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Atelier « je fabrique mon cercueil  » en maison de retraite

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club du cercueil kiwi

« Qu’est-ce que tu vas faire pour occuper ta retraite ? » est une question traditionnelle des pots de départ. Ces Néo-Zélandais y apportent une réponse originale : « Ben, je vais construire mon cercueil ». Ca change de la pêche et des parties de cartes…

On sait ce que les personnes âgées craignent, arrivées à un certain âge, plus que le cercueil : l’absence de but, la solitude, l’inactivité, et, au final, coûter de l’argent à leurs famille au moment du départ. Tranquillement en train de tricoter sur son canapé, en 2010, Katie Williams, alors âgée de 71 ans, a eu une idée lumineuse : fonder un club. Pas un club de Bridge, le but était de faire oublier l’ennui, pas de le souligner, ni de Scrabble, le but étant d’améliorer la qualité de vie des personnes âgées, pas de les pousser au suicide.

Non, un club qui permette aux personnes âgées de faire fonctionner à la fois leurs méninges et leur adresse, dans une ambiance conviviale, tout en en retirant un bénéfice.

Euréka ! Pourquoi ne pas créer un club où les retraités pourraient fabriquer eux-même leur propre cercueil ? Aussitôt dit, aussitôt fait, Katie Williams jeta immédiatement son tricot, épargnant peut être sans le savoir à son petit-fils d’avoir à porter un pull over qui lui aurait coûté de longues et onéreuses années de psychanalyse, et créa aussitôt dans son garage le premier Kiwi Coffin Club, soit « Club du cercueil Kiwi ».

Il faut dire que Katie Williams avait déjà un passif : avant sa retraite, elle était infirmière spécialiste en soins palliatifs. Comme elle l’a confié à un journal local, elle « avait l’habitude d’être en deuil ».

Sept ans plus tard, Katie Williams a 77 ans, un cercueil à sa taille fait de ses propres mains, mauve avec des petites fleurs, et contemple d’un air bienveillant les Kiwi Coffin Club qui ont fleuri à travers le pays.

Les membres de ces clubs passent la journée ensemble, écoutant de la musique, prenant le thé et le déjeuner, et, donc, fabriquant des cercueils. Les associations mettent même en place des actions de bienfaisance, en offrant des cercueils pour enfant aux hôpitaux locaux, bien entendu fabriqué par leurs soins.

Travail du bois, travail intellectuel (en faisant les plans du cercueil), travail artistique (la décoration de la boîte), et, au final, une substantielle économie au moment des obsèques, les pompes funèbres étant obligées d’accepter l’usage de ces cercueils, expliquent sans doute en partie le succès de ces clubs.

Un des clubs de l’île du Nord compte 120 membres. Même si, pour certains, faire le premier pas est difficile, l’ambiance bienveillante et conviviale les aide ensuite à s’intégrer.

Ses membres considèrent que leurs cercueils, tant qu’ils sont vivants, ne sont que des boîtes, et ces boîtes servent à unir, jusqu’à l’ultime séparation.

L’enterrement de la tante vire à la baston

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Jessi (capture Twitter News Tweets 24)

Il y aurait de quoi s’en retourner dans son cercueil. Mais dieu merci, la défunte tante n’en a rien su. Accourue aux obsèques de la dame au Pays de Galles, sa famille britannique en est venue aux mains dans la foulée. Une histoire d’alcool et de désamour, a joliment résumé un juge.

A l’heure de tenter d’y voir plus clair devant un tribunal de Cardiff, face à un magistrat accablé de honte pour eux, les protagonistes ont rassemblé leur souvenirs. La cérémonie a rassemblé deux clans de la même famille. Une soixantaine de personnes d’un côté. Trois d’un autre, qui ne connaissent pas les premiers. Il y a là Jessi, jeune maman de 22 ans, son frère Leon (31 ans) et leur père Leonard, employé du métro londonien. « Quand nous sommes arrivés, raconte Jessi à la barre, ils s’en sont pris à nous. »

Après que la famille ait enterré la tante, certains se retrouvent dans un club de la ville de Beddau, raconte le journal Daily Mail. On ignore pourquoi l’incident a commencé, ni même si le premier groupe était de mèche. Seule certitude : une femme moque les extensions capillaires de Jessi, et va jusqu’à lui tirer les cheveux. Fatale erreur. Car la tigresse gronde aussitôt, déclenchant les hostilités, à en croire les caméras de surveillance.

Elle déclenche une droite. Mais dans l’élan, Jessi glisse et chute. Un protagoniste de l’autre camp (mais de la même famille) en profite insidieusement pour lui marcher sur le visage à coup de talon haut. Pas très sport, dira-t-on. Voyant sa fille en difficulté, Leonard (53 ans) intervient, bondissant dans la mêlée, bientôt stoppé vigoureusement par le videur de la boîte. Et Leon le frère ? Il est là, présent. Il bout sur place et frappe violemment le videur. Bilan pour ce dernier : un nez amoché, des coupures à la joue, des yeux gonflés. Un maquillage à refaire et une opération à la clé.

Observateur, le procureur a soupiré, très digne, résumant la scène : « L’atmosphère n’était pas au beau fixe. » C’est sûr, si Jessi n’avait pas perdu ses nerfs et ravalé ses angoisses capillaires, ce désamour familial aurait été surmonté. Au nom du respect à apporter à la défunte tante. Pour la baston déclenchée, Jessi, Leon et Leonard devront accomplir 100 heures de travaux généraux. Ils ont écopé de quatre mois de prison avec sursis. Espérons au moins qu’ils appréciaient la tante.