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Réveil funéraire 2 novembre 2017 spécial Toussaint : les cimetières

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réveil funéraire jeudi 26 octobre 2017

La star de la Toussaint, c’est le cimetière, et cette année encore en cette Toussaint 2017, c’est le cimetière que l’on a retrouvé le plus dans les articles des journaux et sur le web. Des portraits de gardiens de cimetières à l’art funéraire, en passant par la restauration des tombes, petit florilège du lieu de repos éternel.

Gardien de cimetière : Stéphane Jousselin est gardien de cimetière depuis 26 ans. Un métier qui risque de disparaître, avec l’installation de bornes numériques. Pour lui, c’est un métier convivial, même s’il y a des moments difficiles.

Conservateur de cimetière : Conservateur du cimetière de l’avenue de Laon, Karine Pouillon œuvre au quotidien pour mettre du baume au cœur à ses « petits administrés », qui sont quatre fois plus nombreux à la Toussaint.

Gardien de cimetière : Il est arrivé en juillet 1986 au cimetière de Saint-Lô et ne l’a plus quitté depuis. Daniel Mathurin est le responsable du cimetière de Saint-Lô, dont il connaît chacun des 5 000 emplacements.

Vols : A la Toussaint, les vols à la roulotte se multiplient aux abords des cimetières. Alors comme chaque année, la Gendarmerie donne ses conseils pour éviter d’attirer l’attention des voleurs sur votre véhicule.

La mairie de Saint-Floret (Puy-de-Dôme) a déposé plainte samedi pour le vol d’ossements dans l’ossuaire de son cimetière. Pour la maire de la commune, ces agissements dénoncés sont « un sacrilège ».

Plusieurs familles s’indignent de constater des vols sur les tombes de leurs proches au cimetière de Dagneux. Fleurs, couronnes et même plaque mortuaire disparaissent depuis quelque temps. Si la valeur financière n’est pas élevée, le préjudice moral est lourd pour ces personnes qui n’osent pas orner les tombes pour la Toussaint.

Art funéraire : Certains cimetières de la région sont de véritables musées à ciel ouvert. Témoins de l’évolution de l’art funéraire, on y trouve des tombes d’inconnus qui se sont illustrés par leur originalité ou des sépultures d’illustres personnages qui passent parfois inaperçus.

Le cimetière reprend vie : À l’approche du 1er novembre, le cimetière connaît une effervescence inhabituelle. Particuliers, entrepreneurs et services techniques oeuvrent au nettoyage des tombes et des allées. Le cimetière du bourg de Fouesnant fourmille d’activités à l’approche de la Toussaint. En ce mercredi ensoleillé, les particuliers côtoient les entreprises de pompes funèbres et les employés des services techniques.

Cimetière maritime : Plusieurs centaines d’appareils spatiaux ont été retrouvés échoués dans une zone océanique peu fréquentée. Cette zone porte les noms de Point Nemo, connu aussi comme étant pôle océanique d’inaccessibilité. Ce pôle est très éloigné des côtes, ce qui en fait le cimetière idéal pour les engins spatiaux.

Écologie : Un recueil sur les paysages et l’entretien des 40 000 cimetières français, ainsi que leur réhabilitation écologique et paysagère, a été édité par Plante & Cité. Publié à quelques jours de la fête de la Toussaint, il permet de mieux saisir l’actualité de ces « lieux de mémoire. »

 » A l’occasion de la Toussaint, la fête des morts, nous avons passé 24 heures dans le cimetière municipal de Saint-Denis en Seine-Saint-Denis. » Un joli diaporama à regarder.

C’est à la suite d’un décès dans son entourage qu’Alexandre Thibaudeau, un Orléanais de 30 ans, a eu l’ idée de proposer d’entretenir et de fleurir des tombes : « Un de mes proches a été enterré dans le sud de la France, en 2015, mais je n’ai plus de famille là-bas. Les pompes funèbres locales proposaient un service de ce type… mais les prix étaient exorbitants ». D’où l’idée de se lancer lui-même dans l’activité, en juillet 2015, avec son épouse.

Jacky Crétey est un homme discret à la parole rare. Chaque jour, il arpente les allées du cimetière, bichonne les espaces verts comme s’il s’agissait de son propre jardin. Ici tout le monde le connaît. Les visiteurs qui viennent fleurir les tombes le saluent d’un « bonjour » ou d’un « Jacky », pour les intimes.

