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Acapulco : le frigo de la morgue est débordé

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Morgue d'Acapulco

Les employés de l’unique morgue de la célèbre station balnéaire mexicaine dans le quartier pauvre d’Acapulco rassemblent un corps masculin démembré, déversé et abandonné là en plein jour dans la rue du quartier.

Les travailleurs de la morgue ont soulevé le tronc, ramassé les jambes coupées et un sac qui contient la tête qu’ils ont trouvée.

Une fois que les parties du corps sont placées à l’arrière d’une camionnette, la voiture part en direction du seul institut médico-légal de cette ville de 810 000 habitants, rejoindre des dizaines de cadavres non réclamés et non identifiés que l’institut ne parvient plus à faire face.

Les corps se trouvent dans des tiroirs prévus et destinés pour une seule personne, deux par deux à l’intérieur des chambres froides de la morgue. C’est une sombre preuve prouvant que les autorités de la capitale mexicaine n’arrivent plus à gérer les meurtres liés au trafic de drogues.

Cette ville qui autrefois est synonyme de glamour est devenue la capitale mexicaine du crime, a annoncé les autorités de cette ville qui ont ouvert les portes de réfrigérateurs de la morgue pour révéler les dépouilles à l’AFP. La plupart d’entre eux sont couverts des sacs mortuaires gris malgré cette surpopulation. Au fond d’un réfrigérateur, un cafard se sauve à toute allure à proximité d’un sac rouge qui est marqué fœtus.

Avec une capacité prévue pour 95, le site dénombre, en ce jour de mi-juillet, 174 cadavres et que trois d’entre eux languissent ici depuis 2012.

Le chef du département de la santé de l’État de Guerrero, Carlos de la Pena a annoncé que la morgue qui emploie 10 médecins, est saturée en raison de la violence et que les corps ne sont pas revendiqués. Carlos Estrada, celui qui est en charge du site, témoigne que des familles savent que les corps se trouvent ici, mais pour une raison inexpliquée, ils ne les réclament pas.

Mort du célèbre écrivain franco-américain, Martin Gray

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Martin Gray

Le survivant de la Shoah, l’un des plus grands noms de la littérature dans le monde, l’écrivain Martin Gray, a été retrouvé mort, dans la nuit du dimanche à lundi, à une quinzaine de kilomètres de Dinant, dans la piscine de sa ferme de Ciney.

Le best-seller autobiographique rédigé avec l’aide de l’écrivain Max Gallo et paru en 1971, « Au nom de tous les miens », vendu à plus de 30 millions d’exemplaires et adapté au cinéma, dans lequel Martin Gray a raconté la perte de toute sa famille à deux reprises, dans un premier lieu dans les , et ensuite dans l’incendie de sa maison dans le sud de la France, lui a rendu célèbre, car sa capacité à témoigner sur l’horreur de la Seconde Guerre mondiale, son expérience lors de sa détention dans le ghetto de Varsovie et son style ont été apprécié.

Martin Gray a confié en 2004, au micro de RTL qu’il ne s’identifie pas comme un écrivain, mais que les livres lui font pourtant vivre.

Le Franco-Américain, Martin Gray, d’origine polonaise, qui est né à Varsovie le 27 avril 1922, a laissé le monde de la littérature, qui vient de perdre l’un de ses plus grands noms, en deuil. C’est chez lui, dans la nuit de dimanche à lundi, près des Ardennes, à la frontière franco-belge à Ciney que l’auteur Martin Gray est mort à l’âge de 93 ans. Pour l’instant, il n’y aurait rien de suspect dans le décès de l’écrivain selon le parquet de Namur.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, à l’âge de 17 ans, l’écrivain a été enfermé dans le triste célèbre ghetto de Varsovie où pour sauver la vie de ses proches et échapper à la mort, il amadouait les soldats du camp et enjambait le mur pour amener de la nourriture à sa famille. Il est par la suite envoyé au camp de Treblinka avec ses frères et ses sœurs qui sont séparés de lui à leurs arrivées, pour être exterminés. C’est en tant que membre des « sonderkommandos » qu’il a été envoyé dans les chambres à gaz pour s’occuper des morts et se charger de vider des cadavres entassés.

