. Il provient du Fond Terrorisme créé quant à lui en 1986 sous la pression d’assocations, comme SOS Attentats. Comment fonctionne-t-il ? C’est notre FAQ du jour.

Qui peut-être indemnisé ?

Les proches, qu’il s’agisse du conjoint, des enfants, parents, et des frères et soeurs. Les personnes indemnisées sont également les blessés des attentats que ce soit de manière physique ou de manière psychologique.

Comme expliqué plus haut, les victimes d’infractions pénales sont également indemnisées – ex : se porter partie civile.

Tout se passe au cas par cas.

Comment cela se déroule-t-il ?

C’est le FGTI qui contacte les victimes désignées comme telles par le Procureur de la République. Les personnes concernées vont recevoir un formulaire dans lequel il leurs sera demandé entre autre :

  • Des renseignements d’État Civil
  • L’avis d’imposition
  • Les bulletins de salaires
  • Les certificats médicaux
  • Le justificatif de l’Attentat ( heure, lieu, etc. )
  • Les premiers frais engagés

Les victimes ont-elles un délai pour renvoyer cette demande d’indemnisation ?

Les victimes ont dix ans, à compter du jour de l’attentat pour renvoyer les justificatifs demandés.

Quel est le montant de ces indemnisations ?

Là encore c’est au cas par cas. Les montants peuvent varier de quelques dizaines de milliers d’euros pour des blessés légers et des troubles psychologiques modérés, à plusieurs centaines de milliers d’euros pour des séquelles graves et des préjudices moraux et financiers lourds.

Sur quoi va porter exactement ce calcul d’indemnité ?

Sur deux points :

  • Corporel : Les blessures et les décès
  • Psychologiques : troubles

Quant aux préjudices matériels, ils sont à voir directement avec les assurances individuelles de chacun et des contrats signés qui incluent ou non ces clauses.

Quels sont les frais directement concernés ?

Les soins, en premier lieu ainsi que les obsèques. Ensuite est calculée la perte de revenu suite à une Interruption Temporaire de Travail ou d’un décès. Les préjudices moraux sont également pris en compte dans le calcul des frais : psychologue, médicaments, etc.

À quel moment est-elle versée ?

Une première provision a lieu dès le premier mois qui suit les attentats pour couvrir les frais urgents – soins et obsèques -. Puis des sommes partielles sont envoyées plus tard. La dernière provision peut ainsi être versée des mois voire des années après le préjudice, car il faut qu’un certificat médical atteste que les victimes ou en l’occurrence les blessés sont dans un état stable – plus aucune possibilité de régression de leur état physique ou psychologique – ce qui peut prendre beaucoup de temps.

Les victimes peuvent-elles refuser cette indemnité ?

Chaque personne est libre de refuser cette indemnité si elle la juge insuffisante comme ce fut le cas il y a peu pour l’attentat de Nice – article complet à lire ici.  Dans ce cas elle devra saisir le Tribunal de Grande Instance qui statuera sur le montant. En attendant d’une décision ferme, les provisions partielles continueront d’être versées.

Qui finance le FGTI ?

Les assurances en premier lieu. Jusqu’à il y a peu, 3,3 € était prélevés sur chaque contrat d’assurance – santé, habitation, voire auto dans certains cas -. C’est la majorité des recettes du FGTI à hauteur de 285 millions d’euros. Puis viennent les recours contre les agresseurs dans le cadre des infractions pénales qui avoisinent ici les 70 millions d’euros. Pour finir ce sont les placements financiers qui complètent ce fond à hauteur de 50 millions d’euros. Le nombre croissant d’actes terroristes sur le territoire français met le FGTI dans une position financière indélicate,  le prélèvement du montant des cotisations assurance est donc récemment passé 5,9 € en Novembre 2016 comme annoncée par par Juliette Méadel, secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes. Depuis 1986, c’est plus de 4 000 victimes qui ont été indemnisées, soit plus de 100 millions d’euros versés.

En cas de décès

Ce sont les ayants-droits qui reçoivent l’indemnité en incluant les préjudices moraux, les frais d’obsèques et les frais restés à leur charge ainsi que le calcul du préjudice économique.

