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La Toussaint 2017 est-elle un bon cru ?

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Admirez un peu mon côté optimiste. La Toussaint est terminée pour cette année. Vous voyez c’était simple, le calendrier Grégorien est votre ami. Bon alors pendant que je vous ratissais l’ensemble de la presse ici, ici, ici et encore ici, un bon verre de vin à la main, j’ai fait le bilan de votre Toussaint. Alors cette année, la Toussaint 2017 est-elle un bon cru ?

Des cépages divers et variés

Petite analyse de fond et de forme. Si le cimetière est incontestablement la star de la Toussaint et ce peu importe les années, en revanche pas un mot sur l’inhumation. Par contre la crémation était dans tous les articles ou presque, la mode scandinave s’invite dans le funéraire. Une « étude » de Familles Rurales, qui n’est autre que la même que l’an passé a fait frémir vos feuilles. Mais heureusement pas de documentaire accablant sur la profession. Quelques portraits de thanatopracteurs dans la presse, dont un seul homme mais pas un mot sur les grandes réformes de l’année qui pourtant ébranlent la profession. Alors finalement un cépage de mauvaise qualité ? Pas si sûr, je vous explique.

On mise tout sur le vin bio

En réalité je crois sincèrement que le marronnier de la Toussaint est devenu pour les journalistes une jolie petite châtaigne. Rendez-vous compte, hormis quelques « croque mort » ci et là, la majorité des médias ont compris que le secteur funéraire était une niche d’innovations, de services, d’accompagnement et qu’il y avait des choses à dire, il n’y avait qu’à cueillir.

Bémol : une grappe un peu trop mûre

L’an dernier, la star de la Toussaint c’était la personnalisation, il y a deux ans, c’était le prix des obsèques et ça a fait beaucoup de mal au secteur, ça sentait le bouchon, mais ne rouvrons pas les plaies. Cette année sans aucune hésitation je peux vous dire que c’était l’écologie. En fait ça n’est pas compliqué, si vous regardez bien, les médias calquent la mode in du moment dans tous les secteurs et l’appliquent au funéraire aussi. Humusation par ci, devenir un arbre par là. Sauf que l’humusation n’existe pas en France et qu’hormis les urnes biodégradables on est encore loin de l’enterrement de Nate à la Six Feet Under au pied d’un arbre en pleine nature.  L’éthique oui, la mise en pratique non. Du coup, ça a fait un peu un sujet vide mais bon, c’est l’intention qui compte.

Toussaint 2017 : un goût de déjà vu

Cette année sera numérique… ! Oui enfin ça c’était vrai en l’an 2000 et depuis ? Pas grand chose, la presse a beaucoup mêlé le numérique et le funéraire cette année en pensant que c’était l’innovation du siècle sauf que… ça ne l’est pas. Du vu, du déjà vu. En revanche, je remets ma cape d’optimiste, ceux dont on a parlé, pérennisent leur entreprise et vont de l’avant. D’ailleurs ceux qui réussissent le mieux ne sont pas ceux qui se sont positionnés comme étant du funéraire, mais comme étant du numérique, je pense particulièrement à En Sa Mémoire en vous écrivant cela.

Le rosé le grand oublié ?

D’accord ça nest plus l’été mais tout de même, où est passé le granit rose ? Chaque année, la marbrerie est la grande absente des médias et pourtant c’est un des domaines le plus en danger dans le milieu funéraire et, est paradoxalement pourtant la plus regardée dans les cimetières. Une ineptie.

Idem pour le deuil, une association a parlé dans la presse, il s’agit d’un sourire après les larmes. On nous a ressorti le fait que 70 % des français pensent à la mort, oui enfin…70 % des français pensent aussi à manger et se laver (et plus j’espère) ça ne va pas faire avancer l’histoire tout ça. Pourtant derrière la Toussaint et la fête des morts il y a quand même une histoire de tradition et d’hommage, donc de souvenir, et donc de deuil.

Les vendanges se font  en famille

Là encore je trouve que c’est une belle année pour cela, loin de vouloir expliquer le funéraire, les médias ont dressé des portraits de familles cette année, rendant le secteur touchant et entreprenant. On les retrouve ici notamment ou encore ici.

Verdict, Toussaint 2017 une médaille d’or ou non ?

