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Danemark, il y avait bien un pilote dans l’avion enterré

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avion allemand seconde guerre mondiale

On fait parfois de drôles de découvertes avec un détecteur de métaux. Comme cet adolescent Danois, qui cherchait des vestiges de la seconde guerre mondiale pour un devoir d’Histoire de son école. Il a trouvé, au-delà de ses espérances : un avion entier. Tellement entier que le pilote était encore dedans…

Le bon vieux temps des vikings

Tout s’achève (pour le pilote) et tout commence dans une paisible ferme de Birkelse, au nord du Danemark. Ladite ferme appartenant à un exploitant du nom de Klaus Kristiansen, dont on sait peu de choses avec certitude, hormis le fait qu’il ne soit pas frileux. Il faut le reconnaître : le Danemark est sans aucun doute un des plus beaux pays au monde, mais si on aime la chaleur, ce n’est pas le meilleur endroit.

Le fils de Klaus, Daniel, dont on sait qu’il a 14 ans et qu’il n’est pas frileux non plus, rentre un jour de l’école avec un devoir à faire sur la seconde guerre mondiale.

Depuis l’unification du pays par Harald, en 980, les choses ont bien changé. Avant, les vikings avaient coutume de poser une épée sur le berceau de leur enfant nouveau-né en prononçant la formule rituelle « Voici tout ce que tu auras de moi, tout ce que tu désireras, tu devras le conquérir avec cette épée ».

Peut être néanmoins Klaus fut-il tenté de tendre un détecteur de métaux à son fils, en disant « Voici tout ce que tu auras de moi, tout ce que tu désireras, tu devras le trouver avec ce détecteur de métaux », au lieu de quoi, il l’accompagna jusqu’à un champ de la ferme ou il avait déjà trouvé des petites choses.

Un trésor de guerre

Karl avait une idée en tête : depuis tout petit, on lui disait qu’un avion s’était écrasé dans le champ où il amenait son fils. Plus précisément un avion Allemand, et le grand-père de Klaus avait assisté à la chute. Les Allemands, avait expliqué le grand-père, étaient venus enlever l’avion, ne laissant derrière eux qu’une bonne histoire à raconter lors des soirées d’hiver (fraîches, très fraîches, au Danemark). Klaus espérait en retrouver quelques morceaux que l’adolescent aurait pu amener à l’école.

La stridulante sonnerie du détecteur de métaux ne leur laissa bientôt plus de doute : ils avaient trouvé, au milieu du champ, des débris métalliques qui ressemblaient à des pièces d’avion. Sauf que, bien que les deux hommes aient trouvé de nombreuses pièces et les aient emmenées loin, le détecteur continuait de sonner et de dévoiler des fragments toujours plus nombreux.

Au final, Klaus décida d’en avoir le coeur net, et appela un voisin pour lui emprunter son excavateur. Ils creusèrent jusqu’à sept ou huit mètres de profondeur, continuant de trouver des pièces, avant de tomber sur le plus gros morceau et de réécrire les légendes familiales : effectivement, un avion s’était écrasé à cet endroit, effectivement, c’était un Allemand, mais ce dernier n’avait pas évacué l’appareil.

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Les Kristiansen commencèrent l’exploration de l’épave, en dégageant les pièces avec les plus infinies précautions, jusqu’au moment ou ils firent la découverte la plus stupéfiante : dans le cockpit de l’appareil, le corps du pilote était toujours là.

Karsten Kristensen, chef de la police du Jutland, après que ses services aient été prévenus par des Kristiansen sous le choc, a confirmé que l’avion était un Messerschmitt, un chasseur Allemand. Une équipe de démineurs vint sur place, pour s’occuper des munitions de l’aéronef, toujours présentes.

La dépouille a été recueillie par les équipes du musée d’archéologie, et son directeur, Torben Sarauw, pense avoir établi l’identité du pilote. Dans le reste des vêtements de ce dernier, ils ont retrouvé des papiers d’identité, trois préservatifs non usagés, un peu d’argent Danois et des restes de rations de survie de la base Allemande de Aalborg, installée pendant l’occupation.

Les débris de l’avion ont eux, été exposés au musée du Juntland du Nord, l’ambassade Allemande a été informée officiellement de la découverte, et souhaite organiser des obsèques en Allemagne pour le pilote dès que son identité aura été confirmée.

