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Rivaud, les limousines funéraires qui connaissent vos besoins

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Benjamin Rivaud à FUNEXPO

Benjamin Rivaud, connu pour son offre de véhicules funéraires, est plus qu’un vendeur de voitures : avec une entreprise de pompes funèbres, une marbrerie, une offre de renforts ponctuels aux professionnels en surcharge de travail, il peut ainsi mieux cerner les besoins de ses clients sur le terrain.

Limousines et corbillards, vente…

« Nous sommes revendeur en France des sociétés Intercar, Eagle Coach et Indus Auto, nous proposons une gamme importante de véhicules limousines. » détaille benjamin Rivaud « Mais toutes les sociétés n’ont pas le désir d’intégrer une limousine à leur flotte. Nous proposons aussi des corbillards plus classiques dans le concept, mais toujours avec cette exigence que nous avons lorsque nous sélectionnons les véhicules que nous allons proposer ».

La satisfaction du client est au cœur des préoccupations de Benjamin Rivaud « Nous fournissons bien entendu un suivi administratif (immatriculation, conformités Apave, Véritas,…) pour toute acquisition d’un véhicule afin de soulager l’acheteur de cette tâche. » Les véhicules sont équipés « Mais nous proposons de les réaménager si nécessaire, selon les besoins du client ».

… Mais aussi achats

« Nous proposons un choix d’occasions sélectionnées. » explique Benjamin Rivaud « Ce qui implique que nous achetons des véhicules. On n’en parle pas assez souvent, c’est pourquoi je veux attirer l’attention des professionnels à ce sujet : si ils ont un véhicule à vendre, il peut peut être nous intéresser, qu’ils n’hésitent pas à nous contacter ».

Il est possible de louer des véhicules. « Nous proposons de la location de véhicules, en renfort ou une limousine pour une cérémonie de prestige, par exemple. Notre flotte de corbillards, fourgons et limousines, est à disposition, avec ou sans chauffeur, afin que les professionnels puissent accepter plusieurs cérémonies par jour ou tout simplement pratiquer l’entretien de leurs propres véhicules. Et ceci, au niveau national. ».

Un entrepreneur polyvalent

Benjamin Rivaud et ses équipes sont les premiers utilisateurs de leurs véhicules. « Nous sommes une pompe funèbre à part entière, et nous proposons en plus de nos locations dé véhicules des renforts. En effet, nous intervenons du transfert à la cérémonie en passant par la mise en bière, l’habillage et la préparation des défunts. Nos équipes de porteurs et maître de cérémonie sont à peuvent renforcer les équipes d’une société, ou prendre en charge intégralement un convoi. Ce sont tous des professionnels compétents et expérimentés. »

Premier utilisateur de ses véhicules, Benjamin Rivaud peut ainsi proposer une offre aux professionnels axée sur la facilité d’utilisation et l’ergonomie de ses véhicules.

Le site internet de Rivaud : benjamin-rivaud.com

Email : contact@benjamin-rivaud.com

Revue de presse du funéraire du 1er Août

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revue de presse pompes funèbres

Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs du 31 juillet 2017. Revivez l’actualité du week-end sur Funéraire-info.

Funéraire Info – Noyade sèche

C’est un terme que vous entendez depuis quelques temps maintenant  » la noyade sèche « . Mais que veut-il dire exactement ? Existe-t-elle vraiment ? Peut-on en mourir et comment la prévenir ?

Funéraire Info – Thanatopracteurs et maladies infectieuses

Les soins sur les porteurs de maladies infectieuses sont autorisés et la polémique a repris… D’un côté des thanatopracteurs inquiets qui trouvent cette mesure injuste, parce que même s’ils travaillent dans le milieu de la mort, ils tiennent (allez comprendre pourquoi) à leur vie (même s’ils sont bien les seuls) et de l’autre… Tout le monde, ah oui, zut. Dommage. Point de vue de thanatopracteurs.

Funéraire Info – Convoi au cimetière ça se prépare

Avant l’arrivée du convoi au cimetière, organisation et souci des détails sont de mise.

Le Monde – Décès de Jeanne Moreau

La comédienne, chanteuse, actrice et réalisatrice Jeanne Moreau est morte lundi 31 juillet à l’âge de 89 ans, a annoncé son agent à l’Agence France-Presse lundi. L’actrice à la beauté sensuelle et à l’inimitable voix grave, qui a fasciné les plus grands réalisateurs au cours d’une carrière de soixante-cinq ans, a été retrouvée morte à son domicile parisien, a précisé Jeanne d’Hauteserre, maire du 8e arrondissement.

