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Crématorium, cimetière, Pompes funèbres… L’actualité du 4 juillet 2018

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Crématorium, cimetière, Pompes funèbres… L’actualité du mercredi 4 juillet 2018. Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs dans le réveil funéraire du 4 juillet 2018. Revivez l’actualité dans la revue de presse sur Funéraire-Info.

Pompes funèbres : combien coûtent des obsèques ?

Le coût des funérailles n’est pas fixe et peut varier d’une région à une autre, ainsi que d’un service de pompes funèbres à l’autre. Avant d’organiser des funérailles, il faut tenir compte du prix moyen de l’inhumation et de la crémation, ainsi que des prestations facturées.

Le tarif des obsèques est susceptible de varier selon de nombreux éléments qui sont indépendants des prestations fournies. La localisation des funérailles et le service de pompes funèbres engagé (grand groupe, franchisé, indépendant, etc.) sont les deux principaux éléments qui peuvent faire évoluer le budget. Selon l’association UFC-Que choisir, le prix d’une crémation en France est compris en moyenne entre 1 500 et 7 000€, contre un budget compris entre 1 300 et 7 000€ pour une inhumation. En 2017, la crémation était donc légèrement plus onéreuse puisqu’elle a coûté en moyenne 3 609€, contre 3 350€ pour une inhumation.

Cimetière central de Mulhouse : un lieu de mémoire et de vie

Pour préserver et restaurer les monuments funéraires remarquables du cimetière central de Mulhouse, la Ville, l’association Mémoire mulhousienne et la Fondation du patrimoine ont signé une convention de partenariat afin de lancer une campagne de souscription.

Conçu et construit par Jean-Baptiste Schacre en 1874, le cimetière central de Mulhouse abrite les sépultures de la plupart des hommes et des femmes qui ont « fait » de Mulhouse ce qu’elle est aujourd’hui. C’est également un lieu important en matière de patrimoine historique et de mémoire, dans tous les sens du terme.

Nantes métropole: Un nouveau crématorium en construction pour faire face aux besoins

La population augmente et les besoins de crémation aussi dans la métropole nantaise. Plus de 40 % des défunts de l’agglomération sont en effet incinérés, contre 35 % au niveau national. Le taux de crémation pourrait même dépasser 50 % à l’horizon 2030, selon les prévisions. Seulement voilà, le département de Loire-Atlantique ne compte que trois crématoriums : Nantes, Saint-Nazaire et Château-Thébaud. Celui de Nantes (cimetière parc) a été agrandi et rénové en 2016 mais reste régulièrement saturé.

Pour répondre à la situation et harmoniser la couverture géographique, la métropole vient donc de lancer (avec retard) la construction d’un nouveau crématorium, situé à Saint-Jean-de-Boiseau, au sud-ouest de Nantes.

Lisieux. Pompes funèbres : la régie municipale « respecte la réglementation »

Dans un rapport, la Chambre régionale des comptes indique de la régie municipale des pompes funèbres de Lisieux (Calvados) n’effectue pas de concurrence déloyale.

 

Certificat de décès, crématorium, exhumation sauvage… L’actualité du 28 juin 2018

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leonard de Vinci

Certificat de décès, crématorium, exhumation sauvage… L’actualité du jeudi 28 juin 2018. Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs dans le réveil funéraire du 28 juin 2018. Revivez l’actualité dans la revue de presse sur Funéraire-Info.

Les Chinois forcés de se débarrasser de leur cercueil

Les habitants de la province chinoise de Jiangxi (sud-est) sont désormais priés de renoncer aux enterrements dans un cercueil et d’opter pour une incinération en raison des «cimetières bondés».

Les autorités municipales de la province de Jiangxi appellent les habitants à renoncer à un enterrement traditionnel au profit d’une crémation et à se débarrasser des sépultures déjà acquises, relate la chaîne BBC.

Oubliez le Père-Lachaise, voici le plus vieux cimetière pour chiens, à côté de Paris

Ci-gisent Rintintin, chien de cinéma, et Clément, ex-compagnon de Michel Houellebecq. Dans une île sur la Seine, ce cimetière pour animaux édifié en 1899 accueille quelques toutous célèbres. Mais pas seulement…

Bercés par les flots, Bouboule, Minouche et un certain nombre de Rouky reposent en paix. Depuis 1899, à Asnières-sur-Seine, le cimetière des chiens accueille les toutous tant aimés pour leur ultime voyage.

