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Attentats, accidents : 2015, une année tragique

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Aux abords du Bataclan, salle de spectacles à Paris

Sanglante année, tragique année 2015. Attentats, accidents, le sort s’est acharné en France. Petit retour en arrière.

Du 7 au 9 janvier, Paris et Montrouge (92). 17 personnes sont assassinées au nom de l’Etat islamique dans les locaux du journal satirique Charlie Hebdo et à l’épicerie l’Hyper Cacher, porte de Vincennes. Les auteurs, les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, fortement armés, sont abattus par la police. Parmi les victimes, cinq figures historiques de l’humour satirique : Wolinski, Cabu, Charb, Honoré et Tignous. Deux policiers (Ahmed Merabet et Clarisse Jean-Philippe) sont également tués. Après les hommages nationaux, des marches républicaines imposantes sont organisées dans tout le pays le 11 janvier.

24 mars, Alpes. Dépressif, alors seul aux commandes, le copilote d’un Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings reliant Barcelone à Düsseldorf précipite l’appareil dans une montagne des Alpes. Le geste d’Andreas Lubitz cause la mort de 150 personnes (dont 16 lycéens et deux bébés). Le copilote avait répété son geste lors du vol aller.

26 juin, Isère. A Saint-Quentin-Fallavier, un homme connu des services antiterroristes attaque une usine chimique. Il est interpellé alors qu’il comptait employer des bouteilles de gaz. On déplore deux blessés et un tué, le patron de l’assaillant retrouvé décapité.

21 août, dans le train Thalys Amsterdam-Paris. Un homme ouvre le feu au fusil d’assaut, blessant deux personnes. Il est maitrisé par des passagers, dont deux soldats américains. Un carnage est évité. Le train stoppe dans le Pas-de-Calais. L’enquête établit un lien djihadiste.

23 octobre, Gironde. C’est l’accident de car le plus meurtrier depuis 1982. A Puisseguin (Gironde), en plein vignoble, une collision entre un car et un camion de transport de bois fait 43 morts, dont un enfant de trois ans. Les deux véhicules se sont rapidement embrasés. Le car transportait un groupe de personnes âgées, parti de la commune de Petit-Palais-et-Cornemps. Le chauffeur du camion aurait perdu le contrôle. Huit passagers en réchappent.

13 novembre, Paris et Saint-Denis (93). L’Etat islamique récidive à des terrasses de café, aux abords du Stade de France en plein match, dans la salle de spectacles Le Bataclan pendant un concert de métal. Quasi-simultanément, des commandos arrosent au hasard au fusil d’assaut ou, kamikazes, font exploser leur ceinture d’’explosifs. 130 personnes sont tuées, 350 sont blessées. Du jamais vu. L’état d’urgence est déclaré. Cinq jours après les attentats parisiens, un assaut policier est donné contre un immeuble de Saint-Denis (93), où trois personnes proches des djihadistes trouvent la mort.

Hommage national : moment de concorde aux Invalides

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(capture BFMTV)

Un émouvant hommage national a été rendu ce vendredi matin à Paris aux victimes des attentats du 13 novembre (130 morts et 350 blessés). Quelque 2.000 personnes, familles, secouristes, fonctionnaires, politiques, responsables religieux, se sont ainsi massées dans la cour d’honneur des Invalides. Le président Hollande a promis la riposte et le maintien de notre mode de vie dans une France multi-visages.

Invalides1-300x173 Hommage national : moment de concorde aux Invalides
(capture BFMTV)

Il fallait une cérémonie à la hauteur de l’émotion suscitée dans le pays, et au-delà de nos frontières. Un hommage ni trop, ni trop peu fait de compassion, d’affection et de paroles qui soulagent. « L’épreuve nous a meurtri mais elle nous rend plus fort », a souligné un François Hollande grave. Aux familles, il a souligné : « La France est à vos côtés. Après avoir enterré les morts, il nous reviendra de réparer les vivants ». « Une horde d’assassins a fauché 130 destins », a-t-il poursuivi, saluant des blessés « marqués à jamais », « au nom d’une cause folle et d’un dieu trahi. Beaucoup, je le sais, avaient manifesté après les attaques de janvier. Ils étaient la jeunesse de France. (…) C’est parce qu’ils étaient la France qu’ils ont été abattus. Mais notre pays est l’ennemi d’aucun peuple ».

