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Inhumation ou crémation ? Quand la famille ne sait pas

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Inhumation ou crémation

Le défunt n’a laissé aucune volonté, la famille se trouve devant un choix à faire : inhumation ou crémation. Comment l’aider à choisir ?

Certaines personnes ne parlent pas de leur mort, question de pudeur, superstition ou tout simplement, le sujet ne s’est jamais immiscé dans une conversation. Et lors du décès de l’une de ces personnes, la famille se trouve parfois démunie devant cette question du conseiller funéraire: inhumation ou crémation ?

Le rôle du conseiller funéraire ne sera pas d’indiquer sa préférence personnelle, mais d’aider la famille à faire un choix en toute connaissance de cause, pour cela il faudra lui expliquer les différences entre ces deux modes de sépultures sur plusieurs aspects.

Nous excluons volontairement les questions religieuses, qui donnent souvent à la famille une orientation : le catholicisme n’excluant aucun des deux modes de sépulture, l’islam interdisant la crémation, tout comme le judaïsme, etc…

Inhumation ou crémation : ce qu’il advient du corps

Dans ces deux mode de sépultures, une des premiers aspect à évoquer est le devenir du corps. Dans l’un des deux cas, le corps repose en terre, ou dans un caveau, au sein d’un cimetière. Dans la crémation, le corps est crémé, et donc réduit en cendre.

La considération psychologique peut entrer en compte pour les familles. Dans un cas le corps est en cercueil, et subsiste comme une entité « immuable » (en tout cas dans leur imaginaire), ne bouge pas de son emplacement, emplacement clairement marqué à un endroit précis. La « nature » fera son oeuvre lentement, c’est un mode de sépulture moins « violent » que la crémation.

Pour la crémation, le corps est « détruit », et d’un cercueil de un mètre quatre vingt cinq, l’on rend à la famille une urne d’une trentaine de centimètre de diamètre, urne qui devra aussi reposer à un endroit particulier ou dont le contenu, les cendres, devra être dispersé.

Bien que ces aspects n’aient pas forcément été pensés par la famille, cela les amènera à considérer le corps du défunt d’une autre manière, dans son aspect « sacré » ou non, sans considération religieuse.

Parfois cela amène à des remarques cocasses, mais qui prouveront que l’idée commence à se faire un chemin : « il n’aimait pas être enfermé » (inhumation exclue), « il avait peur du feu, ou craignait la chaleur » …

Inhumation ou crémation, une affaire de prix ?

Bien entendu, la considération du prix entrera en compte, peut-être même avant celle du devenir du corps. Retroussez vos manches et attelez-vous à la tâche, on vous demandera probablement d’établir 2 devis.20_euro-300x199 Inhumation ou crémation ? Quand la famille ne sait pas

Si l’idée populaire veut que la crémation soit moins chère que l’inhumation, il n’en est rien, les professionnels le savent : tout dépend de beaucoup de paramètres. Dans certaines régions la crémation plafonne à 700€, dans d’autres elle n’est qu’à 400€.

La question du prix rejoint aussi le devenir du corps : quid de la destination de l’urne ou du cercueil ? La dispersion en pleine nature reviendra souvent moins chère, mais nous aborderons la question juste après.

Le transport du corps également peut s’avérer plus important jusqu’au crématorium, particulièrement dans les déserts crématoires (un nouveau mot, c’est cadeau !), laissant à l’inhumation des frais moins élevés.

Le reste des prestations sera à ajouter au compteur, du prix du cercueil, souvent moins élevé pour la crémation, au capiton parfois exclu de ce mode de sépulture.

Destination finale, un point clé

Enfin, entre inhumation ou crémation, la destination finale du cercueil ou de l’urne est importante.

Si la famille est déjà titulaire d’une concession, une piste s’ouvre : on pourra y faire inhumer l’urne ou le cercueil.

Si ce n’est pas le cas, il faudra faire le choix d’une concession, soit un terrain, soit une case de columbarium. Un coût à prévoir, en plus de l’ouverture et de la fermeture.

Dans le cas d’une concession nouvelle, la plupart des familles feront également le choix d’y faire poser un monument funéraire, on en revient à la question du coût.

La dispersion au jardin du souvenir est une alternative moins coûteuse mais qui représente une impossibilité de dépôt de souvenirs, articles funéraires et hommages, un point à souligner. Tandis que celle de la dispersion en pleine nature également, mais pose aussi le problème d’un endroit défini où se recueillir, qui ne le sera pas forcément à l’avenir.

Ici, c’est sur l’après que l’on doit amener la famille à réfléchir, et sur son besoin ou non de se recueillir à un endroit précis et sur lequel elle pourra ou pas déposer des articles funéraires.

