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Crémation : tour d’horizon de la pratique dans le monde

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crématorium au Japon
Crématorium de Kakamigahara au Japon

Quel est l’état de la crémation dans le monde aujourd’hui ? Avec une nette progression dans la plupart des pays, la crémation répond aux besoins de nouvelles pratiques. Si la plupart des pays la pratique ce n’est pas toujours pour les mêmes raisons. Tour d’horizon.

La pratique crématiste est née de la pensée libre. Elle intervient à un carrefour entre d’un côté un développement de la science et des pratiques – on ne crématise pas de la même manière aujourd’hui qu’il y a 150 ans – et de l’autre une sécularisation des pratiques dans nos sociétés occidentales.

D’un point de vue français, européen, occidental et chrétien la crémation revêt une allure différente que celle d’autres visions du monde. Païen pour les uns, obligatoire pour les autres : Quel apport la religion amène dans cette pratique ?

S’il y a bien un pays au monde où la crémation est inscrite dans les us et coutumes c’est le Japon avec un taux de crémation de 99,97 %. Il s’agit d’une pratique religieuse certes car il y a pour le Japon un déshonneur à inhumer un corps qui va être exposé à la décomposition. La souillure du corps et sa putréfaction viennent contrer la sublimation du corps dans sa pratique symbolique et religieuse. Mais le manque de place est également une raison, et les Japonais doivent ainsi obligatoirement incinérer leurs morts. – Notez que les urnes sont ensuite, après un délai de plusieurs jours, inhumées dans une sépulture prévue pour toute la famille-.

Pour beaucoup, la crémation revêtait les funérailles libres et donc été désignée par ses détracteurs comme étant un mode de funéraille moderne qui éloignait le rapport à la mort. Pourtant on voit que ça n’est pas toujours le cas, puisqu’au Japon, la place des défunts est considérable et constitue d’ailleurs un des pays où les obsèques sont les plus chères au monde.

Ce point est important car on voit ici que la crémation n’est pas l’absence de pratique, c’est ce travail qui a été long à mettre en place dans les sociétés occidentales. Pourquoi ? En 1886 le Vatican interdit la crémation, il faudra attendre le 5 juillet 1963 pour que la pratique soit autorisée avec un rappel néanmoins sur la retenue de l’Église sur la pratique, rappel qui a eu lieu, il y a encore peu de temps. Le catholicisme a, par son ordre moral un lien social très fort avec la société. Voilà pourquoi l’essor dans les pays fortement emprunt de cette marque catholique ont mis plus de temps à voir la crémation devenir une pratique à part entière. Encore aujourd’hui, nous voyons qu’en Italie le taux de crémation est inférieur à 20%. Idem au Brésil où le taux de crémation est quasi nul – environ 4%- la religion y est très présente et les catholiques représentent près de 61% de la population. La structure du pays en fait un point particulier également, puisque chaque cimetière ou presque à son propre opérateur de pompes funèbres. Nous sommes donc ici sur un support socio-urbain des pratiques funéraires.

Au Canada en revanche, c’est près de 70 % de la population qui opte pour la crémation. Comme en France, c’est l’Église qui s’occupait auparavant des funérailles mais aujourd’hui ce sont les opérateurs funéraires et les familles qui prennent la relève. La crémation je le disais est née des besoins de la pensée libre, et avec elle une place très forte accordée à la dispersion. Pour autant cela veut il dire l’absence de rites ? Comme le Canada, le Danemark a un taux de crémation de 80% . C’est le premier pays connecté qui contrôle le processus de crémation à partir d’un smartphone. Mis en place en 2014, ce dispositif pilote tout le processus. « Connecté » mais aussi « écolo », pays où on le sait la conscience écologique est grande et où les fours permettent d’alimenter en électricité les maisons et quelques bâtiments municipaux.

En France, comme sur beaucoup de sujet, nous sommes partagés avec un taux de près de 40% et une pratique en progression constante. Si certains optent pour « l’absence de superflu » qu’apporte la crémation, il y a avant tout une évolution des mentalités concernant une pratique qui aujourd’hui a besoin de nouveaux rites pour s’identifier. Les cavurnes, les urnes bio dégradables, les cérémonies personnalisés, etc. qui entourent la crémation et s’éloignent de la dispersion comme elle était revendiquée au départ et ce malgré les évolutions de la loi sur le sujet.

