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Chronique : les exhumations célèbres de l’histoire : C. Chaplin

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Suite de ma chronique consacrée aux exhumations célèbres de l’histoire. Je reste six pieds sous terre toute la semaine afin d’aller voir ce qui se passe un peu là-dessous. Hier je vous parlais des génies qui ont essayé de voler le corps d’Abraham Lincoln, c’est aussi ce qui est arrivé à Charlie Chaplin.

C’est la star de l’âge d’or du cinéma hollywoodien. Aimé par des millions de personnes, Charlie Chaplin meurt en 1977 faisant s’éteindre avec lui une bonne partie de la population. 88 ans, c’est l’âge auquel il laisse un monde sans sourire. Enterré en Suisse, lui qui était le baromètre de la société, n’a pas eu l’opportunité de se reposer bien longtemps.

À peine un an après son inhumation, deux voleurs de tombes  Roman Wardas et Gantscho Ganey, munis de détecteur de mines et de pioches réussissent l’acte improbable de voler le corps de notre cher défunt.

Un peu comme Lincoln, l’idée était d’obtenir une rançon en échange du malheureux Chaplin.

C’est sa veuve, Oona Chaplin la première concernée, les voleurs lui réclament 600 000 dollars en échange de son mari défunt. Bien décidée à ne pas se laisser faire, elle alerte directement la police qui se met en chasse de cette curieuse profanation.

Un scénario farfelu que l’on retrouverait certainement dans un des films de Charlie Chaplin. Les semaines s’écoulent avant de pouvoir finalement faire main basse sur les deux compères. Ces derniers avaient ré-enterrés le corps de la star hollywoodienne dans un champ de maïs à seulement un kilomètre de la maison familiale du défunt, en Suisse.

Et comme en Suisse on ne plaisante pas, ils ont été condamnés à sept ans et demi de prison pour « extorsion et trouble à la paix des morts ».

Charlie Chaplin quant à lui est retourné dans sa sépulture d’origine à Corsier, en Suisse. Par précaution le cercueil a été scellé avec un enduit de ciment.

Sa tombe peut toujours être visitée. Une histoire que notre défunt aurait surement réussi à détourner à l’ironie.

 

Cinéma : on a volé le cercueil de Charlie Chaplin

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Xavier Beauvois aime le fait divers. Déjà auteur du remarquable film «Des hommes et des dieux » sur l’assassinat en Algérie des moines de Tibhirine,  le réalisateur sort demain mercredi une comédie intitulée « La rançon de la gloire ». L’histoire vraie du kidnapping du cercueil de Charlie Chaplin, en 1978.

C’est à Noël 1977 que Charlot meurt, chez lui à Vevey (Suisse), au bord du lac Léman. A l’annonce télévisée, deux malfrats en mal d’argent, deux mécaniciens automobile, décident de déterrer le comédien, et de réclamer une rançon à la famille. A l’écran, les deux hommes sont interprétés par Benoît Poelvoorde et Roschdy Zem.

Dans les colonnes du journal « Nice-Matin » dimanche dernier, Eugène Chaplin (fils du comédien) est revenu sur cet événement traumatisant qui a marqué son enfance. Opposé au départ au film, c’est par la discussion que le cinéaste l’a convaincu. Il lui a expliqué que ce film était conçu comme un hommage, une ironie du sort, une pirouette à la Charlot. « C’était même plutôt dans sa manière de disparaître ainsi une deuxième fois », explique t-il au quotidien. Et la famille a accepté de collaborer avec Xavier Beauvois, laissant même les caméras filmer dans la maison familiale.

Eugène Chaplin se souvient qu’en 1978, la famille était encore sous le choc du décès. Cet enlèvement ne changeait pas grand-chose à la peine du décès récent. Aujourd’hui, il retient de son père le temps passé avec les enfants, ses pitreries, les parties de foot, mais aussi l’image d’un grand travailleur. Des célébrités défilaient. La vie familiale à Vevey était réglée par Oona (sa mère), qui tentait de conserver l’apparence d’une vie normale.