Daniel Kristiansen aurait obtenu, aux dernières nouvelles, une très bonne note pour son devoir d’histoire.

Un cercueil sur-mesure à la base aérienne de Waddington

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(capture page Facebook Lincolnshire Echo)

Du sur-mesure pour la base aérienne britannique Waddington. Pour rendre hommage aux soldats défunts, un fabricant de cercueils a proposé aux militaires de ce site près de Lincoln (Angleterre) un modèle sur mesure, aux armes de la base.

Abritant des bombardiers depuis 1937, des appareils et du personnel affectés ici ont combattu durant le second conflit mondial ou encore la guerre des Malouines (1982 contre l’Argentine). Les femmes et les hommes mourant en service y ont donc droit aux honneurs militaires si les familles le souhaitent. Des soldats sont donc affectés à ces cérémonies, notamment pour porter le cercueil, et des répétitions ont lieu.

Durant un de ces exercices, raconte le journal local Lincolnshire Echo, la directrice funéraire Susan Hope (de la société Stubbins et Hope) a pu constater que le modèle utilisé ne comportait pas le nombre adéquat de poignées, et paraissait d’une petite taille.

Elle a contacté un fournisseur. L’homme a lui-même une fille servant dans ls forces britanniques, et plusieurs de ses employés sont d’anciens militaires. Il a immédiatement accepté d’élaborer un modèle spécialement pour la base aérienne. Le nouveau spécimen est bleu ciel, aux couleurs du blason de la base, gravé du blason de Waddington.

Présenté aux aviateurs, le cercueil a été vite adopté, tant ils ont reconnu le soin apporté à le fabriquer. En remerciement, ils ont organisé une séance photo en grand apparat, posant devant un bombardier Vulcan de l’opération Black Buck aux îles Malouines

Crash d’EgyptAir : l’hommage au directeur d’usine d’Amiens

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Ahmed Helal (à gauche) avec Emmanuel Macron (capture BFMTV)

Ahmed Helal se trouvait hier jeudi matin à bord du vol d’EgyptAir qui a disparu au large de l’île grecque de Karpathos. Parti seul pour deux jours en famille, cet Egyptien vivant en France se rendait au chevet de son père malade. Directeur d’une usine à Amiens (Somme), il laisse des collaborateurs sous le choc.

Sur ce site du groupe américain Procter & Gamble, on y fabrique de la lessive et des produits d’entretien. Ahmed Helal, âgé de 40 ans, avait pris ses fonctions à Amiens-Nord (un millier de salariés) en juin 2014, parvenant à pacifier l’usine de détergents en effervescence sociale. Ses armes ? Dialogue, écoute, proximité, empathie. Hier, nombre de salariés interrogés par les médias regrettaient ce « directeur humain », confiant la stupeur et la tristesse qui ont assommé le personnel à la confirmation de cette disparition, informé par la direction du site de l’accident de l’avion d’EgyptAir.

Formé à l’université américaine du Caire, le directeur a d’abord travaillé comme manager pour la multinationale en Egypte puis en Amérique du Nord, avant d’être nommé en France. Il s’y est installé avec son épouse et ses deux enfants, encore collégiens. Ahmed Helal avait été mis récemment en lumière, choisi le 6 avril dernier pour recevoir la visite du ministre de l’Economie Emmanuel Macron. « Il n’était pas juste un brillant directeur d’usine, il était avant tout un être humain exceptionnel », lui a rendu hommage le PDG de la branche France de Procter & Gamble, arrivé à Amiens hier midi pour rencontrer le personnel.

Des élus locaux ont également réagi à cette disparition dans le crash d’EgyptAir, exprimant leur consternation, du président de la Région des Hauts-de-France Xavier Bertrand au député et président d’Amiens Métropole Alain Gest.

Un avion stoppe son décollage pour aider un enfant mourant

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C’est un beau geste d’humanité, relaté mardi dernier dans le Journal de Montréal. Alors que son jet s’apprêtait à décoller, un pilote a tout stoppé et fait demi-tour pour permettre à deux passagers de descendre en hâte et courir au chevet de leur petit-fils mourant.