On aborde ici un aspect de « coutumes funéraires », qui sont peut être encore inexistantes pour les familles (premier décès), à un moment où elles n’ont pas du tout réfléchi à l’après. Pourtant la dernière demeure, qu’elle soit au sein du cimetière ou en « plein air » pourra revêtir une importance capitale au bon déroulement du deuil et répondra à d’éventuels besoin de recueillement.

crématorium-Champigny-2-1024x681 Inhumation ou crémation ? Quand la famille ne sait pas
Crématorium de Champigny (94) – Concessions cinéraires

Ces 3 aspects sont les points à évoquer à une famille pour l’aider à faire son choix, parfois un seul suffira à les décider, d’autres fois il faudra les amener à « hiérarchiser » les points les plus importants pour eux. Ne mettez jamais votre patience de côté, vos conseils représenteront choix capital qu’ils ne devront pas regretter.

Enfin, dans le cas où des volontés seraient retrouvées plus tard, ou évoquées par un ami, on pourra aussi préciser que entre inhumation ou crémation, l’un est « réversible » : l’exhumation du corps pour le faire crématiser sera toujours possible. A l’inverse, une fois la crémation réalisée, c’est trop tard !

Le broyeur de calcius EMC arrive dans une version améliorée

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broyeur de calcius Europe Metal Concept

Il arrive : le broyeur de calcius mis au point par EMC sera commercialisé dans sa version définitive très prochainement. Un équipement très attendu, au point que Louis Piazza, directeur d’EMC, a enregistré dores et déjà une dizaine de pré-commandes, en France et à l’étranger. Détail sur la version définitive.

 

Un appareil complet

Le principe du broyeur de EMC est d’utiliser les vibrations à haute fréquence : les ondes sont modulées à une fréquence très précise.

Le déroulement des opérations est simple : l’opérateur retire les restes à l’issue de la crémation, encore incandescents, les place dans un autoclave, qu’il installe dans le broyeur EMC. De l’autre côté, il place l’urne destinée à recueillir les cendres du défunt.

Le broyeur EMC procède alors automatiquement à toutes les opérations : tri des métaux ferreux et non ferreux, broyage et refroidissement des calcius, disposition des cendres dans l’urne. A l’issue, l’opérateur de four récupère l’urne et la scelle, les cendres étant déjà froides.

A l’intérieur de l’autoclave, les calcius sont réduits en poussière par les ondes modulées. Un aspirateur les envoie au fur et à mesure vers l’urne. Ce dernier est calibré de façon très précise, pour pouvoir avoir assez de puissance afin de transporter les cendres, mais pas assez pour soulever quelque chose de plus lourd. Le refroidissement est assuré durant le trajet des cendres de l’autoclave à l’urne par échange thermique.

Version définitive

Nous avons demandé à Louis Piazza, directeur de EMC, ce qui avait évolué par rapport à la première version qu’il nous avait présenté en 2015. « Le design, tout d’abord. Ce n’est pas la partie essentielle des modifications, mais c’est ce qui se verra en premier, donc je commence par là. Mais l’essentiel réside dans sa simplification ».

Une simplification technique, tout d’abord ergonomique « Nous avons réduit le nombre d’opérations auxquelles l’opérateur doit procéder. Nous voulions un fonctionnement simple et intuitif, et nous avons pour cela combiné des opérations et supprimé tout ce qui était inutile. L’opérateur a désormais un nombre très minime de manipulations à effectuer ».

Mais cette simplification technique a aussi d’autres avantages « En réduisant le nombre de pièces mécaniques et électroniques, nous avons amélioré la fiabilité de l’appareil, sa longévité, et ses besoins en entretien. C’est un investissement sur le long terme, et les crématoriums doivent pouvoir compter dessus sans se poser de questions. EMC a la réputation d’être un partenaire fiable, nos appareils doivent l’être aussi. »

La commercialisation officielle débutera sous peu « Officiellement. Mais nous avons déjà une dizaine d’appareils pré-commandés, dont un à l’étranger, en Italie, et d’autres qui ont manifesté leur intérêt. Les crématoriums intéressés peuvent dores et déjà nous contacter. »

Le site de EMC : europemetalconcept.fr

Le sac de dépôt d’urne : une idée géniale pour des cérémonies élégantes

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sac de depôt d'urne funeraire
Le sac de dépôt d'urne Funemarket, permet d'inhumer l'urne au cimetière avec élégance.

Un nouveau produit innovant arrive sur le marché : un sac pour inhumation d’urnes. Une façon originale et élégante de procéder au dépôt d’urne, qui plaira aux professionnels soucieux de soigner leurs cérémonies jusqu’au bout. C’est une exclusivité Funemarket.

