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Elle tente de sortir de son cercueil, une femme enterrée vivante au Brésil ?

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enterrée vivante

Une femme aurait été enterrée vivante par erreur au Brésil. Sa famille en est persuadée et affirme même que pendant 11 jours, elle a tenté de sortir de son cercueil.

Rosangela Almeida dos Santos, 37 ans, a été déclarée morte le 28 janvier à l’hôpital de Riachao das Neves, au nord-est du Brésil. Selon le certificat médical, elle est décédée d’un choc septique. Le jour suivant, elle a été enterrée. Des personnes habitant à proximité du cimetière ont contacté ses proches le 9 février, soit 11 jours plus tard, affirmant avoir entendu des cris et des gémissements.

«J’ai entendu taper et hurler dans la tombe»

«Je me suis rendue en face de la sépulture et j’ai entendu plusieurs fois taper. J’ai pensé que des enfants jouant par là me faisaient une blague. Puis j’ai encore entendu gémir deux fois, et plus rien», a raconté Natalina Silva sur un site brésilien.

«Le corps était chaud»

Ses proches se sont immédiatement rendus dans le cimetière. Dans une vidéo, on peut voir un groupe d’hommes sortir un cercueil en bois. Puis l’ouvrir.

Les membres de la famille de Rosângela Almeida dos Santos disent que son corps a été retrouvé dans son cercueil, avec des blessures aux mains et au front, comme si elle avait essayé de quitter le cercueil après ses obsèques. Sans succès, puisque sa famille a finalement constaté qu’elle ne respirait pas.

Ana Francisco Dias, qui habite à côté du cimetière, a affirmé à la chaine de télévision Globo: «De très nombreuses personnes ont assisté à l’ouverture du cercueil ce soir là et ont touché le corps de Rosangela. Il n’était pas froid, il était chaud.» La police locale a ouvert une enquête.

Crémation : tour d’horizon de la pratique dans le monde

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crématorium au Japon
Crématorium de Kakamigahara au Japon

Quel est l’état de la crémation dans le monde aujourd’hui ? Avec une nette progression dans la plupart des pays, la crémation répond aux besoins de nouvelles pratiques. Si la plupart des pays la pratique ce n’est pas toujours pour les mêmes raisons. Tour d’horizon.

La pratique crématiste est née de la pensée libre. Elle intervient à un carrefour entre d’un côté un développement de la science et des pratiques – on ne crématise pas de la même manière aujourd’hui qu’il y a 150 ans – et de l’autre une sécularisation des pratiques dans nos sociétés occidentales.

D’un point de vue français, européen, occidental et chrétien la crémation revêt une allure différente que celle d’autres visions du monde. Païen pour les uns, obligatoire pour les autres : Quel apport la religion amène dans cette pratique ?

S’il y a bien un pays au monde où la crémation est inscrite dans les us et coutumes c’est le Japon avec un taux de crémation de 99,97 %. Il s’agit d’une pratique religieuse certes car il y a pour le Japon un déshonneur à inhumer un corps qui va être exposé à la décomposition. La souillure du corps et sa putréfaction viennent contrer la sublimation du corps dans sa pratique symbolique et religieuse. Mais le manque de place est également une raison, et les Japonais doivent ainsi obligatoirement incinérer leurs morts. – Notez que les urnes sont ensuite, après un délai de plusieurs jours, inhumées dans une sépulture prévue pour toute la famille-.

Pour beaucoup, la crémation revêtait les funérailles libres et donc été désignée par ses détracteurs comme étant un mode de funéraille moderne qui éloignait le rapport à la mort. Pourtant on voit que ça n’est pas toujours le cas, puisqu’au Japon, la place des défunts est considérable et constitue d’ailleurs un des pays où les obsèques sont les plus chères au monde.

Ce point est important car on voit ici que la crémation n’est pas l’absence de pratique, c’est ce travail qui a été long à mettre en place dans les sociétés occidentales. Pourquoi ? En 1886 le Vatican interdit la crémation, il faudra attendre le 5 juillet 1963 pour que la pratique soit autorisée avec un rappel néanmoins sur la retenue de l’Église sur la pratique, rappel qui a eu lieu, il y a encore peu de temps. Le catholicisme a, par son ordre moral un lien social très fort avec la société. Voilà pourquoi l’essor dans les pays fortement emprunt de cette marque catholique ont mis plus de temps à voir la crémation devenir une pratique à part entière. Encore aujourd’hui, nous voyons qu’en Italie le taux de crémation est inférieur à 20%. Idem au Brésil où le taux de crémation est quasi nul – environ 4%- la religion y est très présente et les catholiques représentent près de 61% de la population. La structure du pays en fait un point particulier également, puisque chaque cimetière ou presque à son propre opérateur de pompes funèbres. Nous sommes donc ici sur un support socio-urbain des pratiques funéraires.

