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La revue de presse du funéraire du jeudi 3 août 2017

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Revue de presse
Revue de presse

Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs du 3 août 2017. Revivez l’actualité du week-end sur Funéraire-info.

Funéraire-Info – Comment postuler dans les pompes funèbres ?

C’est le mail d’une lectrice, Marion, qui nous a donné l’idée du présent article. Certes, nous avons déjà abordé le sujet, certes, certaines réponses vont enfoncer des portes ouvertes, mais néanmoins, un rappel apparaît nécessaire : quand et comment postuler dans les pompes funèbres ?

Funéraire-Info – Un sourire après les larmes

L’association Un sourire après les larmes a vu le jour suite à une histoire personnelle. Je vous en avais déjà parlé ici. Aujourd’hui Mike Delhaye et son épouse ainsi que des gens particulièrement investis comme Katia aident les familles qui rencontrent des litiges après des obsèques.

Funéraire-Info – La tombe de Coluche

Coluche, de son vrai nom Michel Colucci est un humoriste français né le 28 octobre 1944 à Paris et mort le 19 juin 1986 à Opio. Il fait rapidement parler de lui en s’attaquant aux tabous de la société sur un ton grossier pour l’époque. Caricaturant notamment la classe politique mais dénonçant, en fond, des sujets de sociétés, il campera également des rôles au cinéma et obtiendra notamment un César pour son rôle dramatique dans Tchao Pantin en 1984.

Sciences et Avenir – Est-ce-que les étoiles meurent ?

Plus elles sont massives et énergétiques, plus elles sont fragiles. Vient un jour où leur équilibre précaire se rompt, dans un spectaculaire flamboiement …Comme nous, les étoiles sont mortelles. Mais le scénario de leur mort est inscrit directement dans leur masse.

Le Figaro – Anniversaire hommage Michel Berger

Artiste phare de la chanson française, le musicien est mort le 2 août 1992, des suites d’une crise cardiaque, à l’âge de 44 ans. C’était il y a plus de deux décennies et pourtant, ses compositions restent gravées dans les mémoires. Diego libre dans sa tête, Seras-tu là?, Le monde est stone… Florilège.

Le parisien – Un randonneur retrouvé 30 ans après sa mort

Les restes d’un randonneur allemand, décédé il y a 30 ans alors qu’il effectuait une ascension dans les Alpes suisses, ont été retrouvés, partiellement emprisonnés dans un glacier, a indiqué ce mercredi la police du canton de Valais dans un communiqué. Les restes humains ont été découverts par deux alpinistes dans la journée du 25 juillet, est-il expliqué.

L’Express – Game of Thrones et les algorithmes

Game of Thrones: un algorithme annonce la mort imminente de Daenerys Targaryen.

Le Monde – Deuil et Psychologie

1917, ruptures culturelles (4/6). Ecrit par le psychanalyste, qui se sait atteint d’un cancer, « Deuil et mélancolie » paraît pour la première fois. Un texte devenu une référence incontournable pour accompagner les personnes qui ont perdu un proche.

La revue de presse vous est offerte par Lost Funéraire
L’organisation des funérailles reste une étape pénible et douloureuse que l’on souhaite écourter sans pour autant la négliger. Soucieux de simplifier cette démarche aux familles, Lost Funéraire propose des formules et prestations simplifiées tout en assurant une qualité de service et toute l’attention nécessaire à l’organisation d’obsèques. De vrais professionnels formés suivant des méthodes exclusives certifiées Lost Funéraire.

La tombe de Coluche au cimetière de Montrouge

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Tombe de Coluche
Tombe de Coluche - By Wikimedia Commons - Mu (Own work) CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

La tombe de Coluche est située au cimetière parisien de Montrouge.

(Vie et ) Mort de Coluche

Coluche, de son vrai nom Michel Colucci est un humoriste français né le 28 octobre 1944 à Paris et mort le 19 juin 1986 à Opio. Il fait rapidement parler de lui en s’attaquant aux tabous de la société sur un ton grossier pour l’époque. Caricaturant notamment la classe politique mais dénonçant, en fond, des sujets de sociétés, il campera également des rôles au cinéma et obtiendra notamment un César pour son rôle dramatique dans Tchao Pantin en 1984.

