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Défunt trop gros et addition hors cote au crématorium de Pamiers

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crématorium de Pamiers
crématorium de Pamiers. Crédit photo : Meilleurs pompes funèbres.com

Visiblement, parfois la douleur face au décès d’un être cher ne suffit pas. Je vous en parlais dans la revue de presse de ce matin, si vous avez suivi, c’est bien, pour les autres, rattrapage ici. Le témoignage de Régine qui, suite au décès de son mari se voit facturer un montant bien plus élevé que prévu. La raison : son mari, « un défunt trop gros » causerait des coûts supplémentaires liés aux risques de la crémation.

Un défunt trop gros

Régine explique :  » Les volontés de mon mari étant une crémation, l’agent funéraire nous propose d’appeler le crématorium de Pamiers afin de fixer immédiatement une date. Elle est arrêtée au vendredi 22 septembre à 17 h 30. Je donne mon accord pour le devis proposé d’un montant de 782 €. De retour chez moi, je préviens tous mes proches de la date et de l’heure des obsèques ».

Jusque là tout est en ordre, mais le jeudi en début d’après midi, soit la veille de la crémation et de la cérémonie, la veuve reçoit un appel de l’entreprise de pompes funèbres qui lui explique qu’en raison « du poids important de son mari » la crémation devra être reportée au lundi suivant. Elle refuse, car la famille et ses proches ont déjà planifié leur déplacement. En fait la raison était qu’il y avait un risque de surchauffe du four en raison du poids de son mari et que le crématorium refuse ce genre de crémation en fin de journée. À force de discussions, un compromis est trouvé, et la crémation maintenue au jour et à l’heure prévue.

Problème : Quelques jours après, Régine reçoit la facture d’un montant qui dépasse les 782 € initialement prévu. Le montant est de 1 337 € soit près du double. Et c’est la qu’est la subtilité, sur le devis il était écrit « jusqu’à 145 kg » mais personne n’avait prévenue la veuve que son mari pesait plus que ce poids et que donc elle allait devoir payer bien plus cher la crémation.

Défunt trop gros : un devis oversize ?

Si les devis types sont désormais obligatoires en mairie par les opérateurs de pompes funèbres qu’en est-il de la ligne crémation ? La crémation ou l’inhumation fait partie du devis de la pompe funèbre. Le crématorium de Pamiers explique que le prix correspond bien au montant inscrit sur la grille tarifaire consultable en mairie :  » Si un mort est lourd, la crémation dure plus longtemps et monopolise plus de personnel. Le coût supplémentaire est justifié ». En réalité le problème est à un autre niveau. Lorsqu’un défunt a un soin de conservation, c’est le thanatopracteur qui prend les mesures et indique à la pompe funèbre si oui ou non il faudra prévoir du hors-cote. En l’absence de soin, c’est aux employés de pompes funèbres de s’en charger. Bien sûr, impossible de peser le défunt, mais devant « un défunt trop gros » il y a lieu de pédagogie avec la famille. Ici c’est la famille qui avait donné le poids du monsieur, hors une longue hospitalisation (coma) avait fait prendre du poids à ce dernier et la famille ignorait son poids final. Pourquoi la pompe funèbre n’a pas prévenu la famille qu’il risquerait d’y avoir un surcoût ? Car finalement au delà du montant, c’est surtout de s’être retrouvée devant le fait accompli que Régine s’offusque.

Défunt trop gros et discrimination

C’est un peu comme ces magasins de vêtements qui vont font payer plus cher si vous êtes plus gros en raison de plus de tissus. Dans sa douleur et sa colère, Régine réfléchit à attaquer le crématorium pour discrimination. Ce dont se défend le crématorium de Pamiers qui dit ne pas deviner la charge pondérale d’un individu. La pesée s’effectue le jour même. En 2018 tous les fours dans les crématoriums seront mis aux normes et l’on vous en parle régulièrement. Un four crématoire classique à du mal à accueillir un cercueil hors côte ce qui fait que certains crématoriums en France refusent carrément la crémation. Il y a quelques années suite à un autre cas similaire, la Société des Crématoriums de France avait expliqué qu’il y a entre 10 et 20 % de crématoriums équipés en hors-cote. C’est peu, mais il n’y a aucune obligation légale, comme pour beaucoup de choses en France, la législation est floue. Mais la Société des Crématoriums de France défend un service public et considère donc qu’il ne doit y avoir aucun surcoût supplémentaire pour les familles. Dans ce flou artistique légal, seul la pédagogie est utile. Soit le crématorium considère que c’est l’état qui doit assurer la prise en charge, soit il doit avoir un devis clair et affiché en mairie, ce qui est le cas ici. Encore une fois, un manque de délicatesse et d’information sont à l’origine d’un deuil mal entamé.