Charlie Chaplin ne s’est pas échappé très longtemps. Il a été retrouvé en mai 1978 dans un champ de maïs tout proche, après que les malfrats se soient fait pincer. Une souricière a été tendue par la police, les revendications ayant été enregistrées et les cabines téléphoniques étant sur écoute. Les deux complices ont été condamnés. Charlie Chaplin, lui, repose à nouveau dans son cimetière. Une dalle de béton épaisse de deux mètres le recouvre.

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Vacances : ils sont morts, la télé les rend vivants (4/4)

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Romy Schneider, Fernandel, Michael Jackson, Jean Poiret…Ils ont aujourd’hui disparu. Mais ces personnalités populaires sont pourtant toujours bien présentes. Pour ces vacances de fin d’année 2014, les programmes des chaines de télévision nous proposent de les côtoyer à nouveau. Dernière partie de notre sélection.

Mardi 30 décembre. On ne s’en lasse pas : « Charlot patine » et « Charlot émigrant », signé Charlie Chaplin à 5h50 sur Arte. Romy Schneider est « Sissi impératrice » à 13h55 sur TF1. Jacques Villeret tient le beau rôle au pied du Mont-Blanc dans le « Malabar Princess » de Gilles Legrand (2003) aux côtés de Michèle Laroque et Claude Brasseur (France 2, 16h40). Les admirateurs de Fernandel verront « Le retour de Don Camillo » (13h50 sur France 3). Sur la même chaine (15h45), le magazine « Nous nous sommes tant aimés » rend hommage au réalisateur Jacques Demy, l’homme des « Parapluies de Cherbourg ». Arte (20h50) ne lésine pas sur l’épique, et propose « Lawrence d’Arabie », de David Lean, avec Peter O’Toole et Alec Guinness. Louis de Funès est, pour sa part, l’objet d’un documentaire sur D8 à 17h.

Mercredi 31 décembre. « Charlot s’évade », de Charlie Chaplin, nous réveille dès 6h sur Arte. Romy Schneider en finit sur TF1 (13h55) avec l’impératrice d’Autriche dans « Sissi face à son destin ». Mais la Une embraye aussitôt (15h50), et voici notre belle actrice transformée en reine Victoria d’Angleterre dans le mélodrame « Les jeunes années d’une reine ». France 3 fait coup double : Fernandel fait son numéro dans « La grande bagarre de Don Camillo » (14h), et le magazine « Nous sommes tant aimés » est consacré à Simone Signoret (15h45). Dans un autre genre, W9 célèbre (20h50) les 30 ans du Top 50, classement des ventes de disques en France. L’occasion de réécouter quelques disparus (Michael Jackson, Daniel Balavoine…)

Jeudi 1er janvier. Pas de jour férié pour Charlie Chaplin sur Arte (6h) avec le court-métrage « Charlot fait une cure ». France 2 programme (16h35) la comédie de Claude Zidi « Inspecteur la Bavure ». A l’affiche, Coluche et les comédiens Julien Guiomar (« Les Ripoux », « L’aile ou la cuisse ») et Philippe Khorsand (« Palace », « Une famille formidable », « Sœur Thérèse.com »). Fernandel a sa comédie de l’après-midi sur France 3 (13h50) avec « Don Camillo monseigneur ». Et, sur la même chaine, le magazine « Nous nous sommes tant aimés » (15h45) est consacré à l’écrivain Frédéric Dard. Autre portrait, sur France 5 cette fois (à 15h), celui du comédien et humoriste Jean Poiret. « L’élégance du rire », titre d’un documentaire qui porte bien son nom. Vous n’êtes pas rassasiés de Fernandel ? Le Marseillais revisite (D8, 13h30) le conte oriental « Ali Baba et les 40 voleurs », sous la direction de Jacques Becker. Un film qui avait reçu, en 1954, un accueil élogieux du critique François Truffaut, qui y voyait plutôt un excellent documentaire sur l’acteur.

Vacances : ils sont morts, la télé les rend vivants (3/4)

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RomySchneider

Romy Schneider, Jean Carmet, Simone Signoret…Ils ont aujourd’hui disparu. Mais ces personnalités populaires sont pourtant toujours bien présentes. Pour ces vacances de fin d’année 2014, les programmes des chaines de télévision nous proposent de les côtoyer à nouveau. Troisième partie de notre sélection.