Etats-Unis: Le Texas exécute par injection un meurtrier qui voulait être fusillé ou gazé

ETATS-UNIS Les avocats du condamné avaient déposé en vain une demande de dernière minute pour qu’il soit plutôt fusillé ou gazé, à cause de son état de santé…

Exhumation sauvage

Marie-Madeleine Fourage est en colère : en voulant se recueillir sur la concession funéraire de ses grands-parents, accordée jusqu’en 2026, elle a découvert que celle-ci n’existait plus.

Lundi dernier, Marie-Madeleine Fourage se rend au cimetière du Caillou-blanc à Challans : ses grands-parents Pierre et Eugénie Guilbaud y sont enterrés. Depuis son retour en Vendée, elle y va régulièrement. Comme le 1er mai dernier où elle est venue déposer du muguet sur la tombe familiale. Arrivée devant l’emplacement, elle n’en croit pas ses yeux : il est maintenant occupé par une autre personne.

États-Unis : Joe, le père de Michael Jackson, est décédé d’un cancer à l’âge de 89 ans

Hospitalisé dans un établissement à Los Angeles où il souffrait d’un cancer du pancréas, Joe Jackson, le père de Michael Jackson, est décédé à l’âge de 89 ans comme le révèle le site TMZ. Celui qui était l’ancien manager des Jackson 5 aurait laissé un message énigmatique sur son compte Twitter il y a quelques jours, laissant sous-entendre qu’il ne lui restait que quelques jours à vivre. Toujours selon TMZ, le cancer dont il souffrait ne pouvait être traité.

Un crématorium prévu aux portes de Paris ravive le sentiment de « mépris » envers la banlieue

A sa porte, plutôt qu’au cœur de Paris: le choix d’installer un crématorium en lisière de Pantin et Aubervilliers est vécu par élus et riverains comme une nouvelle preuve du « mépris » de la capitale envers la banlieue, qui accueille déjà la plupart de ses morts.

La décision a été actée en décembre dernier: un « parc funéraire » de 3.000 mètres carrés ouvrira en 2022 porte de la Villette, au nord-est de la capitale, pour seconder le seul crématorium de Paris situé au Père-Lachaise dépassé par une demande croissante.

L’an dernier, 6.200 crémations ont eu lieu dans le célèbre cimetière de l’est parisien, dont la capacité théorique n’est que de 4.500. « Nous devons régulièrement orienter des familles vers d’autres équipements » en dehors de Paris, regrette l’adjointe à la mairie de Paris chargée du dossier, Pénélope Komitès.

A Saintes, une famille attend seize heures un certificat de décès, faute de médecin disponible

Le 28 mai dernier, une famille de Saintes, dont la grand-mère venait de décéder, a dû attendre seize heures, avant d’obtenir un certificat de décès. Il n’y avait pas de médecin disponible.Ce n’est pas un cas isolé explique le conseil de l’ordre des médecins de Charente-Maritime.

Trop de crématoriums

Si dans certains pays, la crémation a encore un caractère sacré, en France c’est une façon d’envisager la mort et la place pur les vivants avec pragmatisme. Le Christianisme la tolère, mais pas le Judaïsme ni l’Islam.
Quoi qu’il en soit, c’est une pratique qui se répand dans notre pays, avec près de 167 000 crémations par an, c’est un décès sur 3.

En Charente-maritime, la progression est de 5% chaque année, de quoi poser des problèmes puisque le département ne compte que deux crématoriums, à la Rochelle et à Saintes. Pas assez pour faire face à la demande, alors de nombreuses personnes vont en Vendée, à la Roche-sur-Yon, pour éviter des délais d’attente trop longs.
Mais la situation pourrait changer de façon radicale puisque 3 établissements sont en projet dans le département. Saint-jean-d’Angély, Saint-Georges-de-Didonne et l’Île d’Oléron. Pour le coup, ce serait carrément trop pour la fédération française de crémation.

« Dégage de là avec ton créma ». Crématorium, le torchon brûle

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crématorium

Il y en a qui s’offusquerait de voir un sex shop ouvrir au coin de la rue. Et bien pour d’autres c’est le crématorium la bête noire de leur ville. Ils sont quatre. Quatre à avoir bien voulu témoigner anonymement. Quatre avec des raisons bien différentes de voir le crématorium le plus loin de chez eux possible…Voire ne plus exister du tout.