Une médaille d’argent pour notre Toussaint 2017 parce qu’au final je suis assez ravie de la diversité des articles et j’ai pu entrapercevoir  de timides rapprochements entre le secteur funéraire et ( non pas la presse ) mais l’ensemble de la population. Hormis quelques ‘’je ne pourrais jamais faire ce boulot’’ d’un côté et ‘’les médias ne disent que du mal de nous’’ de l’autre, j’ai relevé de jolies choses que je tenais à vous faire partager :

« Il me permet de me rendre compte de la fragilité de la vie, qui peut s’éteindre à, tout moment. Mais aussi de la beauté de la vie, dont il faut profiter à chaque instant. »

« Des métiers qui demandent un bon sens de l’organisation, de l’empathie et une capacité à gérer ses émotions. »

« Le dialogue et l’écoute font aussi partie du job. Certains se confient à moi et, à mon tour, je me laisse aller à la confidence. Il m’est arrivé de recroiser des personnes dont j’avais organisé l’enterrement d’un proche. Et toutes m’ont reconnu, malgré les années. Le contact humain, voilà ce qui m’attache à ce métier. »

« Contrairement aux idées reçues, les conseillers funéraires accomplissent un travail remarquable dans l’accompagnement des familles. L’empathie dont ils font preuve contribue à les soulager dans le deuil. »

Bon et maintenant je vous dis à bientôt, on se voit au Salon du funéraire, dans les allées, sur vos stands. Un marathon s’engage parce que je sais oh combien un salon est sportif. Courage, nous ne sommes jamais très loin. De quoi faire de cette année entre vous et moi, un millésime.

 

Réveil funéraire 2 novembre 2017 spécial Toussaint : les cimetières

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réveil funéraire jeudi 26 octobre 2017

La star de la Toussaint, c’est le cimetière, et cette année encore en cette Toussaint 2017, c’est le cimetière que l’on a retrouvé le plus dans les articles des journaux et sur le web. Des portraits de gardiens de cimetières à l’art funéraire, en passant par la restauration des tombes, petit florilège du lieu de repos éternel.

Gardien de cimetière : Stéphane Jousselin est gardien de cimetière depuis 26 ans. Un métier qui risque de disparaître, avec l’installation de bornes numériques. Pour lui, c’est un métier convivial, même s’il y a des moments difficiles.

Conservateur de cimetière : Conservateur du cimetière de l’avenue de Laon, Karine Pouillon œuvre au quotidien pour mettre du baume au cœur à ses « petits administrés », qui sont quatre fois plus nombreux à la Toussaint.

Gardien de cimetière : Il est arrivé en juillet 1986 au cimetière de Saint-Lô et ne l’a plus quitté depuis. Daniel Mathurin est le responsable du cimetière de Saint-Lô, dont il connaît chacun des 5 000 emplacements.

Vols : A la Toussaint, les vols à la roulotte se multiplient aux abords des cimetières. Alors comme chaque année, la Gendarmerie donne ses conseils pour éviter d’attirer l’attention des voleurs sur votre véhicule.

La mairie de Saint-Floret (Puy-de-Dôme) a déposé plainte samedi pour le vol d’ossements dans l’ossuaire de son cimetière. Pour la maire de la commune, ces agissements dénoncés sont « un sacrilège ».

Plusieurs familles s’indignent de constater des vols sur les tombes de leurs proches au cimetière de Dagneux. Fleurs, couronnes et même plaque mortuaire disparaissent depuis quelque temps. Si la valeur financière n’est pas élevée, le préjudice moral est lourd pour ces personnes qui n’osent pas orner les tombes pour la Toussaint.

Art funéraire : Certains cimetières de la région sont de véritables musées à ciel ouvert. Témoins de l’évolution de l’art funéraire, on y trouve des tombes d’inconnus qui se sont illustrés par leur originalité ou des sépultures d’illustres personnages qui passent parfois inaperçus.

Le cimetière reprend vie : À l’approche du 1er novembre, le cimetière connaît une effervescence inhabituelle. Particuliers, entrepreneurs et services techniques oeuvrent au nettoyage des tombes et des allées. Le cimetière du bourg de Fouesnant fourmille d’activités à l’approche de la Toussaint. En ce mercredi ensoleillé, les particuliers côtoient les entreprises de pompes funèbres et les employés des services techniques.

Cimetière maritime : Plusieurs centaines d’appareils spatiaux ont été retrouvés échoués dans une zone océanique peu fréquentée. Cette zone porte les noms de Point Nemo, connu aussi comme étant pôle océanique d’inaccessibilité. Ce pôle est très éloigné des côtes, ce qui en fait le cimetière idéal pour les engins spatiaux.