Le Figaro – Canicule

Depuis 2003, la prévention est plutôt efficace pour les plus de 65 ans mais les plus jeunes ne se sentent pas concernés, à tort.

L’épisode caniculaire qui a eu lieu entre le 17 et le 25 juin dernier aurait fait 580 morts supplémentaires, selon une première estimation des autorités sanitaires. Un chiffre bien inférieur aux 15 000 décès imputables à la canicule d’août 2003. Depuis des mesures de protection ont été mises en place.

Courrier Picard – Dans l’espace

Olivier Baptiste, conseiller funéraire à Breteuil, propose à ses clients de disperser les cendres des défunts dans l’espace. Un service encore méconnu en France, où aucune loi ne l’interdit.

Voici – Rumeur

Non, Erik Per Sulli­van, l’in­ter­prète de Dewey dans la série Malcolm, n’est pas mort. Il a été victime d’une super­che­rie.

Tribune de Genève – Procès

Deux fermiers blancs poursuivis pour avoir tenté d’enfermer un jeune Noir dans un cercueil et menacé de le brûler vif ont plaidé non coupable lundi lors de l’ouverture de leur procès à Delmas, dans le nord-est de l’Afrique du Sud.

La revue de presse vous est offerte par Orthometals
Nous recyclons les implants orthopédiques et tous les résidus métalliques selon les lois en
vigueur. Nous les collectons périodiquement puis nous les transportons dans nos locaux pour les recycler. Nous fournissons gratuitement la logistique pour la collecte et le transport des résidus métalliques et des implants orthopédiques. Les métaux collectés par nos soins dans les crématoriums sont recyclés, et les bénéfices réutilisés pour soutenir des actions humanitaires choisies par nos partenaires.

Perles d’enterrement et humour noir : les anecdotes irracontables

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anecdotes irracontables

Il y a les anecdotes de pompes funèbres qu’on se raconte et qu’on raconte aux proches. Il y en a même qui en font des livres. Mais il y a aussi les autres, les anecdotes irracontables, les un peu honteuses, qu’on ne se raconte qu’entre soi, parce que l’humour, dans le funéraire, c’est comme le café, on le préfère noir et sans sucre.

« Une formation de secouriste pour les équipes de convoi ? Pour quoi faire ? Si le toubib a fait un mauvais diagnostic, c’est son problème, pas le nôtre ».

« Non, franchement, une formation de secouriste, dans les pompes funèbres, j’y suis opposé. C’est contre-productif. »

« Les progrès de la médecine ? Et ils y pensent, au petit commerce de proximité ? »

« T’as connu le père Chombier ? Il a habité toute sa vie en face du cimetière. Maintenant, il habite en face de chez lui ».

« Il ne faut pas mélanger travail et plaisir : ‘’On ne couche jamais avec un client’’, dans les pompes funèbres, crois-moi, ça prend tout son sens. »

(Le vieux formateur, entrant dans la salle ou attendent les futurs porteurs) « Bon, ici, pendant les formations, on écoute, on est attentifs, pas comme à l’école. Je dis ça, parce qu’il y en a beaucoup, qui n’ont pas compris pourquoi ils sont obligés de faire ce métier, maintenant. »

A la salle de pose, le matin « Houla, ils ont eu une dure nuit, les gars, on va avoir du convoi, cette semaine.
– A quoi tu vois ça ?
– Un mec que l’équipe de permanence a confondu son gobelet de café avec celui qui sert de cendrier. Deux fois. »

(Le petit-fils de la défunte, durant la réception de famille) « Vous savez, si vous nous racontez n’importe quoi, je le saurais, j’ai vu tous les épisodes de Six feet under ».
(Le conseiller funéraire, avec un regard noir) « Oui, et bien moi, j’ai vu tous les épisodes de Dexter ».
(Michael C Hall est le héros de ces deux séries, il joue un croque-morts dans Six Feet Under et un tueur en série dans Dexter).

Le veuf, à la thanatopractrice qui lui demande des vêtements pour habiller sa défunte épouse « Vous ne m’avez pas demandé de sous-vêtements. Vous n’avez peut être pas l’habitude d’en mettre ? »

« Je suis venu les mains vide. Après tout, on fait des cadeaux à la naissance, mais le bébé s’en fout, c’est la famille qui est contente. Pareil, on amène des fleurs aux enterrements, mais le défunt s’en fout, et sa famille, ben je les aime pas. »

Détournement de famille aux PF : où est la courtoisie professionnelle ?