 » Un crématorium c’est une décote de 50 % sur le prix de nos maisons « 

Pierre à 43 ans. Fils de vignerons, il vit dans la Région Rhône Alpes, près de Saint Etienne. Un projet de crématorium est dans les tuyaux depuis un moment, mais lui y est farouchement opposé, et nous explique pourquoi. « Ici c’est un village, une terre vignoble, mais où la population n’est pas très riche vous voyez. On s’est battu pour nos villages et que nos familles ne soient privées de rien, mais il faut bien l’avouer, y en a qui partent pour trouver du travail dans les villes autour. D’autres ont investi dans la pierre ici, c’est pour leurs enfants, c’est leur assurance en quelque sorte. Un crématorium ici, c’est le risque d’une décote de 50 % sur le prix de nos maisons ! On peut pas laisser faire ça, les politiques ils s’en fichent de ça, ils font des plans, ils prennent nos terrains et se foutent complètement de l’impact que ça aura sur la collectivité. Dire non au crématorium c’est dire non à la politique qui se fout de ses habitants.

« La mort, je n’en veux pas »

Elise a une seule contrainte : « que la mort ne passe pas près de chez moi ». Farouche opposante à un récent de projet de chambre funéraire, elle l’est aussi pour les crématoriums. « Les convois mortuaires défilent toute la journée, devant les écoles de nos enfants, et ça ne choque personne ! Personne ne veut se rendre dans des commerces auprès des chambres funéraires ou près d’un crématorium. On oublie aussi les balades lorsque près du sentier on voit la fumée qui sort des crématoriums. Je sais bien qu’on ne peut pas repousser la mort, et des gens qui s’en occupent, c’est comme pour tout, il en faut. Mais il faut vraiment qu’on nous expose ça ? »

 » La crémation est anti chrétienté « 

Noé est un chrétien pratiquant. Pour lui la crémation est une « aberration ». « La France n’a autorisé la crémation qu’à partir de 1887, avant on inhumait nos défunts, tous avaient le droit à une cérémonie religieuse, avec une bénédiction. Aujourd’hui on jette nos défunts au feu. L’Eglise tolère cette « pratique » depuis 1963, mais elle reste « tolérée ». Notre patrimoine est en danger, nos églises sont à l’abandon. La foi se perd et ces projets de crématoriums qui poussent comme des champignons ça ne fait qu’attiser la haine entre les gens. On ne respecte pas assez nos défunts, les cimetières sont à l’abandon. On devrait avoir honte. »

 » Les crématoriums desservent l’intérêt économique « 

Sylvia est architecte, pour elle, c’est l’aspect économique qui coince. « Les crématoriums sortent de partout. On évalue à peine les besoins, c’est surtout parce qu’un concurrent a  son crématorium à 30 km et qu’il faut surtout mettre le sien. Le système des délégations de service est un gouffre financier, avec des « contrats » qui durent près de 30 ans sans même savoir si les besoins seront les mêmes d’ici là. »

Défunt trop gros et addition hors cote au crématorium de Pamiers

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crématorium de Pamiers
crématorium de Pamiers. Crédit photo : Meilleurs pompes funèbres.com

Visiblement, parfois la douleur face au décès d’un être cher ne suffit pas. Je vous en parlais dans la revue de presse de ce matin, si vous avez suivi, c’est bien, pour les autres, rattrapage ici. Le témoignage de Régine qui, suite au décès de son mari se voit facturer un montant bien plus élevé que prévu. La raison : son mari, « un défunt trop gros » causerait des coûts supplémentaires liés aux risques de la crémation.

Un défunt trop gros

Régine explique :  » Les volontés de mon mari étant une crémation, l’agent funéraire nous propose d’appeler le crématorium de Pamiers afin de fixer immédiatement une date. Elle est arrêtée au vendredi 22 septembre à 17 h 30. Je donne mon accord pour le devis proposé d’un montant de 782 €. De retour chez moi, je préviens tous mes proches de la date et de l’heure des obsèques ».

Jusque là tout est en ordre, mais le jeudi en début d’après midi, soit la veille de la crémation et de la cérémonie, la veuve reçoit un appel de l’entreprise de pompes funèbres qui lui explique qu’en raison « du poids important de son mari » la crémation devra être reportée au lundi suivant. Elle refuse, car la famille et ses proches ont déjà planifié leur déplacement. En fait la raison était qu’il y avait un risque de surchauffe du four en raison du poids de son mari et que le crématorium refuse ce genre de crémation en fin de journée. À force de discussions, un compromis est trouvé, et la crémation maintenue au jour et à l’heure prévue.

Problème : Quelques jours après, Régine reçoit la facture d’un montant qui dépasse les 782 € initialement prévu. Le montant est de 1 337 € soit près du double. Et c’est la qu’est la subtilité, sur le devis il était écrit « jusqu’à 145 kg » mais personne n’avait prévenue la veuve que son mari pesait plus que ce poids et que donc elle allait devoir payer bien plus cher la crémation.

Défunt trop gros : un devis oversize ?