En 1959, Martin Gray a rencontré Dina Cult et l’épousa. Il est devenu exploitant agricole à Tanneron, dans le sud-est de la France, non loin de Mandelieu. Mais le sort a continué à s’acharner sur lui, car sa femme est ses quatre enfants sont tous mort dans l’incendie du 3 octobre 1970. Depuis, il s’était remarié deux fois et a eu cinq enfants.

En 2013, Martin Gray avait été fait citoyen d’honneur de la ville des Ardennes belges, Ciney.

Découverte du visage de Thomas Craven, 380 ans après sa mort

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Visage de Thomas Craven - Capture vidéo

La reconstitution faciale numérique du jeune protestant britannique mort de la peste à Paris en 1936, l’aristocratique Thomas Craven, découvert dans le sous-sol du Saint-Maurice le 2 septembre 1986, dont son squelette a fait l’objet de recherches pendant 30 ans, a été réalisé trois cent quatre-vingts ans après son décès, par l’artiste Philippe Froesch, spécialiste dans les reconstructions faciales, de la société Visual Forensic.

L’un de derniers étonnants projets de l’artiste a été de redonner vie au visage de ce noble anglais, mort à l’âge de 18 ans, des suites de la peste, qui a retrouvé son visage d’adolescent.

Avec le visage d’adolescent, légèrement asymétrique et mince, nez busqué, pommettes saillantes et lèvres charnues, où affleure l’ombre d’une fine moustache, ce noble anglais de 18 ans, qui semble tout droit sortir d’un concert de rock à Londres, pourrait se fondre parmi ceux de lycéens d’aujourd’hui. Pourtant, ce jeune Britannique, Thomas Craven est mort à Paris le 20 novembre 1636 et enterré à Saint-Maurice. Lors de travaux municipaux à l’endroit de ce qui fut le temple protestant appelé Charenton, en 1986, son corps qui s’est trouvé dans un sarcophage anthropomorphe en plomb a été exhumé dans les sous-sols d’un conservatoire de musique.

À la faveur d’une émouvante reconstitution faciale 3D, auxquels nous a habitués le fondateur de la société Visual Forensic, Philippe Froesch, spécialisée dans les reconstructions de personnages historiques en numériques, les traits de Thomas Craven réapparaissent aujourd’hui, et va rejoindre la série des étonnants portraits de Robespierre et d’Henri IV. À l’instar de ceux utilisés pour les portraits précédents, le travail saisissant de réalisme a été réalisé par de nombreux scanners et un moulage de crâne.

Philippe Froesch a redonné ses traits à ce jeune homme découvert à Saint-Maurice dans le Val-de-Marne, il y a 30 ans, à la demande de l’archéologue au service Archéologie du Conseil départemental du Val de Marne, Djillali Hadjouis, qui a affirmé que cette reconstitution faciale finalise trente années de recherche. Le chercheur a ajouté que le scanner révèle une boîte crânienne découpée, qui est un geste anatomique courant lors d’autopsie dès le Moyen Âge. Il a également noté que la présence d’une bourre végétale autour du corps et l’absence d’organes lèvent peu à peu le mystère que le jeune homme a été embaumé. Djillali Hadjouis a souligné que ce geste est généralement employé pour le maintien des cadavres issus de la noblesse.

En attendant la prochaine publication d’une monographie complète sur son cas, Thomas Craven a retrouvé un visage. Pour l’instant aucun de ses descendants ou membres de sa famille ne c’est manifesté.

Cercueil remplacé en habit de champignons.