Les victimes doivent-elles contacter un avocat ?

Les associations le préconisent car elles relèvent des écarts d’indemnités entre les personnes qui ont fait appel à un avocat et les autres.

Review : Ça s’est passé cette semaine sur Funéraire-Info

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Bonjour à toutes et à tous, un petit dimanche cocooning ou un convoi à préparer ? Dans tous les cas, venez avec moi dans la review de la semaine qui présente les articles écrits et sélectionnés pour vous.  Commémorations. C’est le mot d’ordre en cette semaine. Si la semaine passée était faite de recueillement, nous restons cette semaine encore quelque peu silencieux, hommages en perspective.

Commémorations

Si le 11 novembre fait partie de l’ADN de l’histoire de notre pays, le 13 novembre fait désormais partie de notre mémoire collective. Je m’interroge cette semaine et vous interroge par la-même sur la nécessité ou non de célébrer ce 11 novembre. Quant au 13 novembre, derrière les attentats, nous nous rappelons des noms, des sourires et des visages.

Toujours dans le recueillement je vous ai amené au crématorium de Metz où s’est déroulée la cérémonie du souvenir le 1er novembre dernier.

Toujours dans le cadre des cérémonies, Mélanie vous emmène dans l’histoire des monuments aux morts, suivez cette exposé en deux parties.

On fait le point !

Mélanie nous explique, caveau, enfeu, fosse, quelles différences ?

La mise aux normes des crématoriums c’est pour bientôt, Guillaume a interrogé Michel Chazottes de Funéraires de France, du contrôle technique des crématoriums qui revient pour nous sur ces nouvelles dispositions.

L’urne funéraire; et si vous souhaitez/devez la transporter dans votre voiture ? Y-a-t-il des règles à suivre ? Quelles sont les formalités ? Que dit la loi ? Guillaume nous explique.

Ils sont près de 500 000 en France, ce sont les orphelins, je vous dresse un constat de la situation de ces milliers de jeunes qui ont vu s’arrêter leur enfance.

Économie

Le blood marketing ? Mais qu’est-ce-que c’est que ça ? Je vous dis tout.

Guillaume vous donne son point de vue, l’ubérisation, ce mot à la mode semble se propager au milieu funéraire, notamment à l’entretien de sépultures. Qu’en-est-il exactement ?

Côté pro

Côté urnes funéraires, je vous présentais Hadès collection il y a quelques temps avec ses urnes novatrices en plexiglas et personnalisables. Je vous présente leur nouvelle collection.

Efflam c’est votre spécialiste de bougies personnalisées.

Côté culture, on retourne sur le sujet des crématoriums, Guillaume à interrogé Valentin Bodenghien pour Funéraire Info, architecte il a écrit un mémoire sur l’évolution théâtrale des crématoriums.

De mon côté je vous emmène dans le Bayou à la découverte du Vaudou.

La semaine prochaine on continue de faire le point, on continue de se cultiver, et on continue de vous mettre en lumière.

Vous avez des idées ? Des réclamations ? Des revendications ? Partagez-les-moi. Bon dimanche à vous, merci de m’avoir laissé rentrer chez vous. On repart ensemble dès demain.

Funéraire-Info, pour vous, par vous.

Devoir de mémoire : Cérémonie d’hommage aux victimes des attentats

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C’est dans la cour des Invalides que s’est tenue ce matin la cérémonie d’hommage aux victimes du terrorisme. En marge de la politique du gouvernement, impossible de passer à côté l’impact politique de cet hommage à seulement quelques mois de la présidentielle. Membres du gouvernement et membres de l’opposition, en pleine course dans la primaire, se tenaient côte à côté pour rendre hommage à toutes les victimes emportées par le fanatisme. Retour sur les temps forts de cette cérémonie organisée par les associations et ce depuis dix huit années.

La Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs, l’Association française des victimes du terrorisme et l’Association 13 novembre : Fraternité et Vérité, organisaient ce matin la cérémonie d’hommage aux victimes du terrorisme. L’occasion pour le chef de l’État d’insister sur le devoir de mémoire que la France doit à ses victimes ainsi que les explications sur la réforme sur les ressources du Fonds de garanti.

