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Chronique Toussaint du monde : L’Obon japonnais

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Ma chronique de la semaine est consacrée à la Toussaint et à la fête des morts dans le monde entier. Aujourd’hui on part au Japon dans l’honorable fête des morts : l’Obon. Je vous emmène ? L’Obon, ou O-bon est l’occasion pour les familles de visiter les sépultures de leur proche, d’entretenir les tombes, et d’y déposer des fleurs. Particularité de cette fête ? Elle dure toute la semaine.

Le mot obon est en fait bon avec la particule honorifique o. Il dérive du nom d’un soutra appelé urabon’e (盂蘭盆会) qui signifie « pendu par les pieds en enfer ». Les offrandes faites aux morts durant cette fête sont destinées à apaiser leur souffrance dans l’au-delà. C’est aussi une manière de les remercier pour les sacrifices faits pendant leur vie.

C’est une fête d’origine bouddhiste.

Légende : « Il est dit qu’un disciple de Bouddha appelé Mokuren a eu une vision de sa mère tourmentée dans l’au-delà. Inquiet ce dernier s’enquit de demander à son maître comment il pourrait mettre fin à ses souffrances. Ce dernier lui répondit qu’il lui fallait organiser une grande fête pour célébrer les morts le quinzième jour du septième mois lunaire. Le disciple fit selon les consignes de Bouddha et sa mère fut libérée. Il dansa tellement sa joie fût énorme. C’est de là que provient la danse de Obon ou Bon Odori (盆踊り) »

Festival

Cette danse d’Obon a lieu dans différents endroits du Japon et de différentes manières. Il y en a eu une, un peu revisitée, il y a quelques semaines dans le quartier de Ikebukuro à Tokyo. Leplus grand festival de danse du Japon a d’ailleurs lieu pendant Obon du 12 au 15 août sur l’île de Shikoku à Tokushima. »

D’après les différentes sources on peut déterminer quelques dates pour fêter l’Obon :

  • La date traditionnelle du quinzième jour du septième mois lunaire, elle est donc par définition variable. Cette date est appelée le kyûbon(旧盆), c’est à dire Bon « à l’ancienne ».
  • À la mi-août du 13 au 15. Cette date est la plus courante et c’est celle qui est reconnue officiellement par le pays comme date nationale.
  • À la mi-juillet du 13 au 15 notamment (Est du Japon) dans la région du Kantôet du Tôhoku. Cette date est restée suite au changement du calendrier lunaire vers le calendrier solaire grégorien – au début de l’ère Meiji (1868-1912).

La perception de la mort diffère d’une culture à l’autre, si en Occident la Toussaint permet de travailler sur notre devoir de mémoire en Orient c’est surtout une manière d’honorer le défunt lui-même.

Pendant ce festival une tradition a lieu le dernier jour de l’Obon ; des lanternes carrées de papier sont déposées sur l’eau. Une petite bougie placée à l’intérieur et qui représente l’âme du défunt est allumée. La lanterne flottera ainsi sur la rivière ou la mer.

Dans l’intimité des maisons 

Mais rendre hommage à ses défunts ne se fait pas qu’au cimetière. Ci-après vous trouverez le témoignage d’une amie expatriée qui me relate ce qui se passe durant cette fête des morts au Japon :

« Les maisons ici, – à la campagne surtout – possèdent un autel. On l’appelle Obutsudan. Je me suis retrouvée là un peu par hasard, mon mari est japonais et je suis allée dans sa famille fêter avec eux cette fête d’importance capitale. Au départ je ne voulais pas y aller, ne me sentant pas à l’aise avec cette tradition qui n’est pas du tout la même qu’à Paris. Mais puisque je fais partie de la famille, c’est un peu de mon devoir d’y aller. Je suis allée chez son arrière grand-mère de 95 ans ! Comme beaucoup de personnes âgées ici elle était en pleine forme. Nous étions là pour honorer la mémoire de son mari décédé plus de 30 années auparavant. Toute la famille était présente.

Sur l’autel Obutsudan, il y avait des offrandes – nourriture diverses- et une photo de son mari défunt. Élément indispensable de cette cérémonie : un bol en cuivre. Pour saluer le défunt on frappe le côté du bol avec la baguette en bois, ce qui fait un son mélodieux, un peu comme on peut le voir dans les films. Des bougies sont également allumées pour représenter l’âme du défunt.

obon-gâteaux Chronique Toussaint du monde : L'Obon japonnais

Puis est arrivé un moment un peu plus silencieux. Tout le monde, enfants y compris s’est agenouillé devant l’autel pour faire la prière. Une fois fini les sourires sont revenus sur les lèvres. A la manière des obsèques à l’américaine, la fête s’est poursuivie en prenant du thé et de délicieux gâteaux spécialement conçu pour cet événement si spécial. »          Carine, pour Funéraire-Info. 

Des chrysanthèmes.

