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Suicide, croque-mort et Jawad…l’actualité du mercredi 25 avril

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réveil funéraire du vendredi 19 janvier 2018

Suicide, croque-mort et Jawad…l’actualité du mercredi 25 avril 2018. Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs dans le réveil funéraire du mercredi 25 avril 2018. Revivez l’actualité dans le réveil funéraire sur Funéraire-Info.

Pêcheur et croque-mort en Tunisie

L’incroyable histoire de ce pêcheur tunisien qui enterre les dépouilles des migrants naufragés
Chamseddine Marzoug, ce pêcheur tunisien natif de Zarzis, se bat pour que les dépouilles des migrants morts en mer aient une sépulture digne. Depuis 12 ans, ce Tunisien se consacre entièrement à une mission à laquelle rien ne l’avait préparé : enterrer les corps des migrants naufragés recrachés par la mer Méditerranée sur la côte sud-est de la Tunisie.

Un jour, il a trouvé les cadavres de trois migrants échoués sur la plage. Ne pouvant rester les bras croisés face à cette tragédie, Chamseddine Marzoug, un ancien pécheur de 51 ans, s’est fait croque-mort.

Comprendre la liquidation testamentaire (successorale) sur www.multi-prets.com

Qui est le liquidateur testamentaire (ou successoral) ?

Le liquidateur est la personne responsable de régler la succession d’un défunt.

Souvent, le testament contient une clause nommant le liquidateur. Or, sans la présence d’une telle mention, les héritiers du défunt deviennent automatiquement liquidateurs.

La personne désignée a le loisir d’accepter cette responsabilité ou non. Si toutefois le testament ne prévoit qu’un seul héritier, il n’a pas le choix d’accepter.

Menaces de mort, Jawad Bendaoud jugé mercredi sur Europe 1

L’homme de 31 ans, qui doit être jugé en appel pour avoir logé deux des terroristes du 13-Novembre, avait été placé en garde à vue mardi matin.

Jawad Bendaoud sera jugé mercredi en comparution immédiate au TGI de Bobigny pour menaces de mort contre son ex-compagne, selon les informations d’Europe 1.

Enterrement : les 3 choses les plus difficiles à surmonter

Affronter un enterrement reste toujours un moment délicat et chargé d’émotions. Valérie Sengler, psychanalyste, revient sur cette étape difficile.
Une difficile mise en,  bière , L’entrée du cercueil La crémation, la mise en terre, L’enterrement pour faire face à la réalité… Et après ?

Gréve en région

Les salariés des Pompes funèbres générales veulent récupérer leurs congés payés
Ils ont eu la surprise de découvrir sur leurs fiches de payes la disparition d’un certain nombre de jours de congés payés, envolés. Les salariés des Pompes funèbres générales (entreprise privée PFG) de la zone Aix-Marseille ont fait grève le 22 mars et organisent des débrayages réguliers depuis pour les récupérer.

États-Unis. Des camions s’alignent sous un pont pour éviter le suicide d’un homme sur Ouest France

Scène étonnante, mardi, sur l’autoroute 696 près de Détroit (États-Unis). Des camionneurs ont été invités par la police à se positionner sous un pont d’où voulait se jeter un désespéré.

À situation d’urgence, mesure d’urgence… C’est ainsi que la police de l’État du Michigan a lancé un appel d’urgence à tous les camions qui circulaient mardi soir sur la portion de l’autoroute 696 près de Detroit. Sur cette portion, un homme avait été signalé voulant se jeter d’un pont.

Après avoir bloqué la circulation, la police a demandé aux camions entendant l’appel de se positionner sous le pont en question afin d’éviter que le désespéré ne se tue raconte Fox2.

Intégrer une femme dans une pompe funèbre

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wonder woman femme pompes funèbres

Intégrer une femme dans une agence funéraire exclusivement composée, jusque là, d’hommes : une mission délicate, qui mérite bien un bon vieil article de formation. Parce que, vous allez voir, ce n’est pas simple, peut être pas pour les raisons que l’on s’imagine.

Réunion

Le chef faisait une réunion. Ce n’était pas courant, mais là, il avait exigé que tout le monde soit là. Conseillers funéraires, porteurs, marbriers, thanatopracteur, aucune femme dans cette entreprise qui n’en comptait pas, et il annonça tout de go : « Ҫa y est nous avons trouvé un nouvel assistant funéraire. Qualifié, diplômé, expérimenté, autonome mais sachant travailler en équipe… »

« Ben pourquoi tu nous convoque, chef ? Il a l’air bien, il y a un problème avec lui ? »

Le chef soupira « Absolument aucun. Simplement, l’assistant funéraire que j’ai trouvé est une assistante, je voulais juste m’assurer qu’il n’y aurait pas de problème avec vous ».

A moins que votre entreprise ne soit coutumière des réunions, la petite saynète ci-dessus est à proscrire. Entendons nous bien : dans une entreprise, même constituée exclusivement jusque là, d’hommes, l’arrivée d’une femme, peu importe à quel poste, assistante, conseillère, Maître de Cérémonie, thanatopractrice, ne doit pas faire l’objet d’une annonce différente que s’il s’était s’agit d’un homme.

L’inverse serait donner un poids et une signification particulière au sexe. Non, il s’agit d’une collègue, qui a le même statut et les mêmes prérogatives que n’importe qui d’autre à son rang.