Une idée simple et géniale

Le sac en lui-même ressemble à une pochette d’apothicaire en cuir, ou un sac à main/sacoche, neutre et unisexe. Le Maître de Cérémonie y dépose l’urne et utilise le sac pour son transport. Jusqu’ici, rien de particulier à signaler.

L’originalité vient de l’aménagement pratiqué sur le sac. Muni d’une longue courroie, il peut être descendu jusqu’au fond d’un caveau ou d’un cavurne, sans assistance d’un marbrier, par exemple. Un fil, discret, permet alors d’activer un mécanisme très simple qui ouvre le fond du sac. L’urne est, de cette façon, déposée à sa place en toute élégance. Le sac est réutilisable à l’infini.

Une idée propulsée par le marché

L’idée est venue à un entrepreneur de pompes funèbres qui, en cérémonie, se faisait la réflexion que voir un Maître de Cérémonies s’agenouiller pour déposer une urne dans un cavurne, voire un marbrier descendre dans un caveau pour l’y installer, ce n’était pas la conclusion idéale pour une cérémonie élégante et bien tenue.

L’idée du sac ayant germé dans son esprit, il en réalisa un exemplaire pour lui, avant de réaliser que son invention pouvait plaire à de nombreux confrère. Il n’avait, malheureusement, ni les moyens ni les connaissances pour le distribuer sur une large échelle. C’est alors qu’un confrère l’a orienté sur Funemarket, place de marché du funéraire, qui lui permet de commercialiser son invention auprès de professionnels de la France entière sans avoir à réaliser d’investissement colossal en communication et en distribution.

Force est de constater que l’idée est bonne : depuis sa mise en vente, le produit est déjà un succès. Seul effet secondaire constaté, une forte accoutumance : les Maîtres de Cérémonie qui l’ont essayé refusent désormais de s’en passer.

Le sac de dépôt d’urne est à retrouver ici : http://www.funemarket.com/categorie-innovation-funemarket/creations-originales/innovations/sac-inhumation-urne.html

La Fédération Française de Crémation, les missions d’aujourd’hui et de demain

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Fédération française crémation

La Fédération Française de Crémation tiendra, samedi prochain, son assemblée générale, et dévoilera, dans la foulée, son nouveau site internet. L’occasion de se demander, aujourd’hui, à quoi sert la FFC ? Quels sont les combats des crématistes d’aujourd’hui ? Les équipes de la FFC nous les détaillent.

La FFC, un héritage historique

La Fédération est née en 1972, faisant suite à la Fédération Nationale des Sociétés Françaises de Crémation qui s’était donnée pour objectif de faire respecter la loi de 1887 sur le libre choix des funérailles, et la loi de 1905 sur la Laïcité, en promouvant la crémation et l’installation de crématoriums. En effet, si théoriquement la crémation était devenue légale, encore fallait il avoir la possibilité de faire ce choix, sans parcourir des centaines de kilomètres.

« Depuis le début des années 1980, la crémation a pris son essor et aujourd’hui, le nombre de crémations a fortement progressé. Il y a bien sûr de fortes disparités entre les régions, pour des raisons aussi diverses que l’implantation des coutumes et des religions au niveau local que de la facilité d’accès aux équipement. »

Les luttes de la FFC

Ce qui prime avant tout, pour la FFC, c’est le respect des volontés. « Nous sommes fréquemment alertés sur des volontés émises par un défunt qui n’ont pas été respectées par la famille » et l’association tient à sensibiliser le public comme les pompes funèbres « Aujourd’hui, un contrat obsèques ne garantit pas forcément le respect des volontés. Il faut que les opérateurs funéraires se sensibilisent sur le sujet » et ils peuvent faire appel à la Fédération ? « A la fédération ou à l’association crématiste locale, oui ».

Mais il faut aussi que les familles intègrent le fait qu’il peut y avoir de « véritables » obsèques civiles lors d’une crémation. « Il faut un référentiel pour les cérémonies civiles. Il faut que les Maîtres de Cérémonies aient la possibilité de le proposer aux familles. Trop souvent, ces dernières ne savent même pas que c’est possible. Mais ça l’est : des Maîtres de Cérémonies font des obsèques civiles très bien personnalisées. Mais ils ne sont pas encore assez nombreux. Le cérémonial doit se faire bien sûr avant la crémation, mais aussi au moment de la remise de l’urne. C’est un moment important, trop souvent bâclé ».