Écologie : Un recueil sur les paysages et l’entretien des 40 000 cimetières français, ainsi que leur réhabilitation écologique et paysagère, a été édité par Plante & Cité. Publié à quelques jours de la fête de la Toussaint, il permet de mieux saisir l’actualité de ces « lieux de mémoire. »

 » A l’occasion de la Toussaint, la fête des morts, nous avons passé 24 heures dans le cimetière municipal de Saint-Denis en Seine-Saint-Denis. » Un joli diaporama à regarder.

C’est à la suite d’un décès dans son entourage qu’Alexandre Thibaudeau, un Orléanais de 30 ans, a eu l’ idée de proposer d’entretenir et de fleurir des tombes : « Un de mes proches a été enterré dans le sud de la France, en 2015, mais je n’ai plus de famille là-bas. Les pompes funèbres locales proposaient un service de ce type… mais les prix étaient exorbitants ». D’où l’idée de se lancer lui-même dans l’activité, en juillet 2015, avec son épouse.

Jacky Crétey est un homme discret à la parole rare. Chaque jour, il arpente les allées du cimetière, bichonne les espaces verts comme s’il s’agissait de son propre jardin. Ici tout le monde le connaît. Les visiteurs qui viennent fleurir les tombes le saluent d’un « bonjour » ou d’un « Jacky », pour les intimes.

A Saint-Denis, dix employés veillent sur les 13 500 tombes sur lesquelles des dizaines de visiteurs viennent se recueillir. Portraits, à la veille de la Toussaint.

Dans la vie comme dans la mort, certains gardent leur sens de l’humour. Bons vivants, ces personnes maintenant décédées ont décidé de partir, tout en vous gratifiant d’un petit message. Histoire de ne pas laisser un souvenir trop douloureux à ceux qui restent, ces humoristes en herbe ont tenu à ce que l’épitaphe de leur pierre tombale leur ressemble.

Toussaint 2017 : Collègues, partenaires, amis, bon courage et merci

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Toussaint 2017

Eh voilà, nous y sommes, la Toussaint 2017 qui approche. Sauf que votre travail ne commence pas que demain, il a déjà commencé depuis plusieurs jours. Exit la soirée pré-jour férié pour vous, ou alors évitez le cocktail bloody mary pour ce soir, demain il y a du travail.

Comme l’an dernier, Familles Rurales n’a pas mis un coup de pied dans la fourmilière, ils sont allés exhumer des pratiques malhonnêtes qui ne représentent pas l’ensemble du secteur. Les médias ont titré « Familles Rurales a pointé du doigt les pratiques douteuses des pompes funèbres » sans même se rendre compte que c’est eux qui ont pointé du doigt tout un secteur. Et il n’y a jamais rien de bon lorsqu’on pointe du doigt quelqu’un ou quelque chose.

J’ai vécu au milieu des fleurs, les nuits blanches, le travail les jours fériés, tout ça, je connais bien, et mes parents aussi. Alors à chaque fois que j’entendais lorsque j’étais petite « les fleuristes se gavent sur la fête des mères » je ne comprenais pas bien. Et finalement en grandissant j’ai compris, et c’est la même chose ici. Personne ne voit le travail qu’il y a derrière. Personne ne voit qui sont ceux qui travaillent le dimanche. et les jours fériés, personne ne compte les heures. L’escroquerie, l’arnaque, ça c’est vendeur, en revanche vous savez qui est beaucoup moins populaire ? La vérité.

Toussaint-2017-1-1 Toussaint 2017 : Collègues, partenaires, amis, bon courage et merciÀ la Toussaint, il n’y a pas plus de décès, alors les gens comprennent peu pourquoi vous avez autant de travail, sauf les raccourcis Toussaint = morts, pompes funèbres = morts et voilà. Sauf que ces dernières semaines, de nombreuses familles sont entrées dans votre agence ou vous ont appelées pour vous demander de remplir une jardinière, changer une plaque, nettoyer une tombe. Symboliquement c’est comme si tous les défunts dont vous vous êtes occupés revenaient encore une fois. La charge est lourde pour les familles, elles n’oublient pas, et vous non plus. Demain c’est la Toussaint, mais le 2 c’est le jour des morts, et qui d’autres que vous s’occupent des défunts ? C’est votre fête à vous aussi, sauf que vous, personne ne vous célèbre.