L’appareil de la compagnie aérienne Etihad roulait déjà sur le tarmac de l’aéroport anglais de Manchester. Le décollage était imminent, direction Abu Dhabi. A bord de l’avion, un couple s’apprêtait à poursuivre encore plus loin, via cette correspondance. Vers l’Australie. Au moment de couper leur téléphone, ce couple a reçu un texto dramatique : leur petit-fils venait d’être admis à l’hôpital en soins intensifs.

S’il n’y avait eu la compassion de professionnels à l’écoute, ce couple de grands-parents se serait envolé pour Abu Dhabi et aurait du prendre un vol retour. Mais sans doute trop tard pour revoir vivant leur petit-fils. L’équipage averti, le pilote de l’avion prévenu, il a été décidé au pied-levé de quitter l’aire de roulement pour regagner le terminal. Leurs bagages ont été retirés de la soute, et le personnel de la compagnie est même allé chercher leur voiture pour qu’ils partent le plus rapidement possible.

C’est l’agence de voyage du couple qui a dévoilé l’histoire, saluant la compagnie pour son geste sur les réseaux sociaux. Etihad a annoncé que le couple pourrait réutiliser les billets d’avion. Quant au petit malade, il est mort le lendemain, ses grands-parents à son chevet.

72 ans après, le Pentagone piste ses soldats morts dans l’Himalaya

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Rapatrier les restes de militaires américains disparus dans le monde pour leur donner des funérailles dignes : c’est le but d’une agence spécialisée du Pentagone (la POW/MIA). Elle vient d’intervenir dans l’Himalaya, lancée sur les traces d’aviateurs de la Seconde guerre mondiale.

Ce n’est qu’un simple cercueil enfermant quelques ossements. Il a décollé hier d’Inde, 72 ans après la mort de ces militaires morts dans le crash de leur bombardier B-24. Les restes ont été trouvés en septembre 2015 dans la jungle montagneuse de l’Arunachal Pradesh, un Etat indien revendiqué par la Chine. Un lieu de forêts et de pentes vertigineuses.

Il aura fallu trois jours de marche pour atteindre le site du crash à la vingtaine de civils et militaires des deux pays. Puis, à raison de huit heures par jour, l’équipe a fouillé ce terrain difficile, encordée, creusant la terre comme des archéologues. Finalement, devant le risque de glissement de terrain, la zone n’a pu être totalement explorée. Des huit membres d’équipage de l’avion, on n’a retrouvé des os que de deux d’entre eux.

Ces restes vont désormais être étudiés à Hawaï. L’identification se fera par ADN, avant de les rendre aux familles, d’organiser des funérailles militaires, et surtout de permettre le travail du deuil. Le rapatriement concernait par ailleurs aussi les corps d’aviateurs d’un autre avion tombé dans la même région..

C’est la première fois que l’agence parvient à récupérer des ossements en Inde. On estime que 350 Américains auraient disparu dans ces montagnes pendant le deuxième conflit mondial. Ils participaient alors entre 1942 et 1945 à un gigantesque pont aérien entre l’Inde et la Chine, au dessus de l’Himalaya, visant à acheminer du matériel, des munitions, du carburant vers les troupes combattant les Japonais. Ces derniers occupaient plusieurs pays d’Asie du Sud-Est et avaient coupé de nombreuses routes. Bon nombre d’équipages se sont écrasé dans ces montagnes dangereuses, entre Inde, Chine, Bhoutan et Birmanie. On pourrait dénombrer ainsi la perte de près de 1.650 aviateurs et d’un peu moins de 600 appareils.

Cercueil : l’avion ramenant la défunte la perd en route

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Helena (capture site Ici Radio-Canada.ca)

Simple bourde ou affront fait au peuple indien ? Décédée à Winnipeg, capitale de la province canadienne de Manitoba, Helena n’est jamais parvenue à 700 km plus au nord jusque dans sa communauté de Red Sucker Lake. L’avion transportant son cercueil l’a oubliée en route.

A Winnipeg, après le décès le 23 janvier, une partie de la famille est venue chercher la défunte pour l’accompagner lors de son dernier voyage terrestre le 26 janvier sur la compagnie charter Perimeter Aviation. Mais stupeur : à l’atterrissage, le cercueil présenté à la communauté venue l’attendre n’était pas le bon. Celui-là était même vide.