Jusqu’auboutiste dans ses engagements sociaux, il se présente à l’élection présidentielle de 1981, avant de se retirer à la suite de pressions et de menaces. Malgré beaucoup de provocations, il effraie la classe politique : les sondages le créditent de 16% des voix.

Le 26 septembre 1985, Coluche lance un appel lors d’une émission de radio sur Europe 1 : la cantine gratuite, destinée aux pauvres. Les Restos du Cœur sont nés et perdurent encore de nos jours.

ColuchePhrases-298x300 La tombe de Coluche au cimetière de MontrougeC’est seulement quelques mois plus tard que Coluche décède dans un accident de moto, une des passions de l’artiste. Accompagné de deux de ses amis en moto également, Coluche est en balade dans le sud est de la France, près d’Opio. Un camion qui arrive en face, coupe brusquement la route de Coluche qui ne pourra pas l’éviter. Le choc est violent malgré la vitesse modérée de la moto, mais l’humoriste ne portant pas de casque décède sur le coup. Une rumeur d’assassinat court un temps sur la mort de l’humoriste.

Ses obsèques, célébrées par l’Abbé Pierre en personne, se déroulent le 24 juin 1986. L’homme d’église aurait déclaré « Si vous entendez quelqu’un dire qu’il ne respectait rien, dites-leur que ce n’est pas vrai ! Je suis témoin ».

Tombe de Coluche

La tombe de Coluche est située dans le cimetière parisien de Montrouge dans la 66ème division. Il s’agit d’une chapelle ouverte, en granit Rose de la Clarté et Noir Fin. De dimension standard, la pierre tombale de l’humoriste s’élève dans l’allée, et est bien fleurie.

La grande stèle en forme de trapèze contient seulement le portrait souriant de Coluche, en lithogravure. On trouve son nom sur des plaques posées sur la tombale. Deux colonnes évasées supportent une plaque en granit qui recouvrent l’ensemble de la concession, comme une marquise protectrice.

Rose et noire, la tombe de Coluche, mélange de douceur et d’amertume, un engagement pour les autres et une fin précoce, triste destin du bonhomme « vulgaire » qui pourtant laisse chaque année une petite mélodie dans la tête.

Par-Henry-Salomé-GFDL-CC-BY-SA-4.0-3.0-2.5-2.0-1.0-via-Wikimedia-Commons-300x188 La tombe de Coluche au cimetière de Montrouge
Par Henry Salomé – GFDL CC BY-SA 4.0-3.0-2.5-2.0-1.0 , via Wikimedia Commons

 

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Éphéméride du 19 juin

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Coluche éphéméride 19 juin
Aujourd’hui :

C’est la journée mondiale de sensibilisation à la drépanocytose.

Défunts du jour :

2013: James Gandolfini, né le 18 septembre 1961, et mort le 19 juin 2013, est un acteur et producteur américain connu pour avoir joué le rôle de Tony Soprano dans la série télévisée Les Soprano.

1993 : William Golding, écrivain britannique appartenant au courant postmoderniste. Il devient professeur d’anglais et de philosophie à Salisbury en 1939. Marié à Ann Brookfield en 1939 et père de deux enfants, il est mobilisé en 1940 dans la Royal Navy, où il écrit William-Golding Éphéméride du 19 juinquelques textes qu’il ne veut pas publier, et participe au débarquement sur les côtes françaises. Il reprend son poste à Salisbury de 1945 à 1962, date à laquelle il se retire à la campagne dans les environs de Salisbury pour se consacrer à ses travaux littéraires. Il est également connu pour avoir proposé au scientifique et ami James Lovelock la terminologie de Gaia, Gaia: a new outlock at Life on earth (première édition 1979), du nom de la déesse grecque de la Terre, synonyme de biosphère et géomorphologie dans les sciences naturelles et de Mère Nature dans les mouvements ésotériques. La plupart de ses romans ont souvent traité du mal, de l’opposition entre la barbarie instinctive de l’homme et l’influence civilisatrice de la raison. Ces thèmes sont particulièrement marquants dans son premier roman Sa Majesté des mouches (1954,) qui reste son livre le plus connu. Il a obtenu le Man Booker Prize en 1980 pour Les Rites de Passage et le Prix Nobel de littérature en 1983.