A Saint-Denis, dix employés veillent sur les 13 500 tombes sur lesquelles des dizaines de visiteurs viennent se recueillir. Portraits, à la veille de la Toussaint.

Dans la vie comme dans la mort, certains gardent leur sens de l’humour. Bons vivants, ces personnes maintenant décédées ont décidé de partir, tout en vous gratifiant d’un petit message. Histoire de ne pas laisser un souvenir trop douloureux à ceux qui restent, ces humoristes en herbe ont tenu à ce que l’épitaphe de leur pierre tombale leur ressemble.

Gest Cim, partenaire des communes pour la reprise de concessions

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Gest Cim

 

La reprise de concessions en état d’abandon ou arrivées à échéance est une entreprise qui s’avère lourde pour les communes, Gest Cim oeuvre pour leur compte depuis près de 15 ans.

Casse-tête administratif et juridique

La reprise des concessions en état d’abandon s’avère parfois être un casse-tête pour les communes. Leurs compétences se doivent d’être à la fois juridiques, techniques tout en nécessitant un temps précieux dont toutes ne disposent pas.

Si l’appel à des sociétés de pompes funèbres ou marbreries est parfois privilégié, Gest Cim rappelle que la reprises des concessions en état d’abandon nécessite une procédure longue (4 ans), et conséquente en ce qui concerne la gestion administrative (procès-verbaux, publicité, recherche d’ayant-droits).

La procédure est particulièrement règlementée, tout comme les opérations se doivent d’être réalisées avec soins, dans le respect des défunts, la salubrité et la sécurité.

Constatant les difficultés que rencontraient la plupart des communes, petites comme grandes, Gest Cim s’est spécialisé dans la reprise juridique et physique des concessions pour les communes.

Concession-cimetière-1-300x200 Gest Cim, partenaire des communes pour la reprise de concessionsGest Cim, partenaire de choix

Le manque de places dans les cimetières est une problématique d’actualité, et faute de temps, beaucoup de communes reportent les opérations de reprises de concessions. Pourtant elle représente une nécessite qu’il est préférable de ne pas reporter. En effet les communes se doivent de pouvoir accueillir 5 fois le nombre de personnes décédées sur leur territoire, et l’ouverture ou l’agrandissement d’un cimetière n’est pas plus aisé.

 

Article L2223-2 

Le terrain consacré à l’inhumation des morts est cinq fois plus étendu que l’espace nécessaire pour y déposer le nombre présumé des morts qui peuvent y être enterrés chaque année.

 

Gest Cim œuvre pour le compte de communes comme Reims, Rouen ou Dunkerque, tout comme d’autres plus rurales.

La société travaille toute l’année dans les cimetières à cette mission, ce que ne peuvent pas toujours se permettre les sociétés de pompes funèbres ou de marbreries qui œuvre plus pour les particuliers.

Gest Cim veille à la préservation des cimetières, au respect des défunts et des familles, tout en planifiant des interventions efficaces en partenariat avec les communes.

Une étude gratuite est proposée à toutes les communes qui souhaitent se pencher sur la mise en conformité de leur cimetière.

Gest Cim
Parc d’Activités du Bois Rigault – 2 rue de l’Europe
62300 Lens
Tél.: 03.21.14.00.00 – Fax.: 03.21.14.00.39
www.ramery.fr

 

 

 

 

Cimetière : souscrire et renouveler les concessions funéraires

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concessions Vesoul_Ancien_cimetière

Vous recevez une famille, qui n’a pas de concession funéraire ou dont la concession va expirer dans très peu de temps. Le B-A-BA des pompes funèbres, qui mérite néanmoins un petit rappel, pour vous rafraîchir la mémoire… Et pour votre culture générale. Sans concessions.

La concession juridique

Juridiquement, il n’existe pas une, ni deux, mais pas moins de trois formes de concessions funéraires. Elle peut être individuelle, collective ou familiale. Une concession individuelle est destinée à la personne pour laquelle elle a été acquise, et uniquement elle. Une concession collective est destinée aux personnes désignées dans l’acte de concession. Une concession familiale est destinée à son titulaire initial et aux membres de sa famille.

La concession la plus courante, par défaut, est la concession familiale. Cette dernière peut accueillir des personnes qui ne sont pas stricto sensu membre de la famille, comme le conjoint d’un ayant-droit, à condition que l’ensemble des ayant-droits du concessionnaire, souscripteurs ou héritiers, donnent leur accord par écrit.

