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Cercueil-info, le site des fabriquants de cercueils en France

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Cercueil-info, tout savoir sur sa dernière demeure…

Le site cercueil-info.com est un site d’information sur le cercueil, réalisé à l’initiative du groupement professionnel des Industriels Français du cercueil de l’Unifa (Union nationale des industries françaises de l’ameublement), qui a été lancé à la Toussaint 2012.

Ce site d’information sur le cercueil vise à faire connaitre la spécificité de ce produit au travers 3 objectifs:
– le cercueil est un produit technique méconnu des français ;
– une absence d’information sur le sujet, même sur internet ;
– les familles restent désemparées au moment de choisir un cercueil pour une cérémonie funéraire.

cercueil-info-300x122 Cercueil-info, le site des fabriquants de cercueils en France
Cercueil info, une initiative de l’UNIFA

Le concepteurs du site ont souhaité  faire preuve de pédagogie et de transparence, en dehors de toute approche de nature commerciale.
Les premières rubriques présentent le cercueil en bois sous l’aspect de son impact environnemental et de la conformité à la réglementation sanitaire.
La deuxième partie, « Connaître et choisir », est considérée comme un guide pratique du cercueil à l’usage des familles qui explicite ce qu’est un cercueil, comment il est fabriqué et sans aborder le sujet du prix.

Un Comité éditorial regroupant les principaux industriels du secteurs

Bruno Barbe (Les Menuiseries Ariégeoises / Sapi) – Bernard Carignant (Simo Funéraire) – Bertrand Demarne (Unifa – Les Industriels Français du Cercueil) – Pierre-Edouard EON (Ipso Facto) – Hélène Laurent (Unifa – Les Industriels Français du Cercueil) – Alain Penaud (OGF) – Jean Ruellan (OGF)

Éditeur

UNIFA – Les Industriels Français du Cercueil
Directeur de la publication : Jean-François Stordeur
Adresse : 28 bis avenue Daumesnil – 75012 Paris
Téléphone : 01 44 68 18 78
e-mail : cercueil@mobilier.com

 

L’information funéraire en prélude au décès

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C’est un grand classique des sociétés de pompes funèbres : la famille qui entre dans l’agence, perdue et intimidée, pour préparer un décès qui n’a pas encore eu lieu. Pour ceux qui osent, combien attendent le dernier moment, et que faire ?

La mort, promesse de problèmes à venir

conseillers-funeraire-demarches-administratives-300x200 L'information funéraire en prélude au décèsC’est une constante, la majorité des décès se passe en milieu hospitalier, et l’immense majorité sont fortement médicalisés. Cette présence médicale informe la famille lorsque son rôle devient celui de l’accompagnement à la fin de vie, de l’imminence de l’issue fatale. C’est là que le bât blesse : alors que la famille devrait passer ces dernières heures ou jours auprès de l’être cher, pour l’accompagner dans ses derniers instants, ces instants sont obscurcis par l’inquiétude face à la mort à venir, à l’organisation des obsèques, véritable terra incognita pour la plupart des familles.

Or, le corps médical ne peut, en l’occurrence, être d’aucune aide : le libre choix des pompes funèbres, et le devoir dé réserve du corps médical, le simple fait d’orienter la famille constitue une faute. Cette réserve du milieu médical, qui a la confiance et l’influence auprès des familles, est une bonne chose qu’il ne faut surtout pas remettre en question : de nombreux abus en sont la preuve.

Mais comment faire pour soulager les familles ?

L’information, denrée vitale

Tout professionnel du funéraire le sait : un décès est toujours compliqué, heureusement des solutions existent, et les éléments en faveur des familles le sont également, à commencer par la compétence du professionnel.

Tant sur la déclaration de décès, sur les modalités en cas de transport, sur le dépositoire du corps, les démarches sont assurées par le professionnel ou dans certains cas et pour certaines formalités, par le bureau des entrées de l’établissement hospitalier. De même, des financements existent, ne serait-ce que le prélèvement direct sur le compte du défunt ou le règlement des factures par notaire.