Les déserts crématistes

Même si la situation s’améliore, il existe encore des déserts crématistes en France. « nous demandons aux Pouvoirs Publics une régulation de l’implantation des crématoriums, réalisée au niveau régional, voire national » . Le schéma d’implantation des crématoriums se fait toujours attendre.

Autre sujet qui tient à cœur la fédération, l’éthique dans les crématoriums. De plus ne plus d’équipement ont un comité d’éthique, ou les représentants locaux des associations de crématistes sont appelés à siéger.

Comités d’éthique ou la FFC côtoie les élus, que les crématistes rencontrent également dans leurs mairies. Comment sont ils perçus ? « Nous sommes accueillis comme des conseillers. Tenez, dans les communes de 2000 habitants qui doivent s’équiper d’un espace cinéraire, ce qui n’est pas encore le cas partout aujourd’hui, nous pouvons aider à son élaboration. Trop souvent, celui-ci se limite à quelques cases de columbariums façon ‘’cube’’ et à un espace de dispersion qui est tout, sauf paysager. Nous apportons une aide, désintéressée en ce qui nous concerne, à la décision des élus ».

On le voit : le but ultime de la FFC n’était pas de permettre l’accès à la crémation à ceux qui le souhaitent, bien au contraire, ce n’était qu’un préalable. Le but de la FFC, aujourd’hui, est que celles eu ceux qui font le choix de la crémation puissent voir leurs volontés respectées dans les meilleures conditions possibles, pour eux comme pour leurs proches. Il y a encore du travail.

Le nouveau site de la Fédération Française de Crémation sera prochainement en ligne.

L’étrange aventure du cerveau d’Albert Einstein

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Albert_Einstein_1947

Une petite biographie d’Albert Einstein vous apprendra que, loin d’être resté toute sa vie assis derrière un bureau à réfléchir, ce dernier a eu une vie animée. La plupart des biographe s’arrêtant au moment de sa mort, il est rarement ajouté que, loin d’un repos paisible, le trépas non plus n’a pas ménagé ce brillant cerveau.

Thomas Harvey était pétrifié. Devant lui gisait le corps d’un des plus grands génies de l’histoire de la science. Mort, à jamais silencieux. Pourtant, son corps avait tant de choses à nous apprendre, certainement, encore !

Harvey était pathologiste, et, ce 18 avril 1955, sept heures et demi après que le décès ait été constaté, avait pour mission de déterminer les causes de la mort, s’assurant, au passage, qu’aucune erreur médicale n’avait été commise par un médecin de l’Hôpital Princeton, dans le New Jersey.

L’homme désormais mort devant lui avait formulé une demande qui semblait tellement égoïste à Thomas Harvey : il avait tellement été effrayé et avait tant souffert, de son vivant, de l’adulation dont il était l’objet, qu’il avait souhaité être crématisé, et que ses cendres fussent dispersées dans un endroit tenu secret.

Crématisé, annihilé, à jamais perdu pour la science. Thomas Harvey avait pris sa décision : il ne pouvait pas laisser perdre une telle source de connaissances. Il saisit une scie et une paire de pinces, et, lentement, avec mille précautions, entrepris de récupérer le cerveau d’Albert Einstein.

Un conflit ne tarda pas à éclater. Thomas Harvey n’avait pas caché dans son rapport qu’il avait prélevé la matière grise du scientifique, et la famille en conçut un grand courroux. De son côté, Harvey prétendait que l’exécuteur testamentaire d’Einstein, Otto Nathan, était présent lors de l’autopsie et avait donné son accord.

La manœuvre n’était pas, non plus, inédite : fréquemment, en ce temps, des organes étaient prélevés durant les autopsies pour études scientifiques et analyses. Seule condition, que la famille donne son accord pour l’autopsie, ce que celle d’Einstein avait fait, sans se douter une seule seconde, néanmoins, que quiconque oserait prendre une initiative personnelle qui contreviendrait aux volontés du défunt.

Un accord finit néanmoins par être trouvé : Harvey pouvait conserver le cerveau, à seule condition que celui-ci soit utilisé exclusivement à des fins scientifiques, et non pas à un suage de vénération publique ou de publicité d’aucune sorte, ce qu’aujourd’hui on appellerait du « people ».

thomas-harvey-cerveau-einstein-300x225 L'étrange aventure du cerveau d'Albert Einstein
Thomas Harvey pose avec une photo du cerveau d’Einstein. Il utilisait ce procédé pour la presse « people », ne posant pas directement avec l’organe, il ne contrevenait pas à l’accord passé avec la famille d’un point de vue juridique..

Harvey s’y tint… à peu près. Mais il sombra dans une forme de paranoïa. Il découpa le cerveau en plusieurs centaines de tranches,240 segments et des lames de microscope, qu’il plongea dans une matière appelée celloïdine, destinée à conserver les cellules grises.