ColuchePhrases-298x300 Éphéméride du 19 juin1986 : Coluche, né Michel Gérard Joseph Colucci, humoriste et comédien français. Revendiquant sa grossièreté mais, selon lui-même, « sans jamais tomber dans la vulgarité », l’humoriste donne très tôt un style nouveau et sarcastique par sa liberté d’expression, au music-hall, en s’attaquant notamment aux tabous, puis aux valeurs morales et politiques de la société contemporaine. En 1974, il devient célèbre en parodiant un jeu télévisé : Le Schmilblick (sketch). Avant 1976, il occupe des rôles de second plan au cinéma avant de camper des personnages plus centraux puis de tenir le haut de l’affiche durant les années 1980, essentiellement pour des comédies. En 1984, il obtient un César du meilleur acteur pour son rôle dramatique dans Tchao pantin. Tour à tour provocateur ou agitateur par ses prises de position sociales, il se présente à l’élection présidentielle de 1981 avant de se retirer. Devenu très populaire et apprécié des médias, il fonde en 1985 l’association Les Restos du Cœur, relais d’aide aux plus pauvres, quelques mois avant de mourir, à moto, dans un accident de la circulation.

1966 : Ed Wynn, acteur américain qui eut une formidable carrière de près de 65 ans tant dans le vaudeville qu’au théâtre, à la télévision ou au cinéma. Il eut ses premiers succès à Broadway dans The Perfect Fool (1921), sera de la distribution de l’émission radiophonique Texaco’s Fire Chief de 1932 à 1939 avant de se tourner vers le petit écran dans les années 50 où il jouera dans Requiem for a Heavyweight (dont le rôle lui vaudra un prix Emmy en 1956) et au cinéma, notamment dans The Diary of Anne Frank (film pour lequel, il sera nommé à l’Oscar). Parmi ses derniers films, notons The Greatest Story Ever Told (1965) et Mary Poppins (1964).

Nombreux hommages à Coluche, mort voici trente ans

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(capture Youtube)

Trente ans après sa mort le 19 juin 1986, Coluche manque au pays pour 57% des Français, indique un sondage. Plébiscité pour bousculer une société en crise, l’humoriste est célébré à la télévision ces jours-ci et fera l’objet d’une exposition parisienne à la rentrée.

Aujourd’hui encore, le clown absent pèse. Par ses blagues rediffusées. Par les Restos du cœur et son action continue. Par sa candidature présidentielle « hors système », qui a laissé des traces en politique. Par la légende de sa mort accidentelle aussi.

Vers 16h35 sur la route de Grasse(Alpes-Maritimes), alors qu’il rentre à moto avec deux amis dans la villa qu’il a louée, Coluche heurte de plein fouet un poids lourd qui manœuvre. L’humoriste roule à 60 km/h selon l’enquête, et ne porte pas son casque. Sa tête percute l’avant du véhicule. Cervicales brisées, il décède.

Coluche-150x150 Nombreux hommages à Coluche, mort voici trente ansIl est inhumé le 24 juin suivant au cimetière de Montrouge, à Paris. Une grande foule est présente. Des motards aussi. Une homélie funèbre est prononcée par l’abbé Pierre et Bernard Attali. Une stèle sera installée sur le lieu de l’accident, honorée chaque année par des motards.