Mais les familles ne le savent pas. Elles sont soulagés lorsqu’elles l’apprennent, et souvent, regrettent de ne pas l’avoir su plus tôt.

Mentalités : encore un petit effort

C’est légitime, d’une certaine façon : les familles ont l’impression que rencontrer les pompes funèbres avant que le décès survienne, c’est un peu comme enterrer vivant leur défunt. Or, cette rencontre n’a que des aspects positifs.

La première chose à expliquer, c’est que la rencontre avec un professionnel du funéraire fait partie intégrante du processus de deuil, mais ledit processus ne commence pas au moment du décès, il commence en réalité dès que l’annonce du décès à venir est faite. On ne va plus rendre une simple visite à un proche, chacun des instants partagés avec lui est parmi les derniers. On est dores et déjà dans un processus funèbre.

Or, comme nous l’avons vu, la rencontre avec le professionnel des pompes funèbres apporte un certain nombre de réponses à des interrogations qui peuvent empoisonner ces moments. Le travail de deuil auprès du vivant serait plus efficace s’il se faisait l’esprit dégagé de tout souci.

Anticiper

Et l’anticipation franche du décès a elle aussi son importance : combien de familles sous le choc le jour du décès, alors qu’ils n’ont qu’une envie, se recueillir auprès de leur défunt et évoquer entre eux son souvenir, se retrouvent à chercher un livret de famille ou un titre de concession.

Certes, peu importe le moment, cela prend du temps. Mais le moment du décès provoque un stress intense, qui ne peut que s’amplifier lorsqu’on cherche les pièces. Se retrouver la veille des obsèques en mairie pour renouveler une concession est le pire moment.

Toute la question est : comment faire ? Comment procéder pour que les professionnels du funéraire puissent agir en amont, et faire leur travail d’information et de conseil, sans fausser le libre choix de l’entreprise funéraire par les familles ? Comment sensibiliser le personnel médical à l’importance de ces démarches sans l’influencer ?

Ces questions mériteraient d’être au premier plan dans l’évolution de notre profession. Et mieux vaut que la réponse soit apportée par les professionnels au plus près du terrain, que par un législateur qui, quelle que soit sa bonne volonté, a forcément moins de compétences. Au travail, donc. 

Fabriquer des cercueils c’est comme fabriquer des cuisines

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Toussaint « 20 Minutes » a visité une usine de fabrication de cercueils

Masque sur le nez, pistolet de peinture à la main, Georges voit défiler des cercueils toute la journée. Entre 300 et 400 par jour selon la cadence de productivité. Son rôle : appliquer une deuxième couche de vernis une fois que les « caisses » sont assemblées et avant qu’elles ne partent au séchage puis à l’emballage. Le jeune homme de 22 ans, maçon carreleur de formation, travaille depuis un mois au sein de l’usine de fabrication de Reyrieux (Ain). « Ce n’est pas ma spécialité mais c’est un métier que j’aime bien. Et la nuit je ne rêve pas de cercueils », sourit-il.

Défauts interdits

A Reyrieux, les salariés fabriquent en moyenne 60 000 cercueils par an, dont les deux tiers sont livrés aux Pompes Funèbres générales, leader européen des services funéraires, et le reste à l’entreprise M2F. « Il faut environ trois semaines pour réaliser un cercueil. Mais au préalable on doit attendre entre deux mois et demi et quatre mois pour que le bois sèche », explique Yann Marion, le directeur du site. Les 10 000 à 15 000 m3 de bois utilisés proviennent uniquement d’arbres des forêts françaises, que ce soient des chênes des Vosges ou les pins des Landes. » A l’intérieur de l’usine, au tout début de la chaîne de montage, Bruno, chef de service, gère 25 personnes et surveille que les morceaux de bois soient bien triés, puis parfaitement collés. « Parfois lorsque je parle de mon métier, ça choque les gens, explique-t-il dans un sourire. Mais c’est la même chose que fabriquer des cuisines. Et moi, le produit fini, je ne le vois pas. »

article_2310-LYO03-CERCUEIL Fabriquer des cercueils c'est comme fabriquer des cuisines

Lire la suite en suivant ce lien!

via« Ce métier choque parfois » – 20minutes.fr.