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pf Dancoisne détournement de famille

C’est une mésaventure bien désagréable qui est arrivée à un professionnel du funéraire cette semaine : alors qu’il avait contacté un confrère pour une prise en charge de corps, loin de chez lui, il a purement et simplement assisté à un détournement de famille par l’indélicat. S’il relativise la gravité des choses, ce professionnel s’interroge sur les principes et la courtoisie professionnelle.

Détournement de clientèle

Tout a commencé, pourtant, comme une prise en charge ordinaire : une famille, un peu perdue, appelle une pompe funèbre. Il faut prendre en charge une défunte et organiser les obsèques à distance.

La famille contacte donc Alexandre Dancoisne, des pompes funèbres du même nom, à Templeuve-en-Pévèle dans le Nord.

Une partie du convoi doit se dérouler dans le Sud Ouest. Membre du réseau Le Choix Funéraire, l’entrepreneur s’aperçoit qu’il n’y a pas d’agence du réseau à moins de 80 kilomètres « Comme pour tous les réseaux, il y a quelques zones blanches sur la carte, et s’en était une ». Une autre pompe funèbre indépendante se trouve néanmoins à proximité, que Monsieur Dancoisne contacte. Les deux parviennent à un accord pour se partager l’organisation.

Ensuite « J’avais l’époux de la défunte régulièrement au téléphone. Le monsieur était un peu désemparé, il avait besoin d’être rassuré, je l’ai naturellement adressé à mon confrère. Il n’y a rien de mieux qu’une rencontre physique, en face à face, par téléphone, c’est moins facile ».

Et… « Je n’ai plus eu de nouvelle de la famille. Mon confrère avait pris tout le convoi pour lui, y compris le transport et l’inhumation », un détournement pur et simple de la famille.

Une question de courtoisie

« Ce n’est pas pour le convoi, ma part de travail s’élevait à 1000 euros, et honnêtement, je m’en moque. Je ne suis pas à cette somme près, mon entreprise marche bien, et je ne fais pas ce métier pour l’argent. C’est vraiment une question de principe ».

Alexandre Dancoisne n’en veut pas non plus à la famille « Le monsieur était perdu, il s’en remettait totalement à son interlocuteur, et voilà ».

On a posé la question à Alexandre Dancoisne sur le fait qu’il ait été trop confiant, qu’il aurait dû se verrouiller… « Oui, certainement. C’est ce que je fais toujours. Mais là, j’avais eu un bon contact avec mon confrère, et la famille était désemparée, je voulais leur apporter la meilleure aide dont ils avaient besoin. Ҫa m’apprendra. »

« Plus jamais je ne ferai confiance à un indépendant. Enfin, à un indépendant hors réseau, puisqu’au Choix Funéraire, nous sommes aussi des indépendants. Et c’est bien dommage. »

Non sans regret « C’est bien dommage, parce que je fais ce métier depuis 19 ans, que j’ai collaboré avec de nombreux confrères à travers tout le territoire, et que, outre une excellente collaboration qui a donné de très beaux convois, cela s’est souvent doublé de rencontres et d’échanges intéressants, professionnellement et humainement ».

Parce que c’est là, finalement, que réside la morale de l’histoire « Nous faisons un métier humain, et nous le faisons bien tant que nous avons cela à l’esprit. Ce n’est pas sur un convoi que j’ai perdu, je vous l’ai dit, je m’en fiche. C’est sur le fait que certains considèrent ce métier comme un business qu’ils font sans scrupule. C’est triste, et je n’aimerais pas que ça se généralise, parce que ce n’est pas la façon dont je le vois ».

Le site des Pompes Funèbres Dancoisne : www.pompes-funebres-templeuve.fr

Femme porteur : les législations sur le port de poids

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culturimes soulever poids femme porteur

Une question posée l’autre jour sur le fil de Funéraire info soulevait un point important : les différences de poids entre les homme et femme porteur. Plus précisément, le poids maximum soulevable fixé par la loi en fonction du sexe de l’individu. Une chose est certaine : à ce sujet, des progrès restent à faire.

Ce que dit la loi

Ce sont les articles R. 4541-1 à R. 4541-9 du code du travail, la norme AFNOR X35-109 et le décret n° 92-958 du 3 septembre 1992, qui définissent la limite acceptable de port de charge en fonction de l’âge, du sexe du salarié, de la distance à parcourir et des caractéristiques de la tâche.