Intégration réussie

C’est tout. Vous vous attendiez à quoi ? Soyons clair : une fille qui postule a un poste dans une entreprise de pompes funèbres n’a pas besoin d’y être intégrée spécifiquement. Elle a été embauchée, ce qui signifie qu’elle a en théorie les qualités requises pour occuper le poste, et, une fois sur place, elle devra y faire ses preuves, comme tout le monde.

L’erreur à ne surtout pas commettre, si elle est amenée à occuper des fonctions de Maître de Cérémonies, par exemple, ou tout poste d’encadrement, c’est d’aller sermonner les équipes. Une équipe de porteurs tentera toujours, quel qu’en soit le sexe, d’ailleurs, de tester un Maître de Cérémonies. Rien d’anormal, là dedans : il est censé être leur chef et gérer le convoi, ils sont juste besoin de savoir si, en cas de problème, ils ont affaire à quelqu’un qui saura prendre les choses en main, ou au contraire un incapable qui essaiera de leur coller l’échec sur le dos.

C’est l’essentiel de ce qu’il faut retenir : chaque personne en poste dans une entreprise de pompes funèbres est là parce qu’elle a les capacités d’occuper son poste.

Un problème de poids

Les législateurs ou postulants, en un mot, les hommes et les femmes politiques, ne cessent de nous rebattre les oreilles avec l’égalité homme-femme. Ce qui est bien.

Pourraient ils, dans ce cas, nous expliquer les articles R. 4541-1 à R. 4541-9 du code du travail, la norme AFNOR X35-109 et le décret n° 92-958 du 3 septembre 1992, qui définissent la limite acceptable de port de charge en fonction de l’âge, du sexe du salarié, de la distance à parcourir et des caractéristiques de la tâche ?

Plus précisément, le fait qu’une femme ne soit autorisée à porter que 25 kg, contre 55 pour un homme, et surtout que le médecin du travail puisse prononcer une autorisation de dépassement jusqu’à 105 kilos, mais uniquement pour un travailleur déjà autorisé à porter 55 kilos, donc un homme ?

Parce que cette loi interdit de facto à une femme de devenir porteuse, voire à une Maîtresse de Cérémonie de prêter main-forte à son équipe pour porter un cercueil si besoin, même si elle en a les capacités physiques. Règle que beaucoup d’entreprises de pompes funèbres ignorent superbement, jusqu’au jour ou elles tomberont sur un inspecteur du travail zélé.

Pour le reste, si votre collègue aux pompes funèbres est une femme, ne retenez que l’essentiel : c’est votre collègue.

Cigarette, et si les pompes funèbres faisaient un tabac

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carotte vendeur tabac

Un rapport très remarqué de la Cour des Comptes remettait, il y a quelques jours, en question les pratiques de distribution du tabac en France, et notamment le monopole des buralistes. A Funéraire Info, toujours en quête de solutions innovantes, nous proposons une solution simple : vendons des cigarettes dans les pompes funèbres !

Une idée fumeuse

Vendre des cigarettes aux pompes funèbres ? « Quelle drôle d’idée, ils ont fumé quoi, chez Funéraire Info ? » vous demanderez-vous certainement. L’auteur de cet article vapote, et que des produits homologués, sachez-le.

Et pourquoi pas ? Après tout, la clope, la cibiche, la sèche, la tige, la blonde, a, parmi son impressionnante collection de surnoms, quelques adjectifs qui concernent directement notre profession. Par exemple, la tueuse, et, surtout, le clou de cercueil.

Clous de cercueils

Bien entendu, les esprits cyniques argueront que vendre un produit intimement lié à une mortalité aussi diversifiée dans sa forme que précoce aux pompes funèbres pourrait offusquer quelques bonnes âmes. Et ils auront raison.

Mais, justement : après des années de prétendue lutte contre le tabac, de campagnes coûteuses et inefficaces, d’idées parfois farfelues, et, disons-le, de mensonges éhontés (personne n’a intérêt à ce que les fumeurs arrêtent de fumer), pourquoi ne pas clairement assumer une ligne claire ?

Une journée aux Pompes Funèbres Machin

« Bonjour Monsieur, que puis-je faire pour vous ? Une cartouche de Malbiches ? Bien sûr, voilà. Autre chose ? Non ? Juste, je me permet de vous laisser une brochure sur le contrat obsèques, ça pourra vous servir. Pardon, la dame avant vous, je ne lui ai pas donnée ? C’est normal, vous l’avez vue, elle est toute fine, elle fait attention à elle, elle a une démarche de sportive, elle, ce sera sûrement un cancer, ça laisse un peu de temps pour voir venir. Vous, par contre, vous avez, quoi, cinquante ans, un petit surpoids, vous êtes le client parfait pour l’infarctus. C’est vache, l’infarctus, ça vient d’un coup, et votre femme et vos enfants, ils doivent tout organiser, c’est dur. Si vous n’arrêtez pas de fumer pour eux, au moins, ne leur laissez pas vos obsèques sur les bras ».

Ajoutons à cela les petits jeunes, qui commencent à fumer parce qu’ils se croient immortels, voir un conseiller funéraire passer prendre leurs mesure, l’air innocent, pendant qu’ils hésitent entre le chameau ou le cow-boy, devrait leur mettre un peu de plomb dans la tête, ce qui, tant qu’il reste métaphorique, est toujours moins dangereux que le goudron dans les poumons.

Assurer du trafic

Non, vraiment : vendre des cigarettes aux pompes funèbres, ça ne présente que des avantages, presque pour tout le monde. Ça va assurer du trafic dans l’agence. Ça va permettre à votre personnel de connaître leurs futurs clients, ce qui leur permettra de rédiger de meilleurs hommages pour les cérémonies.