Vendredi 26 décembre. A 6h, c’est Charlie Chaplin sur Arte. Voici donc « Charlot chez l’usurier », court-métrage muet. A 13h50, c’est Hitchcock sur France 3. « Rebecca » (1940) est le premier film américain du réalisateur, avec Laurence Olivier, Joan Fontaine et George Sanders. Direction France 2 à 16h50 pour un des grands succès de Francis Veber : « Les fugitifs ». Aux côtés de Pierre Richard et de Gérard Depardieu, c’est aussi l’occasion de revoir les acteurs  Jean Carmet et Roland Blanche.

Samedi 27 décembre. France 2 et Laurent Delahousse retracent la carrière de Simone Signoret (et ses unions avec Yves Allégret et Yves Montand) dans « Un jour, un destin » (15h25), images d’archives et témoignages de proches à l’appui. « Casque d’or », actrice mais aussi romancière, a disparu en 1985.

Dimanche 28 décembre. France 5 rend hommage à Bernadette Lafont, décédée en 2013, dans un documentaire-portrait (8h40). Arte ajoute sa pierre pour ces vacances télé à grand spectacle, et propose (20h45) « Le Cid », épopée historique de 1961 avec Charlton Heston et Sophia Loren, adaptation de la légende de Rodrigue et de Chimène. Le soir (20h45, France 4 dégaine un inusable « Hibernatus », farce d’Edouard Molinaro (mort l’an dernier), avec Louis de Funès en industriel aux prises avec le grand-père congelé de sa femme. Paul Préboist et Claude Piéplu figure également au générique.

Lundi 29 décembre.  « Charlot chef de rayon » : et oui, la série des courts métrages muets de Charlie Chaplin sur Arte (5h55) reprend en deuxième semaine. Sur TF1, Romy Schneider brille de mille feux dans « Sissi » (13h55), autre incontournable moment télévisé des congés scolaires (ne manque plus que « Angélique, marquise des Anges). Sur la même chaine à 17h20, place au tourbillonnant Patrick Swayze et au film musical « Dirty dancing » (1987). France 2, dans l’après-midi (16h15), préfère rendre un hommage à Robin Williams au travers de la comédie culte « Madame Doubtfire », signée de Chris Columbus. Autre personnage fort, à 15h45 sur France 3 : Fernandel, héros (à 13h55) du « Petit monde de Don Camillo », comédie de Julien Duvivier (1951). La chaine enchaine avec l’acteur, chanteur et humoriste Sim, disparu en 2009. Il est le sujet de l’émission « Nous nous sommes tant aimés ». On ne terminera pas la journée sans aller saluer Jean Gabin, vedette sur Arte (20h50) du film de Jean Renoir « French Cancan », en patron d’un cabaret parisien de Montmartre. Enfin, ne pas rater Bruno Crémer, en commissaire coincé entre les flics Patrick Bruel et Richard Berry dans « L’union sacrée » d’Alexandre Arcady (HD1, 20h50).

 

Vacances : ils sont morts, la télé les rend vivants (2/4)

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Jacques Demy, Cary Grant, Charlie Chaplin, Charlton Heston…Ils ont aujourd’hui disparu. Mais ces personnalités populaires sont pourtant toujours bien présentes. Pour ces vacances de fin d’année 2014, les programmes des chaines de télévision nous proposent de les côtoyer à nouveau. Deuxième partie de notre sélection.

Mardi 23 décembre. Il faudra se lever tôt (0h40), voire ne pas se coucher, pour regarder sur France 2 (inédit en clair) « Voyez comme ils dansent », l’avant-dernier film de Claude Miller, réalisateur décédé en 2012. Avec à l’affiche Marina Hands et James Thierrée notamment, dans ce road-movie tourmenté qui se passe au Canada. « Charlot musicien » : Arte aime Charlie Chaplin, et ce court-métrage muet le montre (5h50). Pour ceux qui ont revu la veille le film d’Alfred Hitchcock, suggérons de poursuivre sur la lancée : France 3 programme (à 14h) « La mort aux trousses », avec Cary Grant et James Mason. On ne ratera pas, bien sûr, la fameuse scène sur le monument du Mont Rushmore et ses présidents américains sculptés.