Fin d’un mystère de 168 ans : l’épave du HMS Terror localisée

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Un timbre avait été émis par le Canada pour célébrer la découverte de l'HMS Erebus en 2014

La nouvelle est tombée il y a quelques heures, et elle est considérable pour les historiens et les passionnés de grandes explorations : l’épave du HMS Terror, second navire de l’expédition Franklin, disparu en 1846, aurait été localisée. La fin d’une enquête de 168 ans, mais une part du mystère perdure.

L’expédition Franklin

L’expédition Franklin est une expédition maritime et polaire britannique qui avait pour but de réussir la première traversée du passage du Nord-Ouest et l’exploration de l’Arctique. Commandée par le capitaine John Franklin, elle quitte l’Angleterre en 1845 sur les navires de guerre reconvertis HMS Erebus et HMS Terror, traverse l’Atlantique, remonte la mer de Baffin (entre le Groenland et la terre de Baffin), s’engage dans le détroit de Lancaster avant de disparaître.

Au fil des années, de nombreuses expéditions de secours avaient localisé des tombes et retrouvé des éléments qui confirmaient que l’expédition avait subi des avanies, mais sans néanmoins pourvoir reconstituer les faits ni localiser les navires.

En 2014, l’épave du HMS Erebus avait été localisé dans le Golfe de la Reine Maud, le long des côtes centrales de l’Arctique. La nouvelle avait eu un fort retentissement au Canada, ou la disparition de l’expédition Franklin est un mystère national qui passionne depuis des années. Surtout, la localisation de l’épave avait montré que les quelques survivants de l’expédition qui avaient mené le navire à cet endroit avaient, du même coup, effectivement découvert ce passage du nord-ouest qu’ils étaient venu chercher.

Le HMS Terror

C’est dans la journée d’hier que Parcs Canada, qui gère, entre autres, la recherche et l’exploration des épaves Franklin, a annoncé la découverte d’une épave au large de l’Ile du Roi Guillaume. L’épave se trouvait 92 kilomètres au sud de l’endroit ou les chercheurs pensaient qu’il avait été pris dans les glaces, ce qui bouleverserait une grande partie du peu que l’on sache sur le déroulement de l’expédition après la perte du contact. Notamment la théorie selon laquelle les marins auraient abandonné les navires pour se lancer dans une marche de mille kilomètres vers le sud, dans l’hiver arctique.

Peu d’informations et aucune image n’ont encore été dévoilées sur l’épave découverte. Les navires de recherche incluent le brise-glace de la Garde côtière canadienne Sir Wilfrid Laurier, le NCSM Shawinigan de la Marine royale canadienne, le Martin Bergmann de l’Arctic Research Foundation et l’Investigator de Parcs Canada.

Nous ne manquerons pas d’y revenir lorsque nous en sauront plus sur cette nouvelle bouleversante pour les passionnés d’exploration arctique.

Des cercueils dans les supermarchés, c’est pour aujourd’hui

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Et si on trouvait des cercueils demain dans les supermarchés ? Et si Amazon Premium vous livrait votre boîte demain avant 13 H ? et si Cdiscount faisait des soldes flash pour les articles funéraires ? Fiction ? Non, une chaîne de distribution américaine le fait, entre les réfrigérateurs et les jouets pour chiens.

Costco vous met en boîte

Les américains et certaines parties du Canada se voient offrir, depuis quelques temps, la possibilité de commander des cercueils chez Costco. Mais qui est ce Costco, demanderez-vous à juste titre ? Totalement inconnue en France, cette enseigne est, en Amérique du Nord, le principal concurrent de Wal-Mart, la plus grande chaîne de distribution au monde. Ce n’est pas un petit groupe : Costco est, en terme de volume, le second groupe mondial de distribution, derrière Wal Mart et devant Carrefour (cocorico !).

Le principe de la chaîne est très simple : c’est un club-entrepôt. Contre une adhésion annuelle d’une cinquantaine de dollars, les membres peuvent faire leurs courses dans les entrepôts Costco ou sur le site internet. Intérêt ? La chaîne s’engage à limiter sa marge à 14 % maximum du prix d’achat du produit, au lieu de 50 % en moyenne. D’ou des tarifs imbattables.

Et, chez Costco, on trouve de tout. Absolument de tout : L’idée, c’est que vous achetez, ou louez, une maison, une voiture, et pour tout le reste, ameublement, électroménager, alimentation, loisirs, vous allez chez Costco. Il y a tout le nécessaire pour vivre… Et mourir, donc, désormais.