Le cerveau d’Albert Einstein en voyage

Puis, pour des raisons jamais vraiment élucidées, il fut renvoyé de son travail, et partit en voyage tout autour des Etats-Unis, transportant partout avec lui le cerveau d’Einstein, conservé dans… Un ancien tonnelet de cidre, lui-même enfermé dans un petit réfrigérateur de voyage, qu’il branchait dans les chambres d’hôtel ou il résidait.

La science finit par accéder au prestigieux organe seulement trente ans plus tard, en 1985, la neuroanatomiste Marian Diamond parvint, à force de patience, à convaincre Harvey de la laisser examiner le cerveau. Parce que l’ironie de l’histoire, c’est que Harvey n’était pas neurologue, ni n’avait même de connaissances en ce domaine. Pour faire simple : il savait comment prélever le cerveau, comment le préparer, comment le conserver, mais n’avait absolument aucune idée de quoi en faire ensuite.

Thomas Harvey décéda en 2007, et la famille d’Einstein put enfin récupérer la précieuse matière grise. Sa famille lègue ce qui reste des prélèvements au National Museum of Health and Medicine américain, et celui-ci prend alors des photographies de toutes les portions pour pouvoir les envoyer aux scientifiques soucieux de faire des recherches.

Ce que nous apprend le cerveau d’Albert Einstein ? Peu importe, finalement : des études très pointues sont parues, des observations aussi précises que contestées ont été faites, mais personne ne semble d’accord. Seul constat certain : le cerveau d’Einstein pèse cent grammes de moins que le cerveau moyen d’un individu lambda. Quand on vous dit que ce n’est pas la taille qui compte…

Une fin morale, après tout : Einstein non plus n’était pas d’accord pour qu’on lui prenne son cerveau. Le physicien a-t-il une dernière fois mis sa matière grise en route pour faire de la résistance ?

Europe Metal Concept, les fondeurs du funéraire

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Louis Piazza de europe Metal Concept à côté du prototype du broyeur de calcius

Europe Metal Concept (EMC) est fondeur, et s’est spécialisée dans le retraitement des métaux issus de la crémation humaine et du médical. Mais comment une fonderie tout ce qu’il y a de plus traditionnel s’est elle dirigée vers ce métier à la pointe ?

Le recyclage des métaux

EMC est un acteur discret, mais actif. Il est vrai que l’activité de la société est pointue et ne prête pas à des expositions spectaculaires. A l’origine, EMC était spécialisée dans le recyclage des métaux issus de la dentisterie. Un choix assumé, parce que le modèle EMC était B to B, sans expérience du contact avec les particuliers.

C’est lorsqu’un dentiste expliqua à Louis Piazza, directeur d’EMC, que la plupart des prothèses dentaires arrivaient au crématorium, que ce dernier se pencha sur la question. D’abord sur l’aspect juridique du sujet « j’ai appelé notre juriste, et ai pris connaissances de la directive européenne de 1977, qui a depuis été remplacée par la directive de 2008. » nous explique Louis Piazza.

Une croissance régulière

Louis Piazza a vite compris qu’il ne pourrait proposer une solution simple en restant spécialisé dans le traitement des métaux dentaires, et a rapidement fait le choix d’étendre son champ d’expertise à l’ensemble des métaux issus de la crémation humaine. Le savoir-faire était déjà présent, le matériel s’est adapté. Ainsi, EMC a créé une machine capable de trier les métaux selon leur composition.

EMC s’est implanté régulièrement sur le marché des crématoriums. Débutant avec deux clients, les crématoriums qui font aujourd’hui appel à lui représentent un tiers du parc français.

Une procédure stricte

EMC est fondeur : cela veut dire que les métaux, une fois triés, sont fondus et ressortent sous forme de lingots « On les appelle des masses » souligne Louis Piazza. Les masses sont donc ensuite à envoyées un laboratoire indépendant, qui teste leur pureté. C’est en fonction de cet indice de pureté et du poids des métaux que EMC règle les crématoriums.

« C’est une transaction soumise à la TVA » précise Louis Piazza, dont l’usine est située en France. L’activité est de surcroît extrêmement réglementée : chaque opération donne lieu à une déclaration de transport, une déclaration de recyclage, et la société doit tenir un registre de police stipulant la nature, la provenance et la quantité de métaux, entre autres.