Il y a eu des beaux portraits quand même dans la presse, de gardien de cimetière, à thanatopracteur, « ces métiers méconnus ». Des métiers méconnus, qui ne le sont que pour ceux qui ne veulent ni voir, ni savoir. Et puis moi je vois toujours le positif, j’aime le brouillard glaçant des matins d’automne. Et il n’y a que vous et les fleuristes qui arpenteront très tôt demain les allées des cimetières. Vous faites du beau travail, personne ne vous l’a dit ? Et bien nous si.

Cimetières sans produits phytosanitaires : vers un désastre patrimonial ?

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cimetière phytosanitaire

C’en est assez ! L’entretien des cimetières sans produits phytosanitaires est une bonne, un excellente chose. A condition de déployer des solutions alternatives, ce qui n’est, au vu le cas, pas le cas, ou du moins insuffisamment. Alors, la question se pose : somme nous en train de sacrifier la mémoire de nos disparus au détriment d’autres ?

La faute de Labbé

Le 6 février 2014, la loi n° 2014-110 dite loi Labbé, du nom du sénateur qui l’a portée visant à mieux encadrer l’utilisation des produits phytosanitaires sur le territoire national a été adoptée. Elle définit des échéances précises sur l’utilisation et la vente de ces produits.

Le 1er janvier 2020 leur utilisation sera interdite dans tous les espaces verts, jardins publics et parcs et leur vente au grand public sera quant à elle, interdite en 2022. Les voies ferrées, les pistes d’aéroport et les autoroutes seront exemptées. En cas d’urgence sanitaire, les pesticides pourront être utilisés.

Un amendement (n°2369) relatif à l’interdiction totale de produits phytosanitaires dans les espaces verts publics, déposé par le gouvernement a finalement été adopté le 23 septembre 2014 et cette interdiction est finalement effective depuis le 31 décembre 2016.

Voilà pour les faits…

Promenade au cimetière

J’étais, l’autre jour, parti me recueillir sur la tombe de mes grands-parents, à Plouguerneau, dans le Finistère. Une visite que j’effectue régulièrement. Habitué des lieux, je ne prêtai pas attention au panneau sur le portail, indiquant « cimetière sans phytosanitaires ». Mais deux mètres plus loin, les conséquences concrètes de cette mesure se firent voir. Le cimetière était vert, envahi de mauvaises herbes.

Naturellement, j’ai pensé à la réaction de mes grand-parents, s’ils avaient vu cela. Ma grand-mère de s’exclamer « Oh, ma doué, c’est pas possib’, quand même, quelle honte ! » (chez moi, on est incapab’ de prononcer les mots en ab’). Mon grand-père n’aurait rien dit, il se serait contenté de secouer la tête avec un air désapprobateur.

Parce que Plouguerneau est un petit village et que, si l’abandon des produits phytosanitaires pour l’entretien du cimetière n’est pas une mauvaise chose en soi, il faut constater que les moyens alternatifs ne sont pas suffisants pour les remplacer. Pas par la faute du maire : il fait ce qu’il peut avec les moyens qu’il a, c’est à dire pas assez.

Un exemple parmi d’autres

Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Parmi des centaines d’autres, oserais-je dire. Il n’y a quasiment plus un jour ou, en faisant la revue de presse le matin, je ne tombe sur un exemple. Des usagers de cimetières, entendez par là des visiteurs, pas des occupants, qui s’indignent de voir les herbes folles envahir les cimetières.

Certes, chacun est responsable de l’entretien de sa sépulture, et que les familles désherbent autour de leur tombe ne semble pas anormal. Mais quid des allées ? Quid des monuments qui peuvent s’y trouver ?

Un agent municipal, dans une grande ville, me le confirmait : les moyens alternatifs aux produits phytosanitaires ont été, dans un premier temps, très efficace, avant qu’on ne réalise que les végétaux repoussaient plus nombreux et plus vite. Dans le même temps, réductions budgétaires oblige, le nombre d’agents affectés à l’entretien des cimetières diminue. Pas dans un endroit précis : c’est le cas partout.

Alors, la question est posée : et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? Peut on laisser ainsi nos cimetières se dégrader ? Et si non, alors, quoi ?

La question est posée. Nous attendons vos réponses.

La revue de presse du vendredi 11 août 2017

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revue de presse pompes funèbres

Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs du vendredi 11 août 2017. Revivez l’actualité sur Funéraire-info.

Funéraire-Info – Normes crématoriums

Nous vous avions déjà parlé, avec Michel Chazottes de Funéraires de France, du contrôle technique des crématoriums. Le dirigeant de Funéraires de France revient sur les points particulier du contrôle technique après équipement d’un filtre à la norme 2018, alors qu’il ne reste que quelques mois avant son entrée en vigueur.