Aujourd’hui la Toussaint au Japon, – influence occidentale oblige- est également fêtée début novembre mais elle est beaucoup plus sobre que l’Obon quelques semaines auparavant. La particularité de cette Toussaint ? Les chrysanthèmes, qui n’ont rien avoir avec nos petites pompettes ! Là bas, les chrysanthèmes qui sont l’emblème du pays – on le retrouve sur le ozukuri-1 Chronique Toussaint du monde : L'Obon japonnaispasseport par exemple- est une plante importante. Tranquillité, silence, c’est aussi un symbole de longévité.  On les appelle les « Ozukuri » qui signifie «grande pièce». On peut  y retrouver près de 400 fleurs sur un seul et même pied ce qui constitue un plant d’environ 4 mètres de large pour 2m50 de haut.

Terre de tradition de mémoire et de souvenir, le Japon nous enchante par ses milles couleurs. Demain, envolez-vous avec moi dans des lieux exotiques pour découvrir comment le mélange des religions vient apporter une touche de gaieté à la Toussaint aux Antilles et en Guadeloupe.

Fleuriste : le champion du monde évoque la Toussaint

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Concours Mondial des Fleuristes de Tours 2015
Palmarès du Concours Mondial des Fleuristes de Tours 2015

Tout juste élu « champion du monde 2015 » des fleuristes le 13 septembre à Tours, Mickaël Rault, 32 ans, est rentré dans sa boutique bretonne de Pontivy, Art & Végétal. Il rêve déjà du titre de « meilleur ouvrier de France », dont la finale est prévue en 2019. Dans l’immédiat, il lui faut préparer un incontournable du métier : la Toussaint.

Funéraire Info : Champion de France et Oscar des jeunes fleuristes en 2010, champion du monde cette année, après quoi courrez-vous ?

Mickaël Rault : C’est pour le dépassement de soi. Un challenge que je me donne. C’est aussi pour se confronter aux autres, et voir ce que je vaux. Après, c’est aussi une reconnaissance dans la profession. Et commercialement, vis-à-vis des clients, c’est flatteur d’afficher ce label. Les gens y sont réceptifs.

Vous êtes à votre compte depuis bientôt 11 ans. Dans votre pratique, le funéraire tient quelle part de votre activité ?

Ce n’est pas la première motivation d’achat, mais c’est quand même une part importante. Toute l’année, il y a des occasions : naissances, anniversaires, deuils, fête des mères, Noël. On est dans un métier où les opportunités se présentent toute l’année.

La Toussaint approche. Cela fait encore partie de ces moments forts dans l’année ?

Oui, encore. Mais on voit que chaque année cela se réduit. Les nouvelles générations fleurissent moins les défunts. Les traditions sont moins présentes. C’est un jour férié où on a une pensée pour la famille mais où on ne se déplace plus forcément.

Le chrysanthème est-elle toujours la plante star de la Toussaint ?

Nous vendons de la plante mais aussi de la fleur coupée. Depuis ces dernières années, le chrysanthème se vend moins. A la Toussaint, les gens veulent changer d’une année sur l’autre du trop traditionnel. Ils veulent aussi d’autres plantes, d’autres formats. On fait beaucoup des coupes de plantes, des jardins de plantes. Du coup, d’ailleurs, il devient difficile pour nous de prévoir et de quantifier.

Peut-on aller jusqu’à dire qu’il y a des modes ?

Des modes non. Mais une évolution oui. Avant, les compositions pour du deuil, c’était vraiment spécifique. Maintenant, les clients veulent des choses qui fassent moins funéraire. On joue sur les couleurs, sur ce qui fait champêtre, nature. On travaille aussi de plus en plus sur de la fleur coupée, à la Toussaint. Certaines de nos compositions destinées au deuil pourraient tout à fait être achetées pour d’autres occasions.

Auriez-vous une suggestion un peu différente pour la Toussaint ?

Par exemple un petit jardin de plantes un peu arrangé, avec de la décoration, du bois. Quelque chose de moins traditionnel, de plus travaillé. Cela nous permet aussi, à cette occasion, d’apporter un petit supplément d’âme, de nous différencier des ventes plus classiques effectuées en jardineries ou en grandes surfaces.

Toussaint 2014 : revue de presse des Chrysanthèmes

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C’est la revue de presse de la Toussaint 2014 des fleurs, les Chrysanthèmes, C’est la fleur de saison qui résiste le mieux au gel, et l’une des moins chères. revue de web, de presse et de télé.

  • Pourquoi les chrysanthèmes sont-elles les fleurs de la Toussaint ? dans direct matin

Il se vend chaque année, 20 millions de pots de chrysanthèmes. Pourtant cette tradition d’en faire la fleur de la Toussaint est assez récente.
Chrysanthème d’automne ou chrysanthème de fleuristes, c’est la fleur qui recouvre généralement les tombes, tout particulièrement le jour des défunts, le 2 novembre. Un choix qui ne doit rien au hasard.
Cette tradition – qui a remplacé celle plus ancienne des bougies, symbolisant la vie après la mort – est née en 1919.