Vente flash sur les cercueils

Cercueils et urnes sont donc disponible, sur commande, néanmoins. Il est en effet précisé que les cercueils doivent être commandés avant 13 Heures pour une livraison avant 17 H le lendemain. Et que la zone de livraison est, pour l’instant, limitée à certains états, principalement Canadiens. D’autre part, Costco explique qu’aucune loi n’oblige les maisons funéraires à accepter les cercueils venant de chez eux. Ce détail a son importance.

Parce qu’il est vrai que les prix sont… Canons, pardon pour la familiarité, mais il n’y a pas d’autre mot. Un cercueil finition cerisier, à l’américaine, avec le couvercle en deux parties sur charnière, avec une poignée en barre unique sur six charnières, capitonné, prêt à l’usage, est vendu… 1799,99 dollars livrés. Dollars canadiens, d’ailleurs, c’est à dire, au taux d’aujourd’hui, 1224 euros.

Que ce soit selon les critères d’Amérique du Nord ou d’Europe, c’est imbattable. L’équivalent dans une pompe funèbre française se négocierait autour des 4500 euros.

On est mal, patron, on est mal

Mais, pardon d’insister à ce propos, il y a un hic, à savoir que les funérariums ne sont absolument pas obligés d’accepter ces cercueils. Enfin, c’est plus complexe. Etats-Unis et Canada ont la particularité d’avoir une économie très libérale, et des lois étatiques, ou provinciales. D’un état américain à un autre, ou d’une province américaine à une autre, les lois peuvent changer. Mais le principe de l’économie libérale protège également moins le consommateur : il est parfaitement légal de dire à un client que, si il n’achète pas son cercueil dans la pompe funèbre qui gère le funérarium, il n’aura pas accès à ce dernier. Ce qui n’est pas très grave, chaque pompe funèbre possédant quasiment son funérarium et son crématorium.

Reste que les croque-morts américains voient d’un mauvais œil l’initiative de Costco, surtout qu’elle pourrait donner des idées à d’autres, comme Amazon, par exemple.

Et en France ?

Verra-t-on cela un jour en France ? Et pourquoi pas.

Parce qu’il existe la loi sur le libre choix des obsèques. En gros, un consommateur qui se verrait refuser l’accès d’un funérarium parce que son cercueil vient de chez Costco pourrait gagner une fortune en dommages et intérêts.

L’initiative a déjà été prise en France, mais par une société spécialisée, sur une petite échelle. Il est question ici de groupes de grande distribution, sur des modèles proposés par Amazon, Cdiscount… et Cdiscount, c’est le groupe Casino, donc une possibilité de les proposer en grande surface. Ajoutez à cela que Amazon a en projet des boutiques physiques, et que Costco a commencé une stratégie d’implantation en France, avec un premier dépôt ouvert cette année en Ile de France, et 16 projets d’implantation dans l’hexagone.

Pour l’instant, le droit funéraire français, complexe, n’a pas prévu cette éventualité. Mais si une possibilité juridique est ouverte, alors voir des cercueils et des urnes proposés en supermarché n’est qu’une question de temps. Reste à voir si les familles se laisseront tenter.

On ira donc demander aux chefs de rayons dans les supermarchés « Pardon, ou est le rayon des bières » et l’on s’entendra demander en retour « Lesquelles ? ».

Au Canada, l’éco-crémation des défunts se fait à l’eau

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Le salon funéraire Gray's Funeral Chapel (capture Google Maps)

Voilà une technique jugée moins gourmande en énergie : la crémation par l’eau. Elle gagne au Canada, où elle a d’abord été instituée voici trois ans dans le Saskatchewan, vaste état agricole de l’ouest du pays.

C’est parce que le directeur d’une entreprise funéraire de la ville de Prince Albert voulait à la fois créer un crématorium, mais ne pas avoir à déménager dans une zone industrielle que l’histoire a commencé. Sur Radio-Canada, Drew Gray raconte que la trouvaille a en quelque sorte sauvé son entreprise. La réglementation de l’Etat le permettait, qui plus est.

C’est ainsi que le corps du défunt est placé dans un tube métallique rempli d’un mélange d’eau, de sodium et de potasse. La solution est chauffée jusqu’à 200 degrés. Le squelette est ensuite séché. Les restes sont ensuite mis en urne et rendus à la famille, comme les cendres issues d’un crématorium classique.

Selon le responsable du salon funéraire, cette pratique se révèlerait bien plus écologique. Une mise à la flamme utilise autant d’énergie qu’une voiture roulant 700 kilomètres. Sa méthode équivaut à laisser les lumières allumées toute une journée dans une maison.

