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Boulette à la fermeture du cercueil : le maire a oublié les scellés

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obseques mise en bière scellés

Un cafouillage a eu lieu lors d’une mise en bière près de Nancy : Madame le Maire, censée apposer les scellés sur le cercueil d’une mère de famille, est arrivée sans tampon ni cire. Si l’incident a failli avoir des conséquences dramatiques, on a pourtant du mal, en y réfléchissant, à blâmer l’édile.

Oubli dramatique

Tout commence comme une histoire tristement banale : une mère de famille et jeune grand-mère s’est éteinte d’un cancer, après avoir lutté courageusement, entourée de son mari et de ses enfants. Connue dans sa commune pour avoir travaillé 32 ans dans la boulangerie, c’était une personne appréciée.

Les obsèques étant prévues à Nancy, la pose des scellés, puisqu’il y avait changement de commune, était obligatoire. Les pompes funèbres ont donc convoqué la Maire du petit village de Malleloy, où reposait la défunte, puisque la commune était dépourvue de police municipale et située en zone gendarmerie.

Las ! Le jour dit, la mairesse arriva, donc, à l’heure dite, sans cire, sans le cachet Marianne, ni même sans savoir ce qu’elle avait à faire. Moment de gêne, les pompes funèbres lui expliquèrent ce qui étant censé se passer, et voilà l’élue repartie en mairie, pour rechercher le matériel, devant une famille consternée et des pompes funèbres les yeux rivés sur la pendule.

Aidée de son premier adjoint appelé à la rescousse, la Maire retourne tous les placards de l’hôtel de ville, avant d’enfin remettre la main sur le petit paquet contenant la cire et les scellés, et de retourner au pas de course procéder à la pose. Au pas de course également, les pompes funèbres chargèrent le cercueil dans le corbillard tandis que la famille fonçait ventre à terre vers l’église.

En excès de vitesse sur l’autoroute, le convoi arriva finalement deux petites minutes avant l’heure de début prévue de la cérémonie. La famille traversa à pas rapide l’église bondée, tandis que les pompes funèbres finissaient d’installer les fleurs sous l’oeil interloqué du prêtre.

Conséquences désastreuses

La famille de la défunte est, on le comprend, furieuse. Loin du moment de recueillement attendu, c’est un stress supplémentaire qu’ils ont vécu. Risque de voir annuler les obsèques, quasi-retard à l’église, avec une arrivée in extremis qui ne leur a pas permis de saluer l’assistance avant le début de la cérémonie.

Quoiqu’observant un silence plus diplomatique, on peut imaginer que l’équipe de convoi a essuyé un coup de stress comme il s’en présente quelques uns dans une carrière. La famille a d’ailleurs souligné que les pompes funèbres aient fait tout leur possible pour que le convoi ait lieu.

Madame le Maire a joué de malchance. Nouvellement élue, elle n’avait pas eu l’occasion, jusqu’ici, d’apposer des scellés. La défunte reposait à son domicile, choix rare alors que des chambres funéraire se trouvent dans des communes à proximité. La secrétaire de mairie avait récemment changé, en un mot, personne parmi les prédécesseurs ne s’était avisé d’informer les nouveaux de la procédure au cas où. La première magistrate de la commune avait, de surcroît, subi elle-même un deuil dans sa famille la veille, et on sait que ces événements nuisent à la concentration.

Peut-on en vouloir légitimement à l’édile ? Même si on comprend le courroux de la famille, difficile néanmoins de rejeter la faute sur Madame le Maire. Il n’existe pas de formation spécifique pour les élus, du moins, qui recouvre toutes les tâches qu’ils auront à accomplir durant leur mandat. Peut être aurait-elle dû passer un petit coup de fil aux pompes funèbres pour s’enquérir de ce qu’on attendait d’elle, mais, affectée par un deuil dans sa famille, sollicitée en tant qu’édile un peu partout, se débattant avec les problèmes dans sa commune, elle n’y a pas pensé. Qui peut affirmer qu’il aurait fait mieux ?

Mais cela remet sur le devant de la scène les obsèques laïques votées à l’initiative d’un député lors de la législature précédente. Alors que l’exemple de cette Maire est représentatif de la situation de nombreuses communes françaises, est il possible de leur demander de se substituer à un Maître de Cérémonie professionnel ? Il est permis d’en douter.

L’article original se trouve ici : www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-agglomeration/2017/09/12/cafouillage-a-la-mise-en-biere

Nice: un corbillard perd un cercueil sur la route

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C’est Nice Matin qui rapporte cette drôle de surprise pour un automobiliste de Carras, dans la région niçoise. Alors qu’il déambulait tranquillement dans les rues habituellement paisibles de sa commune, un cercueil suicidaire s’est jeté sous ses roues.