A partir du 6 octobre prochain (et jusqu’en janvier) à l’Hôtel de ville de Paris, une exposition retracera sa vie d’homme et d’artiste. Elle présentera au public quelque350 pièces, photos de famille, vidéos, enregistrements. On y verra notamment sa fameuse salopette rayée, la moto Yamaha ayant servi à battre le record du monde de vitesse sur kilomètre lancé (1985), ses instruments de musique, ses gants de boxe, des lettres d’amis artistes…

La télévision n’attendra pas octobre et propose dès ce jeudi soir de redécouvrir les nombreuses facettes de Coluche. France 3 (23h20) rediffuse un documentaire sur sa candidature présidentielle. Demain vendredi, TF1 s’y colle (23h50) avec un portrait « Coluche, 30 ans déjà ». Dimanche, jour anniversaire,  France 2 (20h55) propose « Coluche », le film d’Antoine de Caunes. Enfin pour la route, l’occasion est donnée dimanche toujours de revoir deux comédies où a joué l’acteur : « Banzaï » de Claude Zidi (TMC, 20h55) et « Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ » de Jean Yanne (D8, 23h10).

Jim Morrison, Joe Dassin, Coluche : c’est l’été à la télé

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Les vacances se poursuivent. L’occasion de prendre le temps. Celui  notamment de retrouver les vedettes populaires aujourd’hui disparues, au gré des films et des documentaires que les chaines de télévision vont (re)diffuser pendant l’été. Petit guide, au fil des jours (du 19 au 21 août).

Mercredi 19 août. Il faudra se lever tôt (5h15) pour voir sur Arte « The Doors, feast of friends », le documentaire tourné par le groupe mythique de Jim Morrison sur lui-même. Autre genre : la chaîne Numéro 23 propose à 20h45 dans son magazine Dossiers surnaturels d’écouter le témoignage de ces gens « revenus de la mort » après un accident de la route, une opération chirurgicale ou un infarctus… Yasser Arafat, lui, est bien décédé, mais le mystère de cette mort sera peut-être éclairci. C’est ce que raconte un documentaire de France 3 (23h20).

Jeudi 20 août. Ancien présentateur du 20h sur la Deux, Bernard Rapp a aussi réalisé quelques films. NRJ12 diffuse ce soir (20h50) l’un d’eux, « Un petit jeu sans conséquence » (2004), avec Sandrine Kiberlain et Yvan Attal.  Sur HD1 tard (0h35), l’unique film réalisé en 1977 par le roi des jeux télé Guy Lux s’appelle  « Drôles de zèbres ». On y parle beaucoup de courses hippiques et on y revoit nombre d’acteurs français de comédies aujourd’hui disparus : Sim, Alice Sapritch, Corinne Le Poulain, Jacques Legras, Patrick Topaloff, mais aussi Léon Zitrone, Coluche et Guy Lux lui-même. Une époque.

Vendredi 21 août. Sa vie n’a été qu’été indien, rêve américain et pains au chocolat : France 3 fait revivre la carrière de Joe Dassin (20h50) dans un documentaire sans surprises. HD1 préfère à partir de 20h50 le monde merveilleux de Tintin et Milou, joyeux personnages du dessinateur Hergé. A la suite, donc, une soirée de dessins animés (« Coke en stock », « L’affaire Tournesol »… Les nostalgiques du comédien Daniel Rialet (Navarro, Les Monos, Mademoiselle Joubert) auront plaisir à le revoir dans la série « Père et maire » à 20h55 sur D8.

Décès un 19 juin, éphéméride

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la tombe de Coluche
Aujourd’hui :

C’est la journée mondiale de sensibilisation à la drépanocytose.

Défunts du jour :

2013: James Gandolfini, né le 18 septembre 1961, et mort le 19 juin 2013, est un acteur et producteur américain connu pour avoir joué le rôle de Tony Soprano dans la série télévisée Les Soprano.