Si les devis types sont désormais obligatoires en mairie par les opérateurs de pompes funèbres qu’en est-il de la ligne crémation ? La crémation ou l’inhumation fait partie du devis de la pompe funèbre. Le crématorium de Pamiers explique que le prix correspond bien au montant inscrit sur la grille tarifaire consultable en mairie :  » Si un mort est lourd, la crémation dure plus longtemps et monopolise plus de personnel. Le coût supplémentaire est justifié ». En réalité le problème est à un autre niveau. Lorsqu’un défunt a un soin de conservation, c’est le thanatopracteur qui prend les mesures et indique à la pompe funèbre si oui ou non il faudra prévoir du hors-cote. En l’absence de soin, c’est aux employés de pompes funèbres de s’en charger. Bien sûr, impossible de peser le défunt, mais devant « un défunt trop gros » il y a lieu de pédagogie avec la famille. Ici c’est la famille qui avait donné le poids du monsieur, hors une longue hospitalisation (coma) avait fait prendre du poids à ce dernier et la famille ignorait son poids final. Pourquoi la pompe funèbre n’a pas prévenu la famille qu’il risquerait d’y avoir un surcoût ? Car finalement au delà du montant, c’est surtout de s’être retrouvée devant le fait accompli que Régine s’offusque.

Défunt trop gros et discrimination

C’est un peu comme ces magasins de vêtements qui vont font payer plus cher si vous êtes plus gros en raison de plus de tissus. Dans sa douleur et sa colère, Régine réfléchit à attaquer le crématorium pour discrimination. Ce dont se défend le crématorium de Pamiers qui dit ne pas deviner la charge pondérale d’un individu. La pesée s’effectue le jour même. En 2018 tous les fours dans les crématoriums seront mis aux normes et l’on vous en parle régulièrement. Un four crématoire classique à du mal à accueillir un cercueil hors côte ce qui fait que certains crématoriums en France refusent carrément la crémation. Il y a quelques années suite à un autre cas similaire, la Société des Crématoriums de France avait expliqué qu’il y a entre 10 et 20 % de crématoriums équipés en hors-cote. C’est peu, mais il n’y a aucune obligation légale, comme pour beaucoup de choses en France, la législation est floue. Mais la Société des Crématoriums de France défend un service public et considère donc qu’il ne doit y avoir aucun surcoût supplémentaire pour les familles. Dans ce flou artistique légal, seul la pédagogie est utile. Soit le crématorium considère que c’est l’état qui doit assurer la prise en charge, soit il doit avoir un devis clair et affiché en mairie, ce qui est le cas ici. Encore une fois, un manque de délicatesse et d’information sont à l’origine d’un deuil mal entamé.

Orthometals, le développement durable et la crémation humaine

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Orthometals est aujourd’hui une valeur sûre dans le recyclage des métaux issus de la crémation humaine. Pourtant, partie d’une idée pionnière et basée sur des fondamentaux humanistes et écologiques, ce n’était pas gagné d’avance. Recette d’un succès éthique et durable.

Les métaux précieux

Plaque de réparation osseuse pour les fractures, prothèses de hanche, de genoux, en acier médical ou en titane… Les métaux précieux et résistants à la crémation sont omniprésents dans les crématoriums.

Jusqu’à il y a quelques années, ces derniers se débrouillaient de la situation. Devant le nombre de ces items, il est difficile de les stocker sur du long terme, faute de place. Ils ne peuvent être réutilisés pour être réimplantés ailleurs, puisque les normes sanitaires ne les agréent pas, et les réactions des receveurs comme de l’opinion publique seraient sûrement négatives dans le cadre d’une réutilisation sans recyclage. Faire appel à une société spécialisée dans le recyclage est donc une solution fréquente et acceptable.

Mais les crémations sont de plus en plus nombreuses, et les familles de mieux en mieux informées, tout en étant légitimement plus sourcilleuses quand à la destination de ces prothèses qui appartenaient aux défunts. Un  »simple » recyclage ne suffirait pas, d’autant que, compris comme un commerce, il pourrait être mal percu.

Aussi, si faire appel à une société de recyclage est essentiel, la choisir pour ses pratiques saines et assurer la transparence financière est un impératif.

L’exemple d’Orthometals

Si Orthometals n’est pas la seule société transparente et éthique sur ce secteur, son caractère pionnier et sa philosophie humaniste en font un exemple parfait de solution satisfaisante à court et long terme.

Ruud Verberne et Jan Gabriëls ont créé leur entreprise, Orthometals, pour récupérer ce qui pouvait encore servir de ces prothèses. Après le décès et la crémation de leurs propriétaires, ces pièces sont récupérées et triées par les employés de la société.