Les concessions individuelles et collectives sont peu usitées. Dans le cas d’une concession collective, par exemple, le maire peut s’opposer à l’inhumation de toute personne qui n’est pas stipulée dans le contrat, jouant un rôle d’exécuteur testamentaire. Il ne peut, en revanche, pas obliger l’inhumation d’une personne spécifiée dans ladite concession.

Les concessions sont de deux types de durée : provisoire ou non. La concession est considérée comme provisoire jusqu’à 15 ans. Au delà, elle est qualifiée par sa durée. Une concession de 30 ans est une concession trentenaire.

A savoir : toute personne résidant dans une ville (inscrite sur les listes électorales ou décédés sur la commune) a le droit à un terrain gratuit de cinq ans. Au delà de cette durée, les ossements sont déposés à l’ossuaire et la concession revient au domaine public.

Les familles et les concessions

L’usage communément répandu est qu’une inhumation ne peut avoir lieu si il ne reste pas au minimum cinq ans sur la concession. Ceci ne repose sur aucun texte de loi. Il est bien entendu possible de la renouveler pour la durée minimum, sachant que les années souscrites viennent s’additionner à la soulte. Seul cas stipulé dans la loi, une personne décédée d’une maladie contagieuse ne peut être exhumée qu’au bout d’un an (article R2213-41 du CGCT).

Attention, le délai de reprise et le délai d’inhumation sont deux choses bien distinctes. Le délai de reprise est celui au bout duquel la commune peut reprendre une concession expirée. Il est de deux ans. Mais ce délai ne vient pas s’ajouter aux années restantes à la concession. Si il reste quatre ans à la concession, que la famille a prévu de ne pas la renouveler, la commune pourra donc la reprendre dans 4 ans restant plus 2 ans de délai, donc six ans.

Le rôle des pompes funèbres ?

Les pompes funèbres peuvent renouveler ou acquérir une concession pour le compte de la famille. Ceci rentre dans les attributions du pouvoir qui leur est donné au moment de l’organisation des funérailles. Néanmoins, une précaution est à prendre : s’assurer que la personne qui signe la demande de renouvellement est un ayant-droit ou le fait avec l’accord des ayants-droits. La mairie fera certainement barrage, mais vous ne connaissez pas tous les rapports au sein de la famille, et cela peut créer des conflits, même s’il n’y a pas transfert ou création de droits.

Ensuite, n’ennuyez pas la famille avec le monument immédiatement… Mais n’oubliez pas de fixer un rendez-vous après les obsèques pour aborder le sujet, pas trop lointain. Vous avez souscrit la concession, il serait dommage qu’elle soit couverte par un concurrent, pardon, un confrère. A la seule condition, impérative, qu’elles aient exprimé la volonté d’acquérir un monument au moment de l’organisation des obsèques. Sinon, vous tombez sous le coup de l’article L2223-33, qui interdit le démarchage.

Références :

Code général des collectivités territoriales, articles L2223-13 à L2223-18 : Concessions

Code général des collectivités territoriales, articles R2223-10 à R2223-23 : Règles d’attribution des concessions

Cimetières : les prix des concessions grimpent encore

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concessions Vesoul_Ancien_cimetière

Toujours plus cher. Entre 2013 et janvier 2016, le prix des concessions funéraires et des cases de columbariums n’a globalement cessé d’augmenter, selon une étude pratiquée dans 40 villes moyennes, publiée cette semaine dans le magazine Ondes Urbaines.

L’enquête de cette publication, émanation de l’association d’élus locaux « Villes de France », confirme par la même occasion la disparition progressive de la concession à perpétuité, faute de places disponibles dans les cimetières. Les durées proposées dans les mairies concernées varient de dix à cinquante ans.

Les tarifs pratiqués dans ces villes pour ces concessions montrent une grande disparité. Ainsi, la fosse trentenaire de 2 mètres carrés peut valoir entre 134 et 769 euros (moyenne de 371 euros) selon l’agglomération. Cet écart est plus large encore s’agissant des columbariums. Pour une même durée, le prix peut passer de passer de 134  à 1046 euros (moyenne de 613 euros). Dans 68% des localités concernées, il est moins coûteux de se faire inhumer que de déposer une urne dans un columbarium.