OGF fait de Jussey, en Haute-Saône, la capitale européenne du cercueil

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Le numéro un national du funéraire poursuit sur son principal site de fabrication une politique d’investissement soutenue.

À Jussey, en Haute-Saône, l’un des deux sites, avec Reyrieux (Ain), de production de cercueils de l’entreprise OGF, leader français du funéraire (533 millions d’euros de chiffre d’affaires, 5 500 salariés, 1 000 agences, 50 crématoriums sous contrat), le gigantisme et la modernité des installations traduit une forte politique d’investissement.

000156268_5 OGF fait de Jussey, en Haute-Saône, la capitale européenne du cercueil

Un programme de 8 millions d’euros a permis jusqu’en 2010 de rénover considérablement l’outil industriel, et notamment les équipements de sciage. La plus grosse partie de l’enveloppe (6,5 millions) a toutefois fait sortir de terre une chaufferie bois de 11 mégawatts, alimentée en interne par la sciure, les chutes et les plaquettes forestières.

Jusqu’en 2014, les deux usines bénéficieront de 3,77 millions d’investissement liés en grande partie à un plan de continuité d’activité. « Il s’agit pour nous de doubler certains équipements afin de ne jamais être dans l’impossibilité de produire, suite, par exemple, à un incendie ou à un sinistre climatique », argumente Alain Penaud, le directeur industriel d’OGF. Une ancienne ligne de délignage sera remontée et une panneauteuse reconditionnée dans les deux ans. Facture globale : 1,1 million d’euros.

Jussey dispose de 20 000 mètres carrés d’ateliers répartis sur 10 hectares et emploie un effectif de 140 personnes. D’ici, sortent chaque année plus de 80 000 cercueils par an, soit environ 400 unités par jour et ce, onze mois sur douze. « Faire un cercueil, c’est faire un beau meuble d’ébéniste », assure le directeur industriel. Pour en convaincre, il montre le catalogue des produits maison. Une vingtaine de modèles y sont exposés avec différents accessoires selon la confession religieuse.

La moitié de bois locaux

Pour réaliser ces différentes bières, le travail du bois passe par de nombreuses étapes. L’unité ressemble à une scierie doublée d’une menuiserie, avec ses différents ateliers d’ébénisterie. L’entreprise gère elle-même son immense parc à bois en employant trois commis forestiers.

Ils font les estimations et achètent les chênes dans un rayon de 100 km. « La moitié de notre ressource vient de Haute-Saône et tous les bois sont certifiés PEFC, c’est-à-dire issue d’une gestion durable de la forêt », assure Jean-Marc Louis, le directeur du site de Jussey. Parmi les essences retenues pour la fabrication des cercueils, le chêne et le pin se taillent la part du lion. Une dizaine de nouveaux salariés intègrent l’effectif chaque année. « Nous n’avons aucun mal à recruter sur place des CAP ou des bac pro », se félicite Alain Penaud.

viaOGF fait de Jussey, en Haute-Saône, la capitale européenne du cercueil – Bois – Ameublement.

Cercueils du Nord reportage à Toufflers

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« Acheter un cercueil, c’est comme acheter un meuble. La mort n’a pas de prix, mais les gens regardent, font des devis. » Didier Cardon est le directeur commercial de CDN : Cercueils du Nord, basé à Toufflers. Il porte sur le passage dans l’au-delà le regard de l’entrepreneur.

cdn-a-toufflers-le-cercueil-est-un-pro-1404264 Cercueils du Nord reportage à Toufflers

En arrivant chez CDN, il faut mettre de côté ce que la mort évoque en nous, garder à l’esprit que, bien que chargé de symbole, un cercueil est un produit comme un autre. Dans l’entrepôt du siège toufflersois, il y en a toujours 3 000 à 4 000 en stock 120 modèles différents. En France, « on aime qu’il y ait de la moulure », du bois travaillé. Selon les régions, la forme peut différer. Dans d’autres pays, la mode est à des cercueils sobres, voire modernes. Il y a tout cela dans le hall d’exposition.