Orthometals récupère ainsi des tonnes de métal auprès des crématoriums. Une ou plusieurs fois par an fois par an, les prothèses sont envoyées à Zwolle, le siège de l’entreprise, pour y être triées. L’entreprise recycle 300 à 350 tonnes de métal en provenance d’Europe et plusieurs dizaines de tonnes en provenance des Etats-Unis, du Canada, d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Une fois triées, ces pièces de métal reprennent de la valeur. Une fonderie spécialisée dans le travail du cobalt ne peut en effet rien faire avec des pièces contenant du titane.

Après déduction des coûts de transport, de personnel, de loyer, d’équipement et d’investissement, les bénéfices restants sont en partie reversés aux crématoriums, pour soutenir des actions caritatives. L’entreprise réalise plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires, mais sa marge est faible. Sur 100 euros de bénéfices, Ruud Verberne en reverse entre 60 et 75 euros aux crématoriums.

Les enfants de Ruud Verberne et Jan Gabriëls, qui gèrent aujourd’hui l’entreprise, gardent en effet de quoi vivre de leur activité, mais pas plus. Jan Gabriel est décédé, et Ruud Verberne consacre beaucoup de temps à parcourir le monde pour promouvoir le développement durable.

Un modèle utopique ?

Certains ont pu ironiser, au début, sur l’utopie écologique, pour ne pas dire baba cool, d’Orthometals. Plus personne, aujourd’hui, ne les prend à la plaisanterie : Orthometals a démontré qu’un modèle économique basé sur le développement durable et l’humanisme pouvait s’imposer sur le marché.

Une fois l’argent reversé aux crématoriums, ces derniers le reversent à leur tour à des associations de bienfaisance, locales ou nationales, encore une fois en toute transparence.

Le problème des métaux à recycler est ainsi résolu de façon parfaite : ils sont recyclés par une entreprise éthique, qui a pignon sur rue et explique en toute transparence la façon dont elle travaille. L’argent collecté est reversé, en toute transparence, pour des œuvres humanitaires. Le crématorium règle ainsi un problème de façon irréprochable, tout en bénéficiant de l’image favorable que crée le mécénat.

Si vous n’êtes pas encore au point avec le recyclage de vos métaux, songez-y : un jour ou l’autre, quelqu’un posera la question. Prévoyez dès aujourd’hui une réponse satisfaisante.

Le site internet d’Orthometals : www.orthometals.fr

Crématoriums : norme 2018, après la mise à niveau, le contrôle

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Four de crématorium inspection

Nous vous avions déjà parlé, avec Michel Chazottes de Funéraires de France, du contrôle technique des crématoriums. Le dirigeant de Funéraires de France revient sur les points particulier du contrôle technique après équipement d’un filtre à la norme 2018, alors qu’il ne reste que quelques mois avant son entrée en vigueur.

Mise aux normes

La mise aux normes 2018 sur les émissions de gaz des crématoriums entraîne des travaux importants et nécessitent un contrôle technique avant la remise en service du crématorium. Un contrôle de l’émission des gaz, donc ? « Pas seulement » explique Miche Chazottes. « Les filtres de crémation sont des appareils de taille conséquente. Dans certains cas, des travaux sur le bâti du crématorium sont nécessaires. Le contrôle d’un crématorium après mise aux normes porte donc sur trois points : les émissions de gaz, la sécurité et le contrôle du bâti. »

Pour le bâti, le contrôleur technique se base sur la documentation de l’architecte, appuyée par un contrôle visuel.

La sécurité

La partie sécurité comporte un dispositif de contrôle de température à l’introduction : « elle ne doit pas être inférieure à 350 degrés, ni supérieure à 900 degrés » souligne Michel Chazottes. L’introduction en elle-même ne doit pas durer plus de 20 secondes. Second dispositif, il doit y avoir un contrôle manuel de l’ouverture et la fermeture de la porte du four, et un second dispositif contrôlé manuellement qui permet de finir l’introduction du cercueil. Ces deux systèmes sont destinés à pallier une panne électrique.

Contrôle d’une crémation

« Le contrôle passe par la vérification de présence des équipements obligatoires. On vérifie la présence d’une chambre de combustion à sole plane, et d’au moins une chambre de postcombustion, visuellement et en s’appuyant sur le documentation du constructeur » explique le contrôleur technique.

Le contrôleur assiste ensuite à une crémation « On choisis un cycle standard, partant du principe que l’opérateur peut augmenter le cycle en fonction de la corpulence du défunt. » le cycle ne doit pas excéder 90 minutes « Nous chronométrons l’opération et nous comparons nos résultats avec ceux de l’indicateur numérique ».