Bon, évidemment, il y aura des malheureux. L’industrie du tabac, qui a dépensé des milliers de milliards de dollars pour se faire une image, qui va la voir ruinée en un rien de temps avec une efficacité redoutable. Les buralistes, mais ils ne sont de toute façon jamais contents. Les fumeurs feront sans doute aussi un peu la tête.

Mais, il n’empêche : si les buralistes venaient à perdre le monopole de la vente du tabac, les pompes funèbres auraient tout intérêt à se mettre illico à en vendre. Cela assurera du trafic et un chiffre d’affaire supplémentaire dans les agences, et, quitte à devoir faire le sale boulot, autant profiter un peu de la manne.

La légende alcoolisée du cadavre de l’amiral Nelson

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L’Amiral Nelson, de son nom complet Horatio Nelson, 1er vicomte de Nelson, comte de Bronte, a encore de nos jours deux pouvoirs : mettre de mauvaise humeur n’importe quel amiral français, et attirer les touristes pour admirer sa colonne à Trafalgar Square. Ce qu’on oublie un peu, c’est qu’après sa mort, l’histoire de son cadavre fut mouvementée… Et éthylique.

La mort de Nelson

Il est un peu après treize heures, ce 21 octobre 1805, et le capitaine Thomas Hardy a un petit sourire aux lèvres en regardant dans sa longue-vue. Il faut dire que la flotte anglaise est en train d’administrer, métaphoriquement, une fessée mémorable à la coalition franco-espagnole, et par là, symboliquement, à Napoléon lui-même.

Hardy, tout concentré sur le déroulement de la bataille, réalise soudain que cela fait un petit moment qu’il ne perçoit plus la présence du héros du jour, l’Amiral Nelson, à ses côtés. Il se retourne, le cherchant du regard, et le voit, à quelques mètres, à genoux, se tenant le ventre. Hardy se précipite vers lui et Nelson sourit, en disant « Hardy, je pense qu’ils ont enfin réussi… ma colonne vertébrale est touchée ».

En effet, un tireur d’élite français a réussi l’exploit d’atteindre le cauchemar de Napoléon, l’homme par qui la France ne peut atteindre la seule supériorité qui lui manque, la navale. La balle a pénétré son épaule gauche, transpercé son poumon et la colonne vertébrale avant de s’immobiliser dans les muscles dorsaux à cinq centimètres au-dessous de l’omoplate droite. Nelson est un mort en sursis.

Tandis qu’on le transporte à l’infirmerie, Nelson demande aux deux matelots qui transportent sa civière de faire un détour, pour qu’il puisse donner des recommandations au barreur du bateau sur la façon de manœuvrer. Ceci fait, il demande à ses brancardiers de recouvrir son visage d’un mouchoir, afin que les marins ne le reconnaissent pas et gardent intact leur moral.

Arrivé à l’infirmerie, Nelson réclame à boire, et demande au Capitaine Hardy de descendre régulièrement pour lui faire son rapport sur le déroulement de la bataille et donner ses ordres. Enfin, épuisé, Nelson ferme les yeux, murmure « J’ai fait mon devoir. Dieu et mon pays ». Le plus grand marin anglais n’est plus.

Les dernières volontés

Après la victoire anglaise et la défaite française au large d’une ville Espagnole qui donnera une expression célèbre, « un coup de Trafalgar », les officiers anglais s’avisent qu’ils ont un problème. La dernière volonté de Nelson, en effet, précisait qu’il souhaitait être inhumé en Angleterre.

La tradition étant que les marins morts en mer soient immergés, les officiers, quoique désireux de respecter la volonté de l’illustre disparu, se regardent atterrés. C’est bien joli, tout ça, mais ils sont marins, pas croque-morts, et ils n’ont aucune idée de comment s’y prendre pour conserver la dépouille. D’autant qu’au sud de l’Espagne, il fait chaud, et que la perfide Albion, pardon, l’Angleterre, n’est pas la porte à côté.

C’est alors que le chirurgien du bord, William Beatty, suggère de conserver la dépouille de Nelson dans de l’alcool. Faute de mieux, les officiers acceptent, et Nelson est placé dans un tonneau d’eau-de-vie. Ce dernier est ensuite attaché au grand mât, et placé, indique le journal de bord, sous bonne garde.

On s’est pris une Nelson

C’est là que la légende commence. En effet, l’histoire officielle veut qu’à son arrivée en Angleterre, la dépouille de Nelson ait été placée dans un cercueil, lui aussi rempli d’alcool, sans commentaire particulier, jusqu’à ses obsèques, le 9 janvier.

Mais une rumeur insistante voit le jour : le tonneau aurait été presque à sec. En effet, le soir du 21 octobre, une fois la flotte franco-espagnole défaite, et tout danger écarté, les marins auraient été autorisés à fêter cette victoire mémorable, en se prenant, pardon pour mon langage, une cuite qui resterait dans les annales de la picole.

Et, durant cette fête mémorable, quelques marins, fin saouls, auraient décidé de célébrer la mémoire de Nelson en buvant un petit coup à sa santé de l’eau-de-vie dans laquelle l’amiral participait aux libations d’une toute autre façon. Une forme particulièrement tordue de cannibalisme.

La vérité, c’est qu’effectivement, le niveau d’alcool avait baissé dans le tonneau, mais dans quelles proportions, on l’ignore. Peu, certainement, parce que le corps semblait relativement bien conservé.