  • Le chrysanthème reste la star de la Toussaint dans Le Figaro

Malgré les citrouilles et autres sorcières d’Halloween débarquées récemment des pays anglo-saxons, la Toussaint et le souvenir des morts auxquels elle est rattachée, reste une tradition bien ancrée en France. La preuve, les achats de fleurs et d’ornements végétaux destinés à embellir les tombes des défunts ne fléchissent pas, même en période de crise économique et spirituelle. «La date clé du 1er novembre polarise plus de la moitié du volume des achats annuels de fleurs et végétaux d’ornement destinés au cimetière».

  • Le Chrysanthème fait toujours recette à la Toussaint dans la Dépêche

La tradition veut que le jour de la Toussaint on honore les Saints et le lendemain jour des défunts, les gens se rendent au cimetière pour fleurir les tombes. Une coutume qui remonte au XIXe siècle et qui perdure encore de nos jours, malgré un intérêt moindre pour le respect des traditions. Ces dernières années, on croyait le marché du chrysanthème en perte de vitesse ; or les consommateurs restent fidèles à cette fleur qui fleurit l’hiver et qui aime la fraîcheur. Mais pour combien de temps encore ?

  • Le chrysanthème n’a plus le monopole des cimetières  dans la Nouvelle République

Les fleurs de la Toussaint se diversifient bien que les chrysanthèmes se maintiennent. Rencontre avec un jeune producteur.

Pour nous, en France, le chrysanthème est la fleur des cimetières. Dans les pays asiatiques, c’est une fleur d’ornement comme la rose ici. Dans un mariage, on jette des pétales de chrysanthème. A l’origine, c’est une fleur qui vient d’Asie. Sébastien Boutard est intarissable quand il parle des fleurs et de leur histoire. Après avoir travaillé dans des entreprises horticoles, il a repris l’an passé l’exploitation de ses parents, dans un petit hameau sur la commune de Montreuil-en-Touraine. Tout en conservant l’exploitation traditionnelle, il a voulu faire évoluer l’entreprise en installant deux tunnels de culture supplémentaires, et en diversifiant sa production aux plantes vivaces et aux sapins de Noël.

  • Pour la Toussaint, les chrysanthèmes ont toujours la cote, mais plus seulement  dans l’Avenir

La Toussaint est l’occasion pour beaucoup de fleurir les tombes de leurs proches et force est de constater que les chrysanthèmes ont toujours la cote.

Jeudi matin, six heure, alors que Bruxelles commence tout doucement à s’éveiller, les allées du marché matinal se vident-elles petit à petit en bord de canal. Du côté la zone réservée aux fleurs, ErikDepauw lui a déjà fini journée. Venu quelques heures plus tôt avec la fin de son stock de chrysanthème, le producteur n’a plus rien à vendre, tous ses chariots sont vides.

  • Moins de fleurs dans les cimetières, sauf à la Toussaint dans les Echos

Le chrysanthème demeure la plante la plus achetée, même si d’autres espèces comme le cyclamen fleurissent de plus en plus souvent les tombes.

Le chrysanthème, star de la Toussaint

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Pas de Toussaint sans chrysanthèmes. Une tradition née voici bientôt un siècle, quand le Président français Raymond Poincaré ordonna en novembre 1919, premier anniversaire de l’Armistice, qu’on fleurisse tous les monuments aux morts et les tombes des soldats. Espèce automnale, fleur vénérée symbole de bonheur au Japon et en Chine depuis des siècles, le chrysanthème tira le gros lot… et une réputation chez nous de fleur des morts.

A grosse tête, à petites fleurs (Les « pomponettes« ), violette, rouge, jaune ou blanche, cette plante d’ornement demeure de loin l’espèce la plus achetée pour venir fleurir sépultures et jardins du souvenir. Il s’en vend près de 22 millions de pots à ce moment de l’année, soit 95 % de la production. De quoi rapporter quelque 170 millions d’euros aux 200 producteurs français, et cela même si d’autres variétés (les cyclamens notamment) tentent ces dernières années de grignoter des parts de marché.

Direction les Pays-de-la-Loire, deuxième producteur de chrysanthèmes derrière la région Nord-Pas-de-Calais. Aux Ponts-de-Cé, près d’Angers, l’horticulteur Xavier Froger (société HBF) met en jeu ces jours-ci, par exemple, 30% de son chiffre d’affaires annuel. Six mois à produire des plantes écoulées en trois semaines vers la grande distribution, les pompes funèbres et les marbriers. « C’est du produit frais, explique t-il, et avec le réchauffement climatique la météo change, les cycles raccourcissent. » Il saura le 2 novembre si le cru 2014 est bon… ou non. « D’autant que les gens se rendent de moins en moins au cimetière », précise t-il.

Alors Xavier Froger, comme d’autres horticulteurs, tente aussi d’imposer le chrysanthème ailleurs, dans les jardins, sur les terrasses, les balcons, et sur une période plus longue, d’août à octobre. Avec un choix élargi. « Depuis quatre à cinq ans, nous essayons aussi de multiplier les couleurs et de travailler sur la forme des fleurs dans les pots ».

Olivier Pelladeau