Comment est-ce que cela doit se passer ? « Pour chaque enlèvement, un bordereau est établi, les métaux triés sont notifiés sur un registre, avec leur nature et leur provenance, nous envoyons une photo au client de chaque pesée, avec la nature du métal, et tout est soumis à analyse de laboratoires indépendants français. Nous avons également une unité en Italie, entre autre, et là encore, nous respectons la législation italienne, nous recyclons sur place, en acquittant les taxes italiennes et sous le contrôle de laboratoires italiens. »

Louis Piazza le souligne : les crématoriums sont responsables des métaux issus des crémations. Le meilleur moyen pour eux de ne prendre aucun risque est de faire appel à une société appliquant une procédure stricte et ayant pignon sur rue.

Le site internet de EMC : europemetalconcept.fr

Orthometals, une solution humaniste à un problème éthique

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OrthoMetals charity_hand_0

Quel rapport entre les métaux récupérés à l’issue de la crémation humaine et des associations solidaires ? La réponse est apportée par Orthometals. La société spécialisée dans le recyclage des métaux propose une solution ambitieuse à un problème éthique.

De la crémation à l’altruisme

Quel rapport entre une association qui a pour but de financer des opérations du cœur pour des enfants démunis atteints de graves pathologies, une société spécialisée dans le recyclage des métaux issus de la crémation, et une société gestionnaire de crématoriums ? A priori, aucun. Pourtant, ces trois partenaires ont permis de sauver de nombreuses vies.

A l’origine du projet, Orthometals, société qui repose sur une idée simple : récupérer et recycler les métaux issus de la crémation, provenant des prothèses. Cette récupération et ce recyclage débouchent ensuite sur la revente des métaux traités, ce qui dégage un bénéfice. Très engagés au niveau humanitaire et écologique, les dirigeants d’Orthometals ont alors pris une décision totalement en accord avec leurs idées, à savoir conserver simplement l’argent nécessaire au fonctionnement de la société, et reverser la plus grande part aux crématoriums, charge à eux de les réinvestir dans l’humanitaire.

C’est, par exemple, de cette façon que les dirigeants de Crématoriums de France ont choisi d’aider Mécénat Chirurgie Cardiaque. Le gestionnaire figure aujourd’hui en bonne place dans les partenaires de l’association.

Une question éthique

Tout est parti d’une question éthique : a qui appartiennent les métaux résiduels de la crémation humaine ? Prothèses diverses, plaques, sont souvent constituées de métaux et d’alliages de grande valeur, qui ne sont pas perdus : récupérés, ils sont retraités, et revendus sur le marché spécialisé.

Qui dit revente, dit transaction financière, et donc profit. Profit qui, théoriquement, n’appartient à personne : ni aux familles qui ne peuvent pas venir réclamer de l’argent pour un bien financé par la Sécurité Sociale, ni par la Sécurité Sociale, parce que la législation ne le prévoit pas, ni par le crématorium, à qui ces prothèses n’appartiennent pas non plus et qui a déjà été payé pour sa prestation.

Une part de cette somme va à la société de recyclage, en règlement de son service de collecte, tri, traitement, transformation et revente.

La solution proposée par Orthometals est de reverser les fonds aux crématoriums, qui, à leur tour, les reversent à des associations. Internationales, nationales, locales, au choix, l’idée reste la même : faire en sorte que ces sommes soient utilisées pour le bien commun.

Une façon claire et simple de trancher un problème d’éthique, en y apportant une réponse humaniste et responsable.

Le site d’Orthometals : orthometals.com

Un détour au pub avant la crémation

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détour au pub
Capture d'écran mirror.co.uk

En Angleterre, les obsèques de Tiny Gulliford ne pouvaient se dérouler sans faire un détour au pub avant la crémation.

Le père de huit enfants et arrière grand-père a vécu dans la région de Stevenage depuis l’âge de 14 ans, après une enfance à la dure. Trimbalé de foyers en foyers, il appris la boxe pour pouvoir s’en sortir dans la rue. Devenu peintre en bâtiment, il se maria deux fois, et avait 26 petits-enfants, et 2 arrière petits-enfants. Très impliqué dans la petite vie de Stevenage, il était notamment entraîneur pour l’équipe de foot du Longmeadow Athletic FC, et avait fait partie des équipes de cricket e de fléchette de la ville.

Des centaines de personnes s’étaient réunies pour assister aux obsèques de l’homme qui se battait contre la maladie. Et un dernier hommage ne pouvait lui être rendu sans faire un détour au pub le Pied Piper. C’était même l’une de ses dernières volontés, qui est donc réalisée.

Le cercueil fut porté et posé sur des tréteaux pendant une demi-heure à l’intérieur du pub où le vieil homme venait depuis 1958.

Une pinte de Foster a été posée sur le cercueil tandis que sa famille et ses amis lui ont porté un dernier toast, dans une ambiance chaleureuse.