Devoir de mémoire

C’est « le devoir de l’État de répondre à toutes les questions sur chaque attentat ». Il doit « être exemplaire ». Conscient des responsabilités des politiques tout bord confondus, le Chef de l’État annonce une refonte du fonds d’indemnisation qu’il veut « juste » et « transparent ». Quelques minutes avant que se joue l’hymne international aux victimes du terrorisme – composée après l’attentat de Madrid en 2004 – il est également revenu sur sa décision de créer un secrétariat d’État afin de mieux entourer les victimes sans passer par des barrières administratives longues et pénibles. C’est également un propos tenu par le président du Modem François Bayrou qui a côté de diverses personnalités de droite comme de gauche, a renouvelé son soutien aux familles en expliquant qu’il était important que tous soient là aujourd’hui. Juliette Méadel, secrétaire d’État chargée de l’aide aux victimes avait annoncé quelques heures auparavant que les victimes psychologiques seraient désormais également indemnisées, suite à l’attentat de Nice.

En revanche, pour que cette commémoration soit utile et qu’elle n’entre pas seulement dans un système de mémoire collective, elle a aussi rappelé qu’aucun attentat ne se ressemble et ainsi que chaque victime avait son histoire.

En marge de la politique

Indépendant de la politique, de nombreuses personnes étaient attendues ce matin, parmi elles, famille de victimes et rescapés. 230, c’est le nombre de victimes ayant perdu la vie cette année dans un attentat, chacun des noms sont cités par les proches des victimes. Huit victimes auront pris la parole ce matin dont Guillaume Denoix de Saint-Marc qui a perdu son père dans l’attentat du DC10 d’UTA en 1989, précisément le 19 Septembre, et permet ainsi de rappeler pourquoi c’est cette date qui a été choisi pour la cérémonie d’hommage.

Le papa de Lola , tuée au Bataclan, qui s’était exprimé dans la presse il y a peu, prend la parole en premier à quelques semaines du sombre anniversaire des attentats de Paris. Très attendue également, Yasmine Bouzergan-Marzouk a perdu plusieurs membres de sa famille dans l’attentat de Nice. Musulmane de confession, c’est empreint d’émotion qu’elle a rappelé que derrière son chagrin il ne fallait pas tomber dans les amalgames en faisant la distinction entre les musulmans et « ces barbares (qui) n’ont ni loi, ni foi, ni religion ».

 

Mort de Donald Henderson, celui qui avait vaincu la variole

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Le Dr Donald Henderson est mort

Donald Henderson, l’épidémiologiste américain qui a permis l’éradication de la variole alors qu’il avait dirigé les travaux de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) est mort vendredi des suites de complications d’une fracture de la hanche.

L’épidémiologiste américain, le vainqueur de la maladie qui a provoqué plusieurs centaines de millions de décès, est mort à l’âge de 87 ans

Le doyen de l’école de santé publique de l’université Johns Hopkins à Baltimore, Michael J. Klag a souligné dans un communiqué que le docteur Henderson était un géant de la santé publique, ayant mené durant 10 ans, les efforts couronnés de succès de l’OMS pour avoir éradiquer la variole, la seule maladie humaine à avoir jamais été éradiquée.

Désigné souvent par ses initiales « D.A », le doyen de cette école de 1977 à 1990, Donald Henderson, avant de diriger la campagne de l’OMS contre la variole, qui a permis à la fin des années 1970 l’éradication définitive de la maladie, a rejoint les CDC (Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies américains) dans les années 1950.

La variole qui est caractérisée par une éruption des taches rouges et qui devient par la suite des vésicules, puis des pustules est une maladie extrêmement contagieuse et infectieuse d’origine virale et qui peut être mortelle. Dans une interview en 1979, le Dr Henderson a évoqué à « Washington Post » qu’avec ces symptômes, la variole est une des maladies les plus détestables qui soient.

C’est dans un livre paru en 2009 que Donald Henderson a raconté son combat contre la variole. Il fut, après avoir travaillé pour l’OMS, conseiller de trois présidents américains surtout pour George W. Bush après les attentats du 11 septembre, sur les questions de bioterrorisme.