Les émissions de gaz

Pour le contrôle des rejets des crématoriums, qui demandent des installations et des compétences poussées, le contrôleur technique fait appel à un expert. Michel Chazottes, nous avait adressé à Jean-Christophe Auduberteau du laboratoire CERECO, dont l’interview est à lire ici.

On le voit, la mise aux normes 2018 implique une contrôle technique du crématorium poussé. « Nous avons de plus en plus de demandes » explique Michel Chazottes « au fur et à mesure que les crématoriums sont équipés ». Ceux qui sont sur la limite de date pourraient donc se trouver immobilisés en attendant le contrôleur ? « Non » rassure le directeur de Funéraires de France « Nous avons des contrôleurs dans chaque région, nous pouvons répondre à la demande ».

Le site de Funéraires de France : funeraires-de-france.fr

Le broyeur de calcius EMC arrive dans une version améliorée

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broyeur de calcius Europe Metal Concept

Il arrive : le broyeur de calcius mis au point par EMC sera commercialisé dans sa version définitive très prochainement. Un équipement très attendu, au point que Louis Piazza, directeur d’EMC, a enregistré dores et déjà une dizaine de pré-commandes, en France et à l’étranger. Détail sur la version définitive.

 

Un appareil complet

Le principe du broyeur de EMC est d’utiliser les vibrations à haute fréquence : les ondes sont modulées à une fréquence très précise.

Le déroulement des opérations est simple : l’opérateur retire les restes à l’issue de la crémation, encore incandescents, les place dans un autoclave, qu’il installe dans le broyeur EMC. De l’autre côté, il place l’urne destinée à recueillir les cendres du défunt.

Le broyeur EMC procède alors automatiquement à toutes les opérations : tri des métaux ferreux et non ferreux, broyage et refroidissement des calcius, disposition des cendres dans l’urne. A l’issue, l’opérateur de four récupère l’urne et la scelle, les cendres étant déjà froides.

A l’intérieur de l’autoclave, les calcius sont réduits en poussière par les ondes modulées. Un aspirateur les envoie au fur et à mesure vers l’urne. Ce dernier est calibré de façon très précise, pour pouvoir avoir assez de puissance afin de transporter les cendres, mais pas assez pour soulever quelque chose de plus lourd. Le refroidissement est assuré durant le trajet des cendres de l’autoclave à l’urne par échange thermique.

Version définitive

Nous avons demandé à Louis Piazza, directeur de EMC, ce qui avait évolué par rapport à la première version qu’il nous avait présenté en 2015. « Le design, tout d’abord. Ce n’est pas la partie essentielle des modifications, mais c’est ce qui se verra en premier, donc je commence par là. Mais l’essentiel réside dans sa simplification ».

Une simplification technique, tout d’abord ergonomique « Nous avons réduit le nombre d’opérations auxquelles l’opérateur doit procéder. Nous voulions un fonctionnement simple et intuitif, et nous avons pour cela combiné des opérations et supprimé tout ce qui était inutile. L’opérateur a désormais un nombre très minime de manipulations à effectuer ».

Mais cette simplification technique a aussi d’autres avantages « En réduisant le nombre de pièces mécaniques et électroniques, nous avons amélioré la fiabilité de l’appareil, sa longévité, et ses besoins en entretien. C’est un investissement sur le long terme, et les crématoriums doivent pouvoir compter dessus sans se poser de questions. EMC a la réputation d’être un partenaire fiable, nos appareils doivent l’être aussi. »

La commercialisation officielle débutera sous peu « Officiellement. Mais nous avons déjà une dizaine d’appareils pré-commandés, dont un à l’étranger, en Italie, et d’autres qui ont manifesté leur intérêt. Les crématoriums intéressés peuvent dores et déjà nous contacter. »

Le site de EMC : europemetalconcept.fr

La Fédération Française de Crémation, les missions d’aujourd’hui et de demain

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Fédération française crémation

La Fédération Française de Crémation tiendra, samedi prochain, son assemblée générale, et dévoilera, dans la foulée, son nouveau site internet. L’occasion de se demander, aujourd’hui, à quoi sert la FFC ? Quels sont les combats des crématistes d’aujourd’hui ? Les équipes de la FFC nous les détaillent.

La FFC, un héritage historique

La Fédération est née en 1972, faisant suite à la Fédération Nationale des Sociétés Françaises de Crémation qui s’était donnée pour objectif de faire respecter la loi de 1887 sur le libre choix des funérailles, et la loi de 1905 sur la Laïcité, en promouvant la crémation et l’installation de crématoriums. En effet, si théoriquement la crémation était devenue légale, encore fallait il avoir la possibilité de faire ce choix, sans parcourir des centaines de kilomètres.