William_Golding_1983-222x300 Décès un 19 juin, éphéméride1993 : William Golding, écrivain britannique appartenant au courant postmoderniste. Il devient professeur d’anglais et de philosophie à Salisbury en 1939. Marié à Ann Brookfield en 1939 et père de deux enfants, il est mobilisé en 1940 dans la Royal Navy, où il écrit quelques textes qu’il ne veut pas publier, et participe au débarquement sur les côtes françaises. Il reprend son poste à Salisbury de 1945 à 1962, date à laquelle il se retire à la campagne dans les environs de Salisbury pour se consacrer à ses travaux littéraires. Il est également connu pour avoir proposé au scientifique et ami James Lovelock la terminologie de Gaia, Gaia: a new outlock at Life on earth (première édition 1979), du nom de la déesse grecque de la Terre, synonyme de biosphère et géomorphologie dans les sciences naturelles et de Mère Nature dans les mouvements ésotériques. La plupart de ses romans ont souvent traité du mal, de l’opposition entre la barbarie instinctive de l’homme et l’influence civilisatrice de la raison. Ces thèmes sont particulièrement marquants dans son premier roman Sa Majesté des mouches (1954,) qui reste son livre le plus connu. Il a obtenu le Man Booker Prize en 1980 pour Les Rites de Passage et le Prix Nobel de littérature en 1983.

ColuchePhrases-298x300 Décès un 19 juin, éphéméride1986 : Coluche, né Michel Gérard Joseph Colucci, humoriste et comédien français. Revendiquant sa grossièreté mais, selon lui-même, « sans jamais tomber dans la vulgarité », l’humoriste donne très tôt un style nouveau et sarcastique par sa liberté d’expression, au music-hall, en s’attaquant notamment aux tabous, puis aux valeurs morales et politiques de la société contemporaine. En 1974, il devient célèbre en parodiant un jeu télévisé : Le Schmilblick (sketch). Avant 1976, il occupe des rôles de second plan au cinéma avant de camper des personnages plus centraux puis de tenir le haut de l’affiche durant les années 1980, essentiellement pour des comédies. En 1984, il obtient un César du meilleur acteur pour son rôle dramatique dans Tchao pantin. Tour à tour provocateur ou agitateur par ses prises de position sociales, il se présente à l’élection présidentielle de 1981 avant de se retirer. Devenu très populaire et apprécié des médias, il fonde en 1985 l’association Les Restos du Cœur, relais d’aide aux plus pauvres, quelques mois avant de mourir, à moto, dans un accident de la circulation.

EdWynnStageDoorCanteen-300x224 Décès un 19 juin, éphéméride1966 : Ed Wynn, acteur américain qui eut une formidable carrière de près de 65 ans tant dans le vaudeville qu’au théâtre, à la télévision ou au cinéma. Il eut ses premiers succès à Broadway dans The Perfect Fool (1921), sera de la distribution de l’émission radiophonique Texaco’s Fire Chief de 1932 à 1939 avant de se tourner vers le petit écran dans les années 50 où il jouera dans Requiem for a Heavyweight (dont le rôle lui vaudra un prix Emmy en 1956) et au cinéma, notamment dans The Diary of Anne Frank (film pour lequel, il sera nommé à l’Oscar). Parmi ses derniers films, notons The Greatest Story Ever Told (1965) et Mary Poppins (1964).

Anniversaire : Pierre Dac, mort de rire

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Il y a quarante ans mourait à Paris Pierre Dac (1893-1975). Le roi du loufoque, dont les cendres reposent au cimetière du Père-Lachaise,  voit pour l’occasion son œuvre rééditée, et son humour honoré. Ce lundi midi, un rassemblement était organisé à Châlons-en-Champagne, sa ville natale, pour rappeler sa mémoire.

Homme de presse, homme de radio, homme de spectacles : Pierre Dac était un peu de tout cela à la fois. La France l’a découvert dans les années 30 dans le journal qu’il a fondé, « L’Os à moelle ». Il y mêle des conseils farfelus, des petites annonces décalées, des reportages absurdes. Autant dire que c’est en humoriste, aux côtés des Français libres, qu’il met son talent de Radio-Londres en 1943, lui qui a connu l’horreur de la guerre en soldat en 14-18. Il devient correspondant de guerre après le Débarquement, suivant les troupes jusqu’en Allemagne.