Invalides4-150x150 Hommage national : moment de concorde aux Invalides
(capture BFMTV)

Dans la vaste cour de l’hôtel des Invalides, habituellement voué à des cérémonies plus militaires, une large tribune recueillait 2.000 invités dont 1.300 proches des tués et blessés. Après l’arrivée du cortège présidentiel, à 10h30, la Garde républicaine a joué la marseillaise. Puis les 130 noms ont été égrenés, des photos étant diffusées sur un écran géant. Leur moyenne d’âge était de 35 ans. Une génération « devenue le visage de la France », selon le chef de l’Etat.

Invalides2-300x167 Hommage national : moment de concorde aux Invalides
(capture BFMTV)

L’hommage a été marqué aussi par l’émotion musicale. Par notamment deux chansons de Brel et Barbara, interprétés par Nolwenn Leroy, Yael Naïm, Camelia Jordana et la cantatrice Natalie Dessay. Quand on n’a que l’amour et Perlimpinpin. Deux textes magnifiques, à réécouter avec en mémoire la fureur des attaques djihadistes.


Nolwenn Leroy, Camelia Jordana et Yael Naïm… par Europe1fr

Solidarité : des professionnels du funéraire s’organisent

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Parmi les pages et mouvements de soutiens créés à la suite des attentats, « Appel aux professionnels du funéraire : debout et unis face à la terreur a particulièrement retenu notre attention. Interview.
Création

C’est Cyril, co-fondateur de la page, qui répond à nos questions. Un jeune collègue « Je suis entré il y a deux ans dans le funéraire, comme porteur-chauffeur, et je commence à m’orienter vers les cérémonies. » Maître de Cérémonies, un métier qui le passionne « Oui, vraiment. Et je me rends de plus en plus compte que c’est un métier qui a de l’importance, qui donne du sens. » c’est ça qui a présidé à la création de la page ? « Sans doute, oui. » Comment cela s’est passé ? « La page est née d’un échange avec le co-administrateur, Cédric, on se disait qu’il fallait faire quelque chose, alors j’ai créé la page, puis le Twitter, et un blog est en cours de création ».

Objectifs

Quel est le but de cette page ? « C’est organiser une rencontre, en fédérant d’un côté les professionnels du funéraire, et de l’autre les familles des victimes, et plus globalement ceux qui en ont besoin. » dans quel but ? « En tant que professionnel du funéraire, nous avons un véritable savoir-faire en terme de démarches, avant et après obsèques, et de cérémonie. L’idée est de proposer ce savoir-faire aux victimes qui en ont besoin, et peut être plus tard d’organiser des cérémonies d’hommage ou chaque personne qui en a besoin pourra s’exprimer. Beaucoup de choses sont possibles, il faut les organiser. » dans quel cadre ? « Sans doute dans le cadre d’une association, que nous souhaitons créer au Salon de Paris ».

Initiatives

Des initiatives sont en train d’être mises en place « Pour l’instant, ce que nous avons mis en place vise surtout à fédérer des professionnels dans un cadre éthique. C’est vrai que quand on a lancé la page, elle a suscité l’adhésion, et la première question qu’on nous a posée, c’est  »Bon, mais on fait quoi ? ». Les pros avaient une envie de concret. Des idées ont été proposées, des initiatives mises en place par des pros. C’est une bonne chose, on ne peut que s’en féliciter, à condition que cela reste dans un cadre vraiment altruiste, celui de l’entraide, et pas qu’on tombe dans la concurrence de celui qui offrira le plus. »

Avenir

Quel avenir pour cette initiative ? « Il y aura un avenir, qui sera déterminé au salon la semaine prochaine. Mais au delà de cette circonstance particulière, l’association pourra offrir son aide dans d’autres situations, des accidents avec de nombreuses victimes, des épidémies, des catastrophes qui se produiront malheureusement dans le futur ».