Cette méthode de crémation, qui a également reçu selon Radio Canada un agrément dans la province de Québec, commence à faire des adeptes notamment dans la très peuplée région de l’Ontario, vers Toronto.

Chien fidèle, Jax attend désespérément son maître défunt

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Quand le jeune Canadien Abraham est décédé, victime d’un accident de voiture le 10 mai dans l’Ontario, il n’a pas laissé qu’une famille éplorée. Jax, son berger allemand, son fidèle chien et compagnon, attend encore désespérément son retour à en oublier de se nourrir.

 La voiture d’Abraham a été emboutie par un bolide circulant à bonne vitesse, le projetant contre un camion arrivant en face. Tristement imparable. Les parents et les deux sœurs du jeune homme sont effondrés.

Jax, arrivé bébé dans cette famille, est quant à lui particulièrement endeuillé. Jax et Abraham étaient inséparables. Le chien dormait sur le lit de son maître, montait sur le canapé quand il y était assis, sortait avec lui devant la maison quand Abraham lavait sa voiture. Des années de jeux et de complicité.

Désormais, le berger allemand tourne dans l’habitation, rôde autour, s’endort devant la chambre du défunt, s’enthousiasme quand quelqu’un arrive mais abandonne, abattu, quand il ne voit pas son maître absent.

Cette fidélité du chien dans la douleur a ému la famille d’abord, les internautes ensuite, quand l’une des sœurs a posté des photos du chiens. Notamment celle où Jax s’est couché devant le mémorial dressé dans le salon à la mémoire d’Abraham. « Cette image fait partager le sentiment qu’on ressent tous en ce moment», a précisé la jeune fille, attristée.

 

Dans son corbillard, Richard n’a rien d’un fantôme

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(capture Facebook)

Voilà une patrouille de police qui en est restée toute ébahie. Lors d’un contrôle de routine la semaine dernière dans les rues de Sherbrooke, ville canadienne à l’est de Montréal, les agents sont tombés sur un corbillard très particulier. Redécoré aux couleurs du film SOS Fantômes. Surprise.

Ce véhicule, c’est celui de Richard. Une Cadillac 1994 achetée en 2009. Cet ancien ouvrier ne peut aujourd’hui plus travailler, victime d’un accident de moto qui lui a valu un grave traumatisme crânien. Depuis, il s’occupe à « customiser » son corbillard personnel, histoire de ne pas rester enfermé chez lui, de rencontrer du monde. Il se produit aussi dans des rassemblements d’automobiles.

Chaque année, il peint un nouveau décor. Avant le succès des années 80 SOS Fantôme, dont un remake doit sortir prochainement, il y a eu la mascotte du festival d’humoristes Juste pour rire, mais aussi une bombe nucléaire ou une pierre tombale. Richard prend soin aussi de transporter un cercueil dans son véhicule, par soucis du détail.

Au Journal de Montréal, l’homme explique vouloir dédramatiser l’usage du corbillard.  Même les enfants en sont très curieux, rapporte t-il. Plus, en rigole t-il : le policier qui l’a arrêté, Ghostbuster « ça lui rappelait des souvenirs ». Pour coller au film, il a placé sur le toit de la voiture un « aspirateur à fantômes ».

Parce que pour lui la mort doit être abordée avec détachement, il a même promené une année le père Noël dans le cercueil à l’arrière. Une autre fois, il avait maquillé son corbillard en limousine de mariage, avec rubans partout, et un squelette allongé à l’arrière vêtu d’une robe de mariée. Une femme s’y était trompée, réclamant un tour de limousine ainsi décorée, mais finalement reculant quand elle a pris conscience de la nature du véhicule. Une blague dont Richard rit encore.

 

Les urnes funéraires de Muses Urnes Design au Canada

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Urnes funéraires

Des urnes funéraires comme des œuvres d’art : Lancement du site internet de Muses Urnes Design au Canada. Muses travaille avec des designers et des artistes afin d’offrir des collections contemporaines qui se démarquent par leurs lignes épurées.

 

Muses Urnes Design inc., une nouvelle PME montréalaise innovante qui redéfinit les tendances en matière de commémoration, vient de lancer son site internet; musesdesign.com

Muses propose des produits funéraires très contemporains pour les enfants, les adultes et les animaux de compagnie. Tout comme le design, la sélection des matériaux se veut distinctive puisque chaque personne est unique. Qu’il soit en verre, bois, céramique, acier ou composites biodégradables, chaque objet d’art funéraire Muses porte la signature de créateurs inspirés et inspirants. Chaque pièce est conçue pour être préservée à la maison, inhumée ou déposée dans un columbarium.