Infirmier(e)s et certificat de décès

Aïe aïe aïe, voilà un sujet bien polémique et problématique qui nous concerne tous en tant qu’individus et qui vous concernent tous en tant que professionnels du funéraire. LE fameux certificat de décès qui vous fait tellement grincer des dents. Une proposition des sénateurs arrive à nos oreilles, et si les infirmier(e)s remplissaient les certificats de décès ? Vous avez été nombreux à répondre, on vous a lu et écouté, on fait le point.

Europe 1 – Dauphin échoué

Un dauphin a été retrouvé mort jeudi sur un banc public près de la plage centrale de Capbreton, dans les Landes. Selon France Bleu Gascogne, l’animal s’était déjà échoué à deux reprises sur la plage mercredi avant de venir mourir dans les rochers la nuit.

Nord Littoral – L’union et Nouvelle République – Cimetières

Le grand, et long, chantier du cimetière en phase d’achèvement. Nouveaux caveaux, création d’un espace mémoire et cinéraire : le cimetière communal est en train d’achever ses travaux, commencés il y a plusieurs années.

La plaque signature FunerArts, montrez votre savoir-faire au cimetière

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Plaque FunerArts Signature

Le Diable se cache dans les détails, dit l’adage. Plus précisément, se demande FunérArts, pourquoi se priver d’un support de communication efficace sur un monument au seul endroit où c’est autorisé ? La réponse, c’est la plaque Signature, nouvelle idée brillante sortie des planches à dessin du Nord.

ROC-ECLERC-EXINCOURT--300x171 La plaque signature FunerArts, montrez votre savoir-faire au cimetièreLa plaque Signature

« Je ne sais pas vraiment comment est née l’idée » explique Cristelle, de FunérArts « Simplement, nous nous sommes rendus compte que, dans les cimetières, il y avait un, et un seul support de communication autorisé, et qu’il n’était pas suffisamment exploité par bon nombre de pompes funèbres et marbriers. »

Si FunérArts aime poser les bonnes questions, l’équipe de Wormhout, dans le Nord, aime encore plus y apporter d’excellentes réponses. Sous la forme, dans ce cas précis, d’une plaque à coller sur le monument, dans la nouvelle gamme Signature réservée aux professionnels.

« L’idée est que si une famille, au cimetière, voit un monument qui lui plaît, et qu’elle aperçoit, en dessous, quelque chose de joli, en couleur, elle regardera de quoi il s’agit ».

Lost-Funeraire-St-Martin-les-Tattinghem-01-300x171 La plaque signature FunerArts, montrez votre savoir-faire au cimetièreL’alternative

Jusqu’à présent, l’indication de la marbrerie ou de la pompe funèbre qui avait posé le monument était une gravure au bas, juste au-dessus de la semelle, qui, déjà difficilement visible, s’estompait avec le temps.

L’idée de FunérArts est de proposer une indication plus visible et plus durable de la société, sans pour autant envahir ou dénaturer le monument, bien au contraire.

« C’est une indication du nom et du savoir-faire de la société qui a posé le monument dans le cimetière. Et aussi une projection de son image. Ces plaques Signatures à coller, donc, sont complètement personnalisables. Que la société veuille quelque chose de neutre et sobre, ou une image plus chaleureuse et colorée, c’est elle qui décide. »

Plusieurs formats sont disponibles, et, si vous avez une idée précise, FunérArts peut concevoir des formes sur mesure.

2015-11-30-SENS-PF-Delassasseigne-signature-de-momuments-7x4-choix-5-300x180 La plaque signature FunerArts, montrez votre savoir-faire au cimetièreLa qualité FunérArts

Concrètement, comment ça se passe ? « Il suffit de nous adresser par mail les fonds, textes et logo. Nous proposons une maquette, puis nous concevons les plaques Signatures. Il est indispensable de bien réfléchir à la conception de votre Signature, c’est pourquoi nos graphistes travaillent avec le client. C’est une étape importante, parce que c’est une représentation extérieure des magasins. »

Les Signatures sont ensuite livrées, par cinquante minimum, et sont posées très facilement « Nous n’utilisons que des adhésifs de la marque 3M, qui sont les plus résistants du marché, les seuls capables d’endurer les conditions extérieures, chaleur, froid, pluie… et qui ont une durée de vie similaire à celle de la plaque Signature».

