Accueil Tags Boris Vian

Tag: Boris Vian

Décès un 23 juin, éphéméride

1
Aujourd’hui :

C’est la journée des Nations Unies pour la fonction publique

Défunts du jour :

2015 : Magali Noël, actrice française. Elle est notamment connue pour son interprétation de la chanson Fais-moi mal Johnny de Boris Vian et pour ses rôles dans plusieurs films de Federico Fellini.

Peter_Falk_Colombo_1973 Décès un 23 juin, éphéméridePeter_Falk_Colombo_1973 Décès un 23 juin, éphéméridePeter_Falk_Colombo_19731-233x300 Décès un 23 juin, éphéméride2011 : Peter Falk, acteur et producteur américain. Il est principalement connu pour avoir incarné le lieutenant Columbo dans la série télévisée homonyme de 1968 à 2003. Atteint d’une tumeur maligne (rétinoblastome) à l’âge de trois ans, Peter Falk devient borgne et doit porter un œil de verre. La légende veut que, lorsqu’il était enfant, Peter Falk retira son œil pour l’offrir à un arbitre de baseball en lui lançant : « Tu en as plus besoin que moi ! » En 1953, Peter Falk obtient une maîtrise de sciences politiques et administration publique à l’université de Syracuse. À 29 ans, après avoir suivi des cours de théâtre, il abandonne son travail pour devenir comédien. Il fait sa première apparition à l’écran en 1957 dans un épisode de la série Robert Montgomery présente. Le 20 février 1968, le lieutenant Columbo, policier un peu brouillon mais enquêteur de génie, vêtu d’un imperméable fatigué, conduisant une Peugeot 403 cabriolet et évoquant fréquemment sa femme qu’on ne voit jamais, débarque sur le petit écran sous les traits de Peter Falk, à l’occasion d’un téléfilm, Prescription: Murder. Le succès va inciter les producteurs à créer en 1971 une série qui va s’étendre sur sept saisons. Le personnage va désormais marquer la carrière de l’acteur au point de faire passer au second plan ses autres rôles. Pendant trente-cinq ans, Peter Falk va tourner dans soixante-neuf épisodes, en réaliser un ( Une ville fatale en 1972), en scénariser un autre (Le Meurtre aux deux visages en 1993) et en produire ou coproduire vingt-trois (de 1989 à 2003). La dernière enquête de Columbo date de 2003 avec l’épisode Columbo mène la danse.

2006. Aaron Spelling (83 ans) était un acteur (dans les années 50) et producteur américain de films (surtout de nombreux téléfilms) et de séries télévisées. On lui doit notamment Starsky et Hutch, Drôles de dames, La croisière s’amuse, Dynastie, Hooker, Beverly Hills 90210, Melrose Place ou encore Charmed. Il a lancé (ou relancé) les carrière de nombreuses comédiennes : Farrah Fawcett, Heather Locklear, Marcia Cross, Jessica Biel, Shannen Doherty, Alyssa Milano… Il est le père de l’actrice Tori Spelling.

Boris_Vian-150x150 Décès un 23 juin, éphéméride1959 : Boris Vian, écrivain français, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz (trompettiste). Ingénieur de l’École centrale (promotion 42B), il est aussi scénariste, traducteur (anglo-américain), conférencier, acteur et peintre. Sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, il a publié de nombreux romans dans le style américain parmi lesquels J’irai cracher sur vos tombes qui a fait scandale et a été interdit. Il a souvent utilisé d’autres pseudonymes, parfois sous la forme d’une anagramme, pour signer une multitude d’écrits. Boris Vian a abordé à peu près tous les genres littéraires : poésie, document, chroniques, nouvelles. Il a aussi produit des pièces de théâtre et des scénarios pour le cinéma. Son œuvre est une mine dans laquelle on continue encore de découvrir de nouveaux manuscrits au XXIe siècle. Toutefois, sa bibliographie reste très difficile à dater avec précision puisque lui-même ne datait pas toujours ses manuscrits. Ainsi, Noël Arnaud dans les Vies parallèles de Boris Vian, et Claude J. Rameil qui ont fait des recherches très poussées, ne donnent pas les mêmes dates que les proches de l’auteur sur l’année de publication de certaines œuvres, notamment les Cent sonnets. Il est également l’auteur de peintures, de dessins et de croquis, exposés pour la première fois à l’annexe de la NRF en 1946. Pendant quinze ans, il a aussi milité en faveur du jazz, qu’il a commencé à pratiquer dès 1937 au Hot Club de France. Ses chroniques, parues dans des journaux comme Combat, Jazz-hot, Arts, ont été rassemblées en 1982 : Écrits sur le jazz. Il a aussi créé quarante-huit émissions radiophoniques Jazz in Paris, dont les textes, en anglais et en français étaient destinés à une radio new-yorkaise et dont les manuscrits ont été rassemblés en édition bilingue en 1996. Son œuvre littéraire, peu appréciée de son vivant, a été saluée par la jeunesse dès les années 1960-1970. L’Écume des jours en particulier, avec ses jeux de mots et ses personnages à clef, a fait de lui un véritable mythe. Il est désormais un classique qu’on étudie dans les collèges et les lycées.

25 ans après sa mort, Gainsbourg bouge encore

0

Voici 25 ans demain mercredi, Serge Gainsbourg mourait chez lui à Paris d’une ultime crise cardiaque, avant d’être inhumé au cimetière parisien du Montparnasse. Icône aujourd’hui incontournable de la chanson, nombre de publications relatent à cette occasion sa paradoxale longue course après le succès.