Les enfants de Tiny ont été émus par tous les hommages rendus à leur père, et heureux de pouvoir satisfaire ses dernières volontés dans une initiative qui ne s’est peut être jamais vue dans le Hertfordshire.

Un client habitué depuis près de 60 ans, ça se mérite, le pub était comme sa deuxième maison , déclara sa fille, les propriétaires veillaient sur lui.  Il y a même rencontré la légende du football anglais Will Mannion.

Le détour au pub, peu habituel, a été l’occasion pour tous de se rassembler avant la crémation de Tiny au Harwood Park Crematorium.

Incineris : la crémation au service du deuil animalier

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Incineris

J’ai pu interroger pour vous, le Docteur Anglaret, vétérinaire qui nous explique le fonctionnement de la Compagnie des Vétérinaires et en particulier de la crémation pour animaux domestiques Incinéris. Les évolutions en terme de pratiques funéraires pour les animaux ont beaucoup changé ces dernières années. La loi a notamment changé le statut de l’animal qui le met au cœur de l’hommage.

En effet, ça n’est que très récemment que d’un point de vue législatif, l’animal est considéré comme un membre à part entière de la famille et non plus comme un meuble. En terme de chiffre, c’est aujourd’hui près de 5 000 personnes qui viennent physiquement assister à la crémation de leur animal dans un des 14 centres que possèdent la Compagnie des Vétérinaires sur le territoire français dont le dernier à Faulquemont sera inauguré prochainement. Certains sont prêts à faire plus de 300km pour accompagner leur animal dans cet ultime voyage. « C’était une évidence » déclare le docteur Anglaret et c’est vrai que l’on est en droit de se demander comment cette loi n’a pas vu le jour plus tôt – il y a deux ans -avec plus de 60 millions d’animaux domestiques en France.

La crémation

Il existe aujourd’hui plusieurs manières de crématiser son animal domestique, par celle dite « Plurielle », qui ne permet pas d’avoir les cendres de son animal, car comme son nom le sous-entend, la crémation se fera en compagnie d’autres animaux. Pour ceux qui souhaitent récupérer les cendres de leur compagnon, l’entreprise propose un service appelé « Référence ». Enfin, le « Service Funéraire » s’adresse aux propriétaires qui désirent accompagner leur animal jusqu’au bout en venant assister à la crémation. Quelque soit l’option choisie, l’animal peut être confié au vétérinaire ou amené directement au crématorium. Dans le premier cas, Incineris assure la prise en charge directement au cabinet ou à la clinique vétérinaire ; dans le second, une prise de rendez-vous est nécessaire.

Une approche humaine

Les obsèques de ce petit être, ressemblent à s’y méprendre à ceux pour un humain. L’animal confié au vétérinaire qu’il soit un chat, chien, cheval ou NAC -nouveau animaux de compagnie- est pris en charge, toiletté, les yeux sont fermés, les orifices obturés afin d’éviter tout écoulement. D’ailleurs un service spécialisé à vu le jour pour les chevaux appelé HORSIA, qui répond là encore à une demande croissante. Les familles peuvent se recueillir dans un salon, écrire quelques mots sur une note en papier, passer de la musique et choisir l’urne avec laquelle ils repartiront.

Horsia Incineris : la crémation au service du deuil animalierSi la mise à la flamme ne se fait pas devant les familles c’est pour éviter le caractère impressionnant de la chose, en revanche, il est possible de suivre la crémation par système de vidéo.

Une aide au deuil indéniable

On le sait, le deuil animalier est tout aussi impactant dans la vie d’un individu que tout autre deuil. Trop longtemps relayé comme un sous-deuil, il apparaît aujourd’hui comme une douleur à part entière qu’il faut savoir traiter et écouter. La crémation individuelle de l’animal de compagnie aide à ce processus au sens du cérémonial qui l’accompagne. Cela marque la fin d’un cycle, la rupture. C’est aussi souvent la première fois qu’un enfant est confronté à la mort. Pour l’accompagner dans cette démarche, j’ai réalisé un carnet du deuil pour enfant Je ne t’oublie pas, qui lui permet de s’exprimer sur son chagrin afin de le transformer en souvenir. Cas particulier, certaines familles qui déménagent, déterrent leur animal afin de le crématiser pour pourvoir ensuite partir avec.

C’est très significatif, les familles repartent avec l’urne, parfois pour mieux l’enterrer, mais elle souhaite « avoir l’animal auprès d’elle » c’est une nécessité et tous les membres d’une famille sont concernés par la douleur du décès.