Orthometals, le développement durable et la crémation humaine

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OrthoMetals charity_hand_0

Orthometals est aujourd’hui une valeur sûre dans le recyclage des métaux issus de la crémation humaine. Pourtant, partie d’une idée pionnière et basée sur des fondamentaux humanistes et écologiques, ce n’était pas gagné d’avance. Recette d’un succès éthique et durable.

Les métaux précieux

Plaque de réparation osseuse pour les fractures, prothèses de hanche, de genoux, en acier médical ou en titane… Les métaux précieux et résistants à la crémation sont omniprésents dans les crématoriums.

Jusqu’à il y a quelques années, ces derniers se débrouillaient de la situation. Devant le nombre de ces items, il est difficile de les stocker sur du long terme, faute de place. Ils ne peuvent être réutilisés pour être réimplantés ailleurs, puisque les normes sanitaires ne les agréent pas, et les réactions des receveurs comme de l’opinion publique seraient sûrement négatives dans le cadre d’une réutilisation sans recyclage. Faire appel à une société spécialisée dans le recyclage est donc une solution fréquente et acceptable.

Mais les crémations sont de plus en plus nombreuses, et les familles de mieux en mieux informées, tout en étant légitimement plus sourcilleuses quand à la destination de ces prothèses qui appartenaient aux défunts. Un  »simple » recyclage ne suffirait pas, d’autant que, compris comme un commerce, il pourrait être mal percu.

Aussi, si faire appel à une société de recyclage est essentiel, la choisir pour ses pratiques saines et assurer la transparence financière est un impératif.

L’exemple d’Orthometals

Si Orthometals n’est pas la seule société transparente et éthique sur ce secteur, son caractère pionnier et sa philosophie humaniste en font un exemple parfait de solution satisfaisante à court et long terme.

Ruud Verberne et Jan Gabriëls ont créé leur entreprise, Orthometals, pour récupérer ce qui pouvait encore servir de ces prothèses. Après le décès et la crémation de leurs propriétaires, ces pièces sont récupérées et triées par les employés de la société.

Orthometals récupère ainsi des tonnes de métal auprès des crématoriums. Une ou plusieurs fois par an fois par an, les prothèses sont envoyées à Zwolle, le siège de l’entreprise, pour y être triées. L’entreprise recycle 300 à 350 tonnes de métal en provenance d’Europe et plusieurs dizaines de tonnes en provenance des Etats-Unis, du Canada, d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Une fois triées, ces pièces de métal reprennent de la valeur. Une fonderie spécialisée dans le travail du cobalt ne peut en effet rien faire avec des pièces contenant du titane.

Après déduction des coûts de transport, de personnel, de loyer, d’équipement et d’investissement, les bénéfices restants sont en partie reversés aux crématoriums, pour soutenir des actions caritatives. L’entreprise réalise plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires, mais sa marge est faible. Sur 100 euros de bénéfices, Ruud Verberne en reverse entre 60 et 75 euros aux crématoriums.

Les enfants de Ruud Verberne et Jan Gabriëls, qui gèrent aujourd’hui l’entreprise, gardent en effet de quoi vivre de leur activité, mais pas plus. Jan Gabriel est décédé, et Ruud Verberne consacre beaucoup de temps à parcourir le monde pour promouvoir le développement durable.

Un modèle utopique ?

Certains ont pu ironiser, au début, sur l’utopie écologique, pour ne pas dire baba cool, d’Orthometals. Plus personne, aujourd’hui, ne les prend à la plaisanterie : Orthometals a démontré qu’un modèle économique basé sur le développement durable et l’humanisme pouvait s’imposer sur le marché.

Une fois l’argent reversé aux crématoriums, ces derniers le reversent à leur tour à des associations de bienfaisance, locales ou nationales, encore une fois en toute transparence.

Le problème des métaux à recycler est ainsi résolu de façon parfaite : ils sont recyclés par une entreprise éthique, qui a pignon sur rue et explique en toute transparence la façon dont elle travaille. L’argent collecté est reversé, en toute transparence, pour des œuvres humanitaires. Le crématorium règle ainsi un problème de façon irréprochable, tout en bénéficiant de l’image favorable que crée le mécénat.