Plus précisément, une femme n’est autorisée à ne soulever que 25 kg, contre 55 pour un homme. Mais le médecin du travail peut délivrer une autorisation de dépassement pouvant aller jusqu’à 105 kilos par individu… Uniquement pour les personnes déjà habilitées à en soulever 55. Ce qui exclut d’emblée les femmes de la liste des exceptions.

Cette loi interdit quasiment de facto à une femme de devenir porteuse, voire à une Maîtresse de Cérémonie de prêter main-forte à son équipe pour porter un cercueil si besoin, même si elle en a les capacités physiques.

Cette règle est superbement ignorée par les entreprises de pompes funèbres. Jusqu’au jour, sans doute, où elles tomberont sur un inspecteur du travail particulièrement zélé qui y verra un moyen facile d’accélérer son déroulement de carrière.

Une règle mal calibrée

Mettons-nous d’accord : le poids de l’objet a porter est divisé par le nombre de porteurs. Ainsi, un cercueil de 200 kilos (en bois d’acajou massif avec un défunt imposant) et quatre porteurs masculins donne : 200 / 4 = 50 kilos par porteur. On est dans la loi.

Le calcul inverse indique qu’une équipe de quatre porteuses est autorisée à soulever un cercueil pesant maximum 100 kilos.

Mais… Mais qu’en est-il pour une équipe mixte composée de trois hommes et de une femme ? Considère-t-on le poids total ou le poids moyen ? Parce que si l’on considère que chacun s’attribue une charge en fonction de ses capacités, alors l’équipe pourra soulever : 25 + (3 x 55) = 190 kilos.

Alors que si l’on fait le calcul en considérant que la charge est également répartie, soit le poids du cercueil divisé par quatre, on obtient 100 kilos, puisque la femme ne pouvant pas soulever plus de 25, les trois hommes ne sont théoriquement pas autorisés à compenser.

Pour aller jusqu’au bout…

Allons-y jusqu’au bout pour le raisonnement par l’absurde : quatre femmes portent un cercueil de 100 kilos. Un obstacle, escalier ou autre, survient sur le terrain, et, gravité aidant, le poids effectif se déplace de l’avant vers l’arrière. Les deux femmes à l’avant se retrouvent à porter 40 kilos, alors que celles à l’arrière en supportent 60, soit chacune 5 de plus que la législation ne l’autorise. On fait quoi ?

On va jusqu’au bout ? Parce que je ne sais pas vous, mais moi, je m’amuse.

Deux porteurs déplacent un cercueil de 110 kilos dans une allée, et l’un des deux porteurs est une femme. L’inspecteur du travail surgit de derrière une tombe et sort son carnet.

La femme explique alors qu’au titre de l’article 8 de la convention européenne sur le respect de la vie privée, de la loi « justice du XXIéme siècle », elle est biologiquement une femme mais se sent homme, et que donc, au titre de l’Article 3 de la convention européenne des droits de l’homme, l’empêcher de porter 55 kilos est constitutif d’un « Traitement inhumain et dégradant ».

La question alors posée est : va-t-on continuer à creuser le déficit de la Sécurité Sociale à cause des arrêts pour dépression nerveuse des inspecteurs du travail, ou va-t-on enfin modifier ce corpus de lois ?

D’autant que, et je pense que c’est votre cas, durant ma carrière, j’ai croisé des femmes qui portaient 55 kilos sans efforts et des hommes qui n’arrivaient pas à en soulever 25.

Du cimetière à l’hôpital, les pompes funèbres, un métier à risques

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« Toi, au moins, tu es tranquille, tes clients ne sont pas agités » est sans doute une des déclarations qui revient le plus souvent quand on dit travailler dans les pompes funèbres. Détrompez-vous, braves gens : les métiers du funéraire sont physiques, et, surtout, dangereux. La preuve par l’exemple.

Cascades en tout genre

C’était l’accident bête. Le truc qui n’arrive jamais, sauf à nous, bien sûr. « Clac ! Clac ! » une à une, les poignées du cercueil nous étaient restées dans la main. En entrant dans l’église, une. A la sortie de l’église, deux. La dernière au cimetière, mais on s’était déjà arrangés.

La famille avait été sympathique et compréhensive, et le fils du défunt était même venu nous consoler à la fin, au cimetière « Ne vous inquiétez pas, messieurs, ce n’était pas votre faute, on a bien vu que vous avez fait tout ce que vous pouviez, et plus encore ».

Il n’empêche : l’ambiance était morose, dans le corbillard. Je connaissais le Maître de Cérémonies depuis quelques temps, déjà, et je suis formel : ce jour là, c’est la seule fois ou il a pleuré durant ses heures de travail.