Si les journées sont toujours pleines d’incertitudes, certaines le sont plus que d’autres. C’est ce qu’à du se dire ce conducteur lorsque, circulant mercredi matin, vers 10 heures, dans les rues de Carras, il aperçoit sur la chaussée un cercueil, apparemment échappé d’un corbillard arrêté un peu plus loin.

Descendu voir ce qui se passait, l’automobiliste s’est manifestement essayé à des plaisanteries assez mal reçues par le chauffeur du corbillard, visiblement contrarié.

Finalement, tout est bien qui finit bien : le chauffeur du corbillard a réussi à trouver un diable, pour transporter la boîte, et un passant, pour l’aider. La boîte est retournée dans le catafalque du corbillard qui a ainsi pu reprendre la route.

Nos confrères de Nice matin se sont manifestement amusés de cette histoire, et le rédacteur s’est régalé de tous les jeux de mots qu’il pouvait y placer.

Un mystère demeure : le cercueil était il occupé, ou pas ? Personne ne semble le savoir, ou avoir osé poser la question. Nice Matin souligne la grande qualité du cercueil, resté intact malgré la chute. Pourtant, quelque chose nous suggère que la société de pompes funèbres se serait bien passé de cette publicité et ce malheureux employé de pompes funèbres risque après avoir perdu le cercueil, perdre rapidement son emploi après ce moment de gloire dont il se serait sans doute passé ….

Il y a environ deux mois, dans Funéraire Info, nous avions publié un article sur les cercueils et la possibilité de les voir tomber du corbillard. Tout le monde, semblait s’accorder sur le fait que c’était , manifestement, impossible, à moins d’être maudit ou incompétent.

Mais, c’est bien connu : toute règle a son exception, n’est ce pas ?

Cités :

L’article de Nice matin

L’article de Funéraire Info

Crématorium de Meru : boulette ou cabale ?

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Un document édifiant nous est parvenu, par l’intermédiaire d’un de nos correspondant, à la rédaction, sur les Pompes Funèbres Heurtevent dans l’Oise. Article portant des accusations graves sur lesquelles nous avons souhaité enquêter…

meru-heurtevent Crématorium de Meru : boulette ou cabale ?Faites entrer le désigné coupable ?

L’affaire de ce client des Pompes Funèbres Heurtevent, et usager du crématorium de Meru géré par ces dernières, qui n’est pas sûr que ce sont les cendres de sa grand-mère qui se trouvent dans l’urne qu’on lui a remise ne serait que la dernière péripétie d’une affaire commencée il y a de cela un an. Affaire alimentée uniquement par des accusations graves, portées par certains employés de la société et le gardien du cimetière.

Nous avons interrogé à ce propos Jean-Luc Heurtevent, qui, selon l’Oise Hebdo, « ne souhaite plus s’exprimer à ce sujet ». L’homme s’est montré au contraire très loquace, ravi de pouvoir expliquer à un professionnel du funéraire sa version de l’histoire.

Le patron dénonce une « cabale ». Volubile, un peu brut de décoffrage parfois, il s’explique spontanément, blessé par les attaques, passant du coq à l’âne, semblant ne pas trop savoir sur quel pied danser. Sans prendre parti, on ne peut s’empêcher de se remémorer les propos d’avocats célèbres « Les innocents sont les pire à défendre : ils ne comprennent pas ce qu’on leur reproche, et se défendent très mal ».

Jean-Luc Heurtevent s’explique

« En fait, ce n’est pas la première fois que je suis accusé. C’est une cabale, qui a commencé il y a quelques mois. Ce qui s’est passé est assez simple : quelqu’un a laissé traîner la fiche de paie de mon frère, qui est un peu mieux payé que mes employés. Il y en a eu peu pour ne rien trouver d’anormal, mais l’attitude des autres a changé. »

Jusqu’à vous faire accuser dans le journal « Vous ne les connaissez pas, manifestement. C’est le Voici local. Une fois, ils ont publié en première page la photo d’un homme qui s’était jeté sous un train. On le voyait allongé, nu, mort, avec deux gendarmes qui faisaient les constatations. C’est à ce genre de journal qu’on affaire ».