Un développement à l’international

Afin de répondre à la demande croissante des besoins sur le terrain – en France comme à l’étranger – la Compagnie des Vétérinaires étend son activité à l’international. C’est le cas de l’Allemagne où, pour l’instant, ce sont les 300 entreprises de pompes funèbres qui font l’intermédiaire. La compagnie vient d’y investir sur trois sites et s’apprête à démarrer la construction de deux nouveaux centres en Pologne. Aucun service de ce genre n’existe  là-bas, ce sont les pionniers et il aura fallu 20 années d’expertise à la Compagnie des Vétérinaires pour mener à bien ce projet. Des pistes sont également évoquées en Hollande.

Comptez environ 270 € pour une crémation qui comprend la toilette, le transport ainsi que l’urne.

Pour aller plus loin : http://www.incineris.fr/

EMC, valoriser en toute sécurité les métaux des crématoriums

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EMC louis Piazza

Spécialiste français du traitement des métaux issus de la crémation humaine, EMC assure, sur ce marché sensible, toute tranquillité à ses clients. Par un respect scrupuleux de la réglementation, et par la mise en place de solutions innovantes. Louis Piazza, le directeur, nous les détaille.

Le traitement des calcius

EMC récupère une certaine quantité de calcius, ce qui a fait s’interroger Louis Piazza « Selon les endroits, les métaux étaient mêlés d’une certaine quantités de calcius, plus ou moins importante. Ce sont des matières issues de la crémation humaine, qui doivent donc être respectées. Nous nous sommes mis en quête d’une solution qui soit à la fois respectueuse, efficace, et naturelle. Nous avons mis au point un procédé : après avoir broyé à nouveau très finement les calcius, nous les plongeons dans un bac contenant de la chaux et de l’eau. Ils se dégradent ainsi en plusieurs semaines. Nous n’utilisons que des produits naturels, non polluants, et surtout, nous ne jetons pas ces calcius, ce qui serait irrespectueux ».

Un métier extrêmement réglementé

Le recyclage des métaux est soumis à plusieurs lois : « Nous nous soumettons à la législation européenne sur le recyclage, et à la législation sur le funéraire ».

Le plus important, pour être dans la légalité, est la traçabilité « à chaque étape, nous remettons un document CERFA. Nous acquittons également, pour les crématoriums, la TVA. Toutes les transactions sont basées sur le cours des métaux : il ne pourrait en être autrement dans une opération de recyclage. »

C’est d’ailleurs la base du système Italien, que Louis Piazza cite en exemple « Pour pouvoir faire des affaires avec l’Italie, vous devez remettre un document fiscal attestant que vous n’êtes pas de la mafia » sourit-il « mais, mieux encore, pour les appels d’offre de recyclage, ils se basent sur les cours des métaux : trop haut ou trop bas, c’est que soit vous êtes louche, soit vous voulez gagner trop d’argent, et vous êtes éliminés. Alors qu’en France, les appels d’offre se traitent au mieux disons, sans se poser de questions. »

EMC-250-300x250 EMC, valoriser en toute sécurité les métaux des crématoriumsCas concret

Comment est-ce que cela doit se passer ? « Je prends l’exemple d’EMC, qui est soumise à la législation française : pour chaque enlèvement, un bordereau est établi, les métaux triés sont notifiés sur un registre, avec leur nature et leur provenance, nous envoyons une photo au client de chaque pesée, avec la nature du métal, et tout est soumis à l’analyse de laboratoires indépendants français. Nous avons également une unité en Italie, où nous appliquons la législation italienne. »

Transparence égal sécurité

Louis Piazza appelle toutefois à la vigilance « il existe une législation, qui s’appelle la  ‘responsabilité élargie du producteur’ et que personne, dans les crématoriums, ne semble connaître » pour faire simple, cette législation stipule que les crématoriums peu regardants sur l’usage des métaux confiés ou les déclarations fiscales peuvent être tenus pour responsables par la justice. De quoi faire peur.

« Il suffit, pour éviter tout ennui, de faire appel à une société qui a une autorisation préfectorale de négoce, et de courtage de déchets, une autorisation de transport par route de déchets, qui délivre un CERFA autorisant le transport des déchets et le suivi de traçabilité des produits à revaloriser ou à éliminer. Pour les sociétés qui traitent les déchets dans un pays étranger faisant partie de la CEE : délivrance du CERFA transfrontalier, qui déclarent leurs exportations de métaux précieux et s’acquittent de la taxe de métaux précieux, et de la caution intra communautaire si les métaux sont traités à l’étranger ».

Ce qui a l’air compliqué, comme cela, se résume pourtant à un coup de fil : appeler EMC.

Le site de EMC : europemetalconcept.fr