Entre 2013 et 2016, une constante néanmoins : une augmentation des tarifs assez semblable quel que soit le mode de sépultures dans les cimetières. 21,50 euros en plus pour une concession version tombe, 19 euros pour une case. Des moyennes sur une concession de trente ans toujours. A noter que sur les 40 villes étudiées, huit ont fait le choix de la stabilité des prix.

Familles en deuil : respecter le contrat moral

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Saint-Joseph, à La Réunion. (capture Youtube)

Depuis plus d’un an, les gendarmes enquêtaient. Selon le « Journal de l’île de la Réunion » de ce jeudi, un ancien responsable d’un service funéraire municipal est soupçonné d’avoir abusé des familles en leur vendant des concessions avec de faux titres de propriété.

Réunion-150x150 Familles en deuil : respecter le contrat moralL’histoire se passe entre2012 et 2013 dans la commune de Saint-Joseph, rapporte le quotidien réunionnais. Saint-Joseph, un cirque végétal haut lieu de l’exploitation du curcuma au sud de l’île. « Plusieurs dizaines de familles » auraient ainsi été victimes des agissements présumés de ce fonctionnaire. Les concessions étaient destinées à accueillir des sépultures dans un cimetière local. L’homme mis en avant par cette enquête aurait ensuite détourné, si les faits sont avérés, l’argent destiné à la perception. Le préjudice pour la commune se monterait à près de 90.000 euros. C’est la municipalité qui se serait rendu compte de ces agissements, et les aurait signalés à la justice.

Exemple isolé, bien sûr. L’établissement de normes de qualité dans le funéraire, secteur concurrentiel, a montré combien la protection des familles en deuil, alors dans un moment de faiblesse, était importante pour la crédibilité de la profession. La tentation de tirer profit d’un tel moment peut exister, toutefois.

Ainsi, une pompe funèbre girondine, une clinique et des maisons de retraite ont été condamnées en correctionnelle à des amendes, voici quatre mois, pour s’être apparemment entendus, faussant le jeu de la concurrence lors d’un décès dans un de ces établissements de santé. Ces derniers économisaient des frais, la pompe funèbre augmentait son chiffre d’affaires.

Et même si, d’une façon plus générale, un établissement peut dire qu’une famille a été alertée d’avance de l’existence d’un pareil accord, qu’elle peut refuser et choisir une autre pompe funèbre, est-elle en état psychologique de démarcher, au moment du décès d’un proche ?

Racontant en décembre dernier le cas girondin, le quotidien « Sud-Ouest » rapportait un autre cas d’entente, différent. Celui d’agent d’une morgue d’Angoulême récemment condamnés à de la prison pour avoir fait ami-ami avec un thanatopracteur. Ils n’avaient pas respecté la règle : jouer à la loyale. C’est le contrat moral.

Octroi de concessions dans les cimetières

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Question écrite n° 07663 de M. Joël Billard (Eure-et-Loir – UMP) publiée dans le JO Sénat du 01/08/2013 – page 2242. M. Joël Billard appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la législation relative à l’octroi de concessions dans les cimetières communaux, notamment les dispositions de l’article L. 2223-13 du code général des collectivités territoriales. Celui-ci dispose que, lorsque l’étendue des cimetières le permet, il peut être concédé des terrains aux personnes qui désirent y fonder leur sépulture et celle de leurs enfants ou successeurs. Cet article, même s’il est précisé par la jurisprudence, semble ouvrir la possibilité à toute personne de fonder une sépulture dans un cimetière dont la capacité le permet, sans qu’il soit nécessaire à cette personne d’avoir un lien avec la commune. Il souhaiterait donc savoir s’il est possible de préciser cet article afin de mieux encadrer l’octroi des concessions funéraires.