« Depuis le début des années 1980, la crémation a pris son essor et aujourd’hui, le nombre de crémations a fortement progressé. Il y a bien sûr de fortes disparités entre les régions, pour des raisons aussi diverses que l’implantation des coutumes et des religions au niveau local que de la facilité d’accès aux équipement. »

Les luttes de la FFC

Ce qui prime avant tout, pour la FFC, c’est le respect des volontés. « Nous sommes fréquemment alertés sur des volontés émises par un défunt qui n’ont pas été respectées par la famille » et l’association tient à sensibiliser le public comme les pompes funèbres « Aujourd’hui, un contrat obsèques ne garantit pas forcément le respect des volontés. Il faut que les opérateurs funéraires se sensibilisent sur le sujet » et ils peuvent faire appel à la Fédération ? « A la fédération ou à l’association crématiste locale, oui ».

Mais il faut aussi que les familles intègrent le fait qu’il peut y avoir de « véritables » obsèques civiles lors d’une crémation. « Il faut un référentiel pour les cérémonies civiles. Il faut que les Maîtres de Cérémonies aient la possibilité de le proposer aux familles. Trop souvent, ces dernières ne savent même pas que c’est possible. Mais ça l’est : des Maîtres de Cérémonies font des obsèques civiles très bien personnalisées. Mais ils ne sont pas encore assez nombreux. Le cérémonial doit se faire bien sûr avant la crémation, mais aussi au moment de la remise de l’urne. C’est un moment important, trop souvent bâclé ».

Les déserts crématistes

Même si la situation s’améliore, il existe encore des déserts crématistes en France. « nous demandons aux Pouvoirs Publics une régulation de l’implantation des crématoriums, réalisée au niveau régional, voire national » . Le schéma d’implantation des crématoriums se fait toujours attendre.

Autre sujet qui tient à cœur la fédération, l’éthique dans les crématoriums. De plus ne plus d’équipement ont un comité d’éthique, ou les représentants locaux des associations de crématistes sont appelés à siéger.

Comités d’éthique ou la FFC côtoie les élus, que les crématistes rencontrent également dans leurs mairies. Comment sont ils perçus ? « Nous sommes accueillis comme des conseillers. Tenez, dans les communes de 2000 habitants qui doivent s’équiper d’un espace cinéraire, ce qui n’est pas encore le cas partout aujourd’hui, nous pouvons aider à son élaboration. Trop souvent, celui-ci se limite à quelques cases de columbariums façon ‘’cube’’ et à un espace de dispersion qui est tout, sauf paysager. Nous apportons une aide, désintéressée en ce qui nous concerne, à la décision des élus ».

On le voit : le but ultime de la FFC n’était pas de permettre l’accès à la crémation à ceux qui le souhaitent, bien au contraire, ce n’était qu’un préalable. Le but de la FFC, aujourd’hui, est que celles eu ceux qui font le choix de la crémation puissent voir leurs volontés respectées dans les meilleures conditions possibles, pour eux comme pour leurs proches. Il y a encore du travail.

Le nouveau site de la Fédération Française de Crémation sera prochainement en ligne.

Europe Metal Concept, les fondeurs du funéraire

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Louis Piazza de europe Metal Concept à côté du prototype du broyeur de calcius

Europe Metal Concept (EMC) est fondeur, et s’est spécialisée dans le retraitement des métaux issus de la crémation humaine et du médical. Mais comment une fonderie tout ce qu’il y a de plus traditionnel s’est elle dirigée vers ce métier à la pointe ?

Le recyclage des métaux

EMC est un acteur discret, mais actif. Il est vrai que l’activité de la société est pointue et ne prête pas à des expositions spectaculaires. A l’origine, EMC était spécialisée dans le recyclage des métaux issus de la dentisterie. Un choix assumé, parce que le modèle EMC était B to B, sans expérience du contact avec les particuliers.

C’est lorsqu’un dentiste expliqua à Louis Piazza, directeur d’EMC, que la plupart des prothèses dentaires arrivaient au crématorium, que ce dernier se pencha sur la question. D’abord sur l’aspect juridique du sujet « j’ai appelé notre juriste, et ai pris connaissances de la directive européenne de 1977, qui a depuis été remplacée par la directive de 2008. » nous explique Louis Piazza.