Donald Henderson qui en 2002, a été décoré de la Médaille présidentielle de la liberté, est né dans l’Ohio le 7 septembre 1928 et décéda le 19 août 2016 dans le Maryland.

World Trade Center: le pompier disparu a eu droit à ses funérailles

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Les tours jumelles du World Trade Center

Les funérailles de Lawrence Stark, le pompier disparu à New York, au World Trade Center, ont finalement été organisées par sa famille le vendredi 17 juin 2016.

Près de 15 ans après les attentats du 11 septembre, sa famille avait espéré retrouver son corps, mais en vain. Pour sa veuve dont le deuil a pris du temps, il était temps que les funérailles de Lawrence Stack aient lieu. N’ayant pas la moindre trace du sauveteur disparu, les proches ont décidé finalement d’abandonner tout espoir de le retrouver.

C’est un évènement émouvant et insolite. Ses parents qui n’avaient jamais retrouvé sa dépouille ont refusé catégoriquement de procéder à une cérémonie symbolique. Ils attendaient avec espoir de retrouver quelque chose de lui. Résignées, les funérailles du pompier de New York qui est mort lors de l’effondrement des tours jumelles ont finalement eu lieu sur l’île de Long Island, à Saint-James, à proximité de New York.

D’après les FDNY (pompiers de New York), Bill de Blasio, le maire de New York, Daniel Nigro, le chef des pompiers et des centaines de pompiers ont assisté aux funérailles de Lawrence Stack qui était âgé de 58 ans lors de sa disparition.

C’est en l’église Saints Philip and James, sur le Long Island que la cérémonie a eu lieu. Les deux fils du pompier disparu, qui sont également pompiers, faisaient partie de ceux qui ont porté le cercueil, recouvert d’un drapeau américain, et qui ne contenait que deux échantillons du sang, que la famille a pu récupérer de Lawrence Stack. Après la cérémonie religieuse, ce sang a été enterré au cimetière national proche de Calverton avec les honneurs militaires.

Selon la presse locale, deux mois avant les attentats, Lawrence s’est inscrit sur une liste de donneurs potentiels de moelle osseuse et avait fait à la Banque de sang, un don de son sang. La famille a été contactée par des représentants de la banque que les restes des échantillons de son sang ont été à leur disposition, qui quinze ans après, pousse la famille à faire un enterrement symbolique du sang du brave pompier.

Walking Dead, un printemps 2016 en France

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La société est proche du point de rupture. Attentats. Grogne sociale. Encore attentats. Casse. Menace terroriste. Lentement mais sûrement, le raz-le-bol gagne et la pression monte. Combien de temps avant qu’un type à bout ne sorte son flingue ?

Ca a commencé comme ça…

On peut dire que tout a changé le 7 janvier 2015 vers midi. La tranche info d’Europe 1 annonçait sobrement « Nous venons d’apprendre que des coups de feu ont été entendus près de Charlie Hebdo, nous vous tiendrons informés dès que nous en saurons plus ». Personne ne s’en doutait, y compris sans doute lui-même, mais Jean-Michel Apathie venait d’annoncer la fin d’un monde.

Quelques mois plus tard, presque au terme d’une année lourde, ma compagne et moi venions de finir de regarder un épisode de je ne sais plus quelle série, lorsqu’elle décida de zapper sur France-Allemagne, pour voir le score. Juste à ce moment, Jean-Michel Larqué expliquait qu’à cause des évènements, il n’y aurait pas d’interviews post match. Nous nous sommes regardés, elle et moi, intrigués « Quels événements ? ». Pendant ce temps-là, des gens mouraient au Bataclan.

D’Orlando à Bruxelles, de bombes à l’assassinat lâche d’un couple de policiers devant leur enfant, la pression monte, inexorable. Jusqu’où ? Sans doute jusqu’au moment ou un type à bout sortira dans la rue avec un flingue pour « riposter », rapidement imité par d’autres. Ce sera le début de la guerre civile longtemps théorisée, et qui n’a jamais été aussi proche.