Enfin, c’est une maigre consolation : au pays du bon vin, on se consolera en sachant que notre plus grande défaite maritime aura été dignement arrosée par nos vainqueurs.

 

Bande dessinée : duel de croque-morts au western

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C’est un vrai duel de croque-morts dans un décor de western qui nous attend. Hasard du calendrier, à quelques jours d’écart, le tome 2 de Stern et le tome 3 de Undertaker, deux bandes dessinées ayant pour cadre le far west et pour héros des croque-morts, sont parus. Alors, dilemme : lequel choisir ?

Stern

Elijah Stern, croque-mort, vit au pays des cow-boys. Il ne porte cependant pas de six-coups et il n’a pas de cheval. Ce qu’il aime, c’est la littérature. Mais voilà, des livres, il n’y en a pas au magasin général de Morrison, un village de l’Arkansas. C’est à contrecœur qu’il se rend à Kansas City où il fera face à ses démons. À peine arrivé, on lui vole son argent, sa mule et ses bottes. Pour récupérer ce qui lui appartient, il affronte un ancien copain et sa mère qui l’accuse de sodomie (avant de tenter de le séduire), son épouse dont il est séparé et sa compagne jalouse, de même qu’un boxeur trois fois plus gros que lui. Bref, l’esthète venu bouquiner se trouve pris dans un engrenage infernal, délirant comme un film de Tarantino.

Undertaker

Dans ce troisième tome d’« Undertaker », Jonas Crow n’est plus ce pauvre croque-mort solitaire… même si, lui, aurait bien voulu le rester ! Dorison et Meyer lui ont associé mademoiselle Lin et Rose, la belle Anglaise. De la douceur dans son monde de brutes ? Pas pour très longtemps… Un ancien colonel lui apprend que « l’Ogre de Sutter Camp est vivant » ! Son passé trouble pendant la guerre de Sécession ressurgit, et Jonas engage alors sa « troupe » dans une chasse à l’homme et à ses propres regrets…

Alors, lequel ?

Difficile de choisir. Jonas Crown et Elijah Stern sont deux héros, similaires par le décor et l’époque ou ils évoluent, comme par leur profession, mais totalement différents. Crown est dur, cynique, violent et hanté, là ou Stern est paisible et semble presque déphasé par rapport à ce monde. Quoique, paisible… Il ne faut pas réveiller sa mauvaise humeur.

Les deux Bds sont indiscutablement adultes. Le rythme de Stern, en presque totale opposition, est à la limite du frénétique, quoiqu plusieurs planches plus placides permettent de souffler. Mais les personnages passent leur temps à se battre ou se tirer dessus, avec une jubilation qui lui vaut la comparaison avec Tarantino.

L’Undertaker tient plus dans son rythme de la machine infernale qui approche d’une conclusion dramatique. A la différence de Stern, la violence n’y fait pas irruption en planches frénétiques, mais elle est partout, contenue dans des personnages continuellement au bord de l’explosion.

Au final ?

A noter que le tome 2 de Stern propose une histoire complète là ou l’Undertaker propose ici le premier volet d’une histoire en deux albums.

Au final, incapable de choisir, je me suis offert les deux. Et je en saurais trop vous inciter à en faire autant : quoique bien différents à maints égards, l’un comme l’autre ont leur place dans une bédéthèque de qualité.

L’Ecole Nationale des Métiers du Funéraire : portes ouvertes le 3 février

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ENAMEF FFPF voeux 2017

Vous vous posez des questions sur les métiers du funéraire ? Vous voulez embrasser la profession ? Noter en grand dans vos agendas le 3 février : la Fédération Française des Pompes Funèbres et L’Ecole Nationale des Métiers du Funéraire organisent une journée porte ouverte pour éclairer les futurs candidats… Et futurs collègues.

La Fédération Française des Pompes Funèbres (FFPF) et L’Ecole Nationale des Métiers du Funéraire (ENAMEF) présentent leurs vœux aux lecteurs de Funéraire Info pour cette nouvelle année. Une année qui démarre sur les chapeaux de roues, puisque la FFPF organisera, dès février, une journée porte ouverte, pour tout, tout savoir, sur les métiers du funéraire.

L’accueil se fera par le président de l’ENAMEF. Puis les différents métiers seront présentés par des professionnels. Marbriers, opérateurs funéraires, thanatopracteurs expliqueront ainsi leur métier, la réalité du travail sur le terrain, et les cursus pour y arriver. C’est une constante à l’ENAMEF : ainsi, tous les formateurs de l’Ecole sont des professionnels en exercice, pour que l’enseignement dispensé aux stagiaires soit au plus proche des réalités du terrain.

Tous les points y seront abordés. Les formations obligatoires et réglementaires, bien entendu, ainsi que les diplômes nationaux par lesquels elles sont validées. Mais aussi, c’est important, le marché de l’emploi et les profils recherchés, afin que les aspirants aient, dès le début, une idée claire des possibilités offertes pour faire carrière.

Les professionnels seront là pour répondre à toutes les questions que vous pouvez vous poser sur le funéraire.

Alors, à celles et ceux qui se demandent ou trouver des informations sur les métiers des pompes funèbres et de la marbrerie, la réponse est simple et claire, ce sera là.