Celle-ci est réalisée ensuite selon les critères de qualité poussés de FunérArts, dont le produit est garanti transparence pendant trente ans, l’image est réalisée en quadrichromie, sur une plaquette de plexiglas de 3 mm d’épaisseur.

Facile à poser, durable, la Signature FunérArts répondra ainsi à la seule question qui compte vraiment : « Quel joli monument ! Ça vient de chez qui ? »

Le site de FunerArts : www.funerarts-express.com

Obsèques, le lâcher de colombes termine en bain de sang

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obsèques le lacher de colombes au cimetiere tourne mal

C’est une histoire très drôle… Non, c’est une histoire très triste… Non, c’est une histoire sinistre… Non, bon : c’est une histoire franchement compliquée à raconter qui est arrivée à ces américains lors de l’inhumation au cimetière. Au début, pourtant, il était simplement prévu un geste tout à fait symbolique.

L’histoire se déroule au sud des États-Unis. Dans ce cimetière proche de la Nouvelle-Orléans, toute une congrégation est rassemblée pour dire un dernier au revoir à l’un de ses membres décédé.

L’officiant et son assistante, tous deux vêtus de vêtements immaculés, sont satisfaits : la cérémonie, belle et solennelle comme on l’aime dans ce secteur, est sur le point de s’achever, et elle s’est déroulée sans accroc.

Toute la famille s’assemble autour du cercueil, pour le dernier geste. Le prêtre s’avance alors, entame un vibrant discours qui parle de la foi chrétienne, de la résurrection, et de l’envol de l’âme vers le ciel, il a pour coutume d’illustrer ce passage par un lâcher de colombes.

Son assistante, qui en tient une dans ses mains, songe dans un premier temps à la proposer à un petit-fils du défunt qui se trouve près d’elle. Intimidé, le petit garçon hésite, puis refuse. Qu’à cela ne tienne : l’oiseau est relâché et s’élève aussitôt dans le ciel d’un bleu limpide, frôlant à peine la tente blanche ou l’assistance cassera la croûte. Après tout, les émotions, ça creuse.

Mais le prêtre aime faire les choses en grand. Dans un panier blanc en forme de cœur se trouvent plusieurs autres colombes, que le représentant de Dieu s’empresse de relâcher.

Désorientés par leur séjour dans le panier, et, peut être, par ce basculement soudain, les oiseaux ne font ni une ni deux, et s’envolent avec grâce, quoiqu’un peu en rase-motte, déployant leurs ailes immaculées pour s’élever vers l’azur ou elles se perdront au regard des hommes comme l’âme du défunt s’élèvera vers Dieu, retiré à la présence des siens mais pas à leur souvenir… Sauf qu’au moment ou les colombes survolent la route longeant le cimetière, un gros camion survient et fait un strike fatal. Des morceaux de colombes pulvérisées se dispersent alentours.

Tandis que la cérémonie symbolique prend fin dans ce grand « sprotch » mou et une envolée de plumes ensanglantées, l’ambiance retombe brutalement dans l’assemblée et le prêtre se demande comment il va rattraper le coup.

Et nous, nous sommes partagés entre la franche hilarité pour un sketch que même le regretté Benny Hill n’aurait pas osé, et la franche et triste solidarité pour le Maître de Cérémonie.

La morale de cet histoire : avant de lâcher des colombes, vérifiez l’état du trafic.

Funeral Concept, de la couleur et des matières au cimetière

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Funeral Concept
Un monument Funeral Concept

Donner une vision positive du funéraire et apporter de la couleur et des matières au cimetière, c’est l’objectif que s’est fixée depuis ses débuts l’entreprise vendéenne Funeral Concept. Avec une idée, au final, simple : au lieu d’obliger la famille à écouter ce qu’on peut lui proposer, écouter ce que la famille souhaite.

Une vision positive

Freddy Pinault et Emilien Rondard, son bras droit, en ont fait leur credo « Nous voulons donner une vision positive du funéraire. Montrer qu’une sépulture, ce n’est pas forcément triste, ni forcément en granit. Au contraire, nous voulons de nouveaux concepts et de nouveaux matériaux, pour apporter autant une esthétique soignée que de la diversité dans le visuel du cimetière, les couleurs et matières qu’on peut y voir. »

Ainsi, on trouve dans le catalogue Funeral Concept des monuments en bois « Nous avons signé un partenariat avec un spécialiste du bois pour créer un habillage destiné à nos monuments paysagers. C’est une combinaison bois/métal qui a un rendu magnifique. » le bois est traité ? Imputrescible ? « C’est un bois stabilisé par un procédé que je ne peux pas dévoiler, secret industriel oblige, mais il est conçu pour l’extérieur, il ne bouge pas, ne travaille pas dans le temps. En revanche, sa couleur évolue avec les éléments, il blanchit, ce qui lui donne une patine. Nous conseillons d’ailleurs aux familles de le laisser prendre cette patine, le résultat est vraiment joli. »

Comme l’acier utilisé pour les monuments Funeral Concept, qui lui aussi subit un traitement spécifique. Funeral Concept sait qu’en matière de funéraire, originalité doit aller de pair avec durabilité.