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Jae Rhim Lee - Capture Vidéo (Conférence à propos du champignon en remplacement du cercueil)

Une combinaison qui comporte des spores de champignons afin de neutraliser les toxines après le décès et accélérer la décomposition pour remplacer le cercueil vient d’être inventée par Jae Rhim, l’artiste coréenne.

Une nouvelle façon d’organiser son enterrement a été élaborée depuis plusieurs années par Jae Rhim Lee, l’artiste coréenne. Elle propose une méthode alliant culture, science et art qui selon elle est mieux que d’avoir recours à l’enterrement classique avec toutes sortes de produits chimiques afin de préserver le corps le plus longtemps possible ou encore l’utilisation de la crémation qui serait nocive pour l’environnement.

Selon le site internet RIP, le projet baptisé « Infinity Burial project » (enterrement d’infinité) se compose d’un habit et de champignons. Nos corps possèdent 219 polluants toxiques selon le centre de prévention des maladies aux USA. Une question se pose sur ces toxines à l’heure de notre mort, surtout quand nos pratiques funéraires empirent la situation. La réponse rapide est son retour d’une façon ou d’une autre dans l’environnement. Nous abîmons encore plus l’environnement, empoisonnons les vivants, en niant la mort par notre pratique de conservation de nos défunts.

L’artiste a étudié les champignons afin de choisir les plus adaptés. Des matières organiques pouvant être décomposées par une espèce de super-champignon ont été élaborées par Jea Rhim. Afin d’avoir une décomposition optimale, elle a pu définir, avec des morceaux de ses ongles et de ses cheveux qu’elles donnaient à ses cultures, ceux qui étaient les plus aptes à incorporer le costume du mort.

Lors d’une conférence TED (Technology Entertainment and Design) en 2011, l’artiste coréenne Jae Rhim Lee a déjà présenté son projet. L’intérêt croissant pour les initiatives écologiques, même si le grand public ne s’intéressait guère au point de vue de Jae Rhim il y a 5 ans, permet la commercialisation de son projet. À leur mort, une centaine de personnes souhaiteraient bénéficier de son invention.

Berlin : les jeux anatomiques du « docteur la mort »

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La presse allemande l’a surnommé le « Docteur la mort ». Gunther von Hagens, 70 ans, refait parler de lui, en inaugurant ce mercredi à Berlin sur l’Alexanderplatz un « Musée de l’Homme » un peu particulier : vingt cadavres et 200 organes morts et recouverts d’une couche plastifiée, conservés prenant des poses.

Est-on là dans l’art, le scientifique ou le plus bas sensationnel ? L’homme déclenche la polémique depuis bien longtemps. Les autorités berlinoises ont ainsi vainement saisi ce mois-ci la justice pour tenter d’interdire cette exposition contraire, disent-elles, aux lois régionales sur l’inhumation.

Depuis vingt ans, Gunther von Hagens expose ses « plastinations » dans le monde entier. Une fois évacués les fluides et les graisses, il a plongé ces corps dans de la silicone ou de la résine époxy. Ce qui l’intéresse : les mettre en situation (en skateur, en danseuse classique, en gymnaste en équerre…) pour montrer la complexité des muscles, des nerfs, des tissus qui composent le corps humain. Il n’avait pas hésité en 2009, à Berlin déjà, à montrer deux couples morts copulant.

Faisant visiter l’exposition hier mardi, son épouse a expliqué que depuis le début de ce projet, « 40 millions » de personnes ont vu l’une des manifestations de l’anatomiste controversé. Curiosité morbide ? Plus encore : près de 15.000 volontaires du monde entier seraient prêts, selon elle, à offrir leur corps après leur mort à « L’Institut de la plastination », créé en Allemagne par l’anatomiste.

L’origine des cadavres justement a longtemps posé question –un soupçon de trafic international a même émergé. En 2004, un tribunal allemand a donné raison à Gunther von Hagens.

En France, ce dernier ne peut exposer ses « œuvres », a décidé la justice en 2010. Motif : les personnes décédées ne sont pas traitées avec « respect, dignité et décence ».