Portes ouvertes de l’ENAMEF (inscription obligatoire) :

Bulletin d’inscription ici : portes ouvertes ENAMEF

le 3 février 2017 à 15 h 00

100 rue de Ménilmontant

75020 Paris

 

2016, une année de funéraire, bilan avant liquidation

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2016 calendrier-lindner-2017

Que retenir de cette année 2016 et qu’attendre de l’année 2017 en funéraire ? Beaucoup, beaucoup de choses. Voici, puisque personne ne me l’a demandé, mon avis, qui est l’avis de référence auquel j’ai tendance à me référer lorsqu’il m’arrive de vouloir savoir ce que je pense, comme dirait Desproges.

Pas de changements, des confirmations

Au niveau de l’offre funéraire en elle-même, nul bouleversement majeur n’a été à signaler. J’en vois qui tombent de leur chaise, attendez, je précise : certes, des choses importantes se passent, mais elles sont la continuité de mutations déjà entamées. La personnalisation des obsèques, la concentration du marché, sont des mouvements qui se sont poursuivis et qui avaient été entamés depuis déjà quelques temps.

En réalité, beaucoup de choses se sont déroulées de façon très subtile. Le meilleur exemple reste le cercueil en carton : on en a parlé comme d’une arrivée fracassante en 2014 et 2015, mais le plus gros changement a eu lieu en 2016 sans que presque personne ne s’en aperçoive : début 2016, il était persona non grata à peu près partout, sauf dans quelques crématoriums, et, en cette fin d’année, il est accepté partout, sauf chez une poignée d’irréductibles que la législation va, de toute façon, finir par mettre au pas. De même, il n’a pas conquis soudainement la majorité du marché, mais gagne inexorablement des parts et la réputation. Certains opérateurs le pensent marginal, d’autres au contraire le proposent systématiquement pour les crémations et croissent.

De même, tout le monde parlait de l’arrivée des mutuelles dans le monde du funéraire comme les sept plaies d’Egypte à elles seules. Encore une fois, rien de tout cela : les mutuelles sont bien là, à travers un opérateur, qui prend son temps pour poser ses jalons et devenir, dans les années à venir, un acteur majeur, mais pas monopolistique.

Au final, une année passionnante, d’évolution mais pas de révolution. Et c’est tant mieux, parce que les révolutions finissent toujours mal.

Funéraire et politique

L’année 2016 aura été l’occasion pour les politiques de se pencher sur le funéraire. Avec plus ou moins de succès. Plutôt moins que plus, pour être franc.

Il y aura eu, bien entendu, cette histoire de dépôt de devis en mairie. Nous avons beaucoup brocardé le Sénateur Sueur, qui a dû croire que nous ne l’aimions pas. Mais non : nous avons de la sympathie pour l’homme, une admiration pour le politique dont le bilan est incontestable, moins pour sa loi.

Vous vous souvenez de la levée de l’interdiction des soins de conservation pour les patients atteints du HIV ? Oui, nous aussi. On vous en parle depuis 2014. Et on nous avait promis : « en 2016, vous allez voir ce que vous allez voir ! Il est temps de clarifier les choses. » et bien, c’est clair : aujourd’hui, 29 décembre 2016, nous en sommes exactement au même point qu’en 2014. C’est pénible, autant pour ceux qui y sont favorables que pour ceux qui y sont opposés, ce climat d’incertitude. Mais, c’est promis, en 2017 « Vous allez voir ce que vous allez voir. » j’ai l’impression que cette année sera aussi aveugle.

Nous ne reparlerons pas de l’oublie des pompes funèbres dans l’hommage que François Hollande a rendu aux intervenants sur l’attentat de Nice. Comme l’a dit un lecteur non professionnel du funéraire « vous êtes payés pour ça ! ». Merci donc de nous avoir appris que les policiers, infirmiers, médecins, etc. font tous leur métier de façon bénévole, et que notre salaire à la fin du mois est un bouclier grâce auquel rien ne peut nous atteindre.

Enfin, il y aura eu le loi sur les obsèques civiles, pardon, laïques. Là encore, pas de commentaire. Après tout, si un député veut se vanter d’avoir inventé, en 2016, un truc qui existe depuis 1890, ne lui ôtons pas son plaisir, déjà qu’au vu des sondages, en juin prochain, on va lui ôter son siège… Le pire, c’est qu’il ne comprendra même pas pourquoi.

Les salons du funéraire

Que serait une année funéraire sans son salon ? L’édition 2016 de Funexpo a-t-elle été un top ou un flop ? Et bien, sans conteste, un flop… Pour ceux qui n’y sont pas venus. En dehors du fait qu’elle s’est déroulée en septembre, et que beaucoup d’exposants ont apprécié le fait de pouvoir faire une petite pause dehors sans se faire saucer ou devoir enfiler une combinaison polaire, c’était, durant trois jours, le centre du monde funéraire, des grands classiques aux nouveautés.

Bref, que dire sur Funexpo ? Simplement, merci aux organisateurs de nous proposer, tous les deux ans, un salon aussi réussi et convivial, et rendez-vous en 2018.

Qu’attendre de 2017 ?

Alors, la question, qu’attendre de 2017 ? Beaucoup de choses.

D’abord, un salon du Funéraire à Paris, qui sera de retour au Bourget. Il y a les amateurs pour les deux salles, mais une chose est sûre, le salon fera, comme chaque année, preuve de rigueur dans son organisation et de richesse dans sa programmation, j’ai hâte d’y être. A titre personnel, je suis très content de revenir au Bourget, parce qu’être accueilli par la fusée Ariane le matin, c’est la classe.

Et puis ? Et puis… Beaucoup de choses. Des choses qui sont en instances, et dont nous vous parleront le moment venu, des choses qui sont encore juste dans un coin de la tête de quelqu’un, quelque part, et que nous aurons le plaisir de connaître, et de vous faire connaître.