L’ART AU SERVICE DU DEUIL

L’art catalyse les rapprochements, inspire, transporte ; c’est un instrument subtil pour apaiser le deuil.

Par l’art et le design, Muses veut honorer l’unicité et la personnalité de chacun. Tel un tableau de maître, nos urnes suscitent des émotions. Chaque pièce incarne et se rapproche de l’être cher qui devient muse pour ceux qui restent.

UNE EXPÉRIENCE CLIENT UNIQUE

  • Les urnes Muses sont livrées dans un magnifique sac de style furoshiki japonais dont le nouage symbolise le respect d’un rituel.
  • Une pensée du designer et de Muses accompagnent chaque pièce.
  • Tous les produits peuvent être achetés en ligne sur le site transactionnel sécurisé ou sur rendez-vous à l’atelier-galerie.
  • La livraison standard est gratuite pour tout le Canada.

UNE ENTREPRISE EMPREINTE DE VALEURS SOCIALES ET ENVIRONNEMENTALES

  • 1% des ventes de Muses sera utilisé pour offrir gratuitement des urnes pour enfants à des familles dans le besoin.
  • Afin de favoriser le commerce local et équitable, Muses mobilise le savoir-faire d’artistes/designers d’ici pour la production de la majorité de sa collection d’urnes funéraires.
  • Muses offre une vaste gamme de produits écologiques biodégradables.
  • Dans un souci environnemental, le design du sac de style furoshiki a été conçu pour servir au transport de l’urne, mais aussi pour y conserver des souvenirs de l’être cher par la suite.

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Muses est lauréat des prix suivants:

1er prix production/transformation, Concours Entrepreneurs en action! 2014, CDEC Rosemont-Petite-Patrie.

1er prix, Concours Mon entreprise 2013 du Centre d’Entrepreneuriat de l’UQAM.

Facebook.com/Muses

Source: Communiqué de presse MONTRÉAL, QUÉBEC  le 16 mars 2016

Cercueil : l’avion ramenant la défunte la perd en route

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Helena (capture site Ici Radio-Canada.ca)

Simple bourde ou affront fait au peuple indien ? Décédée à Winnipeg, capitale de la province canadienne de Manitoba, Helena n’est jamais parvenue à 700 km plus au nord jusque dans sa communauté de Red Sucker Lake. L’avion transportant son cercueil l’a oubliée en route.

A Winnipeg, après le décès le 23 janvier, une partie de la famille est venue chercher la défunte pour l’accompagner lors de son dernier voyage terrestre le 26 janvier sur la compagnie charter Perimeter Aviation. Mais stupeur : à l’atterrissage, le cercueil présenté à la communauté venue l’attendre n’était pas le bon. Celui-là était même vide.

Son oncle, Allan Harper, est très clair : les employés de la compagnie aérienne ont chargé le mauvais cercueil, et ne se sont aperçu de rien. Il rapporte les cris et les pleurs des proches et de membres de la communauté, apprenant la méprise. « C’était très bouleversant », rapporte t-il à la radio canadienne. « Cela nous a blessé tout un chacun ».

Perimeter Aviation a téléphoné à la famille pour présenter ses excuses. Mais cela ne suffit pas à l’oncle, qui exige qu’un représentant se déplace pour les formuler de vive voix. Car selon lui, sa bien-aimée nièce « n’a pas été traitée de façon respectueuse. Aucune famille ne devrait être soumise à ce que nous venons de subir. »

Du coup, quatre communautés indiennes du Canada ont publié un communiqué indigné, exprimant leur « déception » face au traitement réservé à la famille Harper. Un texte qui poursuit : « D’autres incidents semblables deviennent de plus en plus fréquents. » Voici d’un coup cet épisode d’ordre privé déplacé sur le terrain politique. La compagnie aérienne doit « revoir sa mission commerciale de desservir le Nord » de l’Etat, selon le communiqué. Sa direction a été invitée par les Indiens de Red Sucker Lake à venir debriefer le ca)faux retour de la malheureuse Helena. Elle n’a pas répondu.