Son oncle, Allan Harper, est très clair : les employés de la compagnie aérienne ont chargé le mauvais cercueil, et ne se sont aperçu de rien. Il rapporte les cris et les pleurs des proches et de membres de la communauté, apprenant la méprise. « C’était très bouleversant », rapporte t-il à la radio canadienne. « Cela nous a blessé tout un chacun ».

Perimeter Aviation a téléphoné à la famille pour présenter ses excuses. Mais cela ne suffit pas à l’oncle, qui exige qu’un représentant se déplace pour les formuler de vive voix. Car selon lui, sa bien-aimée nièce « n’a pas été traitée de façon respectueuse. Aucune famille ne devrait être soumise à ce que nous venons de subir. »

Du coup, quatre communautés indiennes du Canada ont publié un communiqué indigné, exprimant leur « déception » face au traitement réservé à la famille Harper. Un texte qui poursuit : « D’autres incidents semblables deviennent de plus en plus fréquents. » Voici d’un coup cet épisode d’ordre privé déplacé sur le terrain politique. La compagnie aérienne doit « revoir sa mission commerciale de desservir le Nord » de l’Etat, selon le communiqué. Sa direction a été invitée par les Indiens de Red Sucker Lake à venir debriefer le ca)faux retour de la malheureuse Helena. Elle n’a pas répondu.

Livres de l’été : hôtesse et journaliste, duel aérien

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Quasiment coup sur coup, deux livres sur l’aviation sortent : d’un côté, « Oups, on a oublié de sortir le train d’atterrissage », chez Fayard. De l’autre, « Attachez vos ceintures… décollage immédiat ! » chez l’Opportun. Match au sommet.
De quoi ça parle ?

« Oups, on a oublié de sortir le train d’atterrissage » de François Nénin : « Bienvenue à bord… », attachez vos ceintures car ce livre vous promet un voyage exceptionnel comprenant quelques turbulences. De l embarquement à l atterrissage, en passant par les bourdes des équipages ou les lubies désopilantes des passagers, l aérien recèle son lot d histoires incroyables, insensées et exceptionnelles qui font frémir ou fascinent. Vous ne verrez plus jamais les voyages en avion comme avant ! »

« Attachez vos ceintures… décollage immédiat ! » de Isabelle Tronquet : « S’il est un métier qui fait fantasmer, c’est bien sûr celui d’hôtesse de l’air ! Depuis une quinzaine d’années, Isabelle Tronquet exerce sur les vols long-courriers d’une célèbre compagnie aérienne et accueille ses passagers avec un large sourire. Parfois, cependant, son métier réserve bien des surprises et les vols ne sont pas tous de tout repos ! Passagers insupportables, questions idiotes, disputes, dragueurs invétérés, demandes délirantes et rencontres improbables peuvent embarquer, au grand désespoir des membres de l’équipage… »

Match en altitude

La mode des livres d’anecdotes professionnelles est belle et bien vivace, et ce n’est pas votre serviteur qui dira le contraire. Alors, entre ces deux livres, un chez la prestigieuse maison Fayard, et l’autre chez le petit Poucet de l’Opportun, lequel choisir ? Le choix, peu évident de prime abord, est vite fait.

D’un côté, François Nénin, a d’indéniables qualités d’écriture. Normal, il est journaliste : les anecdotes qu’il raconte ici lui ont été racontées au bar de l’aviation par les personnels navigants, et lui ne fait, finalement, que retranscrire des histoires de seconde main. Celles-ci n’ont d’ailleurs rien d’exceptionnel si on s’interesse un tant soit peu à l’aérien : j’ai refermé le livre sans voir rien appris.

Isabelle Tronquet est hôtesse de l’air : les histoires qu’elle raconte, elle les a vécues, ou collectées en direct auprès de ses collègues. Contrairement à François Nénin, elle y était. Et elle en profite pour dévoiler les coulisses d’un métier qui fait rêver tant de jeunes femmes… et les fera, après avoir lu le livre, rêver encore plus.

De surcroît, la maquette et la disposition des textes dans le livre de Fayard rappelle furieusement celles de l’Opportun. D’un éditeur à la réputation si prestigieuse, on aurait attendu plus de créativité.

Entre les deux livres, l’avantage tourne rapidement à celui d’Isabelle Tronquet, qui apporte le vécu, beaucoup plus d’histoires, et est, pour couronner le tout, beaucoup moins cher.