Mais à qui ces accusation profitent elles ? Pour Jean-Luc Heurtevent, c’est clair « Un ancien responsable d’agence de chez moi, qui est parti fonder une société concurrente. Ils doivent se dire que ce sera plus simple pour eux de me couler. A noter que nombre des employés qui m’accusent courageusement en gardant l’anonymat sont de très bons amis à eux. Je pense qu’ils ont dû recevoir une promesse d’embauche une fois qu’ils auront réussi à m’enfoncer. Des sous-marins, comme on dit ». Le gardien du cimetière qui lui aussi accuse en prend pour son grade « C’est aussi un ami de mon ancien responsable ; Avec le gardien précédent, qui est malheureusement décédé, il n’y a jamais eu aucun problème. »

Monsieur Heurtevent explique « A l’origine, c’est parti d’un client qui avait reçu un rappel de facture impayée. Il m’a rappelé pour me dire que la facture avait été réglée en espèces. J’ai envoyé un message pour demander qu’on vérifie, sans arrière-pensée : ça arrive, on vous règle une facture, vous avez d’autres clients après, vous posez l’argent dans un tiroir, et vous oubliez, rien de grave. Le responsable dont je vous parlais m’a renvoyé une reconnaissance de dettes. J’étais un peu surpris, je l’ai convoqué à un entretien pour qu’il m’explique, en présence de mon conseil, et là, il m’a demandé une rupture amiable. Chose que j’ai refusée. » Les premières accusations ont été formulées quelques jours après le refus du patron, qui nous montre une lettre clairement menaçante « Moi, j’appelle ça du chantage ».

Techniquement

Les accusations précises dont il fait l’objet, Jean-Luc Heurtevent ne sait même pas par ou les prendre. « Oui, on nettoie les fours le matin, parce qu’on ne va pas le faire le soir, quand ils sont brûlants, ça paraît logique. Et il y a des résidus, cendres résiduelles, mais aussi un peu de poudre de ciment, suie… Tout cela mélangé. C’est cela qu’on va déposer au jardin du souvenir. Comme tous les crématoriums, les urnes que l’on remet contiennent principalement les os, les reste se sublime. Vous savez, il n’y a aucune loi qui dise quoi faire de ces résidus là. On pourrait très bien les jeter à la poubelle, mais moi, j’ai décidé de les envoyer au jardin du souvenir, par respect. »

Sur ses descriptions et explications, rien ne me heurte, en tant que professionnel du funéraire. Tout semble se passer comme dans tous les crématoriums.

Et cet homme qui a déposé plainte ? « Je ne sais pas si il a déposé plainte, je n’en ai pas entendu parler, en tout cas. Mais avant de m’accuser dans le journal, j’aimerai bien qu’il me règle ma facture, celle qui me doit depuis un an. ».

Au final, Jean-Luc Heurtevent se trouve convoqué à la gendarmerie « Début juillet, ça n’a pas l’air urgent. Je leur ai demandé si je devais prévoir un avocat, ils m’ont répondu que non, que je serais entendu en tant que simple témoin ». Et malgré les preuves accablantes que ses accusateurs prétendent avoir, la société n’a pas vu son habilitation suspendue. « Les photos produites dans le journal peuvent être faites n’importe quand, dans n’importe quel crématorium. »

La FFC en témoin de moralité

Bien entendu, la parole de Monsieur Heurtevent ne suffit pas. Nous avons appelé l’Association de crématistes de l’Oise dont la présidente, Madame Adam, ne marque aucune ambiguïté « C’est une cabale. J’ai reçu de nombreuses dénonciations, lettres ou coups de fils anonymes, et à chaque fois, j’ai été voir. Je me suis rendue au crématorium en prévenant, je m’y suis rendue par surprise, à chaque fois, on m’a laissé accéder partout, sans difficultés, et sans que je voie rien d’anormal par rapport au fonctionnement des autres crématoriums. Clairement, je suis Présidente de l’Association des crématistes de l’Oise, membre de la FFC, et si j’étais négligente, la fédération me taperait sur les doigts. Ce n’est pas le cas ici, nous avons contrôlé le crématorium géré par Monsieur Heurtevent à de nombreuses reprises, nous avons vérifié toutes les accusations portées contre lui, et nous n’avons jamais rien vu d’anormal ou de suspect. »

Donc la Ffc se porte témoin de moralité pour Monsieur Heurtevent ? « En ce qui me concerne, absolument. Et je tiens à assurer aux familles que le travail des Pompes Funèbres Heurtevent est très professionnel et respectueux. »

Nous avons essayé de joindre le journaliste auteur de l’article, mais il était en vacances. Peu importe : nous en avons entendu assez, au moins pour résilier notre abonnement à son journal, si nous en avions eu un.