Je me massai le bras : quand la poignée de mon collègue, aussitôt suivie de la mienne, avaient lâché, à la sortie de l’église, javais pris, une fraction de seconde, tout le poids du cercueil sur un seul bras. Au final, le soir, nous serions trois à écoper d’un accident du travail. Une semaine, pour moi. Mais ça aurait pu être pire.

L’échappée belle

Parce que, deux heures auparavant, tout semblait aller bien, et j’étais dans une situation autrement plus périlleuse. Le défunt était à l’étage, où nous avions procédé à la mise en bière, et, dans l’escalier étroit, il n’y avait pas trop de place : j’étais donc seul au pied, en équilibre, descendant à reculons et retenant le cercueil. En haut, deux collègues retenaient le cercueil, chacun d’un bras, par les fameuses poignées.

Celles qui allaient lâcher une demi heure plus tard.

Si les vis n’avaient pas tenu, je prenais d’un coup tout le poids, cent vingt kilos avec le défunt dedans, basculai en arrière, allai me fracasser le dos contre les marches derrière, la tête contre le mur en bas, et finissait écrasé sous le cercueil.

Une semaine d’arrêt de travail, dans ce cas, ç’aurait été un peu court, je pense.

L’explication ? Un intermittent s’était retrouvé au montage des cercueils dans un dépôt. Tombé à cours de vis pour poignées, renforcées par des écrous à l’intérieur, il avait « eu la flemme » de prendre un véhicule et de retourner en chercher à la maison mère, et avais pris ce qui lui tombait sous la main, des petites vis pour… Emblèmes.

L’intermittent a été embauché en CDI deux semaines plus tard. Le Maître de Cérémonies a écopé d’une semaine de mise à pieds sans solde pour avoir accroché ledit intermittent au col et avoir fait mine de le frapper en salle de pause. Risqué, vous disais-je.

Du corbillard à l’hôpital

C’est en lisant l’histoire de cet infortuné collègue américain que je me remémorai cette histoire.

Alors que lui et ses collègues conduisaient le cercueil d’un défunt vers la tombe ou l’inhumation devait avoir lieu, le chariot a basculé, heurtant les jambes du porteur qui le guidait. Détail important : il s’agissait d’un cercueil américain, massif et luxueux, en bois et acier, hors gabarit, le défunt étant obèse, comme les américains savent parfois l’être.

Le porteur a basculé sous le poids et reçu le cercueil, avec élan, sur les jambes. Total, sept fractures, dont une à chacun des genoux, les muscles de la cuisse écrasés. Il devra passer par de nombreuses chirurgies et plusieurs mois de rééducation avant de pouvoir remarcher normalement.

Aux Etats-unis, 204 accidents graves subis par des personnels ont été déclarés par les servies funéraires durant des obsèques. En France, le chiffre est noyé dans l’ensemble des accidents du travail.

La morale de cet article : faites attention à vous.

Le support de capiton de cercueil Juca vu par ses utilisateurs

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funemraket juca support capiton cercueil

La Juca est un support rigide de couverture de capiton. Pratique, solide, peu onéreuse, elle remplace avantageusement la ouate et permet de supporter des objets (fleurs, photos, livres) lors de présentations en cercueil. Un utilisateur et une distributrice, tous deux fidèles du produit, partagent leur expérience avec nous.

Laurent Ceotto, Funéris, utilisateur

Pour nos lecteurs qui ne vous connaîtraient pas, pouvez-vous vous présenter ? « FUNERIS est le premier réseau de professionnels du funéraire qui a été créé en 1990. Sa vocation a pour but d’améliorer sans cesse le service funéraire en apportant ou en combinant les expériences des entreprises adhérentes. L’entreprise où je travaille est une entreprise familiale, basée à Saint Dizier et Vitry le François, nous avons deux chambres funéraires, de 5 salons à Saint Dizier et 8 salons à Vitry, que nous avons agrandie récemment. Notre entreprise réalise entre 500 et 600 convois par an. »

Et vous-même êtes Maître de Cérémonie « Entres autres ! Au besoin, je reçois des familles, fais des contrats obsèques, m’occupe de marbrerie. Vous savez comment c’est, les sociétés familiales, il faut être polyvalent. Mais ma fonction de Maître de Cérémonie est très importante, oui, parce que c’est le poste porte-drapeau de notre entreprise ».