Réponse du Ministère de l’intérieur publiée dans le JO Sénat du 10/10/2013 – page 2979. En application de l’article L. 2223-13 du code général des collectivités territoriales, les communes ont la faculté de concéder des sépultures dans leurs cimetières « aux personnes qui désirent y fonder leur sépulture et celles de leurs enfants ou successeurs, en y inhumant cercueils ou urnes ». L’octroi de ces concessions relève de la compétence des conseils municipaux qui, conformément à l’article L. 2122-22 du code précité, choisissent fréquemment de déléguer cette compétence au maire. L’article L. 2223-3 du code général des collectivités territoriales relatif au droit à l’inhumation prévoit que « la sépulture dans un cimetière d’une commune est due : 1° Aux personnes décédées sur son territoire, quel que soit leur domicile ; 2° Aux personnes domiciliées sur son territoire, alors même qu’elles seraient décédées dans une autre commune ; 3° Aux personnes non domiciliées dans la commune mais qui y ont droit à une sépulture de famille ; 4° Aux Français établis hors de France n’ayant pas une sépulture de famille dans la commune et qui sont inscrits sur la liste électorale de celle-ci ». Compte tenu de ces dispositions, il importe de ne pas confondre le droit à être inhumé dans un cimetière et le droit à y obtenir une concession. Le code général des collectivités territoriales distingue, en effet, le droit d’être inhumé dans une commune et la faculté pour la commune d’accorder des concessions dans son cimetière. L’article L. 2223-13 du code général des collectivités territoriales relatif à la délivrance des concessions n’indique pas en effet les personnes auxquelles cette possibilité est ouverte. La décision de concéder des sépultures et celle de les octroyer relèvent de la politique de gestion du cimetière. Plusieurs cas de figure peuvent se présenter. Lorsqu’une personne relève de l’un des quatre cas énumérés par l’article L. 2223-3 précité et dispose donc du droit d’être inhumé, le maire de la commune concernée a l’obligation de délivrer l’autorisation d’inhumation. Le défunt est inhumé soit en pleine terre, c’est-à-dire en terrain commun, soit dans une concession. La commune a l’obligation de fournir, gratuitement, une sépulture en terrain commun, pour une durée minimale de 5 ans (article R. 2223-5 du code général des collectivités territoriales). En revanche, l’institution de concessions dans son cimetière étant une faculté pour la commune, elle n’est pas tenue d’en délivrer. Cependant, si la commune en a instituées, elle en accorde généralement aux personnes disposant d’un droit d’être inhumées dans son cimetière. Lorsqu’une personne ne dispose pas du droit d’être inhumée, la commune est libre, au moment du décès, d’accepter ou non l’inhumation de cette personne dans son cimetière. Elle n’est donc pas obligée de fournir une sépulture en terrain commun ou de délivrer une concession. Certaines personnes souhaitent porter une sépulture de leur vivant et acquérir une concession dans une commune. La fondation de la concession est alors nécessairement déconnectée du droit à l’inhumation et son cadre juridique a été précisé par la jurisprudence. Le Conseil d’État ne semble ainsi considérer comme motifs valables de refus d’octroi de la concession (nonobstant le droit d’y être inhumé) que le manque de place disponible dans le cimetière (CE, sect. , 5 déc. 1997, Commune Bachy c/ Saluden-Laniel) ou les contraintes résultant du plan d’aménagement du cimetière ou d’une « bonne gestion du cimetière ». Dans la mesure où la jurisprudence est venue apporter des précisions en matière de délivrance des concessions funéraires, il n’apparaît pas nécessaire de modifier la réglementation en vigueur.

JdF1-300x225 Octroi de concessions dans les cimetières
Votre actualité sur les pompes funèbres

PACS, mariage gay et mort du conjoint

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La loi sur le mariage homosexuel est soumise aujourd’hui au vote de l’assemblée Nationale, et, si la loi est adoptée, elle signera peut être la lente agonie du PACS. Cette forme d’union civile, quoique considérée comme un progrès à l’époque, n’était certainement pas une panacée.

Pourquoi PACS ?

assemblee_nationale-300x157 PACS, mariage gay et mort du conjointLe PACS, PActe Civil de Solidarité est, avec le mariage civil, une de deux formes d’union civile en France.

La loi instaurant le Pacs a été votée en 1999 sous le gouvernement Jospin. Cette forme d’union est née d’une volonté de combler le vide juridique entourant les couples non mariés par une reconnaissance officielle de leur union. Il place le couple dans un cadre juridique précis instituant des obligations réciproques, à la différence du concubinage, qui est une simple union de fait dépourvue de tout statut. Le Pacs offre plus de souplesse que le mariage, notamment en matière de séparation. Les formalités à la signature et à la dissolution sont en outre fortement réduites. Contrairement au mariage civil français, le Pacs est également ouvert aux couples de même sexe.

Mais cette forme d’union n’est pas, contrairement au mariage, absolue : c’est une reconnaissance du conjoint plus que la création d’une cellule familiale, ce qui n’est pas sans poser problème.

Le décès

A la surprise et à la grande consternation de nombreux conjoints PACSés, le décès du conjoint n’ouvre, en terme d’organisation des obsèques, aucun droit.