C’est le moment ou jamais de remercier. Merci à vous, nos 1 millions 600 mille lecteurs de 2016, de nous avoir fait confiance pour vous informer en 2016. Merci à vous, nos annonceurs, qui nous ont confiés la tâche de contribuer à faire connaître leur entreprise. Merci à toutes celles et tous ceux qui font le funéraire au quotidien, pour le soin et l’attention que vous portez aux familles qui vous confient leurs défunts.

Et puis, merci à Mélanie et Sarah, mes collègues et amies, et un merci tout particulier à Eric, qui porte les destinées de Funéraire info depuis sa création, ce qui revient globalement à faire un Vendée Globe chaque semaine.

Le corbillard, il n’y a pas plus polyvalent, ma poule !

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Polyvalence. C’est le mot d’ordre dans les petites pompes funèbres : polyvalence. On doit savoir faire plein de choses différentes. C’est valable pour le personnel, bien entendu, mais c’est aussi valable pour le matériel, comme le corbillard. Tranche de vie multifonctions.

Le représentant passa une demi-douzaine de fois devant la pompe funèbre, vérifia autant l’adresse sur son GPS et finit, faut d’avoir aperçu le moindre bout de cercueil ou de corbillard, par s’arrêter pour demander sa route à un autochtone, en l’occurrence, une berger qui guidait quelques vaches sur cette route de montagne sinueuse.

Ce dernier regarda le représentant, surpris « Ben, les pompes funèbres de Monsieur Daniel, vous êtes forcément passé devant, c’est à cinq cent mètres d’ici, je ne vois pas comment vous avez pu le louper »

Le représentant fit rapidement un calcul de distances, puis confirma. « Oui, je les ai loupées. Cinq cent mètres, c’est près de la grande ferme qu’il y a là, non ? »

Le berger sourit « Plus proche, tu meurs, c’est dedans. »

Le représentant haussa un sourcil, remercia poliment, et fit demi-tour, dubitatif. Il retrouva facilement la ferme, s’arrêta devant, et décida de se rendre à pieds jusqu’à la partie habitation, au fond d’une grande cour ou donnaient plusieurs hangars.

La vue était magnifique : les champs descendaient en pente douce, jusqu’à une forêt immense, qui remontait au loin les flancs des montagnes. L’air était pur, et le froid piquant revivifiant.

Le commercial sourit en traversant la cour de la ferme : près d’un puits en pierres, un vieux Tub de Citroën était reconverti en poulailler, après avoir, s’il fallait en juger la décoration peinte sur les vitres, vécu une longue carrière de corbillard.

Un homme sortait de l’habitation, et venait à sa rencontre. De solides bottes de caoutchouc, une combinaison d’agriculteur, solide, les épaules larges, il se présenta comme le patron, avec une poignée de main ferme.

« La ferme est à moi, je fais un peu d’élevage » expliqua l’homme, en réponses aux questions du représentant. « Je fais aussi de l’exploitation forestière, un peu, et pompes funèbres. »

« Toutes ces activités en même temps ? »

« Bah ouais, les gens d’ici sont solides, c’est pas en les enterrant que je vais gagner ma croûte. ».

« Mais, l’agence est où ? »

L’agriculteur-forestier-croque-morts haussa les épaules « Les gens m’appellent, j’enfile mon costume, et je vais chez eux. On règle ça autour d’une petite prune, en général ».

L’agriculteur (qui était aussi forestier et croque-morts, donc) fit faire au représentant le tour du propriétaire. « Voilà. Donc, vous vendez des plaques ? » et les deux se mirent à parler affaires.

En prenant congé, le commercial posa une question qu’il avait à l’esprit depuis quelques temps « Mais, au fait, il est où, votre corbillard, je ne l’ai pas vu ? »

Le croque-morts plus-polyvalent-tu-meurs le regarda d’un air curieux « Ben, il vous faut des lunettes. Il est là. »

« Là ou ? » demanda le représentant. « Je ne vois que le poulailler, là. »

« Ben oui. Quand on a besoin, je vire les poules, un coup de propre, et hop ! Un corbillard. Il roule encore très bien, vous savez, je fais un peu de mécanique sur mon temps libre. ». Joignant le geste à la parole, il fit faire le tour du véhicule. « Voyez, le caisson est impeccable, les poules sont au dessus, on vire la paille, il y a une toile en dessous pour protéger, et hop! On met les fleurs. »

Le commercial n’en revenait pas « Mais… Mais… Les poules, là… Il ne reste pas une odeur, dedans, après ? »

Le croque-morts réfléchit une seconde, avant d’asséner « Ben moi, à force, je la sent plus, mais en trente ans, je me rappelle pas d’un de mes passagers qui se soit plaint ».

 

Dire des conneries sur les pompes funèbres pour faire le buzz

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La tranche de vie est un art difficile, qui demande précision dans la formulation et précisions dans les faits. N’en déplaise à la page Pause Caféin qui publiait, il y a quelques jours, un article intitulé « 17 secrets que les employés des pompes funèbres gardent pour eux ». Allez, foin de modestie, je vais leur expliquer pourquoi il ne faut pas raconter n’importe quoi.

L’art délicat de la tranche de vie

Une tranche de vie, c’est comme une tranche de cake : c’est seulement bon si on a la bonne recette. Il faut en saisir la substantifique moelle, poser un décor, des personnages facilement identifiables, et trouver la bonne longueur. Pour les personnages, on utilisera des archétypes. Un archétype ? « Homme, croque-morts, la quarantaine, sympa ». Ce n’est pas Madame Bovary, on n’a pas 300 pages pour poser une étude psychologique. Il faut que ce soit percutant.