Au Canada en revanche, c’est près de 70 % de la population qui opte pour la crémation. Comme en France, c’est l’Église qui s’occupait auparavant des funérailles mais aujourd’hui ce sont les opérateurs funéraires et les familles qui prennent la relève. La crémation je le disais est née des besoins de la pensée libre, et avec elle une place très forte accordée à la dispersion. Pour autant cela veut il dire l’absence de rites ? Comme le Canada, le Danemark a un taux de crémation de 80% . C’est le premier pays connecté qui contrôle le processus de crémation à partir d’un smartphone. Mis en place en 2014, ce dispositif pilote tout le processus. « Connecté » mais aussi « écolo », pays où on le sait la conscience écologique est grande et où les fours permettent d’alimenter en électricité les maisons et quelques bâtiments municipaux.

En France, comme sur beaucoup de sujet, nous sommes partagés avec un taux de près de 40% et une pratique en progression constante. Si certains optent pour « l’absence de superflu » qu’apporte la crémation, il y a avant tout une évolution des mentalités concernant une pratique qui aujourd’hui a besoin de nouveaux rites pour s’identifier. Les cavurnes, les urnes bio dégradables, les cérémonies personnalisés, etc. qui entourent la crémation et s’éloignent de la dispersion comme elle était revendiquée au départ et ce malgré les évolutions de la loi sur le sujet.

Le chien attend son maître mort depuis huit mois à l’hôpital

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Negão

C’est la belle et triste histoire du vendredi. Un chien attends depuis huit mois son maître sur un parking. Le problème, c’est que ce parking est celui de l’hôpital ou le maître est décédé. Une fidélité par delà la mort…

Un roman d’amitié

Alors que certains n’hésitent pas à se faire passer pour mort afin d’abandonner leur chien, les animaux ne font pas montre de la même indifférence envers leur maître.

L’histoire se déroule à Santa Catarina, au Brésil. Un homme, sans domicile fixe, est emmené à l’hôpital après avoir été découvert mal en point en plaine rue. Les ambulanciers l’emmène à l’hôpital, constatant que son chien, Negão, poursuit l’ambulance.

Arrivés à l’hôpital, les ambulancier transportent le malade au service des urgences, tandis que le chien, visiblement habitué, attends sagement sur le parking. Malheureusement, l’homme, atteint d’une grave infection, ne peut être sauvé. Son décès est constaté quelques heures plus tard.

Amour obstiné

Les membres du personnel de l’hôpital constatent rapidement que le chien continue d’attendre son maître. Sagement, assis sur le parking, il patiente. A chaque arrivée d’ambulance, il va simplement jeter un coup d’œil, voir si ce n’est pas son maître qui revient.

Emu par cette fidélité, un membre du personnel ramène Negão chez lui, pour s’en occuper. Le chien s’enfuit et parvient à revenir sur le parking de l’hôpital. Une deuxième tentative est faite avec une famille qui a déjà une certaine habitude des animaux, mais rebelote : à la première occasion, le chien s’enfuit et revient attendre son maître.

Changement de stratégie

Le personnel de l’hôpital décide alors de changer de stratégie. Chaque jour, ils apportent à Negão de la nourriture, et veillent à ce qu’il ait toujours de l’eau à disposition. Le chien a également été amené à un vétérinaire, pour être vacciné et stérilisé. La direction de l’hôpital a fait construire un petit abri pour que Negão puisse être au sec lorsqu’il pleut.

La conclusion revient au directeur de l’hôpital, alors qu’un journaliste lui posait la question « Il restera auprès de nous tant qu’il en éprouvera le besoin. Et tant qu’il sera là, nous lui donneront toute l’affection et la tendresse dont il a besoin. »

Foot : il marque le but et tue son oncle

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(capture Youtube)

S’il marquait son tir au but, samedi soir dernier au Chili, le Paraguay éliminait le grand Brésil de la Copa America de football. Le joueur Derlis Gonzalez a pris son élan, a tiré, a marqué, et a couru fou de joie vers ses coéquipiers pour célébrer l’exploit. Au pays, son oncle n’a pas résisté au suspense. Infarctus.

Comment ressentir plus de joie quand on fait chuter un géant du football au terme d’un match à enjeu crispant (quart de finale, 1 à 1). Derlis Gonzalez, attaquant jouant habituellement à Bâle (Suisse), est devenu le héros d’une nation. Et la fête aurait pu être belle. Mais il y a eu ce suspense de trop, celui qui efface la joie et amène le deuil.