Laurent Ceotto est utilisateur de la Juca « Nous l’utilisons dans 100 % des cas ». Depuis combien de temps « Je ne sais plus exactement, 3 ans, peut être quatre, je sais que nous avons adopté le produit très peu de temps après sa présentation ».

Comment cela s’est il passé ? « Mon oncle, Thierry Ceotto, président du réseau Funéris, l’avait vue sur un salon, et il avait trouvé l’idée excellente. A son retour, il nous en a parlé, et nous avons commencé à l’utiliser peu après. »

Pourquoi la Juca ? « Avant la Juca, nous utilisions de la ouate. Ce qui implique d’en utiliser beaucoup, de passer du temps à enrouler les feuilles, et le résultat n’est pas toujours garanti, quand la famille souhaite poser quelque chose d’un peu pesant dans le cercueil. Sans compter que, régulièrement, il s’en trouve un pour soulever le capiton, par curiosité, et ce bourrage de ouate, ce n’est pas esthétique, ça fait bricolé. Avec la Juca, on la déplie, on l’installe, le résultat obtenu est visuellement impeccable immédiatement, et la famille peut poser ce qu’elle souhaite, des fleurs, des livres, on sait que le support assurera la stabilité. »

2PFC-300x225 Le support de capiton de cercueil Juca vu par ses utilisateurs
Pascal Corson, le créateur de la Juca

Sonia Abrial, Velay Capiton, distributeur

Pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous vous présenter ? « Velay Capiton est fabriquant de capitons pour cercueils et distributeur d’articles funéraires. C’est une société familiale qui existe depuis bientôt 45 ans. Nous proposons toute une gamme de produits : des accessoires de cercueils, papeterie funéraire, produits d’hygiène, housses, urnes, fonds de chapelle ainsi que différents matériels et équipements funéraires. »

Et vous même en êtes dirigeante ? « J’en fais partie. Nous sommes trois dirigeants à la tête de l’entreprise. Et nous avons un effectif de 23 employés. »

Depuis combien de temps distribuez-vous la Juca ? « Cela fait plusieurs années, je vous avoue que je ne me rappelle pas exactement la date, mais nous avons suivi le produit depuis le début, oui. »

Que pouvez vous nous dire, en tant que distributeur, sur la Juca ? « Peu de choses, en vérité, c’est un produit qui manque sans doute encore un peu de notoriété. Mais, c’est un élément très intéressant, nos clients qui achètent des Juca sont fidèles. Les clients qui achètent des Juca juste une fois et n’en recommandent pas ensuite sont très rares, la plupart utilisent régulièrement ce produit. »

On l’a compris : l’essayer, c’est l’adopter. La Juca fait partie de ces idées simples, mais géniales, qui simplifient la vie des équipes tout en améliorant la qualité des convois chaque jour. Qu’attendez-vous ?

La Juca est disponible sur le site de Funémarket : www.funemarket.com

Le site de Velay Capiton : www.velay-capiton-articles-funeraires.com

Le site de Funeris : www.funeris.com

Convoi funéraire insolite : un tracteur agricole comme corbillard

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convoi funeraire tracteur angleterre

C’est un convoi assez extraordinaire qui a accompagné Norman Waspe, 69 ans, jusqu’à un crématorium du Suffolk, en Angleterre. Une procession de tracteurs classiques, à la réparation desquels Norman avait consacré sa vie. Un hommage digne et personnalisé.

Normal Waspe, 69 ans, était très apprécié des communes de Barclay, où il travaillait, et de Sicklesmere où il vivait. Et pour cause : dans cet est Suffolk rural, Norman était mécanicien. A la vie comme à la scène, pourrait-on dire : après avoir passé sa journée à réparer les machines agricoles, qui faisaient le gros de sa clientèle, il rejoignait son club de passionnés pour restaurer de vieux tracteurs.

Sportif, Norman était également passionné de chasse, de pêche, et président de l’équipe vétérans du club de hockey local. Mais, depuis tout petit, dans la ferme où il avait grandi avec ses trois frères, il s’était passionné pour les tracteurs, et leur fonctionnement.

Son père, bon mécanicien, lui avait appris les bases de la mécanique, et, dès qu’il fut en âge, le petit Norman partit en apprentissage auprès du réparateur de tracteur de la ville voisine.

Lorsque Norman est décédé, l’hommage que la population lui rendrait paraissait dès lors assez évident : l’accompagner jusqu’au crématorium avec des tracteurs. Plus précisément, un convoi de tracteurs classiques que Norman avait contribué à restaurer, avec leurs charrues.