Et  en matière de monument du cinéma, n’oublions  pas « Ben-Hur », péplum biblique un peu usé (avec Charlton Heston), mais oscarisé onze fois quand même. N’en déplaise à l’hilarant Leslie Nielsen (« Y a-t-il un pilote dans l’avion ? »), on pourra faire l’impasse sur « Le père Noël a disparu », vague téléfilm comique sur Gulli (20h45).

 Mercredi 24 décembre. « Charlot fait du ciné » : comme tous les matins de la semaine, Arte propose (6h05) son court-métrage signé Charlie Chaplin.  France 3 poursuit (à 13h50) son cycle Hitchcock. Voici donc à présent « Sueurs froides », avec James Stewart et Kim Novak. Arte, de son côté, fait la part belle à l’univers fantasque du cinéaste Jacques Demy. La soirée débute (20h50) avec le classique de 1970 « Peau d’âne », avant un documentaire (22h20) sur le réalisateur, signé par son épouse Agnès Varda.

Jeudi 25 décembre. « Charlot rentre tard », de Charlie Chaplin. C’est à 5h55 sur Arte. Dans un autre genre, France 2 rediffuse tôt le matin (4h25) un court documentaire consacré à l’explorateur polaire Paul-Emile Victor. En 1984, l’ethnologue revenait au Groenland, cinquante ans après son voyage auprès des Inuits à bord du « Pourquoi Pas ? ». On reste dans le froid, sur France 3 (13h50) avec la diffusion du mythique « Docteur Jivago » (1965, cinq oscars), avec Omar Sharif, Julie Christie et le défunt Alec Guinness. Le réalisateur David Lean était spécialiste de ces fresques historiques à grand spectacle (« Lawrence d’Arabie », « Le pont de la rivière Kwaï »). Le soir, Arte redonne la parole (23h30) aux Marx Brothers, avec la comédie de Leo McCarey « Soupe au canard » (1933).

L’enlèvement posthume de Charlie Chaplin

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1978 : un an après sa mort, Charles Chaplin repose à Corsier-sur-Vevey, une commune du canton de Vaud, en Suisse. Tout à coup, des coups de pelle résonnent dans la nuit paisible : on est en train de kidnapper le corps de Charlot…

topelement-190x300 L'enlèvement posthume de Charlie ChaplinCharlot est mort

Après une vie d’errance, le britannique Charles Chaplin avait quitté les États-Unis, accusé de sympathies communistes par les tenants du Maccarthysme, et avait fini par poser ses valises en Suisse. Touché depuis les années 50 par des AVC à répétition, sa santé n’avait pas cessé de décliner durant ces trente dernières années, et les derniers mois de sa vie, il demandait une attention de tous les instants. Le 25 décembre 1977, à 88 ans, Charles Chaplin mourut d’un AVC et Charlot entra dans l’éternité.

Il fut inhumé à Corsier-sur-Vevey, en Suisse, ou ses pérégrinations l’avaient mené, et ou toute sa famille s’était installée. Réconcilié avec les Etats-unis, il n’avait pas souhaité retourner à Los Angeles, et choisi le calme de la montage Helvétique.

Parce qu’après une vie privée compliquée et une vie publique agitée, Charlot cherchait du calme et du repos. On peut dire qu’il allait être déçu à titre posthume.

On a volé Charlot

Le 2 mars 1978, la police Suisse est désemparée, principalement les inspecteurs de ce canton pourtant particulièrement calme, même selon les critères Suisse. Ils sont devant la tombe de Charles Chaplin, considéré depuis sa mort comme le plus grand symbole connu du cinéma, ladite tombe est béante, et surtout, vide.

Et, alentours, nul indice, excepté une trace de pneu. On a donc enlevé le cercueil de Chaplin, mais qui, et dans quel but, mystère. Les premières pistes s’orientent vers des fanatiques fous de l’acteur, réalisateur, scénariste, producteur, et musicien sur son temps libre.