La fin d’un monde

C’était à la fin des années 70, début des années 80 du siècle précédent. Je me réveillais dans la maison de mes grands-parents au klaxon du boulanger qui arrêtait sa camionnette dans la cour de la ferme en face, chose à laquelle le coq ne parvenait pas malgré son chant tonitruant. Ma grand-mère allait y chercher du pain et des croissants, et restait bavarder avec ma grand-tante et le voisin. Le soir, aux informations, on parlait de l’Ayatollah Khomeyni, mais je m’en fichais : j’allais chez le paysan assister à la traite des vaches et je l’aidais avec ma petite fourche à étaler la paille.

Le boulanger, le voisin, le paysan, ma grand-tante, mes grands parents, tous sont morts, aujourd’hui. La maison est vendue, comme toutes les autres. La ferme est devenue la résidence d’un couple bobo. Le remplaçant du boulanger ne fait plus de tournée en camion. Il n’aurait plus le droit de klaxonner.

Même si ils me manquent tous, je ne suis pas sûr qu’ils se sentiraient chez eux dans ce monde ou l’on se soucie scrupuleusement du droit des terroristes, et ou on empêche dans le même temps le boulanger de klaxonner, le coq de chanter, et même les grenouilles de croasser. Un tribunal ordonne de reboucher la mare ou elles vivaient depuis des décennies, mais interdit de faire d’un meurtrier de masse un apatride.

Les morts qui marchent

Pendant ce temps là, un gouvernement de sourds joue à qui a la plus grosse avec un syndicaliste qui condamne les casseurs d’une main en les justifiant de l’autre. Au nom de la lutte des classes, des travailleurs brûlent les voitures d’autres travailleurs en leur demandant de quoi ils se plaignent, que c’est pour faire avancer les acquis. Quels acquis ? Ceux gagnés durement par la grève, en empêchant les autres d’aller travailler, tiens. Dans les camps de travail de Chine ou de Corée du Nord, Philippe Martinez est une blague tellement drôle qu’on se relève la nuit pour se la raconter.

Même le foot n’est plus ce qu’il était. Avant, il se jouait à onze contre onze, sur une pelouse, avec un ballon; aujourd’hui, il se joue à cent contre cent, dans la rue, avec des barres de fer et des cocktails Molotov, sous les yeux d’enfants plus tout à fait innocents, dont les idoles se font chanter à grands coups de sex-tapes.

Chaque jour, ou qu’on se tourne, il ne semble plus avoir d’issue ; et le camp des progressistes d’expliquer que la France d’avant chère au cœur des conservateurs qui, de plus en plus, réclament le retour de nos valeurs, est rance et nauséabonde.

Mais elle me manque, cette France rance, cette France nauséabonde. C’était la France ou le coq chantait et ou ma grand-mère allait me chercher des croissants chez le boulanger qui klaxonnait. Chaque fois qu’on crache sur cette France là, chaque fois qu’on tue un flic ou qu’un brûle une bagnole, mon curseur de tolérance, comme des millions d’autres en France, descend, légèrement, mais inexorablement.

Sans doute jusqu’au moment ou un type à bout sortira dans la rue avec un flingue pour « riposter », rapidement imité par d’autres. Le problème, c’est que, depuis quelques jours, comme de nombreux autres, je ne peux plus jurer avec certitude que ce type, ce ne sera pas moi.

Mort de Bretagne, dernier chien sauveteur du 11 septembre

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Le dernier hommage à Bretagne

Le dernier chien sauveteur vivant des attentats du 11 septembre 2001, Bretagne, un Golden Retriever est mort euthanasié dans une clinique vétérinaire de Cypress dans l’État du Texas, sud des États-Unis, dans la banlieue de Houston.

Ce lundi à Houston, une douzaine de sapeurs-pompiers ont salué et ont rendu hommage à ce symbole fort, cette Golden Retriever qui a été euthanasiée dans une clinique vétérinaire. L’animal âgé de 16 ans a bien mérité tous ces hommages, car avec sa maîtresse, quand elle avait deux ans, elle s’est rendu sur le site du World Trade Center pour tenter de retrouver des victimes dans les ruines des deux tours jumelles new-yorkaises pendant 15 jours. Elle avait deux ans en 2001, quand elle avait débuté sa carrière en se rendant sur le site de World Trade Center à New York.