Le peintre, l’amateur de Boris Vian, le passionné de musique classique, le vendeur de disques pop, l’égérie de ces dames, le Gainsbarre provocateur des dernières années : tous retracent ce que furent les multiples vies de l’artiste qui fascine plus que jamais. A commencer par la somme Tout Gainsbourg (un bon millier de pages, chez Jungle Doc), signée Bertrand Dicale. Le livre du médiatique journaliste musical tient à la fois de la biographie (avec témoignages) et de l’encyclopédie thématique sur l’œuvre et ses influences.

Thèmes de prédilection, filiations littéraires et portrait encore dans Passionnément Gainsbourg (éditions du Rocher), par l’universitaire Karin Hann, dans Serge Gainsbourg, le génie sinon rien (Textuel), de Christophe Marchand-Kiss ou encore dans  la bande dessinée Gainsbourg de Dimberton et Chabert (éditions Jungle), sortie à l’automne mais qui reparaît désormais en édition collector. Aux nombreux livres parus, on ajoutera la réédition (chez L’Archipel) de La jeune fille et Gainsbourg, signée Constance Meyer, qui y raconte sa relaton avec le chanteur sur sa fin.

Bien sûr, on peut réentendre largement les chansons du chanteur prolifique. Cet anniversaire ajoute sa pierre avec le double album Gainsbourg & Co, qui rassemble pour la première fois tous ceux et celles pour qui il a écrit : évidemment Jane Birkin,  Vanessa Paradis, Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, France Gall, Françoise Hardy, Petula Clark, Alain Chamfort mais aussi Mireille Darc, Dani ou Nana Mouskouri.

Radio : quand les célébrités font leurs adieux

0
Thomas Snégaroff sur France Info (capture dailymotion)

Ils sont trente personnages célèbres du siècle dernier, aux vies haletantes, aux destins fulgurants. Mais à l’heure de mourir, leurs derniers mots ont-ils été à la hauteur de leur stature ? C’est ce que raconte pendant tout cet été l’historien Thomas Snégaroff, habituellement spécialiste des Etats-Unis,  dans sa chronique « Le fin mot de l’histoire » sur France Info.

On leur a parfois prêté des mots spirituels. Comme Oscar Wilde regardant la facture de son médecin, lui rétorquant : « Je meurs comme j’ai vécu, au dessus de mes moyens ». Il faut l’avouer, les dernières phrases ont souvent été réécrites, magnifiées, inventées. Alors, quand elles sortent de la banalité d’un dernier instant, elles n’en sont que plus émouvantes. Témoin celle de la danseuse Isadora Duncan heureuse, montant en voiture avec un jeune homme, juste avant d’être étranglée par son châle pris dans les rayons d’une roue : « Adieu mes amis, je pars vers l’amour ». Témoin encore Jean Jaurès réclamant une tarte aux fraises à un serveur d’un café alors qu’on lui tire dans la tête.

C’est aussi Joséphine Baker, s’indignant auprès un jeune homme qu’il est vieux dans sa tête, ou encore l’archiduc François-Ferdinand (assassiné avec sa femme à Sarajevo en 1914) la suppliant (ils sont atteints tous deux par balles) de survivre pour leurs enfants. Le danseur russe Vaslav Nijinski (la célébrité de ce mercredi) s’inquiète pour le bien-être de sa mère.

Maria Callas, Boris Vian, Adolf Hitler, Gandhi, Sigmund Freud, Léon Trotski, Edith Piaf, John Lennon, Frida Kahlo, James Dean, Marie Curie, Yitzhak Rabin, François Truffaut, Marcel Proust, Helena Rubinstein, Pablo Picasso, Martin Luther King, John F. Kennedy… Tous revivent (et meurent) un instant sous la plume de Thomas Snégaroff. C’est passionnant.

« Le fin mot de l’histoire », sur France Info cet été, du lundi au vendredi (8h57, 15h55 et 20h27).Un recueil des chroniques sera publié le 27 août chez Tallandier.

La chanteuse-actrice Magali Noël est décédée

0

Elle était l’inoubliable interprète de la chanson osée (pour l’époque) « Fais-moi mal Johnny« . Comédienne et chanteuse, Magali Noël est morte ce mardi matin dans une maison de retraite de Châteauneuf-Grasse (Alpes-Maritimes). Elle était âgée de 83 ans, à la veille (samedi) de son anniversaire.

Née en Turquie de parents diplomates, ayant débuté à 16 ans une carrière d’artiste de cabaret, elle se produisait alors dans des revues. l’actrice s’est faite remarquer en 1955 dans le film de Jules Dassin « Du rififi chez les hommes« . Elle apparaît ensuite dans  Razzia sur la chnouf d’Henri Decoin, Les Grandes Manœuvres de René Clair, Elena et les Hommes de Jean Renoir. Elle a également tourné dans trois films de Frederico Fellini, La Dolce Vita, Satyricon et Amarcord, symbole d’un certain fantasme sexuel.  Elle joue encore dans « Z« , la Palme d’or 1968 à Cannes, long-métrage de de Casta-Gavras.

Espiègle, on retient d’elle surtout cette chanson audacieuse de Boris Vian, « Fais-moi mal Johnny » (1956). La musique est d’Alain Goraguer. Ce morceau est l’une des premières chansons rock’n’roll chantées en français, d’ailleurs interdite à l’époque à la radio à cause de ses paroles jugées trop osées.