Si vous n’êtes pas encore au point avec le recyclage de vos métaux, songez-y : un jour ou l’autre, quelqu’un posera la question. Prévoyez dès aujourd’hui une réponse satisfaisante.

Le site internet d’Orthometals : www.orthometals.fr

Crématoriums : norme 2018, après la mise à niveau, le contrôle

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Four de crématorium inspection

Nous vous avions déjà parlé, avec Michel Chazottes de Funéraires de France, du contrôle technique des crématoriums. Le dirigeant de Funéraires de France revient sur les points particulier du contrôle technique après équipement d’un filtre à la norme 2018, alors qu’il ne reste que quelques mois avant son entrée en vigueur.

Mise aux normes

La mise aux normes 2018 sur les émissions de gaz des crématoriums entraîne des travaux importants et nécessitent un contrôle technique avant la remise en service du crématorium. Un contrôle de l’émission des gaz, donc ? « Pas seulement » explique Miche Chazottes. « Les filtres de crémation sont des appareils de taille conséquente. Dans certains cas, des travaux sur le bâti du crématorium sont nécessaires. Le contrôle d’un crématorium après mise aux normes porte donc sur trois points : les émissions de gaz, la sécurité et le contrôle du bâti. »

Pour le bâti, le contrôleur technique se base sur la documentation de l’architecte, appuyée par un contrôle visuel.

La sécurité

La partie sécurité comporte un dispositif de contrôle de température à l’introduction : « elle ne doit pas être inférieure à 350 degrés, ni supérieure à 900 degrés » souligne Michel Chazottes. L’introduction en elle-même ne doit pas durer plus de 20 secondes. Second dispositif, il doit y avoir un contrôle manuel de l’ouverture et la fermeture de la porte du four, et un second dispositif contrôlé manuellement qui permet de finir l’introduction du cercueil. Ces deux systèmes sont destinés à pallier une panne électrique.

Contrôle d’une crémation

« Le contrôle passe par la vérification de présence des équipements obligatoires. On vérifie la présence d’une chambre de combustion à sole plane, et d’au moins une chambre de postcombustion, visuellement et en s’appuyant sur le documentation du constructeur » explique le contrôleur technique.

Le contrôleur assiste ensuite à une crémation « On choisis un cycle standard, partant du principe que l’opérateur peut augmenter le cycle en fonction de la corpulence du défunt. » le cycle ne doit pas excéder 90 minutes « Nous chronométrons l’opération et nous comparons nos résultats avec ceux de l’indicateur numérique ».

Les émissions de gaz

Pour le contrôle des rejets des crématoriums, qui demandent des installations et des compétences poussées, le contrôleur technique fait appel à un expert. Michel Chazottes, nous avait adressé à Jean-Christophe Auduberteau du laboratoire CERECO, dont l’interview est à lire ici.

On le voit, la mise aux normes 2018 implique une contrôle technique du crématorium poussé. « Nous avons de plus en plus de demandes » explique Michel Chazottes « au fur et à mesure que les crématoriums sont équipés ». Ceux qui sont sur la limite de date pourraient donc se trouver immobilisés en attendant le contrôleur ? « Non » rassure le directeur de Funéraires de France « Nous avons des contrôleurs dans chaque région, nous pouvons répondre à la demande ».

Le site de Funéraires de France : funeraires-de-france.fr

Le broyeur de calcius EMC arrive dans une version améliorée

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broyeur de calcius Europe Metal Concept

Il arrive : le broyeur de calcius mis au point par EMC sera commercialisé dans sa version définitive très prochainement. Un équipement très attendu, au point que Louis Piazza, directeur d’EMC, a enregistré dores et déjà une dizaine de pré-commandes, en France et à l’étranger. Détail sur la version définitive.

 

Un appareil complet

Le principe du broyeur de EMC est d’utiliser les vibrations à haute fréquence : les ondes sont modulées à une fréquence très précise.

Le déroulement des opérations est simple : l’opérateur retire les restes à l’issue de la crémation, encore incandescents, les place dans un autoclave, qu’il installe dans le broyeur EMC. De l’autre côté, il place l’urne destinée à recueillir les cendres du défunt.

Le broyeur EMC procède alors automatiquement à toutes les opérations : tri des métaux ferreux et non ferreux, broyage et refroidissement des calcius, disposition des cendres dans l’urne. A l’issue, l’opérateur de four récupère l’urne et la scelle, les cendres étant déjà froides.