Une croissance régulière

Louis Piazza a vite compris qu’il ne pourrait proposer une solution simple en restant spécialisé dans le traitement des métaux dentaires, et a rapidement fait le choix d’étendre son champ d’expertise à l’ensemble des métaux issus de la crémation humaine. Le savoir-faire était déjà présent, le matériel s’est adapté. Ainsi, EMC a créé une machine capable de trier les métaux selon leur composition.

EMC s’est implanté régulièrement sur le marché des crématoriums. Débutant avec deux clients, les crématoriums qui font aujourd’hui appel à lui représentent un tiers du parc français.

Une procédure stricte

EMC est fondeur : cela veut dire que les métaux, une fois triés, sont fondus et ressortent sous forme de lingots « On les appelle des masses » souligne Louis Piazza. Les masses sont donc ensuite à envoyées un laboratoire indépendant, qui teste leur pureté. C’est en fonction de cet indice de pureté et du poids des métaux que EMC règle les crématoriums.

« C’est une transaction soumise à la TVA » précise Louis Piazza, dont l’usine est située en France. L’activité est de surcroît extrêmement réglementée : chaque opération donne lieu à une déclaration de transport, une déclaration de recyclage, et la société doit tenir un registre de police stipulant la nature, la provenance et la quantité de métaux, entre autres.

Comment est-ce que cela doit se passer ? « Pour chaque enlèvement, un bordereau est établi, les métaux triés sont notifiés sur un registre, avec leur nature et leur provenance, nous envoyons une photo au client de chaque pesée, avec la nature du métal, et tout est soumis à analyse de laboratoires indépendants français. Nous avons également une unité en Italie, entre autre, et là encore, nous respectons la législation italienne, nous recyclons sur place, en acquittant les taxes italiennes et sous le contrôle de laboratoires italiens. »

Louis Piazza le souligne : les crématoriums sont responsables des métaux issus des crémations. Le meilleur moyen pour eux de ne prendre aucun risque est de faire appel à une société appliquant une procédure stricte et ayant pignon sur rue.

Le site internet de EMC : europemetalconcept.fr

Orthometals, une solution humaniste à un problème éthique

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Quel rapport entre les métaux récupérés à l’issue de la crémation humaine et des associations solidaires ? La réponse est apportée par Orthometals. La société spécialisée dans le recyclage des métaux propose une solution ambitieuse à un problème éthique.

De la crémation à l’altruisme

Quel rapport entre une association qui a pour but de financer des opérations du cœur pour des enfants démunis atteints de graves pathologies, une société spécialisée dans le recyclage des métaux issus de la crémation, et une société gestionnaire de crématoriums ? A priori, aucun. Pourtant, ces trois partenaires ont permis de sauver de nombreuses vies.

A l’origine du projet, Orthometals, société qui repose sur une idée simple : récupérer et recycler les métaux issus de la crémation, provenant des prothèses. Cette récupération et ce recyclage débouchent ensuite sur la revente des métaux traités, ce qui dégage un bénéfice. Très engagés au niveau humanitaire et écologique, les dirigeants d’Orthometals ont alors pris une décision totalement en accord avec leurs idées, à savoir conserver simplement l’argent nécessaire au fonctionnement de la société, et reverser la plus grande part aux crématoriums, charge à eux de les réinvestir dans l’humanitaire.

C’est, par exemple, de cette façon que les dirigeants de Crématoriums de France ont choisi d’aider Mécénat Chirurgie Cardiaque. Le gestionnaire figure aujourd’hui en bonne place dans les partenaires de l’association.

Une question éthique

Tout est parti d’une question éthique : a qui appartiennent les métaux résiduels de la crémation humaine ? Prothèses diverses, plaques, sont souvent constituées de métaux et d’alliages de grande valeur, qui ne sont pas perdus : récupérés, ils sont retraités, et revendus sur le marché spécialisé.

Qui dit revente, dit transaction financière, et donc profit. Profit qui, théoriquement, n’appartient à personne : ni aux familles qui ne peuvent pas venir réclamer de l’argent pour un bien financé par la Sécurité Sociale, ni par la Sécurité Sociale, parce que la législation ne le prévoit pas, ni par le crématorium, à qui ces prothèses n’appartiennent pas non plus et qui a déjà été payé pour sa prestation.

Une part de cette somme va à la société de recyclage, en règlement de son service de collecte, tri, traitement, transformation et revente.

La solution proposée par Orthometals est de reverser les fonds aux crématoriums, qui, à leur tour, les reversent à des associations. Internationales, nationales, locales, au choix, l’idée reste la même : faire en sorte que ces sommes soient utilisées pour le bien commun.

Une façon claire et simple de trancher un problème d’éthique, en y apportant une réponse humaniste et responsable.

Le site d’Orthometals : orthometals.com