Esthétique et utile

Ce n’est donc pas juste une recherche esthétique ? « Non, ce n’est pas l’art pour l’art. Cela correspond aux demandes des familles en deuil, qui demandent aujourd’hui des monuments de plus en plus personnalisés, comme les obsèques. »

Emilien précise « Nos créations sont toutes pensées pour rétablir du lien entre la sépulture et les proches. Dans le monument lui-même comme dans nos plaques funéraires, sur lesquelles on peut écrire, dessiner, laisser des messages, qu’on peut réarranger. Il y a une réelle interactivité, qui permet à la famille de se réapproprier le travail de deuil et d’hommage aux défunts. »

Funeral Concept pense aussi, d’ailleurs, aux obsèques : « Nous avons intégré l’arbre de vie à notre catalogue, qui est destiné à recevoir des petits mots lors des obsèques, civiles souvent, qui accompagneront ensuite le cercueil. Certaines pompes funèbres le disposent dans leur salle de cérémonie et donnent ensuite les petits mots qui y ont été accrochés à la famille, et nous avons fait évoluer le produit en ce sens. »

Funeral Concept est présent partout en France « Nous avons un réseau de pompes funèbres et de marbreries qui sont des partenaires fidèles. Mais la meilleure communication, c’est de poser un monument dans un cimetière. Quand il y en a un qui apparaît, il devient soudainement le plus visité, et les demandes pleuvent ensuite. »

Le site de Funeral Concept : www.funeral-concept.fr

Les tombes dans l’ombre de la croix, les cimetières autour des églises

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cimetiere a l ombre de la croix églises

Des cimetières autour des églises, des sépultures à l’intérieur, voire des cimetières dans les villes : en France, ils font partie du paysage. Pourtant, c’était, au début, loin, très loin d’être gagné. Petite visite historique aux débuts de l’Histoire de France.

Contexte politique et historique

Nous sommes le 24 décembre 496, à Reims. L’air est froid et piquant, et, dans l’église, l’évêque Saint Rémi pose sur la tête de Clovis la couronne de roi des Francs. Ce geste symbolique fait du chef de guerre à la fois une autorité reconnue et un allié de l’église, ce qui va lui permettre de conquérir la Gaule.

C’est à un véritable défi auquel doit se livrer l’homme : assimiler la christianisation, l’héritage gallo-romain, et les apports germaniques, pour tenter de faire de ces provinces romaines un pays unifié. La dynastie Mérovingienne, que Clovis vient de lancer, entamera cette unification, avec l’appui des chrétiens.

L’Église, elle, prospère partout. Surtout dans les villages, ce qui n’est pas un hasard : les villes sont sur le déclin. Démographie dans un mauvais état, encore aggravée par les saignées que font les guerres de conquête, la population franque pure et dure, est sur le déclin. Mais la fusion des populations opère : Francs, Gaulois, et quelques Alamans, repeuplent le royaume.

Les racines chrétiennes

Pendant ce temps, les chrétiens font l’expérience de la liberté. Opprimés sous l’ère romaine des premiers siècles de leur histoire, ils ont gardé une mémoire secrète, celle de l’emplacement des sépultures des martyrs, exécutés au nom de leur foi. Les population locales édifient sur ces emplacements des églises, des chapelles, des oratoires, pour pouvoir venir y prier.

Des villes se construisent autour de ces églises, ou plutôt y prospèrent. Et, très vite, soucieux de démontrer leur piété et leur puissance, des notables demandent à y être enterrés, à l’ombre de la Croix.

Dedans, autour…

L’inhumation en pleine église était néanmoins réservée aux prélats du clergé et à une élite… élitiste. Les premiers furent Clovis, le roi Dagobert, la reine Clotilde… Mais l’inhumation autour de l’église était, elle, très prisée. Le clergé étant seul décisionnaire, les élites faisaient des dons très élevés pour essayer de s’attirer les bonnes grâces, et une sépulture bien placée.