L’après-guerre le voit remonter sur scène, et notamment livrer d’hilarants sketchs avec son compère Francis Blanche. Il est l’inventeur du « Schmilblick », repris plus tard par Guy Lux et détourné par Coluche. Et comme ce dernier, Pierre Dac prend d’assaut les micros radiophoniques. Il en fait son terrain de jeu pour ses feuilletons « Malheur aux barbus » (1951-1952), puis « Signé Furax » (1956-1960) et « Bon baisers de partout » (1965-1974).

Pour rire, en 1965, il se déclare candidat à l’élection présidentielle au nom du MOU (le Mouvement ondulatoire unifié). Il prévient : il nommera comme ministres Jacques Martin, Jean Yanne et René Goscinny. Son slogan : « Les temps sont durs, votez MOU ! ».

Lui qui aimait à dire « Mourir en bonne santé, c’est le vœu de tout bon vivant bien portant », ou encore « La mort n’est, en définitive, que le résultat d’un défaut d’éducation puisqu’elle est la conséquence d’un manque de savoir vivre », a disparu discrètement. Non sans cette dernière pirouette : « Les cimetières sont éclairés au néant ». Un des derniers livres du dessinateur Cabu (au Cherche-Midi) a été pour illustrer quelques pensées et maximes de Pierre Dac.

Vacances : ils sont morts, la télé les rend vivants (4/4)

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Romy Schneider, Fernandel, Michael Jackson, Jean Poiret…Ils ont aujourd’hui disparu. Mais ces personnalités populaires sont pourtant toujours bien présentes. Pour ces vacances de fin d’année 2014, les programmes des chaines de télévision nous proposent de les côtoyer à nouveau. Dernière partie de notre sélection.

Mardi 30 décembre. On ne s’en lasse pas : « Charlot patine » et « Charlot émigrant », signé Charlie Chaplin à 5h50 sur Arte. Romy Schneider est « Sissi impératrice » à 13h55 sur TF1. Jacques Villeret tient le beau rôle au pied du Mont-Blanc dans le « Malabar Princess » de Gilles Legrand (2003) aux côtés de Michèle Laroque et Claude Brasseur (France 2, 16h40). Les admirateurs de Fernandel verront « Le retour de Don Camillo » (13h50 sur France 3). Sur la même chaine (15h45), le magazine « Nous nous sommes tant aimés » rend hommage au réalisateur Jacques Demy, l’homme des « Parapluies de Cherbourg ». Arte (20h50) ne lésine pas sur l’épique, et propose « Lawrence d’Arabie », de David Lean, avec Peter O’Toole et Alec Guinness. Louis de Funès est, pour sa part, l’objet d’un documentaire sur D8 à 17h.

Mercredi 31 décembre. « Charlot s’évade », de Charlie Chaplin, nous réveille dès 6h sur Arte. Romy Schneider en finit sur TF1 (13h55) avec l’impératrice d’Autriche dans « Sissi face à son destin ». Mais la Une embraye aussitôt (15h50), et voici notre belle actrice transformée en reine Victoria d’Angleterre dans le mélodrame « Les jeunes années d’une reine ». France 3 fait coup double : Fernandel fait son numéro dans « La grande bagarre de Don Camillo » (14h), et le magazine « Nous sommes tant aimés » est consacré à Simone Signoret (15h45). Dans un autre genre, W9 célèbre (20h50) les 30 ans du Top 50, classement des ventes de disques en France. L’occasion de réécouter quelques disparus (Michael Jackson, Daniel Balavoine…)