A l’intérieur de l’autoclave, les calcius sont réduits en poussière par les ondes modulées. Un aspirateur les envoie au fur et à mesure vers l’urne. Ce dernier est calibré de façon très précise, pour pouvoir avoir assez de puissance afin de transporter les cendres, mais pas assez pour soulever quelque chose de plus lourd. Le refroidissement est assuré durant le trajet des cendres de l’autoclave à l’urne par échange thermique.

Version définitive

Nous avons demandé à Louis Piazza, directeur de EMC, ce qui avait évolué par rapport à la première version qu’il nous avait présenté en 2015. « Le design, tout d’abord. Ce n’est pas la partie essentielle des modifications, mais c’est ce qui se verra en premier, donc je commence par là. Mais l’essentiel réside dans sa simplification ».

Une simplification technique, tout d’abord ergonomique « Nous avons réduit le nombre d’opérations auxquelles l’opérateur doit procéder. Nous voulions un fonctionnement simple et intuitif, et nous avons pour cela combiné des opérations et supprimé tout ce qui était inutile. L’opérateur a désormais un nombre très minime de manipulations à effectuer ».

Mais cette simplification technique a aussi d’autres avantages « En réduisant le nombre de pièces mécaniques et électroniques, nous avons amélioré la fiabilité de l’appareil, sa longévité, et ses besoins en entretien. C’est un investissement sur le long terme, et les crématoriums doivent pouvoir compter dessus sans se poser de questions. EMC a la réputation d’être un partenaire fiable, nos appareils doivent l’être aussi. »

La commercialisation officielle débutera sous peu « Officiellement. Mais nous avons déjà une dizaine d’appareils pré-commandés, dont un à l’étranger, en Italie, et d’autres qui ont manifesté leur intérêt. Les crématoriums intéressés peuvent dores et déjà nous contacter. »

Le site de EMC : europemetalconcept.fr

La Fédération Française de Crémation, les missions d’aujourd’hui et de demain

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Fédération française crémation

La Fédération Française de Crémation tiendra, samedi prochain, son assemblée générale, et dévoilera, dans la foulée, son nouveau site internet. L’occasion de se demander, aujourd’hui, à quoi sert la FFC ? Quels sont les combats des crématistes d’aujourd’hui ? Les équipes de la FFC nous les détaillent.

La FFC, un héritage historique

La Fédération est née en 1972, faisant suite à la Fédération Nationale des Sociétés Françaises de Crémation qui s’était donnée pour objectif de faire respecter la loi de 1887 sur le libre choix des funérailles, et la loi de 1905 sur la Laïcité, en promouvant la crémation et l’installation de crématoriums. En effet, si théoriquement la crémation était devenue légale, encore fallait il avoir la possibilité de faire ce choix, sans parcourir des centaines de kilomètres.

« Depuis le début des années 1980, la crémation a pris son essor et aujourd’hui, le nombre de crémations a fortement progressé. Il y a bien sûr de fortes disparités entre les régions, pour des raisons aussi diverses que l’implantation des coutumes et des religions au niveau local que de la facilité d’accès aux équipement. »

Les luttes de la FFC

Ce qui prime avant tout, pour la FFC, c’est le respect des volontés. « Nous sommes fréquemment alertés sur des volontés émises par un défunt qui n’ont pas été respectées par la famille » et l’association tient à sensibiliser le public comme les pompes funèbres « Aujourd’hui, un contrat obsèques ne garantit pas forcément le respect des volontés. Il faut que les opérateurs funéraires se sensibilisent sur le sujet » et ils peuvent faire appel à la Fédération ? « A la fédération ou à l’association crématiste locale, oui ».

Mais il faut aussi que les familles intègrent le fait qu’il peut y avoir de « véritables » obsèques civiles lors d’une crémation. « Il faut un référentiel pour les cérémonies civiles. Il faut que les Maîtres de Cérémonies aient la possibilité de le proposer aux familles. Trop souvent, ces dernières ne savent même pas que c’est possible. Mais ça l’est : des Maîtres de Cérémonies font des obsèques civiles très bien personnalisées. Mais ils ne sont pas encore assez nombreux. Le cérémonial doit se faire bien sûr avant la crémation, mais aussi au moment de la remise de l’urne. C’est un moment important, trop souvent bâclé ».

Les déserts crématistes

Même si la situation s’améliore, il existe encore des déserts crématistes en France. « nous demandons aux Pouvoirs Publics une régulation de l’implantation des crématoriums, réalisée au niveau régional, voire national » . Le schéma d’implantation des crématoriums se fait toujours attendre.