CDN est une entreprise familiale, née à Gondecourt il y a plus de quarante ans, et qui en 2000 est passée sous le giron de Funico International, un groupe belge employant 128 personnes, qui dans son pays fabriquent 65 000 cercueils sur les 100 000 vendus chaque année. « Nous, on en vend 20 000 », dans une grande région nord-est. Didier Cardon est le fils d’un menuisier qui travaillait à Caudry et la fabrication des cercueils, il connaît. En parallèle, il a aussi exploité une entreprise de pompes funèbres mais il a tout arrêté. « On ne pouvait pas faire face aux négociants. Des fabricants qui faisaient 100 000 cercueils par an ont été amenés à licencier. On n’est plus compétitifs sur l’entrée de gamme. Avant, les menuisiers faisaient les cercueils sur mesure. Il fallait six à sept heures pour les fabriquer, mais ils ne rentraient pas dans leurs frais. » CDN a pour sa part fabriqué jusqu’en 2010. C’est la maison mère qui désormais fournit une part des cercueils. Les autres sont importés de Chine, de Roumanie. Vingt-deux personnes travaillent à Toufflers notamment à la personnalisation.

Quand il est arrivé dans l’entreprise, Didier Cardon avait un objectif : relancer les ventes. Elles ont doublé en trois ans. Mais il ressent l’irrégularité de la pyramide des âges, avec les classes creuses dues à la Première Guerre mondiale et l’évolution de l’espérance de vie. La clé, c’est de bien figurer auprès des entreprises de pompes funèbres. « 70 % des plus de 65 ans ont des contrats obsèques, pour soulager les enfants.

C’est comme cela que les pompes funèbres ont deux ou trois années de contrat ce sont des clients sûrs ! Cela inclut le cercueil. Ils sont exigeants, veulent un beau capitonnage, de belles poignées… » Pour CDN, cela implique d’avoir différents modèles, de celui en acajou ou en chêne premier choix, jusqu’à aux cercueils d’entrée de gamme, en panneaux de particules. Les familles restent attachées à ce qui contiendra la dépouille de leur parent. « Aujourd’hui, on ne couvre plus pendant la cérémonie à l’église. Les gens les regardent pendant la messe. » Et la jeune génération ? « Elle ne veut pas dépenser d’argent. C’est pour cela que la crémation se développe. » Pour les cercueils, cela change beaucoup de choses, à commencer par la nature du bois qui doit être plus tendre, et pour la fabrication qui doit limiter l’utilisation de métal. Mais quel que soit le modèle ou la gamme, ils sont livrés au plus vite. La vie s’arrête, certes, mais « dans notre métier, on est dans l’urgence.

On est ouvert toute l’année. »

viaCDN : à Toufflers, le cercueil est un produit presque comme un autre – La Voix du Nord.

Cercueil volant au Congo

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Le rite du cercueil volant, c’est un peu comme si la sorcellerie remplaçait la justice. Le principe est le suivant : le cercueil est baladé dans le village. Le rite, appelé « londola » est censé guider la famille du défunt vers l’assassin de son fils. Voilà qui peut faire sourire. Pourtant, cette tradition n’a rien de marrant. Que du contraire, son issue est bien souvent dramatique. Car les personnes désignées coupables par le « cercueil volant » sont lynchées, parfois jusqu’à la mort.

200_200_4ec0bb25fd9f3c82e0762885355abdc7-1345171290 Cercueil volant au Congo

Le mois dernier, un vidéaste amateur a assisté à un « londola ». Avant d’enterrer leur fils, des parents ont choisi de transporter le cercueil dans les rues de Kakanda, un village reculé dans la province du Katanga. La vidéo montre une meute de villageois en furie courir derrière le cercueil. Tout à coup, le cortège s’arrête devant une première maison. Selon la coutume, cela signifie donc que l’un des coupables se trouve à l’intérieur. Il ne faut alors que quelques secondes pour que l’habitation soit complètement ravagée et incendiée. Un peu plus tard, le cercueil s’arrête à nouveau. Cette fois, une femme est lynchée. Extirpée de sa maison, les villageois la jettent à terre et saisissent tous les objets qu’ils trouvent : chaise, pneus, pour la frapper. Elle ne survivra pas. Ce jour-là à Kakanda, deux autres personnes mourront dans les mêmes circonstances.

viaHistoire du Monde : cercueil volant en RDC – RTBF Matin premiere.