Jeudi 1er janvier. Pas de jour férié pour Charlie Chaplin sur Arte (6h) avec le court-métrage « Charlot fait une cure ». France 2 programme (16h35) la comédie de Claude Zidi « Inspecteur la Bavure ». A l’affiche, Coluche et les comédiens Julien Guiomar (« Les Ripoux », « L’aile ou la cuisse ») et Philippe Khorsand (« Palace », « Une famille formidable », « Sœur Thérèse.com »). Fernandel a sa comédie de l’après-midi sur France 3 (13h50) avec « Don Camillo monseigneur ». Et, sur la même chaine, le magazine « Nous nous sommes tant aimés » (15h45) est consacré à l’écrivain Frédéric Dard. Autre portrait, sur France 5 cette fois (à 15h), celui du comédien et humoriste Jean Poiret. « L’élégance du rire », titre d’un documentaire qui porte bien son nom. Vous n’êtes pas rassasiés de Fernandel ? Le Marseillais revisite (D8, 13h30) le conte oriental « Ali Baba et les 40 voleurs », sous la direction de Jacques Becker. Un film qui avait reçu, en 1954, un accueil élogieux du critique François Truffaut, qui y voyait plutôt un excellent documentaire sur l’acteur.

Vacances : ils sont morts, la télé les rend vivants (1/4)

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Coluche, Louis de Funès, Jacques Villeret, Marlon Brando…Ils ont aujourd’hui disparu. Mais ces personnalités populaires sont pourtant toujours bien présentes. Pour ces vacances de fin d’année 2014, les programmes des chaines de télévision nous proposent de les côtoyer à nouveau. Première partie de notre sélection.

Samedi 20 décembre. Confident des stars, acteur lui-même, directeur de théâtre, Jean-Claude Brialy a couru toute sa vie après la reconnaissance et l’amour du public. Laurent Delahousse en fait un portrait sensible et très humain (France 2, Un jour, un destin, 15h50). Autre portrait, passionnant, celui qu’Arte fait du chanteur du groupe Queen Freddie Mercury, à l’aide d’archives rares, d’interviews et d’extraits de concerts (documentaire à 22h30).

Dimanche 21 décembre. Rendez-vous récurrent des vacances scolaires, l’inusable « Grande vadrouille » revient (TF1, 20h55). On a beau connaître le film par cœur, on se prend encore au jeu, signe de la magie comique du réalisateur Gérard Oury (Le corniaud, Rabbi Jacob…). L’occasion bien sûr de revoir le duo Bourvil et Louis de Funès. Le rire, encore. C’est sur Arte, dans un autre genre, avec le deuxième film des Marx Brothers, « Animal crackers, l’explorateur en folie » (23h05). Une comédie de 1930 en noir et blanc avec l’humour décapant de Groucho, Harpo, Chico et Zeppo. Autre star hollywoodienne sur Arte toujours. La chaine franco-allemande dresse un portrait de Marlon Brando dans un documentaire (15h55).

Lundi 22 décembre. France 3 propose (à 14h) un autre incontournable des vacances scolaires : Alfred Hitchcock. Elle programme « L’homme qui en savait trop » (en 1956), classique du suspense qui se passe au Maroc, avec James Stewart et Doris Day. Cette dernière connaît là son plus grand succès comme chanteuse avec « Que sera, sera ». Plus tard dans la journée (23h20), France 3 diffuse « L’été en pente douce », film (1987) de Gérard Krawczyk, drame intimiste et sensuel, où les regrettés Jacques Villeret et Pauline Lafont donnent la réplique à Jean-Pierre Bacri et Guy Marchand. Les cinéphiles peuvent, par ailleurs, se faire plaisir en regardant en VO sur Arte (20h50) « Fedora », film de Billy Wilder sur le petit milieu hollywoodien, avec William Holden.

Pour sa part, France ô programme à 20h45 le drame signé Roland Joffé « La cité de la joie » (1992), l’un des grands rôles de l’acteur Patrick Swayze. Une plongée dans un dispensaire de Calcutta. A la même heure, dans un tout autre genre, HD1 fait revivre Coluche, vedette avec Thierry Lhermitte de « La femme de mon pote », comédie de Bertrand Blier. Nostalgiques du policier de papa, ne ratez pas deux épisodes de Maigret. C’est sur D17 (20h50), avec l’inoubliable Bruno Crémer.