Autre sujet qui tient à cœur la fédération, l’éthique dans les crématoriums. De plus ne plus d’équipement ont un comité d’éthique, ou les représentants locaux des associations de crématistes sont appelés à siéger.

Comités d’éthique ou la FFC côtoie les élus, que les crématistes rencontrent également dans leurs mairies. Comment sont ils perçus ? « Nous sommes accueillis comme des conseillers. Tenez, dans les communes de 2000 habitants qui doivent s’équiper d’un espace cinéraire, ce qui n’est pas encore le cas partout aujourd’hui, nous pouvons aider à son élaboration. Trop souvent, celui-ci se limite à quelques cases de columbariums façon ‘’cube’’ et à un espace de dispersion qui est tout, sauf paysager. Nous apportons une aide, désintéressée en ce qui nous concerne, à la décision des élus ».

On le voit : le but ultime de la FFC n’était pas de permettre l’accès à la crémation à ceux qui le souhaitent, bien au contraire, ce n’était qu’un préalable. Le but de la FFC, aujourd’hui, est que celles eu ceux qui font le choix de la crémation puissent voir leurs volontés respectées dans les meilleures conditions possibles, pour eux comme pour leurs proches. Il y a encore du travail.

Le nouveau site de la Fédération Française de Crémation sera prochainement en ligne.

Europe Metal Concept, les fondeurs du funéraire

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Louis Piazza de europe Metal Concept à côté du prototype du broyeur de calcius

Europe Metal Concept (EMC) est fondeur, et s’est spécialisée dans le retraitement des métaux issus de la crémation humaine et du médical. Mais comment une fonderie tout ce qu’il y a de plus traditionnel s’est elle dirigée vers ce métier à la pointe ?

Le recyclage des métaux

EMC est un acteur discret, mais actif. Il est vrai que l’activité de la société est pointue et ne prête pas à des expositions spectaculaires. A l’origine, EMC était spécialisée dans le recyclage des métaux issus de la dentisterie. Un choix assumé, parce que le modèle EMC était B to B, sans expérience du contact avec les particuliers.

C’est lorsqu’un dentiste expliqua à Louis Piazza, directeur d’EMC, que la plupart des prothèses dentaires arrivaient au crématorium, que ce dernier se pencha sur la question. D’abord sur l’aspect juridique du sujet « j’ai appelé notre juriste, et ai pris connaissances de la directive européenne de 1977, qui a depuis été remplacée par la directive de 2008. » nous explique Louis Piazza.

Une croissance régulière

Louis Piazza a vite compris qu’il ne pourrait proposer une solution simple en restant spécialisé dans le traitement des métaux dentaires, et a rapidement fait le choix d’étendre son champ d’expertise à l’ensemble des métaux issus de la crémation humaine. Le savoir-faire était déjà présent, le matériel s’est adapté. Ainsi, EMC a créé une machine capable de trier les métaux selon leur composition.

EMC s’est implanté régulièrement sur le marché des crématoriums. Débutant avec deux clients, les crématoriums qui font aujourd’hui appel à lui représentent un tiers du parc français.

Une procédure stricte

EMC est fondeur : cela veut dire que les métaux, une fois triés, sont fondus et ressortent sous forme de lingots « On les appelle des masses » souligne Louis Piazza. Les masses sont donc ensuite à envoyées un laboratoire indépendant, qui teste leur pureté. C’est en fonction de cet indice de pureté et du poids des métaux que EMC règle les crématoriums.

« C’est une transaction soumise à la TVA » précise Louis Piazza, dont l’usine est située en France. L’activité est de surcroît extrêmement réglementée : chaque opération donne lieu à une déclaration de transport, une déclaration de recyclage, et la société doit tenir un registre de police stipulant la nature, la provenance et la quantité de métaux, entre autres.

Comment est-ce que cela doit se passer ? « Pour chaque enlèvement, un bordereau est établi, les métaux triés sont notifiés sur un registre, avec leur nature et leur provenance, nous envoyons une photo au client de chaque pesée, avec la nature du métal, et tout est soumis à analyse de laboratoires indépendants français. Nous avons également une unité en Italie, entre autre, et là encore, nous respectons la législation italienne, nous recyclons sur place, en acquittant les taxes italiennes et sous le contrôle de laboratoires italiens. »

Louis Piazza le souligne : les crématoriums sont responsables des métaux issus des crémations. Le meilleur moyen pour eux de ne prendre aucun risque est de faire appel à une société appliquant une procédure stricte et ayant pignon sur rue.