Dans la cas, par exemple, du décès du conjoint d’un PACSé, la mairie du lieu du décès, au moment d’établir les démarches pour le transfert de corps, et/ou l’inhumation ou la crémation, devra d’abord s’enquérir de l’existence d’une famille proche, par ordre de priorité par ascendant. A aucun moment, le conjoint PACSé n’apparaît comme ayant-droit aux démarches. En cas d’absence de famille, celui-ci peut alors pourvoir aux obsèques, mais ses décisions peuvent être contestées même par la famille éloignée.

Le conjoint PACSé ne peut, en cas de présence d’une famille, organiser les obsèques que si les ascendants du défunt lui ont rédigé un document faisant de lui leur représentant légal. Contestées devant la justice, certaines opérations, comme l’attribution d’une urne, font l’objet d’un vide juridique. Dans certains cas, un défunt PACSé en opposition avec sa famille pourra voir son conjoint totalement exclu de l’organisation de ses obsèques.

Sur l’acte de décès, la mention du PACS n’apparaît pas. Ainsi, un défunt divorcé, puis PACSé à un(e) nouveau ou nouvelle conjoint(e) se verra considéré par l’administration comme simplement divorcé.

Difficile, dans ce cas, pour le conjoint du PACSé de faire son deuil dans de bonnes conditions.

Et après, la succession

Pour la succession, le cas est encore plus simple : le PACSé a droit à une part, par testament, sur la quote part disponible. Ainsi, si le défunt a deux enfants, le conjoint PACSé a droit à un tiers de l’héritage, et un tiers pour chacun des enfants. Cette quote part disponible passe à un quart si il y a trois enfants, et ainsi de suite.

Le PACSé ne dispose donc, au final, que de peu de droits sur la succession de son conjoint, la donation entre époux étant, par exemple, impossible.

Alors, le mariage homosexuel, bonne idée ? C’est un débat d’opinion, et chacun le verra en fonction de ses propres valeurs. Il a toutefois un mérite : aller jusqu’au bout de l’idée du PACS, qui laissait un sentiment d’injuste et d’inachevé. Quitte à faire les choses, autant les faire bien.

Le prix des concessions entre Paris et la province

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L’ultime demeure n’est pas gratuite. Les prix des concessions, que l’on meure à la ville ou à la campagne, au sud ou au nord du pays, varient énormément.

1887775_13285007-cimetiere-20121027-t103a_90x90 Le prix des concessions entre Paris et la province

Ce sont les mairies, et elles seules, qui fixent le prix des concessions dans les cimetières, ainsi que leur durée. Le prix est, comme toute marchandise, régi par la règle de l’offre et de la demande. Dans le bourg de Langonnet(56), les deux mètres carrés d’une concession reviennent à 54euros pour une période de 30 ans et à 81,60euros pour 50 ans. Un parallélisme existe entre le prix des concessions dans les cimetières et celui de l’immobilier. Pas étonnant de voir ainsi les prix s’envoler dans le Sud-Est, à Nice, Lyon et Marseille notamment, ou à Paris. Deux mètres carrés pour 50 ans au Père Lachaise coûtent alors 4.004euros et, pour une concession perpétuelle, le tarif grimpe à 13.430euros. Pour chaque mètre carré supplémentaire, il faut ajouter 13.430euros. Être enterré à Paris coûte cinquante fois plus cher qu’à Langonnet! «Les concessions perpétuelles n’existent pas chez nous», indique-t-on à la mairie. Le manque de place ou, dans le cas de Langonnet, la crainte de voir des tombes délaissées, explique que les concessions perpétuelles soient de moins en moins proposées.

Vers une privatisation des cimetières?

Même s’il existe quelques cimetières privés (tous confessionnels), la loi, pour l’heure, les interdit. Il existe pourtant près d’Auray une exception. «Les jardins de mémoire» permettent de déposer au pied d’un arbre une urne cinéraire. «J’ai 500 habitants. Je peux encore planter 12.000arbres», explique Lionel Le Maguer, qui a inauguré l’endroit en 1998, profitant d’un vide juridique finalement comblé par une loi de 2007. «La loi n’étant pas rétroactive, je peux continuer. La première année, il y avait trois enterrements, l’année dernière, 150. Ça marche très bien», ajoute l’ancien agent immobilier. Dans l’ombre, les mastodontes du marché des obsèques travaillent à une libéralisation du secteur, qui leur permettrait d’ouvrir leurs propres cimetières. Tout en craignant des dérives, Lionel Le Maguer juge cette orientation inéluctable: «C’est créateur d’emplois et ça permettrait aux villes de faire des économies: les cimetières sont entretenus grâce aux impôts locaux. Dans notre cas, ce sont les familles qui règlent tous les frais.»