Sur l’une d’elle était déposé le cercueil de Norman, ainsi conduit au crématorium sur une de ces mécaniques qu’il avait tant aimé.

Des obsèques personnalisées à l’extrême, donc, et un convoi, s’il avait parfois peut être des allures de kermesse, qui aurait fait plaisir au défunt. Je en sais pas vous, mais une pointe d’envie se fait sentir en voyant le Maître de Cérémonies diriger ces obsèques.

A quand un stand de pompes funèbres au salon de l’agriculture ?

Pompes Funèbres Morena : une Jaguar Pilato en Guadeloupe

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La société Morena, en Guadeloupe, s’est équipée en 2014 d’une Jaguar Corbillard XF. Un choix crucial pour les Antilles, ou le côté grandiose de la cérémonie prime. La famille Morena a un vrai retour d’expérience sur sa Pilato à travers plus de 200 convois. Interview ensoleillée de notre envoyé spécial.

Pilato, un choix évident

Vous avez acquis une limousine Pilato. Pourquoi cette société, parmi toute l’offre du marché ? « Ayant déjà acheté un corbillard chez pilato en 1998 qui nous a amplement satisfait , nous avons voulu réitérer l’expérience. »

Votre choix s’est de suite porté sur la Jaguar XF, pourquoi elle ? « Je suis à la base admiratrice de jaguar, et nous avons eu un coup de cœur lors du salon du Bourget en 2014 pour le modèle jaguar XF, notamment pour son style très atypique. »

Vous avez fait des dizaines de convois avec ce véhicule, les familles on dû vous en parler ? « Le véhicule est très apprécié des familles, surtout la prestance supplémentaire qu’il apporte lors des cérémonies. »

Justement : quelles différences majeures voyez vous entre les obsèques aux Antilles et en Métropole, et quelle y est l’importance du corbillard ? « Contrairement à la métropole, les cérémonies aux Antilles engendrent une véritable chaîne de solidarité et les familles des défunts souhaitent généralement qu’elles soient grandioses : veillée funéraire avec exposition du défunt en salon funéraire ou parfois à domicile, cortèges, fleurs, corbillard de luxe de préférence … »

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Le précédent corbillard des Pompes Funèbres Morena, une Pilato acquise en 1998

Une société familiale

Quelle est l’histoire de votre société ? C’est une entreprise familiale ? « Notre père, Monsieur Charlemagne NÉROME, a créé l’entreprise en 1980 sous la forme juridique des Pompes Funèbres NÉROME. En 2002, l’entreprise fut transformée en EURL MORÉNA. MORÉNA était le surnom donné à notre père depuis l’enfance. Enfin, lors de son décès en 2004, nous, ses enfants, avons repris l’entreprise sous la forme de SARL MORÉNA. »

Quelle est votre zone d’activité en Guadeloupe ? « Nous intervenons en priorité dans le nord Basse-Terre, et parfois hors zone. »

Combien de décès traitez-vous chaque année ? Et combien de personnes emploie votre société ? « Depuis 3 ans, en nombre de décès, nous effectuons un peu plus de 100 par an, et ces chiffre sont en augmentation par rapport aux années précédentes. Nous sommes au nombre de 5, deux frères et trois sœurs, plus 4 vacataires à qui nous faisons appel lors des cérémonies. »

Merci pour vos réponse, et à très bientôt sous le soleil !

Le site de Pilato : www.pilato-spa.it/fr/

Perpignan, l’adieu à André Salvat, Compagnon de la Libération

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Les Pompes Funèbres Salamone se sont vu confier, cette semaine, la charge d’obsèques particulières : celles du Colonel André Salvat, Compagnon de la Libération. Comment organise et coordonne-t-on ce type de cérémonie très spécifiques ? Fabrice Brochier, conseiller funéraire, nous fait partager son expérience.

Honneurs militaires

Décédé à l’âge de 96 ans, le Colonel Salvat avait un parcours de vie qui force le respect : Compagnon de la Libération, Grand Officier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre 39/45, il s’était illustré notamment à la bataille de Bir-Hakeim, soutenant un siège sous les bombardements Allemands pendant dix jours, ou encore lors de la bataille d’El-Alamein. Un cursus comme on en voit peu.

Un compagnon de la Libération est un membre de l’ordre de la Libération, créé le 16 novembre 1940 par le général de Gaulle en tant que chef des Français libres. Le titre de compagnon de la Libération a été décerné pour récompenser les personnes, les unités militaires et les collectivités civiles se signalant dans l’œuvre de libération de la France et de son empire. Sur les 1038 Compagnons de la Libération, seuls treize sont toujours en vie après le décès de André Salvat.