Bière

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cercueil-300x212 BièreLa bière est l’autre mot qui désigne le cercueil. Le cercueil est une boîte généralement en bois ou l’on installe le défunt.

Origines du mot et usage

Bière vient du vieux Français « bera », qui lui-même vient du latin. A l’origine, il désignait un brancard. C’est durant les grandes épidémies de peste que le nom « bera » a été donné aux charrettes sur lesquelles l’on entassait les morts afin de les conduire au bûcher ou à la fosse commune. Par extension, l’on a parlé de « mise en bière » lord du dépôt du corps sur un catafalque, puis « bière », en tout dernier lieu a fini par désigner le cercueil.

L’on appelle généralement un cercueil « cercueil » mais il n’est pas inadéquat de l’appeler « bière », même si cette désignation appartient au registre plus soutenu. La « mise en bière » correspond donc au moment ou l’on installe le corps dans le cercueil.

La bière, avant l’usage généralisé et obligatoire du cercueil, désignait le linceul.

cercueil2-207x300 BièreCe mot n’a absolument aucun rapport avec le houblon.

Pratique

09041918B500cercueil-300x225 BièreLe cercueil est obligatoire en France, et la mise en bière correspond au moment ou le défunt est installé à l’intérieur. Il est possible de procéder à un recueillement en cercueil ouvert, mais interdit de transporter ainsi le défunt. Celui-ci devra âtre déplacé soit en civière, avant mise en bière, soit en cercueil, après la fermeture de celui-ci.

Une fois le cercueil fermé, il est interdit de le rouvrir pendant cinq ans, sauf réquisition donnée par le procureur de la république.

Le moment ou le cercueil est amené par les pompes funèbres du lieu de fermeture au véhicule de convoi est appelé « levée de corps ». Ce même terme a un autre usage en médecine légale, puisqu’il désigne l’entame d’une autopsie.

Il est à noter que vous pouvez demander une bière dans une échoppe de pompes funèbres ou dans un estaminet. L’on ne vous servira pas le même produit. Si l’usage immodéré de la bière peut vous mener à la bière, se trouver en bière vous ôtera la possibilité d’en consommer.

www. revolution-obseques.fr, le low cost, comment ca marche ?

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Les Services Funéraires de la Ville de Paris ont frappé un grand coup, hier, dans le milieu très fermé des pompes funèbres, avec une offre low cost qui offre un tarif imbattable sur les convois. Entretien avec Cendrine CHAPEL, directrice générale.

Un nouveau service né d’un besoin

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Le site en action

Depuis hier, jeudi 21 juin, un nouveau site est apparu sur la toile, qui fait beaucoup parler de lui : http://www.revolution-obseques.fr. L’idée proposée par les service Funéraires de la Ville de Paris, proposer des obsèques à un prix low cost unique, 789 euros. Mais qu’est-ce qui a présidé à cette création ?

« Deux raisons principales » explique Cendrine Chapel « la première, c’est que nous sommes une Société d’Economie Mixte, et notre actionnaire à 74 % est la Ville de Paris, qui nous confie donc des missions de service public. Parmi ces missions, chercher à faire baisser les coûts des obsèques à Paris. La seconde raison est la crise, nous avons constaté une augmentation conséquente des demandes de prix bas. Des familles, notamment, qui choisissaient le cercueil le moins cher justement parce qu’il était le moins cher, et pas celui qu’elle voulaient. » D’où la volonté de proposer une réponse « Nous nous sommes alors tourné vers le low cost dans d’autres domaines, pour comprendre comment cela fonctionnait, avec l’idée de proposer un prix sans sacrifier à la qualité. »

« L’idée » reprend-elle, « est d’industrialiser au maximum en proposant un produit standard. Un seul cercueil, pour l’inhumation ou la crémation » de 22 millimètres d’épaisseur, donc « et des prestations que la famille peut réaliser elle-même ».