Sur Twitter, le joueur du Paraguay l’a confirmé : Manuel, son oncle, a fait un arrêt cardiaque lors des célébrations de la victoire. « Mon oncle, pourquoi aujourd’hui ? Tu me quittes pour une attaque cardiaque, pour t’avoir donné de la joie et de bonheur. Je ne peux y croire. » Derlis Gonzalez, 21 ans, joue en sélection nationale depuis l’an dernier.

Cimetières : c’est aussi la crise du logement

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Le Mont des Oliviers, à Jérusalem

Même chez les morts, la crise du logement sévit. Faute de places dans les cimetières locaux, une société funéraire israélienne de Jérusalem lance un projet à 45 millions d’euros : la construction d’une vaste nécropole souterraine, financée par la vente de concession à des clients étrangers.

Laisser la terre aux vivants : c’est le credo de cette société, dans une capitale où l’emplacement coûte jusqu’à près de 18.000 euros. Jérusalem, par sa symbolique, attire des candidats au repos éternel au-delà des murs, au-delà même du pays. Mais voilà : deux cimetières publics saturent, un troisième (privé) y arrive.

Il s’agit donc dans un premier temps de creuser des tunnels pour y accueillir 22.000 caveaux sous le très sacré Mont-des-Oliviers et son immense cimetière juif –une terre en partie revendiquée par les Palestiniens par ailleurs. Selon la tradition, les morts inhumés ici devraient être parmi les premiers ressuscités.

Du côté de Tel-Aviv, où la question de la surpopulation se pose aussi (110.000 concessions dans le grand cimetière local), c’est la solution verticale qui est privilégiée, avec une place au sol réduite. Un architecte a été mandaté en fin d’année dernière pour y bâtir 250.000 tombes verticales réparties en trente édifices. Les autorités religieuses ont approuvé. Insolite certes, mais pas unique. Un gratte-ciel de 32 étages propose de recevoir 180.000 personnes à Santo, au Brésil. Un autre est en projet à Mumbai (Bombay), en Inde. Quant à la surpeuplée Mexico, la capitale devrait hériter d’une tour associant également des sous-sols de 200 mètres de profondeur. En 2011, deux designers participant à un concours ont proposé pareille idée pour Paris : une tour mortuaire, près de la tour Eiffel.

Il faut dire qu’il y a 230 ans, le Conseil d’Etat décidait de déplacer les ossements des cimetières parisiens (pleins et sans hygiène) vers les catacombes, des carrières d’extraction de pierre. Les premiers transferts débutaient vers ce qui est devenu depuis, alors que la ville a absorbé ses faubourgs de l’époque, le XIVe arrondissement. Les nouveaux cimetières devaient être créés dans la foulée (le Père-Lachaise, Montparnasse…).

Les cimetières sont pleins, et les municipalités doivent trouver des solutions, aidées par la croissance de la crémation. D’où de nombreuses reprises de sépultures abandonnées. A Paris, l’ossuaire de la Ville, au Père Lachaise, reçoit les restes de tous les cimetières locaux. Il est plein lui aussi. Un nouveau se construit cette année en banlieue sud, à Thiais.

Même mort, Jobim marche encore sur Ipanema

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Il avait déjà un aéroport à son nom, à Rio. Antônio Carlos Jobim a désormais sa statue en bronze de 200 kg sur la célèbre et touriste plage d’Ipanema. 20 ans tout juste après sa mort, le Brésil idolâtre toujours son légendaire compositeur de bossa nova.

Quand Jobim est décédé, le 8 décembre 1994 âgé de 67 ans dans un hôpital new-yorkais, le musicien laissait des centaines de bossas, sambas et autres rythmes, souvent adaptés par autant de jazzmen, de crooners, enregistrant une cinquantaine de disques. Nat King Cole, Al Jarreau, Franck Sinatra, jusqu’à bien sûr Georges Moustaki en France : les adaptations sont légions. Le co-inventeur de la bossa nova n’a cessé de créer, ses compositions faisant le tour du monde. Qui n’a pas dans l’oreille « La fille d’Ipanema » (1962) ou encore «Les eaux de Mars » (1972).

C’est la sculptrice Christina Motta qui a créé la statue inaugurée hier à Rio. Le musicien est représenté marchant, la guitare à l’épaule. C’est justement attablé à un bar, face à la plage d’Ipanema, en compagnie de l’auteur Vinicius de Maraes que « Tom » Jobim a écrit la chanson. Une jolie inconnue foulait le sable. On connaît la suite.

(Capture d’écran TV Globo)

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