Bref, que vous preniez l’avion ou pas cet été, n’hésitez pas à passer un moment avec Isabelle Tronquet, aussi agréable comme hôtesse que comme auteure.

Guillaume Bailly

« Attachez vos ceintures : décollage immédiat ! » Isabelle Tronquet, éditions de l’Opportun, 9.90 euros

« Oups ! On a oublié de sortir le train d’atterrissage » François Nénin, Fayard, 15 euros

Y a-t-il un pilote dans l’avion ? Le film idéal du week end

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En cette semaine d’actualité chargée et lourde émotionnellement, quoi de mieux que de s’enfermer pour le week end avec une bonne comédie classique ? Pour cela, nous avons trouvé le film idéal…
Un bon vieux classique

Fleuron du cinéma des années 80, la série des Y a-t-il… Mettant en scène le regretté Leslie Nielsen commença avec le cultissime Y a-t-il un pilote dans l’avion ? Il marquait également le début du succès pour le trio de producteurs et metteurs en scène, les frères David et Jerry Zucker et Jim Abrahams, surnommés ZAZ (Zucker, Abrahams, Zucker).

Le film lui-même est principalement une parodie du film À l’heure zéro, et s’inspire aussi de la série Airport. On retrouve les mêmes scènes et répliques dans le livre 714 appelle Vancouver.

De quoi ça parle ?

Elaine, une hôtesse de l’air, vient de quitter son compagnon Ted. Ted est un ancien pilote de guerre qui a perdu son escadrille dans un raid désastreux et se sent coupable depuis. Il la suit à l’aéroport de Los Angeles et achète un billet d’avion pour Chicago dans l’espoir de la convaincre de lui donner une dernière chance pendant le vol, mais Elaine est inflexible : elle veut refaire sa vie à Chicago. Ted revit la guerre et leur histoire d’amour en la racontant à divers passagers dans une série de flashbacks parodiant des films tels que La Fièvre du samedi soir. Le vol tourne à la catastrophe quand une intoxication alimentaire rend de nombreux passagers gravement malades, ainsi que les capitaine, copilote et navigateur. Un passager épargné, le docteur Rumack (Leslie Nelsen) assure Elaine que l’avion doit atterrir à Chicago de toute urgence. Elaine, suivant les instructions de Steve, du contrôle aérien de Chicago, branche le pilote automatique — qui s’avère être une poupée gonflable de commandant de bord.

Ted étant le seul passager bien-portant qui ait une expérience de pilote d’avion, Elaine lui demande d’assurer la manœuvre d’atterrissage. Ted s’en sent incapable car il n’a piloté que des petits appareils, et a depuis développé une phobie des avions. McCroskey obtient l’aide de Rex Kramer, un expert en aviation qui connait Ted, son subordonné pendant la guerre, et ne lui fait pas confiance. Malgré leur hostilité mutuelle, McCroskey aide Ted à se calmer et à se familiariser avec les commandes de l’appareil. À l’approche de Chicago cependant, Ted panique une nouvelle fois et abandonne les commandes. C’est le Docteur Rumack qui lui remonte le moral en lui assurant qu’un des hommes de son escadrille l’avait absous de tout blâme avant de mourir. Ted retourne au cockpit, descend l’appareil vers Chicago en rase-motte et parvient à effectuer un atterrissage en catastrophe, regagnant la confiance d’Elaine et le respect de Kramer. Les passagers évacués, le pilote automatique gonfle une compagne dans le siège du copilote et fait redémarrer l’appareil.

Parodies à gogo

Le film fait constamment référence à des succès et des classiques du cinéma américain. Ainsi, dès le début, la musique des Dents de la mer se fait entendre, puis on voit la dérive d’un avion percer les nuages (comme un aileron de requin dépassant de l’eau de mer) avant de filer vers le spectateur, ou encore Pinocchio, lorsque le Dr Rumack explique aux passagers que tout va bien, son nez s’allongeant de plus en plus, prouvant ainsi qu’il raconte des histoires.

On notera le rôle de Peter Graves, alias Jim Phelps de Mission : Impossible, dans le rôle d’un commandant de bord pédophile fasciné par les prisons turques (clin d’oeil à Midnight Express).

Le film aura une suite, Y a-t-il enfin un pilote dans l’avion ?