Du concret

devis-210x300 www. revolution-obseques.fr, le low cost, comment ca marche ?Tout le monde n’est pas éligible au service. « Nous intervenons dans des établissements hospitaliers pourvus d’un espace funéraire et dans des cimetières où les familles peuvent faire les démarches, dans le 75, 92, 93 et 94. Pour l’instant, nous sommes donc aptes à intervenir dans une cinquantaine d’hôpitaux et une centaine de cimetières. Mais tout est évolutif, et l’on espère pouvoir développer à l’avenir ».

Alors, concrètement, comment ça se passe ? « Les familles font les démarches elle-même. Le logiciel est apte à identifier ce qu’il faut comme documents et les fournit, avec un mode d’emploi, pour le remplir et aller le déposer ou il faut. Nous avons un suivi, pour nous assurer que tout sera bien réalisé dans les temps, et les familles peuvent nous confier leur réalisation, si ils le souhaitent, contre un surcoût. De même, elle portent le cercueil, et pareillement, nous leur proposons des porteurs en option. Mais avec un chariot , ça se passe bien. » mais, et la mise en bière ? « Ce sont les établissements hospitaliers qui la font. C’est pour cela qu’on ne peut pas aller partout. » On ne voit pas de mention de la cérémonie ? « C’est inclus. Dans le trajet lieu de mise en bière/lieu d’inhumation (ou crémation) il peut y avoir une cérémonie, à l’église, par exemple. »

Tout cela pour 789 euros, donc ? « Auxquels viennent s’ajouter les taxes municipales, vacations, ouverture/fermeture de sépultures, crémation… Tout ce qui vient s’ajouter est précisé sur le devis. La famille est prévenu qu’elle aura ces frais à acquitter, tout est transparent. »

Mais c’est uniquement sur internet ? « Oui. Nous ne pouvons pas proposer ces tarifs en agence »

Parlons d’avenir

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l’etat civil

Sur le nombre de décès qui seront captés, on est dans le flou « On a eu un premier site, dont on n’était pas content, mais sur lequel on avait trois contacts par jour en moyenne. Disons qu’on estime avoir environ 400 décès par an, mais finalement, c’est impossible à dire. C’est nouveau, on n’a pas de recul pour comparer. » On suivra l’affaire de près, en tout cas.

Madame Chapel conclut « Je suis très internet. J’ai l’habitude de prendre l’exemple des agences matrimoniales. Il y a trente ans, on disait que c’était un métier particulier, qu’il fallait recevoir les gens, avec des personnes formées à la psychologie. Trouvez une agence matrimoniale, aujourd’hui ! Les gens vont sur internet, sur Meetic ou Attractive World, ou que sais-je encore. Peut être que dans trente ans, les pompes funèbres auront disparu, à part une agence ici ou la ? »

Succès ou pas, Cendrine Chapel sait que le site a fait avancer les choses, il n’y a qu’à voir le succès médiatique. Reste à voir comment réagiront les familles, et surtout, la réponse de la concurrence.

Comment ça marche ?

Le site, pour l’instant, se limite à sa page d’accueil. Quelques problèmes technique restent à résoudre, et l’ensemble sera opérationnel le 2 juillet. Nous avons eu accès à une présentation de travail, et nous vous livrons nos premières impressions.

Le choix a clairement été à la clarté : le site est sobre, peu encombré, moderne. Parfaitement lisible, il réserve une navigation intuitive : pas d’arcanes complexes, ici, on est guidé étape par étape. Le contrôle des saisies et des confirmations est impeccable, il est quasiment impossible de valider accidentellement un champ avec une erreur.

La documentation est claire et abondante : les formalités sont bien expliquées, on trouve quantité d’informations sur l’aspect légal et le travail des pompes funèbres. Le devis final est lisible, tous les tarifs y sont indiqués : pas de mauvaise surprise à attendre de ce côté-là. Les conditions générales de vente sont claires.