Très vite, la place manqua, et, pour y pallier, toujours sous pression de l’élise, les cimetières firent leur grand retour en ville. C’est une nouveauté : les règles de l’Empire Romain interdisaient d’édifier des cimetières dans l’enceinte des villes, par hygiène, et les romains privilégiaient la crémation. Mais l’inhumation est devenue la règle, dans le monde chrétien, en souvenir du corps du Christ déposé au tombeau. Et, dans cette France chrétienne, « plus près de toi mon Dieu » n’est pas un vain mot : le plus près possible de l’autel, à l’ombre de la croix…

Ainsi, le cimetière revint dans les villes d’où il avait été exclu, pour se rapprocher des premiers martyrs.

Pour un fichier national des concessions funéraires

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fichier national concessions funéraires

Si vous lisez régulièrement la revue de presse de Funéraire Info, tous les matins, vers 9 heures, du lundi au vendredi, vous savez qu’au moins une fois par semaine, il y a une histoire sur une concession au cimetière. Pas au bon endroit, avec trop de monde dedans… Les erreurs sont nombreuses. Et les solutions ?

Le cercueil de trop

L’histoire la plus récente date d’il y a quelques jours. Un décès, rendez-vous pris avec les pompes funèbres, la marbrerie, qui contacte la mairie, rien que de tristement banal. Sauf que, lorsque les marbriers ouvrent le caveau où doivent reposer trois cercueils d’inhumations précédentes, ils ont la surprise d’en découvrir un quatrième.

Qui, quoi, qu’est-ce ? Personne ne le sait. En dehors du fait que cette inhumation ne figure pas sur le registre du cimetière, qu’une place censée être libre est occupée, le plus gênant, c’est que personne n’a la moindre idée de qui peut bien être ce défunt.

On se retrouve donc avec une famille qui s’est recueilli sur la tombe d’un inconnu, et une autre qui se recueille sur une tombe vide, pour schématiser.

Un schéma nationale d’implantation des tombes ?

Le fait est que les histoires de mauvais défunt dans la bonne tombe, ou de mauvaise tombe indiquée à une famille, une pompe funèbre, un marbrier, font florès. Ce n’est pas la routine, tout de même. Mais, chaque heure ouvrable, en rance, une pompe funèbre galère à localiser une sépulture, et, pire encore, à déterminer combien de place il y reste.

En effet, la logique voudrait que, pour chaque concession de cimetière, l’on sache qui sont les ayants droits, où les joindre, combien de personnes y reposent, qui ils sont, depuis quand ils s’y trouvent, et combien de place il y a.

Le limites de la municipalité

La logique a voulu confier la gestion de ces données aux municipalités. C’est normal : les municipalités sont propriétaires des cimetières, le maire détient les pouvoirs de police nécessaires à leur gestion… dans certaines limites.

En effet, le maire ne peut pas, par les moyens qui lui sont conférés, localiser une famille à l’autre bout de la France, par exemple. Il lui fait pour cela engager des moyens, et donc des frais supplémentaires.

Mais tout le monde n’est pas aussi démuni. Quand un radar automatique vous met un PV pour excès de vitesse, les services compétents savent où vous l’envoyer, quelle voiture vous avez, de quelle couleur elle est, et même quel compte saisir si vous ne payez pas à temps. Alors, pourquoi pas pour les cimetières ?

Un fichier national des concessions

Pourquoi ne pas mettre en place un fichier national des concessions funéraires ?

Celui-ci aurait plusieurs utilités : centraliser l’information et l’actualiser avec les moyens de l’état, facilitant l’accès à des informations telles que le changement d’adresse des ayants-droits par exemple, afin de les informer de l’expiration de leur concession, d’incidents divers ( les profanations et vols, de plus en plus répandus) par exemple.

Cela permettrait aussi aux pompe funèbres d’accéder, sous conditions, aux informations relatives à la sépulture plus aisément. Voire même à l’INSEE de dresser des statistiques.

Il ne s’agirait pas de confisquer aux communes leurs prérogatives en matière de cimetières. Simplement de les accorder sur une nomenclature et de prendre le relais là ou leur capacité s’arrête.

C’est juste une idée, comme ça : il y a beaucoup de problèmes dans le funéraire, mais pour chacun d’eux, beaucoup de solutions à mettre en place. Qu’attendons nous ? Ne vous inquiétez pas pour la revue de presse de Funéraire Info : nous trouverons toujours quelque chose à y mettre.