Le site internet de EMC : europemetalconcept.fr

Orthometals, une solution humaniste à un problème éthique

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OrthoMetals charity_hand_0

Quel rapport entre les métaux récupérés à l’issue de la crémation humaine et des associations solidaires ? La réponse est apportée par Orthometals. La société spécialisée dans le recyclage des métaux propose une solution ambitieuse à un problème éthique.

De la crémation à l’altruisme

Quel rapport entre une association qui a pour but de financer des opérations du cœur pour des enfants démunis atteints de graves pathologies, une société spécialisée dans le recyclage des métaux issus de la crémation, et une société gestionnaire de crématoriums ? A priori, aucun. Pourtant, ces trois partenaires ont permis de sauver de nombreuses vies.

A l’origine du projet, Orthometals, société qui repose sur une idée simple : récupérer et recycler les métaux issus de la crémation, provenant des prothèses. Cette récupération et ce recyclage débouchent ensuite sur la revente des métaux traités, ce qui dégage un bénéfice. Très engagés au niveau humanitaire et écologique, les dirigeants d’Orthometals ont alors pris une décision totalement en accord avec leurs idées, à savoir conserver simplement l’argent nécessaire au fonctionnement de la société, et reverser la plus grande part aux crématoriums, charge à eux de les réinvestir dans l’humanitaire.

C’est, par exemple, de cette façon que les dirigeants de Crématoriums de France ont choisi d’aider Mécénat Chirurgie Cardiaque. Le gestionnaire figure aujourd’hui en bonne place dans les partenaires de l’association.

Une question éthique

Tout est parti d’une question éthique : a qui appartiennent les métaux résiduels de la crémation humaine ? Prothèses diverses, plaques, sont souvent constituées de métaux et d’alliages de grande valeur, qui ne sont pas perdus : récupérés, ils sont retraités, et revendus sur le marché spécialisé.

Qui dit revente, dit transaction financière, et donc profit. Profit qui, théoriquement, n’appartient à personne : ni aux familles qui ne peuvent pas venir réclamer de l’argent pour un bien financé par la Sécurité Sociale, ni par la Sécurité Sociale, parce que la législation ne le prévoit pas, ni par le crématorium, à qui ces prothèses n’appartiennent pas non plus et qui a déjà été payé pour sa prestation.

Une part de cette somme va à la société de recyclage, en règlement de son service de collecte, tri, traitement, transformation et revente.

La solution proposée par Orthometals est de reverser les fonds aux crématoriums, qui, à leur tour, les reversent à des associations. Internationales, nationales, locales, au choix, l’idée reste la même : faire en sorte que ces sommes soient utilisées pour le bien commun.

Une façon claire et simple de trancher un problème d’éthique, en y apportant une réponse humaniste et responsable.

Le site d’Orthometals : orthometals.com

Yves Ricaud : hommage à un homme au service de la crémation en France

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Le 9 février 2017 a été inauguré le crématorium de Bordeaux Métropole. À cette occasion, une plaque commémorative a été dévoilé rendant hommage à Yves RICAUD.

Yves RICAUD était Président de la Fédération Française de Crémation de 1983 à 1991 et a œuvré à la création du crématorium de Bordeaux Métropole en posant la première pierre de cet établissement en 1982, aux côtés de Michel Sainte-Marie, à l’époque maire de Mérignac et président de la Communauté urbaine de Bordeaux. Un projet de longue date qui tenait à cœur au président car c’est sous son impulsion que la création des crématoriums en France a pris de l’ampleur.

Un parcours qui ne doit rien au hasard et la Fédération Française de Crémation lui doit beaucoup. Homme de valeurs, humaniste et engagé il a toujours été très impliqué sur les problématiques éthiques de l’homme et de son rapport au corps et à la mort. Passionné d’anatomie où il a été technicien de laboratoire à l’Université de Bordeaux. Il a notamment œuvré à la mise en place d’un service de don du corps, une des questions centrales de ses engagements ainsi qu’une prise en charge des familles dont le défunt a fait don de son corps à la science.

Il était également très à l’écoute des familles et son discours à la fois politique et philosophie lui a permis d’être au service des vivants.

Sa présidence au sein de la Fédération restera marquée par son implication et les avancées majeurs en terme de crémation sur tout le territoire français et même européen.