G.R.

viaServices funéraires. Mieux vaut mourir à Langonnet qu’à Paris – France – Le Télégramme.

Comment définir « cimetière » ?

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800px-Crossesatclonmacnoise-300x199 Comment définir "cimetière" ?
Riant cimetière

Le cimetière est une sorte de grand camping pour vacanciers perpétuels, logés dans des tentes de granit. Les soirées y sont toutefois moins animées que dans leurs homologues pour vivants.

Du moins est-ce une interprétation du lieu de repos perpétuel.

En réalité, l’on n’est pas si loin du compte. Venu du Grec koimêtêrion qui désignait un dortoir, le mot a transité par le latin latin coemeterium, devenu cimiterium, qui a gardé la définition. Ainsi, le cimetière est un endroit ou dormir, et donc (se) reposer, éternellement.

Les défunt pourraient mal prendre la chose : le cimetière a pris par extension la définition d’endroit ou l’on met au rebut, puisque rebutoir n’existe pas, parallèle rebutant s’il en est. Ainsi, au cimetière des voitures, l’on trouve ces autos qu’on a tant aimées, mais qui désormais inutilisables, encombrent.

De là à dire que le cimetière est un endroit ou l’on se débarrasse de la dépouille de ceux qu’on a aimé, mais qui, morts, sont moins aimables que vivants, et dont le cadavre désormais encombre, il n’y a qu’un pas que seuls les cuistres franchiront. Les autres resteront sagement en recul, arborant l’expression de respect discret qui sied au lieu.

Lieu qui se visite parfois. Pour rendre hommage à un cher disparu, bien sûr, mais aussi pour admirer les sépultures de célébrités ou d’anonymes qui ont fait l’histoire, la petite et la grande, et on bâti des monuments. Sous lesquels, de temps en temps, ils reposent.

Lorsqu’on est à l’extérieur du cimetière, l’on contemple ce que ceux qui y sont ont bâti. Lorsqu’on se trouve à l’intérieur, en visite, bien entendu, c’est le moment propice à s’interroger sur ce qu’on fait à l’extérieur, en attendant notre tour d’y résider.

C’est une règle immuable : quiconque habite en face du cimetière finira, un jour, par habiter en face de chez lui. Les autres aussi, mais c’est moins drôle à énoncer.

Le columbarium

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columbarium

Le columbarium est un monument ou l’on dispose les cendres d’un défunt après crémation, dans un cimetière.

Origine du mot columbarium et usage

osiris-columbarium-10-300x218 Le columbarium
Un columbarium typique

Le mot vient du latin « columba », qui signifie « niche de pigeon ». A l’époque romaine, des niches étaient creusées dans les murs des nécropoles, ou l’on installait les restes des défunts après leur crémation. Déjà appelés columbariums à l’époque, il est intéressant de constater que le mot n’a subi aucune modification ou francisation. Du strict point de vue étymologique, ce mot est d’un ennui mortel.

Pour mettre columbarium au pluriel, on se contentera d’ajouter un « s ». Un columbarium, des colombariums.

Pratique

300px-Paris_Columbarium_du_Père-Lachaise01 Le columbarium
Columbarium du Père Lachaise, Paris

L’on appelle columbarium les constructions colportant de multiples cases considérées comme autant de concessions, pouvant chacune accueillir une ou plusieurs urnes.

Il ne faut pas confondre les columbariums, monument unique multiconcessionnels, avec les concessions cinéraires. Individuelles, celles-ci se définissent par un carré de terrain ou peut être implantée un « cavurne », caveau en béton formaté pour accueillir plusieurs urnes, et sur lequel on peut installer un monument.

Pour désigner une concession en columbarium, on parlera généralement de « case de columbarium ». L’ouverture d’une case, pour un dépôt d’urne, se fait par un marbrier ou un agent de cimetière.

Même si l’expression est parfois utilisée, le terme « inhumation d’urne » pour un dépôt en case de columbarium, est incorrect, puisque « inhumation » signifie « in humus », dans la terre, et que ces monuments sont « ex humus », aériens, donc.

KM61-7-396-300x227 Le columbarium
Columbarium romain, époque antique