Organisation des secours après le crash d’un avion

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Quelles sont exactement les procédures en cas d’écrasement d’avion en France ? Quoique rarissimes, ces évènements sont soigneusement préparés et ne laissent aucune part à l’improvisation.
Geler la scène avant tout

Il faut tordre le cou à l’idée selon laquelle les premières unités de secours arrivées sur place se précipitent afin de porter secours aux survivants. L’intervention sur un site de crash d’avion exige un pragmatisme à toute épreuve, et la première étape consiste à geler la scène.

Le risque, en effet, est le suraccident. Un avion écrasé est une bombe chimique en soi : fumées toxiques dégagées par la combustion, carburants… Sans compter les dommages environnementaux qui peuvent devenir autant de dangers, comme, dans le cas qui nous intéresse, les débris à flanc de montagne qui peuvent chuter sur les équipes, l’impact qui peut fragiliser la falaise et provoquer des éboulements…

Aussi est il vain de tenter de porter secours à d’éventuels survivants si c’est pour envoyer les sauveteurs à la mort. Geler la scène vite que le nombre final de victimes ne soit supérieur à celles de l’accident initial.

Cette étape consistera donc à bloquer l’accès à la scène pour toute personne dont la présence n’est pas indispensable, puis sécuriser les éléments dangereux dans la mesure du possible, et indiquer les zones de danger dans le cas inverse.

Ensuite, la seconde étape, porter secours aux survivants. Si il y en a…

L’enquête

La troisième étape est de se lancer à la recherche des boîtes noires, en ratissant chaque zone. Les boîtes noires sont les éléments essentiels de l’investigation à suivre, et sont considérées comme les éléments les plus prioritaires de l’enquête.

Lorsqu’une zone a été fouillée, les équipes peuvent commencer à trier les débris de l’appareil et les restes humains. Ceux-ci sont rapatriés vers le site dédié à leur identification.

L’enquête proprement dite, sur le terrain, passe par le quadrillage de la zone en carrés. Délimités par des bandes plastiques, ceux-ci sont soigneusement inventoriés et photographiés. Cela permet de dresser une cartographie précise de l’emplacement de chaque élément.

Identification des défunts

Les restes des défunts sont transportés, soit à l’IML le plus proche, soit dans un endroit sur le site de commandement de l’opération équipé pour permettre les investigations médico-judiciaires.

Les relevés ADN ne sont qu’une partie de l’identification : les médecins légistes, sur place, usent de tous les procédés à leur disposition pour permettre l’identification, comme l’inventaire des signes particuliers et le relevé des empreintes dentaires.

Un examen médico-légal est également pratiqué sur chaque corps, afin de déterminer le plus précisément possible l’instant et les circonstances du décès. Ceci servira à préciser, le cas échéant, ce qui s’est passé lors des derniers instants de l’appareil.

La chapelle ardente et les familles

Dans des cas comme celui-ci, la chapelle ardente a plus une charge symbolique destinée au recueil des familles qu’au dépôt des corps. Il est en effet impossible, à des fins d’enquête, et, dans les cas précis de l’avion Allemand, des difficultés d’accès au site, de laisser les familles se recueillir sur les lieux.

La chapelle ardente matérialise donc un lieu de recueillement ou les familles peuvent, ensemble ou séparément, aller évoquer les défunts, et ou les officiels peuvent déposer leurs hommages et condoléances.

Afin de faciliter la matérialisation du deuil, on peut y déposer des cénotaphes, des cercueils vides, ou dans lesquels on aura disposé des objets personnels des victimes. L’utilisation des cénotaphes se fera selon la culture et les coutumes des victimes.

Les corps, enfin, seront restitués aux familles. Une fois l’identification terminée, les médecins légistes envoient au fur et à mesure leurs conclusions au procureur de la République. Celui-ci est le seul habilité à lever la réserve et autoriser la restitution de chaque corps à sa famille.

Le rôle des pompes funèbres

Les pompes funèbres, dans tout cela, n’ont qu’une place minime. Les rapatriements sont pris en charge par les assurances, qui affrètent un avion pour le retour des corps dans leur patrie d’origine. Les pompes funèbres sont, dans ce cas, de simples exécutants techniques, fournissant un cercueil, la manutention et les véhicules pour mener le cercueil à destination.