Présidentielle 2017 : quel programme pour le funéraire ?

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Elyséee président 2017 funéraire

Depuis hier soir, toutes les forces sont en place, sauf imprévu : on connaît la liste des six candidats principaux de l’élection présidentielle et celle des plus petits. Il est temps de passer aux programmes, et, en ce qui nous concerne, aux sujets liés au funéraire que nous aimerions voir les candidats aborder. Sans trop d’illusions…

Et l’Elysée sera occupé par…

Benoît Hamon, François Fillon, Emmanuel Macron, Marine Le Pen, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon sont les six candidats qui, aujourd’hui, sont à la fois candidats à l’élection présidentielle et assurés d’avoir les 500 signatures nécessaires pour cela. Ce six là concourront donc pour l’Elysée, sauf désistement ou alliance de dernière minute.

Parmi ces noms, sans doute le futur président ou la future présidente. Maintenant que la situation est, sinon limpide, du moins clarifiée, sur les forces en présences, ils vont annoncer leurs propositions et programmes, et, certainement, répondre aux interrogations de français.

Ce qui tombe bien : nous, des français, on en connaît plein, et ils occupent toutes et tous des emplois dans le funéraire. Devinez de quoi on aimerait voir parler les candidats ?

Revenir sur les mesures prises ?

Que deviendront les deux mesures prises pendant le quinquennat, toutes les deux d’initiative parlementaire : les devis en mairie et la cérémonie d’obsèques laïques ?

Les devis en mairie, on a assez dit, en long, en large et en travers, tout le mal que nous pensions de cette mesure, quasiment inapplicable sur le terrain, et ajoutant une contrainte supplémentaire et superflue aux pompes funèbres. Superflue, surtout, à l’heure d’internet et de la transparence, ou les familles peuvent accéder en ligne à toutes les informations dont elles peuvent avoir besoin et ou elles n’hésitent plus à faire des devis comparatifs.

Quand à la cérémonie d’obsèques laïque, elle est du même tonneau : concernant finalement très très peu de personnes, l’immense majorité des familles concernées optant pour les cérémonies civiles proposées par les pompes funèbres, elle sème le trouble parmi, justement, ces familles, fait une concurrence totalement déloyale aux pompes funèbres qui ont fait un véritable de travail de création autour de l’hommage civil, et sera, de plus, une épine dans le pied des élus, leur phagocytant temps et place.

La crémation

Quid du plan d’installation des crématoriums ? Ébauché, détaillé, négligé, celui-ci est aujourd’hui n’a pas plus de conséquences que le papier sur lequel il est imprimé. Des crématoriums continuent de se construire parfois à proximité d’équipements existants tandis que des territoires sont encore sous-équipés.

Un futur président précisera-t-il un projet de schéma d’implantation des crématoriums, libéralisera-t-il le secteur à l’anglo-saxonne… Ou laissera-t-il les choses en état vaille que vaille ?

Autre sujet, l’application de la norme anti émission désormais imminente. Il revient au pouvoir en place de prendre les décisions sur les destinées des équipements qui ne seront pas aux normes. Fermeture ? Sanction financière ? Délai supplémentaire ? Mise sous le tapis ?

La thanatopraxie

Concernant la thanatopraxie, reste à traiter la question des soins de conservation sur les patients atteints de HIV ou d’hépatite. Les familles, les intéressés, les thanatopracteurs, attendent que, dans un sens ou dans l’autre, une décision ferme et claire soit prise. La mesure serait prise par voie réglementaire par la ministre de la santé pour octobre 2017. On sait déjà que le président actuel ne se représentera pas, et que le prochain gouvernement, ses orientations et ses décisions ne sont pas les même. Une décision ferme et définitive sera-t-elle prise ?

Un autre sujet a surgi avec fracas : les progrès de la médecine, et particulièrement en matière de pacemakers. Quelques problèmes se sont posés pour des défunts équipés de pacemakers quasiment indétectables, impossibles à enlever pour qui ne dispose pas des équipements et de la formation adéquate, et chirurgiens et thanatopracteurs se renvoient la patate chaude. Il reviendra aux pouvoirs publics de clarifier les choses et d’autoriser de nouvelles procédures, parce que ces cas vont augmenter exponentiellement, et la situation va devenir explosive…

L’écologie

Les « obsèques vertes ». Vaste sujet. Si l’écologie n’est ou n’est pas au cœur des programmes (tout dépend du candidat), les réflexions sont menées par différents acteurs de la société. Tant au niveau des fournisseurs du secteur funéraire que de la Commission Européenne, sur des orientations souvent opposées.