Canada : Johanne, écolo jusque dans la tombe

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(capture site Journal de Montréal)

Voici une histoire qui aurait illuminé les débats de la récente Cop 21. Celle de la Canadienne Johanne Despatie, une habitante de Gatineau (province de Québec), écologiste jusque dans la tombe. A force de persuasion, elle a même inauguré une tombe « verte » au cimetière local.

La dame avait pleinement conscience de l’empreinte que nous laissons sur la planète. De son vivant déjà, raconte hier dimanche le Journal de Montréal, elle veillait à nuire le moins possible à l’environnement. Sa sœur Suzanne rappelle qu’elle entretenait son compost, qu’elle recyclait ses déchets, qu’elle favorisait la récupération des objets. Quand elle devait imprimer une feuille, elle la conservait pour écrire plus tard sur l’autre face. Dès que possible, elle favorisait les documents et factures électroniques.

Aussi, dès qu’elle s’est sue atteinte d’un cancer en phase terminale à l’âge de 57 ans, elle s’est préoccupée de ses futures obsèques. L’occasion d’un ultime geste pour la planète. Avec sa force de conviction, elle a d’abord persuadé un responsable du cimetière Saint-Alexandre de créer une section écologique. Un petit coin entre les arbres où la pollution serait limitée, sans fondations, avec des pierres tombales naturelles, sans corps embaumés au formol. Pour elle, elle s’est choisi un cercueil en pin sans colle ni clou.

Un an après qu’elle ait rendu l’âme, le 21 janvier 2015, Johanne Despatie repose encore seule dans sa parcelle écolo. Une dizaines de places y sont prévues, pour commencer. Ses proches se disent prêts à la rejoindre à l’heure dite. Bien entendu, il a fallu employer une pelle mécanique pour creuser la tombe. Mais une pollution moindre, dit sa sœur, qu’un four à crémation.

Au Canada, où une certification « responsable » existe, cercueils ou urnes y prétendant ne doivent pas contenir de produits toxiques, de plastique, d’acrylique. Les matériaux ayant servi à la fabrication ne doivent pas avoir parcouru plus de 4.800 kilomètres. Cette fabrication doit suivre des règles écologiques et durables à partir de matériaux organiques certifiés ou recyclés. Pour l’embaumement, il y existe des produits certifiés « verts » composés d’huiles essentielles, non toxiques et biodégradables.

Ontario Teachers’ : des investisseurs à l’échelle mondiale

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Le régime de retraite des enseignants du secteur public primaire et secondaire (Ontario Teachers’s Pension Plan, OTPP) est un organisme qui gère les rentes de 311.000 personnes, actives ou retraitées. Il a été créé en 1990 par le gouvernement de la province canadienne de l’Ontario (région des Grands Lacs, à la frontière américaine). Ce fonds est géré de façon paritaire avec les représentants de ces enseignants.

Employant un millier d’individus à Toronto, Londres, Hong Kong, l’OTPP place cet argent partout dans le monde. Au fil des années, il a ainsi notamment investi dans des centres commerciaux (1991), dans une équipe de hockey sur glace (Maple Leafs de Toronto) en 1994, dans des terrains forestiers (2001), dans l’exportation du charbon canadien, dans une société immobilière, dans la distribution d’eau au Chili (2007), dans des produits d’épargne brésiliens (2008), dans l’agriculture, le gaz et le pétrole, le traitement des eaux usées, les transports (aéroports, port, ferroviaire), les énergies renouvelables, les moteurs d’avions écoénergétiques, la loterie irlandaise…

A lire son dernier rapport d’activité, le fonds d’investissement a mis des billes dans des entreprises aussi variées que Microsoft, General Motors, Volkswagen, Danone, Amazon.com, Samsung, Disney, Google, Daimler, Hitachi, Nokia, le groupe de médias Twenty-First Century Fox ou la BNP Paribas.

« Nous investissons à long terme, nous investissons dans divers secteurs et nous investissons presque partout dans le monde », peut-on lire sur leur site internet. « Nous investissons dans le but d’aider à payer les prestations de retraite actuelles et futures. Notre actif se compose notamment d’actions, de titres de créance, de ressources naturelles et d’actifs réels (biens immobiliers et infrastructures). » En 2014, selon le bilan financier, l’OTPP était en excédent et le taux de rendement était de 11,8%. Depuis 25 ans, plus des trois-quarts de ses revenus proviennent du rendement des placements, le reste étant issu des cotisations et du gouvernement. Il a investi dans plus de 50 pays. Le conseil d’administration compte un tout récent président, Jean Turmel.