Les Pompes Funèbres Salamone étaient donc tout indiquées pour organiser la cérémonie d’obsèques. Fondée par un ancien para, la société compte dans son effectif beaucoup d’anciens militaires.

C’est Fabrice Brochier, conseiller funéraire aux Pompes Funèbres Salamone, qui a reçu la famille et organisé la cérémonie.

Interlocuteurs militaires

D’ailleurs, pourquoi la famille s’est elle adressée aux Pompes Funèbres Salamone ? « C’est un Général, ami de la famille, qui leur a indiqué notre société, à leur demande. Il savait que nous avions une compétence particulière dans le domaine militaire et le protocole spécifique. » explique Fabrice Brochier.

Comment cela se déroule, une fois le contact pris ? « De notre côté, nous nous chargeons de tout l’aspect pompes funèbres, administratif compris. Après avoir reçu la famille, j’ai aussitôt pris contact avec le DMD, Délégué Militaire Départemental. C’est en cohésion avec lui que nous avons organisé les obsèques. »

Qu’est-ce qui change pour un militaire de cette importance ? « On est presque sur un hommage national, pour une personne de cette importance. Le gouvernement était représenté, en la personne de Ségolène Neuvile, Secrétaire d’État aux personnes handicapés, puisque le Secrétaire d’État aux anciens combattants avait un empêchement. Il y avait également des délégations de militaires d’active, et plusieurs associations d’anciens combattants et porte-drapeaux ».

Organisation au millimètre

Qui se charge de quoi, concrètement ? « Le DMD a pris contact avec les associations d’anciens combattants, et les régiments pour les délégations de militaires d’active, à savoir le 3éme RPIMA (Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine) qui a envoyé une section, et la 11e Brigade Parachutiste, basée à Toulouse, pour les clairons. »

Ensuite, il faut coordonner tout le monde « C’est aussi le DMD qui a pris contact avec la cathédrale. Normalement, cette tâche nous incombe, mais le DMD souhaitait le faire. Et avoir une seule personne qui coordonne tous les intervenants évite certaines difficultés. »

Une fois les dates calées, le DMD informe la pompe funèbre « Nous avons alors pris contact avec la famille, pour lui proposer la date et l’horaire, et voir si cela lui convenait. La famille a donné son accord ».

hommage-pompes-funebres-salamone-colonel-salvat-2-300x213 Perpignan, l'adieu à André Salvat, Compagnon de la LibérationUne cérémonie sous contrôle

La veille, une réunion est organisée « Tous les intervenants sont réunis pour discuter des détails de l’organisation. Il n’y a pas de difficultés particulières, à partir du moment ou tout le monde sait qui fait quoi, et à quel moment. »

Le cercueil était porté par quatre militaires d’active à l’entrée et à la sortie de la cérémonie. « Nous avions proposé à l’origine qu’il soit porté par nos quatre porteurs, appuyés par deux militaires, mais nous sommes convenus qu’il serait mieux que le portage soit effectué uniquement par des militaires. Quatre d’entre eux s’en sont donc chargé, avec nos porteurs en retrait, mais prêts à intervenir si besoin. »

Pareil pour le placement dans l’Église « C’est notre Maître de Cérémonie, Frédéric Laffont qui s’en est chargé. La famille était installée en priorité, et elle devait être placée en face de l’évêque, qui officiait pour la cérémonie. L’assistance était ensuite placée selon la fonction et le grade. ».

Les hommages se sont succédé, notamment celui du Général Ménard, ami personnel du Colonel Salvat à l’armée, et ensuite dans le civil. Un Général a été chargé de lire l’éloge funèbres du Ministère de la Défense, retraçant la carrière du général. La cérémonie militaire et l’hommage au Drapeau se sont déroulés sur le parvis de la Cathédrale Saint-jean de Perpignan.

hommage-pompes-funebres-salamone-colonel-salvat-3-300x187 Perpignan, l'adieu à André Salvat, Compagnon de la LibérationLes Pompes Funèbres Salamone, une société à la pointe

Fondées par un ancien militaires, les pompes funèbres Salamone ont aujourd’hui deux agences dans le Sud Ouest, à Le Barcares et Saint Laurent de la Salanque. Une troisième agence ouvrira très prochainement à Perpignan, qui accentuera encore la présence de cette société dans la région où elle s’est taillée, en quelques années, une belle réputation.

Le site des PF Salamone : pompes-funebres-salamone.fr