Coluche, 27 ans déjà : ça ne nous rajeunit pas, enfoiré

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coluche-et-les-restos-du-coeur Coluche, 27 ans déjà : ça ne nous rajeunit pas, enfoiréIl y a 27 ans, Coluche nous faisait une sale blague, à base de moto et de gros camion. Elle ne fit rire personne.

Si Coluche nous est resté malgré les années, ce n’est pas par hasard : le trublion a sérieusement botté le postérieur d’une époque, prouvant par là que c’était possible, et montré le pouvoir du comique sur son temps. « Grossier mais jamais vulgaire », comme il le revendiquait lui-même, il n’hésita jamais à provoquer, en se présentant, par exemple, à l’élection présidentielle de 1981, avant de se retirer.

C’était cela qui faisait aimer Coluche : son personnage de mal élevé qui disait en toute franchise ce qui lui passait par la tête. Un jour, à Europe 1, il lance, sans avoir rien préparé, ni prévenu personne, un appel aux dons alimentaires, pour « monter une espèce de cantine, ou les gens qui n’ont rien viendraient manger ». Il fut drôlement surpris, avoua-t-il ensuite, quand les dons affluèrent de partout.

C’est tout con, mais c’est comme ça : un mec lance qu’il faudrait faire quelque chose de chouette, et comme les gens l’aiment bien, ils se disent « Bon, si c’est lui qui le fait, alors d’accord ». Il n’en fait pas plus pour démarrer les Restos du Coeur. Pareillement, la chanson des Restos : un beau jour, Coluche entre dans la loge de Jean-Jacques Goldman, et lui demande une chanson pour l’association, « Un truc qui cartonne, un vrai tube, t’vois ? Toi tu sais faire ». Goldman répond d’accord, bien entendu, puis, saisi d’un doute, demande pour quand ? « Ben on enregistre la semaine prochaine ».

Ce fils d’immigrés italien n’a pas laissé que les restos : films, même si beaucoup sont très oubliables, sketches qui eux le sont beaucoup moins, oubliables, tant ils sont devenus des classiques, voire passés dans l’inconscient collectif. « C’est l’histoire d’un mec… » fut le premier, « Le Schmilblick » lui apporte la gloire, qui ne s’arrêtera plus.

Ce n’est pas que Coluche était célèbre. Un mec célèbre, c’est un mec qui est connu de plein de gens. Tout le monde connaissait Coluche, avec sa salopette et sa chemise jaune, qui joue du violon avec des gants de boxe et n’aime pas les enzymes gloutons. Et boit du pinard, qui devrait être obligatoire.

Si Coluche n’a pas été oublié, c’est que la place reste vacante. Sans lui, pas de Bigard, même si Bigard n’a pas saisi la limite entre la grossièreté et la vulgarité. Sans lui, pas de Jamel, sauf que Jamel n’a pas compris qu’il ne suffit pas d’être maladroit avec les mots, il faut une vraie idée derrière. Coluche n’ânonnait pas pour ânonner, il ânonnait de grandes idées pour les ridiculiser.

Il reste le plus populaire, dans tous les sens du terme, de la dernière génération vraiment drôle d’humoristes, ceux qui ont changé quelque chose. Coluche le populaire qui tournait en dérision le populisme, Le Luron qui ridiculisait les puissants, Bedos qui démontrait que la politique pouvait faire rire, Devos et sa poésie hilarante qui donnait le goût des mots, et le plus grand d’entre tous, Desproges, qui démontrait à son insu sans doute qu’on pouvait moquer la mort, les pauvres, le cancer, la gauche, la droite, et se hisser au niveau des grands classiques de la littérature, rien de moins.

Mais les temps changent, et c’est dommage. Si Coluche jouait aujourd’hui certains de ses sketches, il finirait devant un tribunal. Il paraît que nous vivons une époque meilleure qu’alors, que nous avons plus de liberté. Mais si l’on en vient à se dire qu’il vaut mieux que Coluche soit mort plutôt qu’obligé de fermer sa gueule, il est permis d’en douter.