Mais trop de percutant tue le percutant. Tenez, Pause Cafein, puisque c’est le sujet de l’article. Pause Caféin reprend une de mes histoires, issue de « Mes Sincères Condoléances », et je publie ici in extenso leur version :

« Il leur arrive de se tromper de corps

C’est arrivé à un employé (Guillaume Bailly) qui, en arrivant dans la maison d’un défunt, s’est emparé de la vieille dame… qui dormait sur son lit. C’est son mari qui était mort, et qui reposait dans la pièce d’à côté ! »

Pardon, jeune homme, c’est un peu court. L’histoire, que vous pourrez retrouver page 129 de Mes Sincères Condoléances, en édition poche, chez Pocket, intitulée « Erreur sur la personne », est une de mes plus anciennes. Elle fait une page entière, et la version du livre est au moins la vingtième que j’écris. Je suis formel : ce n’est pas possible de faire plus court.

La preuve avec cette histoire. Le titre est une abomination : on ne s’est pas trompé de corps, puisque, la mamie étant toujours vivante, ce n’est pas un corps dans le sens ou on l’entend aux pompes funèbres. Se tromper de corps, c’est par exemple crématiser un défunt à la place d’un autre. J’ai de bonnes histoires là dessus, les gars, demandez, la prochaine fois.

Ensuite, la prochaine fois que vous m’emprunterez une histoire en citant mon nom dans le rôle du boulet, les gars, merci de mentionner le livre. Ça s’appelle de la courtoisie.

Tiens, ils m’ont mis en rogne

Tiens, ça y est, ils m’ont mis en rogne. Allez, leur article point par point.

« Durant les enterrements, certaines personnes leur posent toujours des questions macabres » ah bon ? Non, durant les obsèques, surtout l’organisation, il arrive parfois que des gens nous posent des questions précises pour savoir si ce que nous allons faire n’enfreint pas leurs convictions philosophiques ou religieuses. C’est très différent.

« Les gothiques les aiment bien » c’est un peu cliché, les gars, mais vous n’êtes plus à ça près. En réalité, les croque-morts et les gothiques s’ignorent joyeusement. Les premiers trouvent les seconds bizarres et éloignés de la réalité, les second trouvent les premiers trop terre à terre et fermés à la poésie noire.

« Certains croque-morts ont déjà été condamnés pour avoir volé des dents en or sur les corps défunts. Ou d’avoir volé des conneries, comme des tickets de métro dans la poche du mort » oui, il y a effectivement eu UNE histoire avérée. De là à en faire une généralité… Les vêtements des défunts sont fournis par les familles, qui font généralement les poches pour voir s’il n’y a rien d’important. Je n’ai jamais trouvé de ticket de métro dans un costume de défunt, peut être parce que j’ai autre chose à faire que de leur faire les poches.

« Ils ne gagnent pas très bien leur vie : entre le SMIC et 1 500 euros en début de carrière » ça, par contre, c’est vrai. Vous voyez, quand vous voulez, les gars ! Merci de votre soutien, et à votre bon coeur.

« Ils scellent les yeux et la bouche du défunt à la glue ! » Oui, les gars, on se calme… C’est pas la glue du supermarché, non plus, mais une colle spécialement étudiée pour et utilisée par des professionnels respectueux du défunt. Il faut faire attention à ce qu’on dit, les gars, parce qu’entre les familles qui ne vont plus vouloir qu’on ferme les yeux de leurs défunts et ceux qui vont vouloir le faire eux-même avec de la colle de supermarché, c’est une phrase qui peut faire du dégât.

J’en passe…

Le meilleur pour la fin

« Il leur arrive de devoir « craquer » les os des corps pour les faire entrer dans le cercueil. Ce sont souvent les omoplates qui sont brisées. Et les doigts aussi, pour pouvoir les croiser sur la poitrine du mort (rigidité cadavérique oblige).  ».

Oui, vous avez bien lu. Non, les gars, on ne fait pas ça. Pour rentrer un corps dans le cercueil, on prend un cercueil à la bonne taille. C’est pour ça qu’un bon croque-morts a toujours un mètre dans le coffre de sa voiture.

Et si vraiment on voulait casser des os pour faire rentrer un corps dans le cercueil, on ne choisirait pas les omoplates, d’une, parce que ce ne doit pas être facile, de casser une omoplate, deux, parce que ça ne sert à rien, de casser une omoplate. A moins que vous ne confondiez avec la clavicule, les gars ?

Au fait : la rigidité cadavérique n’est pas un état permanent. Si on veut croiser les doigts, deux solutions, soit on attend que ça passe, soit on fait un massage pour les assouplir. C’est aussi simple que ça, et nul besoin de casser quoi que ce soit.

Pour conclure, les gars, craquer ou casser des os, pour rentre un défunt dans un cercueil, c’est de l’atteinte à l’intégrité de cadavre, et, comme le dit si poétiquement le Code Pénal dans son article 225-17 : « Toute atteinte à l’intégrité du cadavre, par quelque moyen que ce soit, est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. ».

Ceci dit, de nombreuses pompes funèbres seraient ravies de vous prendre en stage quelques jours pour vous montrer la réalité du métier. A vous les familles en deuil, à vous la réalité sordide de la maladie et du suicide, à vous les horaires impossibles pour un salaire bien inférieur au vôtre pour écrire des bêtises. Voilà, Pause Caféin, vous êtes rhabillés pour l’hiver. Profitez en, il paraît qu’il va être glacial, cette année.