Les pompes funèbres, dans cette affaire, sont en plein dans leur rôle de service public : en effet, ces dossiers sont extrêmement chronophages, les prestations facturées sont réduites au minimum, et la rentabilité de ces dossiers est nulle. Il s’agit véritablement, pour les entreprises, de remplir leur rôle dans la société et de participer, à leur façon, à la solidarité nationale.

Guillaume Bailly

Nous remercions Claire Sarazin pour son aide précieuse

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La tente catastrophe

La société HYGECO est régulièrement appelée sur les lieux de catastrophe afin de mettre à disposition des autorités leur tente catastrophe. Cette dernière, unique en France, est une morgue mobile, isolée et réfrigérée, peut être transportée à n’importe quel endroit et installée en trois heures maximum.

D’après nos informations, la préfecture n’a pas encore décidé du déploiement de cet équipement sur les lieux ; de nombreux véhicules équipés de cellules réfrigérées ont, en revanche, convergé ce mercredi matin sur site.

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Crash de l’Airbus : 150 morts, des noms, des vies

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Des bougies, des fleurs, des larmes et de l’incompréhension : au lycée allemand Joseph-König de Haltern-am-See, sécurisé par des voitures de police, entouré de caméras, élèves et enseignant se sont retrouvés ce mercredi matin avec un vide. L’absence de 18 des leurs, tués hier dans les Alpes dans le crash en France de l’Airbus de Germanwings.

Tout le monde se connaît ici, a résumé le maire de cette cité thermale de 38.000 habitants, au nord de Düsseldorf, dans la vallée du Rhin. Alors on fait les comptes. Des 144 passagers éparpillés dans la montagne, 16 adolescents de 15 et 16 ans (14 filles et deux garçons) étaient élèves de seconde ici.  Leah, Paula, Ann-Kristin, Fabio, Gina…

Avec deux de leurs enseignants, ils revenaient d’un séjour linguistique près de Barcelone, dans la petite ville de Llinars del Vallès. Ils y avaient été hébergés en familles d’accueil. En décembre, de jeunes Catalans étaient venus. Ce partenariat existe depuis 2008.

Oleg-Bryjak-150x150 Crash de l'Airbus : 150 morts, des noms, des viesMaria-Radner-150x150 Crash de l'Airbus : 150 morts, des noms, des viesDes 72 Allemands disparus dans ce crash aérien, on compte aussi deux grandes voix de l’opéra de Düsseldorf. Le baryton-basse Oleg Bryjak (54 ans) et la contralto Maria Radner (34 ans) rentraient, après leur représentation de « Siegfried », de Richard Wagner, donnée au Gran Teatre del Liceu de Barcelone. Maria Radner voyageait avec son mari et leur nourrisson. L’un des deux bébés allemands décédés dans l’accident.

Les autorités espagnoles ont dénombré pour leur part 49 passagers au nom de famille hispanique. Parmi eux, ce couple catalan, expatrié à Düsseldorf. La jeune femme, 23 ans, et son compagnon étaient revenus à Barcelone pour s’y marier samedi. Il y avait aussi cette jeune maman de 37 ans, originaire de la province d’Aragon, qui rentrait travailler en Allemagne, voyageant avec son bébé de sept mois. Ou encore cette enseignante de Valence qui rendait visite à son fils, étudiant près de Düsseldorf.

Outre les deux pilotes et les quatre membres d’équipage, l’Airbus transportait encore des hommes et des femmes de nombreuses nationalités. Le décompte est encore incertain. On relèverait deux Australiens, une mère et son fils. Une famille de trois Kazakhs (deux quadragénaires et leur fils de 25 ans). Un homme d’affaires israélien de 39 ans. Il vivait à Barcelone et se rendait en Allemagne pour son travail. Un Belge, un Danois, deux Colombiens, un Américain, deux Mexicains, deux Japonais, deux Argentins, au moins trois Britanniques, un couple de Marocains, peut-être des Turcs. La liste attend d’être affinée.

D’autres ont eu plus de chance : l’équipe de football suédoise de 3e division Dalkurd FF de Boränge. Les joueurs de la communauté kurde de Suède étaient venus en stage en Catalogne. Ils devaient monter à bord de cet Airbus A320. Mais, arrivés à l’aéroport de Barcelone, joueurs et encadrement ont renoncé, la correspondance à Düsseldorf leur paraissant trop longue. Ils ont alors décidé d’emprunter d’autres vols, achetant les dernières places disponibles.