Alors, du tout bon ? Bien, il faut bien pinailler un peu, alors pinaillons : put être est-ce notre côté « vieille France », mais nous avons unanimement regretté l’absence du Mademoiselle, dans l’état-civil.

Certaines propositions ne sont pas faites, comme de créer un avis de décès numérique à transmettre à la famille, aux amis, aux proches, alors que toutes les informations nécessaire sont présentes. D’autres absence, comme la proposition de retransmission vidéo de la cérémonie pour la famille éloignée géographiquement, pourtant en place au Père Lachaise.

Et un petit bug : impossible de revenir à la page d’accueil lorsqu’on clique sur le logo. Nul doute que messieurs les informaticiens l’auront déjà résolu.

Un site clair, limpide même, auquel, peut être, il manque le petit « plus » pour figurer les pompes funèbres numériques de l’avenir, mais qui saura remplir parfaitement sa mission. Peut être même apparaître-t-il bientôt en « marque blanche » auprès d’autres opérateurs publics ?

Affaire à suivre, donc ? Oui, certainement.

www.revolution-obseques.fr, 789 euros, le Low Cost à Paris

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titre-revolution-obseques.fr_-300x28 www.revolution-obseques.fr, 789 euros, le Low Cost à ParisLes Services funéraires de la Ville de Paris lancent aujourd’hui leur site www.revolution-obseques.fr. Celui-ci est tout entier dédié à un nouveau service low-cost, mais sans être pour autant au rabais. A un prix unique de 789 euros, ce prix comprend un corbillard avec chauffeur, un cercueil biodégradable, un capiton, et le transport du corps du lieu de mise en bière jusqu’au cimetière.

Des options sont proposées, comme le Maître de Cérémonies ou les fleurs. Le tarif voir s’adjoindre diverses prestations, comme le prix d’une concession, l’ouverture d’une concession existante par un marbrier, les taxes et vacations, voire éventuellement une crémation, les soins de conservation, etc…

Mis en ligne il y a quelques minutes ce 21 juin, l’ensemble des fonctionnalités du site ne seront opérationnelles qu’à partir du 2 juillet.

Plus d’informations très prochainement sur Funéraire Info.

 

www.revolution-obseques.fr

Contenu du cercueil

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On a beaucoup parlé, ces derniers jours, du contenu délirant du cercueil de Whitney Houston, qui va obliger sa famille à poster des gardes armés près de sa sépulture afin d’éviter la profanation du siècle : bijoux, chaussures en or, pour un montant de 500 000 dollars.

e14077ea-7187-11e0-b5e8-e0799a0842f91-300x165 Contenu du cercueilComme certains le faisaient remarquer, le plus idiot, dans cette histoire, c’est de l’avoir dit : il est certain que, dans d’autres bières dorment des fortunes, tranquilles pour l’éternité puisque personne n’en sait rien. Mais, en France, cette histoire serait-elle possible ?

Rappelons qu’un cercueil doit contenir, de base, outre le bois, un bac étanche biodégradable, quatre poignées, les vis, et une plaque portant le nom du défunt. Tout le reste, y compris le capiton, est facultatif. Bien sûr, on y trouvera aussi un défunt, parfois dans une housse biodégradable, et habillé sans contrainte particulière.

Ce qui dit la loi

La loi est claire : doivent être enlevées les prothèse fonctionnant à pile. Le Décret n° 98-635, 20 juillet 1998 : JO 25 juillet 1998, p. 11393 et et l’art. R. 2213-15 du Code Général des Collectivités Territoriales précise que la présence d’un stimulateur cardiaque, par exemple, doit être signalé par le médecin constatant le décès, et faire l’objet d’une explantation, soit par un médecin, soit par un thanatopracteur.

Ceci en cas de crémation. De plus en plus de communes imposent la même chose pour les inhumations, puisque au final, l’appareil, le corps et le cercueil s’étant dégradés, l’on va se retrouver avec du lithium très polluant répandu en pleine nature.

Pour en revenir à la crémation, sont également exclues de fait toutes les matières actives qui peuvent provoquer une explosion, comme des cartouches de fusil, par exemple.