L’article de Pause Cafein est ici : http://www.pausecafein.fr/vie-quotidienne/quotidien-difficultes-question-travail-croque-mort.html

Edito : uberiser les pompes funèbres, une fumisterie

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Opinion : C’est la révolution ! Olé ! Faites chauffer les tortillas, débouchez les bouteilles de tequila, allumez vos cigares, voici venir les jeunes loups ambitieux qui veulent métamorphoser le monde du funéraire. En conjuguant un nouveau verbe : j’ubérise, tu ubérises, il ubérise…

Uber se retourne dans sa tombe

Tout commence à San Francisco en 2009, lorsque Garrett Camp, Travis Kalanick et Oscar Salazar lancent une société appelée UberCab, proposant des chauffeurs privés à la demande.

L’idée leur est venue en 2008, lors d’un voyage à Paris. Les compères cherchent un moyen de se déplacer dans la capitale, et réalisent que les problèmes de taxi sont les même à Paris qu’à San Francisco, et, probablement, dans de nombreuses métropoles mondiales.

Ils décident donc de créer leur entreprise, qui remporte un succès vif et immédiat. La plus grosse métamorphose apparaît avec l’application UberPop, qui met en relation des particuliers en demande de transports avec des chauffeurs non professionnels. Un service professionnalisé de particulier à particulier, donc, contre lequel s’érigent même des états.

Mais le fait est là : Uber est passé dans le langage courant via le terme uberisation, qui désigne tout service mettant en relation des particuliers pour réaliser une prestation payante en contournant les réseaux professionnels établis.

Uberisation du funéraire

Les velléités d’uberisation sont partout. Et le funéraire ne pouvait échapper longtemps à quelques tentatives. C’est chose faite. Mais… Une mise au point s’impose.

Déjà, il faut arrêter de faire passer ces jeunes uberiseurs pour des chevaliers blancs. Non, ils ne veulent pas faire économiser de l’argent aux familles en contournant ces infâmes profiteurs de pompes funèbres. Ils veulent faire de l’argent en piquant l’idée de Garrett Camp, Travis Kalanick et Oscar Salazar et l’appliquer à un secteur qu’ils n’ont manifestement pas cernés, au détriment d’entreprises qui ont pignon sur rue et ont mis des années à bâtir une société sur laquelle les familles peuvent compter. Par ailleurs, ils se fichent comme d’une guigne des familles. Mauvais point.

Uberiser, ça veut dire se casser les dents ?

Parce que les uberiseurs du funéraire vont vite fait se casser les dents sur la loi, qui est dure, mais c’est la loi. Que peut on uberiser ? Le cercueil, le corbillard, la crémation, l’inhumation… Tous les produits (ou presque) et tous les services (ou presque) sont régis par des règlements stricts et strictement contrôlés.

J’ai fait le compte, et il reste l’entretien de sépulture au cimetière. Sauf que, devant la multiplication des cas de fraude aux charges sociales, l’Inspection du Travail a sifflé la fin de la récré.

Un candidat à l’uberisation du funéraire ne peut rien proposer en matière de pompe funèbre qui ne dispose d’une habilitation. Pour avoir une habilitation, il faut respecter des normes strictes. Donc engager des frais. Voilà de quoi faire grimper le coût de la facture.

Reste à uberiser les gens. Sauf que : on voit mal une pompe funèbre vendre un cercueil et louer un corbillard et accepter de voir un convoi fait avec Dédé, Marcel, Raoul.. Uber croque-morts qui prennent dix euros du convoi.

On peut, ici ou là, uberiser quelques services, mais pas l’intégralité d’un convoi. Et on voit mal une pompe funèbre, à moins d’avoir vraiment besoin d’argent, accepter sur son convoi des tiers non professionnels.

Uberiser non, innover, oui

La famille économisera un peu d’argent, certes. Mais cet argent, c’est quoi ? C’est celui qui est investi dans l’entretien du matériel, dans la formation du personnel. C’est ce petit quelques chose intangible mais qui change tout et qu’on appelle le professionnalisme.

C’est toute la différence entre l’Uber d’origine et l’Ubernimportequoi. D’un côté, un service de transport en voiture. Des millions de personnes en France peuvent conduire une voiture sans être un professionnel, alors en payer un pour me conduire d’un point A à un point B, pourquoi pas ?

Par contre, il n’existe que 25 000 professionnels du funéraire en France, tous formés, compétents, connaissant la législation et entraînés à réaliser des gestes techniques et précis. Dès lors, pour leur confier le corps d’un être cher, c’est à eux que je ferais appel en priorité, parce que le quidam moyen qui s’est inscrit sur Uber parce qu’il a besoin d’argent, il est bien, gentil, mais mon cher disparu, je ne le confie pas à n’importe qui.

Attention : il ne faut pas confondre uberiser et innover. Des entreprises apportent de l’innovation, tant dans les pratiques, les habitudes, et souvent sous forme numérique. Ces sociétés apportent un service réfléchi dans un milieu qu’ils maîtrisent en respectant la législation et sans flouer les familles. Tout l’inverse de l’uberisation.

Aussi, les familles qui seraient tentées à l’avenir de faire appel à ces uber croque-morts, il est impératif de les informer de deux points précis : le premier, nous n’avons rien à voir avec ces gens. Le second, ils en auront pour leur argent. C’est à dire peu.