Accueil Tags Bronze

Tag: bronze

Bronze funéraire: le raffinement de la pierre tombale

0
bronze funéraire

Le bronze funéraire est à la pierre tombale ce qu’est le diamant pour une bague ! Loin d’être démodé, les bronziers ont parfaitement su adapter cette fabrication millénaire à notre ère moderne.

Gravure, motif ou bronze funéraire ?

On en trouve de toute taille et finition, représentant des symboles tout aussi beaux que variés. Des symboles religieux comme les croix plus ou moins stylisées, aux statues grandeur nature. Le bronze est aussi associé depuis longtemps aux plaques funéraires qu’il décore élégamment. On le fabriquait également pour illustrer les tombes des plus aisés avec le buste du défunt.

Expression en relief d’un sentiment, de la représentation d’un métier ou simplement pour décorer le monument, le bronze a su évoluer avec son temps. Devenu coloré, épuré, moderne, il pourra être proposé pour remplacer un motif ou une gravure.

Remplacer une gravure par des lettres en bronze, certains marbriers en ont même fait leur signature. Les fournisseurs ne manquent pas de créativité, et proposent toutes sorte de polices d’écritures qui s’accorderont parfaitement avec le style du monument.

S’il revient généralement plus cher qu’une gravure, le bronze funéraire est éternel : à l’exception du vert de gris s’il n’est pas entretenu, le bronze est une matière inaltérable, tandis que la gravure perdra sa dorure.

Présenter le bronze

L’idéal pour vendre un motif en bronze reste de le présenter sur un monument d’exposition. L’idéal de l’idéal, c’est de proposer un monument fabriqué pour le bronze. Pour cela les catalogues des bronziers sont à disposition. A vous chers marbriers, de mettre ces catalogues à disposition de vos clients également.

Commercialement, inclure le bronze dans un tarif tout compris avec le monument sera plus judicieux, provoquant un « ah, le bronze est compris aussi ! » soulagé !

Lorsque des personnes franchissent votre porte pour acheter un souvenir en vue d’obsèques, pourquoi ne pas proposer le bronze ? Plus personnalisé, plus original qu’une plaque il sera un symbole fort de l’attachement au défunt.bronze-funéraire-2-200x300 Bronze funéraire: le raffinement de la pierre tombale

Objection : le vol

Au delà de l’aspect financier, la principale objection des personnes qui ne choisissent pas le bronze est la peur qu’on le leur vole. Argument plus que légitime.

Mais le savoir-faire, à la fois du bronzier, et du marbrier vont de paire. Les fabricants de bronze sont bien informés du problème des vols dans les cimetières, et savent donc comment proposer des fixations solides. Fixations que le marbrier sera chargé d’installer correctement, en perçant le granit et en vissant le motif ou les lettres.

A noter qu’en général, les bronzes avec fixations sur l’arrière sont peu volés, car très difficiles à enlever. Ce sera le cas des lettres notamment.

Pour les statues, dissuader les voleurs relèvera de l’imagination du marbrier en adaptant carrément le monument à la statue en bronze. Par exemple en la mettant dans un angle formé par 2 stèles, ou en créant une niche recevant le bronze et qui empêchera de l’attraper.

Mais le vol de métaux se fait rare selon certains. Non seulement les bronzes sont creux et ne valent plus tant d’argent au poids, mais en plus les ferrailleurs qui étaient tentés de les récupérer doivent désormais payer leurs clients en chèque, ce qui laisse une trace. Piètre consolation : les profanations de cimetières visent plus à détruire bêtement qu’à voler.


Bronze funéraire, aller plus loin :

Plaque funéraire personnalisée, un choix très varié

Vols dans les cimetières : L’irrespect aux portes de la mémoire

0
vols

On entend souvent dire que les familles désertent les cimetières. Soit. Ce qui déserte surtout, c’est le respect. On ne compte plus le nombre d’articles ces dernières années sur les vols au cimetière. On est passé des inserts aux fleurs et même aux sculptures. Et même lorsqu’il n’y a pas de vol, il y a dégradation. Et si c’était surtout la mémoire que l’on volait ?

Depuis la loi de 1905 l’État et l’Église sont deux entités bien distinctes. Je ne vous refais pas ici l’histoire des cimetières mais à mesure des époques, nous savons que pour des raisons religieuses et d’hygiène les cimetières ont été construits en dehors des enceintes des villes – rattrapés aujourd’hui par l’agrandissement des villes mais c’est un autre sujet. En éloignant le lieu du repos éternel on a également éloigné l’image qu’on en avait. La religion s’est déliée des pratiques culturelles, des mariages, des naissances… et des décès.

Au fur et à mesure les rituels sont devenus des odes à la mémoire, des hommages et l’on a transformé la foi en souvenir. Mais le respect lui est toujours là. Le respect dû aux morts. La France particulièrement est très impliquée dans le devoir de mémoire qu’il soit historique ou particulier.

Et c’est précisément parce que la dimension sacrée est toujours présente qu’il est si facile de la piétiner. Certaines personnes sans scrupule n’hésitent pas à utiliser le cimetière comme lieu de tous les larcins. Loin d’être un simple vol c’est une intrusion intime dans une famille qui est pointée du doigt.

Ça passe par le vol des fleurs, des plaques, des sculptures, de cuivre ou de marbre. Le vol est facile, les plaintes peu déposées et le but est bien souvent la revente.

Outre le vol d’objet dans les cimetières. Certains profitent également des cérémonies pour ne pas hésiter à aller voler les familles des défunts à leur domicile. Un vol sur un abus de faiblesse. Les familles souvent fragilisées à ce moment là ont également du mal à porter plainte, sonnées par l’acte inqualifiable qui vient s’ajouter à leur peine. La colère se rajoute au deuil.

Vous vous souvenez tous également du phénomène Pokémon et de tous les joueurs qui ont piétiné la « mémoire de Verdun ». Pas pareil ! vous allez me dire. Mais peut-être que si. Peut-être que la mort et la mémoire sont liées. Et il est peut-être urgent de retracer la frontière invisible du sacré.

Alors qu’est-ce qu’on a loupé ? Qu’est ce qu’on a raté ? Doit-on éduquer la société à la mémoire et à la mort ? Un vol est toujours une douleur pour les victimes car cela correspond à une violation de la vie privée, on nous prend quelque chose qui nous appartenait. Et ici précisément on nous vole le lien invisible entre d’un côté le réel, le concret et de l’autre, l’indicible, le permanent.