Piste vite éludée : le lendemain, 3 mars, un appel téléphonique d’un dénommé Rochas réclame un million de francs Suisse (environ 800 000 euros) pour indiquer l’endroit ou ils ont caché Charlot.

Les tractations débutent, entre les ravisseurs et la famille Chaplin, dont les enquêteurs souligneront plus tard la dignité et le sang-froid durant cette période difficile, sous les yeux des policiers, qui finissent par céder au découragement, jusque y compris le juge nommé pour conduire l’enquête.

Mais les policiers Suisse ont un atout, l’inspecteur principal adjoint Jean Paccaud. Ce dernier décide de secouer le juge, de botter les séants de tous les policiers du canton, et, puisque les appels sont toujours passé depuis une cabine téléphonique du secteur, il met sous surveillance les cabines du canton, au nombre de 240.

chaplin L'enlèvement posthume de Charlie Chaplin

On a retrouvé Charlot

Et ça paie. Un certain Roman Wardas, réfugié Polonais, est arrêté alors qu’il appelle l’avocat de la famille Chaplin. Manifestement épuisé moralement par ces deux mois, l’homme balance son complice, Gantscho Ganey, un Bulgare faisant office de muscles dans ce plan dont Wardas était le cerveau.

Les deux compères se mettent à table, et racontent comment ils ont déterré le cercueil de Chaplin, l’ont chargé dans leur break, et l’ont enterré dans un champ à Noville, au bout du Lac Leman. Ils conduisent les policier sur place. Problème : dans leur nervosité, ils ont omis de prendre des points de repère précis, et, entre temps, la végétation a changé.

Toute une brigade de police, armée de sondes, de pioches et de détecteurs de mines parcours le champ, à la nuit tombée pour éviter les regards indiscrets.

Ils finissent par retrouver le cercueil, plein d’eau, et le corps de Chaplin, peu avant minuit. Le procureur se charge de l’identifier. Il dira plus tard que le cinéaste avait « l’air contrarié ».

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Charles Chaplin à 87 ans « A la fin, tout est un gag »

Quelques temps plus tard, Wardas est condamné à quatre ans de prison, Ganey à 18 mois. Charlot a été ré-inhumé dan son cimetière d’origine, sous une plaque de béton de deux mètres d’épaisseur.

Sur le cimetière éphémère où défilèrent dans les mois qui suivirent des centaines de visiteurs, une stèle fut dressée par des amis inconnus de Charlot. Elle est toujours là. Au pied d’une croix, on peut lire cet hommage émouvant: «En ce lieu paisible a reposé en paix Charly Chaplin, mars 1978.» Charlie est devenu Charly. On pourrait voir là le signe d’une adoption définitive de la part du peuple vaudois qui avait laissé à Charlot, de son vivant, la tranquillité dont il rêvait.

Guillaume Bailly

17 mai 1978. La police retrouve le cadavre de Charlot enterré dans un champ de maïs. – Le Point

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Pour apprécier tout le sel de cette incroyable épopée funéraire, il faut remonter au 27 décembre 1977, jour de l’inhumation de Charlie Chaplin. Les télévisions du monde entier diffusent les images de l’enterrement. À Lausanne, un certain Roman Wardas, réfugié polonais de 24 ans sans le sou, se dit que le monde est vraiment injuste : voilà un gars qui a fait le charlot toute sa vie et qui meurt plein aux as, alors que lui-même débute dans la vie avec pas même un franc suisse dans la poche. Comme il est mécanicien, son rêve serait de mettre la main sur un bon petit pactole pour s’acheter un garage. Quelques jours plus tard, en lisant le journal, Wardas apprend qu’un truand italien a kidnappé le corps d’un défunt pour faire chanter la famille. Y a des mecs qui ont un de ces culots ! Soudain, son sourire se fige. Et s’il faisait la même chose avec le cadavre de Charlot ?0mfzjyb8-106x300 17 mai 1978. La police retrouve le cadavre de Charlot enterré dans un champ de maïs. - Le Point

via17 mai 1978. La police retrouve le cadavre de Charlot enterré dans un champ de maïs. – Le Point.