C’est à Cypress, au Texas, à l’âge de 16 ans que Bretagne, la dernière chienne qui a participé au sauvetage des attentats du 11 septembre est décédée. Selon le journal local, The Houston Chronicle, le Golden Retriever était devenu avec l’âge fragile et souffrait d’insuffisance rénale, peut-être d’inflammation des articulations, et probablement d’un cancer. Face à la dégradation de l’état de santé de la chienne, Denise Corliss, la sapeur-pompier volontaire de Cy-Fair, qui est également sa propriétaire a fait le douloureux choix de l’euthanasier.

La propriétaire de Bretagne a baptisé sa Golden Retriever, après avoir fait une visite dans cette région française. Elle l’a appelée comme cela, car c’est un endroit vraiment spécial, une région magnifique. Tout comme sa chienne, disait-elle.

Afin de saluer une dernière fois Bretagne, une douzaine de membre des forces d’intervention du Texas et de pompiers de la caserne ont formé un mur d’honneur, tandis qu’aux côtés de Denise Corliss, Le Golden Retriever pénétrait dans la clinique vétérinaire de Fairfield. C’est enveloppé dans le drapeau de l’État du Texas, dans un véhicule des forces de l’ordre que Bretagne a été transportée après l’intervention.

C’est lors des attentats du 11 septembre qui a causé la mort de 3 000 personnes, dans le sud de Manhattan à New York que Bretagne a commencé sa carrière. Elle a également participé au sauvetage des victimes suite à la catastrophe des ouragans Rita et Katrina en 2005.

Deuil national durant trois jours en Belgique

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Drapeaux belges en berne.

Après les attentats qui ont fait pas moins de 31 morts, Belgique a déclaré un deuil national de trois jours, et reste en état d’alerte.

Afin de retrouver l’un des auteurs présumés des attentats revendiqués par l’État islamique, qui ont frappé le métro de Bruxelles et l’aéroport et coutant la vie d’une trentaine de personnes et entrainant 200 blessés, la police belge s’est engagée dans une chasse à l’homme et l’alerte antiterroriste dans tout le pays a été relevée au niveau 4, qui est le niveau maximal.

Un deuil national de trois jours est observé par la Belgique. Tandis que des perquisitions sont menées en plusieurs endroits du pays, dès le soir des attentats, particulièrement dans la commune bruxelloise de Schaerbeek, où un drapeau de l’EI et un engin explosif ont été trouvés, a annoncé le parquet fédéral.

L’identité des deux kamikazes présumés de l’aéroport de Zaventem a été révélée ce mardi matin par la RTBF. Il s’agit de Brahim et Khalid El Bakraoui qui étaient déjà connus pour des faits de grand banditisme par les services de police. Il y a une liaison d’après les enquêteurs, entre Salah Abdeslam et les frères El Bakraoui selon les médias belges, car l’ADN de l’auteur présumé des attentats de Paris a été découvert sur un verre de l’appartement des deux frères. Des appels à témoins concernant les deux personnes soupçonnées d’avoir commis à l’aéroport international de Bruxelles des attentats suicide sont diffusés ce mercredi.

Pour de raisons de sécurité, l’aéroport de Bruxelles reste fermé ce mercredi et la sécurité a été renforcée autour des institutions européennes à Strasbourg, le Parlement européen, Bruxelles, qui est la Commission européenne, également dans les grands aéroports américains et européens.

Le président français François Hollande, l’un des dirigeants des 28 pays de l’UE qui ont condamné une attaque contre « notre société démocratique et ouverte », a annoncé que « c’est toute l’Europe qui est frappée ». De son côté, Barack Obama, le président américain a appelé le monde à s’unir face au terrorisme.

Mardi soir, c’est aux couleurs de la Belgique, qui a tranché un deuil national de trois jours, que la Tour Eiffel, l’antenne de la tour emblématique du One World Trade Center à New York, la porte de Brandebourg, étaient illuminées. Sur les réseaux sociaux, l’image de Tintin en larmes est devenue le symbole de la Belgique en deuil.