Quel sera le nom de l’association ? « Sans doute Vendredi 13, parce que certains considèrent que c’est un jour positif ou bien, mais ça, ça se décide en fonction de ce qu’on décide de faire de cette journée. »

Page Facebook « Appel aux professionnels du funéraire : debout et unis face à la terreur »

Une pro engagée

Sandra et son mari Arnaud des Pompes Funèbres Dourdannaises ont rejoint l’initiative sur les conseils enthousiastes de Charly Hennard, des Pompes Funèbres Hennard « On a de suite pensé que l’idée était excellente. » comment concrètement voulez-vous agir ? « Pour l’instant, on attends surtout de savoir quels sont les besoins. Nous nous sommes mis en contact avec les Pompes Funèbres l’Autre Rive, et nous leur avons fait savoir que nous mettions à leur disposition notre corbillard et du personnel en fonction de leurs besoins. »

L’aide est venue de partout « Olivier Hecquet, de GTA Semeuse, que nous avons contacté parce que nous travaillons avec lui, a tout de suite accroché à l’idée et a diffusé auprès de son réseau. Grâce à cela, nous avons eu de nombreux contacts de professionnels. Nous sommes certains que, contrairement à des initiatives passées, l’aide parviendra vraiment à ceux qui en ont besoin, puisque ce sont des biens et des services que nous fournissons directement aux personnes concernées ».

Sandra conclut « Si les familles ont le choix de leur entreprise de pompes funèbres, elles auront besoin de professionnels qui sauront répondre présents en toute solidarité. Il faut que nous nous coordonnions et que nous le fassions savoir. »

 

 

 

Le 11 septembre 2001 : journée d’hommage

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11-septembre-2001-300x239 Le 11 septembre 2001 : journée d'hommagePersonne n’oubliera jamais ce funeste 11 septembre 2001 : ce jour là, le terrorisme atteint un point jamais égalé depuis, celui d’une guerre totale contre une nation. Les attentats du 11 septembre feront près de 3000 morts en 106 minutes, durant quatre attaques simultanées.

A travers cette brève chronologie, nous avons développé quelques questions que l’on peut se poser, sous forme de liens qui amènent à des articles indépendants. Chacun est donc libre d’approfondir comme il lui plaira la mémoire de cette journée.

New York

8 h 46 : le Boeing 767 d’American Airlines, parti de Boston à destination de Los Angeles avec 92 personnes à son bord, signalé détourné à 8 h 19, s’écrase contre la tour nord du World Trade Center de Manhattan. A son bord : quatre terroristes, dont Mohamed Atta, l’un des cerveaux de l’attaque, Egyptien, né en 1968, et quatre autres Saoudiens.

9 h 03 : 17 minutes plus tard, un deuxième avion frappe à son tour la tour sud du World Trade Center. Signalé détourné à 8 h 52, le Boeing 767 d’United Airlines, parti également de Boston à destination de Los Angeles, transporte 65 personnes. A son bord : Marwan Al-Shehhi, Emirati, né en 1978, leader du groupe de terroristes et pilote formé au pilotage en Floride, avec quatre autres pirates de l’air, dont un Emirati et trois Saoudiens.

9 h 59 : la tour sud s’effondre.

Comment des tours peuvent ainsi s’effondrer aussi facilement ?

10 h 28 : la tour nord s’effondre à son tour.

Le bilan est terrible. Manhattan est dévasté : dans le quartier du Word Trade Center et dans les blocks voisins, sept bâtiments sont détruits, dont cinq totalement, et plus d’une dizaine de secteurs regroupant plusieurs buildings sont endommagés. La double attaque a fait 2 763 morts : 2 165 employés ou visiteurs dans les tours, 441 pompiers et policiers, et 157 personnes à bord des avions.

Les pompiers et policiers : qui étaient ils ?

Les mémoriaux et avis de recherche sur les murs du WTC : Pourquoi un si grand nombre de victimes supposées ou portées disparues ?

Le Pentagone

9 h 37 : le Boeing 757 d’American Airlines, parti de Washington à destination de Los Angeles, s’écrase sur l’aile sud-ouest du Pentagone : bilan 189 morts, dont 125 civils et militaires et les 64 personnes transportés par l’avion. A son bord : Hani Hanjour, Saoudien, né en 1972, pilote entraîné en Afghanistan et quatre autres Saoudiens.

Pennsylvanie

10 h 03 : le Boeing 757 d’United Airlines, parti de Newark à destination de San Francisco, signalé détourné à 9 h 36, s’écrase à Shanksville (Pennsylvanie), en plein champ. A son bord : 44 personnes, dont  trois terroristes saoudiens et Ziad Samir Jarrah, Libanais, né en 1975. Leader du groupe, il a étudié en Allemagne à Hambourg et s’est entraîné en Afghanistan.

Que s’est il passé dans le vol 93 ?