Le sort des cercueils en carton, le devenir de l’inhumation, les futures normes de crémation, l’utilisation de pesticides dans les cimetières, les nouvelles techniques comme l’aquamation… Faut il laisser les commissaires européen inventer des normes et nous les imposer, ou prendre l’initiative ? Le sujet viendra inévitablement sur le tapis un jour ou l’autre. La question sera : le personnel politique en place s’en sera-t-il saisi pour être à l’initiative, ou subira-t-il les décisions de bureaucrates supranationaux ?

Espoir, fol espoir

Mais tout cela n’est que fol espoir. Il y a fort à parier que les candidats se garderont bien d’évoquer le sujet, peu porteur et sensible.

Rappelons qu’en 2012, au tout début de Funéraire Info, nous avions sollicité tous les candidats à la présidentielle de l’époque. Les deux seuls à nous répondre avaient été Philippe Poutou, qui avait indiqué, par la voix d’un camarade « Il veut bien répondre, mais il n’a pas d’idée sur le sujet, il voudrait attendre un peu de voir ce que les autres en diront » et Eva Joly, qui s’était engagée à répondre sous une semaine. Cinq ans plus tard, nous attendons toujours…

EMC souhaite une année 2017 dans la sérénité aux crématoriums

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Europe Metal Concept souhaite une excellente année aux lecteurs de Funéraire Info. Le spécialiste du traitement des métaux issus de la crémation, basé en Avignon, souhaite une année 2017 basée sur le signe de la sérénité, grâce à une solution complète offrant toutes les garanties pour ses clients. Louis Piazza détaille son process.

Europe Metal Concept

EMC met au point des process de traitement afin de valoriser les déchets métalliques des crématoriums, mais aussi des hôpitaux et des cliniques tout en diminuant les dépenses liées au recyclage de ces déchets. Aujourd’hui EMC est en mesure de construire des offres sur mesure destinées aux secteurs funéraire et hospitalier.

Louis Piazza explique « Tout notre traitement est soumis à des contrôles par étapes qui permettent une traçabilité du procédé de tri, de l’enlèvement à la revalorisation en passant par la fonte des métaux. Un document Cerfa provenant d’un laboratoire agréé garantit l’exactitude des résultats. »

Les métaux ainsi récupérés sont scrupuleusement suivis de leur enlèvement jusqu’à leur transformation, les différentes opérations étant contrôlées par un organisme indépendants.

D’abord spécialisé dans les métaux dentaires, EMC a étendu le champ de ses compétences à tous les métaux issus notamment de la crémation humaine. L’entreprise s’est dotée d’une trieuse de pointe pour séparer les métaux selon leur nature et leur compositions.

Comment ça se passe ?

EMC est fondeur : cela veut dire que les métaux, une fois triés, sont fondus et ressortent sous forme de lingots « On les appelle des masses » souligne Louis Piazza. Les masses sont donc ensuite à envoyées un laboratoire indépendant, qui teste leur pureté. C’est en fonction de cet indice de pureté et du poids des métaux que EMC règle les crématoriums.

« C’est une transaction soumise à la TVA » précise Louis Piazza, dont l’usine est située en Avignon. L’activité est de surcroît extrêmement réglementée : « Chaque opération donne lieu à une déclaration de transport, une déclaration de recyclage, et la société doit tenir un registre de police stipulant la nature, la provenance et la quantité de métaux, entre autres. »

Comment est-ce que cela doit se passer ? « Pour chaque enlèvement, un bordereau est établi, les métaux triés sont notifiés sur un registre, avec leur nature et leur provenance, nous envoyons une photo au client de chaque pesée, avec la nature du métal, et tout est soumis à analyse de laboratoires indépendants français. Nous avons également une unité en Italie, entre autre, et là encore, nous respectons la législation italienne, nous recyclons sur place, en acquittant les taxes italiennes et sous le contrôle de laboratoires italiens. »

Une question de choix

Louis Piazza explique pourquoi le choix de EMC est une sécurité « Les directeurs de crématorium sont directement responsables des métaux issus de la crémation. En choisissant EMC, ils optent pour une société qui se soumet à la réglementation la plus stricte. ».

Toute l’équipe de Europe Metal Concept se joint à Louis Piazza pour souhaiter une bonne année aux lecteurs de Funéraire Info et à tous les professionnels du funéraire.

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