Ce qu’elle ne dit pas

Des cartouches de fusil ? Oui. Rien, en effet, n’empêche légalement un chasseur de se faire enterrer avec son fusil préféré. Non pas que ce soit autorisé, simplement, ce n’est pas interdit.

Reste alors au crématorium, ou au cimetière, de faire le nécessaire dans son règlement intérieur. Mais cela reste contestable : une famille particulièrement procédurière pourrait alors entamer une procédure, arguant d’un abus d’autorité dans un service public. Certes, on entre ici dans une procédure judiciaire, contrainte et souci supplémentaire que les familles n’ont pas forcément envie de s’infliger.

En d’autre termes : le contenu d’un cercueil est soumis au bon sens.

Prenons l’exemple d’un geek, un accro de la technologie : à partir du moment ou la batterie de son smartphone est retirée, qu’est-ce qui empêche qu’il soit déposé près de son corps, dans le cercueil ? Exception faite de l’iPhone, dont la batterie est fixe. Pourtant, il est des endroits ou cela n’est pas autorisé : les appareils électroniques contiennent des métaux, des plastiques, qui peuvent poser des problèmes d’émanations.

Les arguments opposables

Dans le cas d’une crémation, le crématorium pourra objecter deux arguments. Le premier sera la toxicité : certaines matières, comme on l’a vu, peuvent, lors de leur combustion, dégager des fumées toxiques ou pouvant encrasser les filtres. Ce sujet est d’actualité, actuellement, dans un domaine proche : les cercueils en carton. Beaucoup de crématoriums ne son pas aptes, aujourd’hui, à les recevoir, puisqu’ils ne sont pas équipés de filtres spécifiques. Cette question, appliquée à des peluches, par exemple, fera l’objet d’une contre-argumentation : certains vêtements également peuvent dégager des fumées nocives, et pourtant, aucune loi ne contrôle la vêture des défunts.

Certains l’ont d’ailleurs proposée à l’étude, une réglementation sur les fibres autorisées dans les textiles des capitons et des vêtements des défunts.

L’autre argument sera le surcoût engendré par la difficulté de crématiser certaines matières. Là encore, on est dans l’ambiguïté : des crématoriums demandent un supplément de prix pour la crémation de certains bois de cercueils, plus longs à se consumer, qu’est-ce qui empêcherait les familles de payer ce supplément pour d ‘autres contenus ? La encore, si le bon sens n’a pas le dernier mot, ce sera un tribunal qui tranchera, avec tout ce que cela implique.

Pour finir

Pour finir, l’on est confronté à ce qui fait à la foi la qualité et le défaut de la plupart des lois : leur brièveté doit les rendre accessibles et compréhensibles par tous, mais ne permet pas de lister tous les cas particuliers.

Certaines loi en projet veulent réglementer avec plus de précision le contenu du cercueil. Mais pourra se poser, à ce moment la, la question d’une législation excessive, et son empiétement sur les libertés qu’elle est censée garantir. Rien n’empêche aujourd’hui, par exemple, un passionné de plongée sous-marine de se faire inhumer ou crématiser dans sa combinaison préférée, mais certains, en Europe, planchent sur le sujet d’une tenue unique, biodégradable, la même pour tous les défunts, au titre du respect de l’environnement. Extrêmisme écologiste et égalitaire, ou solution juste et réfléchie ? A chacun son avis.

Il nous a été rapporté, dans le cadre de cet article, des exemples de professionnels du funéraire qui ont déposé des objets incongrus dans des cercueils : outre les peluches, assez classique, on songera à un homme enterré avec ses livres préférés, une vingtaine de forts volumes, ou un autre avec quelques grands crus issus de sa cave, qu’il espérait peut être siroter dans l’au-delà.

Quoiqu’il en soit, le débat est ouvert, et la documentation difficile à se procurer. Si vous avez des exemples, ou des précisions à apporter à cet article, ou des demandes incongrues ou surprenantes, n’hésitez pas à vous manifester auprès de Mémoire des Vies, en commentaire sur cet article ou par le formulaire de contact.