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Elmer Food Beat en deuil : décès de Vincent Lemoine, alias Twistos (MàJ)

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twistos

L’information a été confirmée par le management du groupe Elmer Food Beat : Vincent Lemoine, alias Twistos, est décédé. Coup dur pour la formation nantaise, dont Twistos était membre fondateur, guitariste et compositeur, et dont les refrains égrillards ont fait le succès du groupe.

Vinent Le moine s’est éteint des suites d’un cancer. Il avait encore donné un concert avec le groupe ce 16 août, mais était absent dimanche soir, lorsque le groupe avait joué en Normandie.

Elmer Food Beat apparaît dans le courant du rock alternatif français des années 1980. Il donne son premier concert le jour de la Fête de la musique, le 21 juin 1986, place de la Bourse, à Nantes. Formé de Vincent (batterie), Pats (guitare), Twistos (guitare), Manou (chant) et Alain (basse), le groupe enchaîne durant l’été dans les bars de Piriac-sur-Mer.

En 1988, Elmer Food Beat sort un Maxi 45 tours autoproduit comportant les premières versions de Daniela, de La Caissière de chez Leclerc, ainsi que Est-ce que tu la sens ? et Roméo sur Juliette. Il se vend à 6 000 exemplaires dans les concerts et il est distribué par New Rose.

En décembre 1989, aux Trans Musicales de Rennes, les Elmer Food Beat rencontrent l’équipe du label Off The Track, qui va produire leurs trois premiers albums. Le 24 avril 1990, sort le premier de ces albums, 30 cm. On y retrouve Daniela et La Caissière de chez Leclerc, accompagnés de nouveaux titres comme Couroucoucou roploplo, La Complainte du laboureur et Le plastique c’est fantastique… Le 20 octobre, Daniela entre dans le Top 50. En décembre, Elmer Food Beat joue à guichets fermés à l’Olympia, où lui sont remis deux disques d’or (200 000 exemplaires vendus).

Le 2 février 1991, lors des Victoires de la musique, Elmer Food Beat est désigné meilleur groupe de l’année. Le 23 mars, Le plastique c’est fantastique entre à son tour dans le Top 50. La chanson est adoptée par le ministère de la Santé pour une campagne en milieu étudiant recommandant le port du préservatif. L’album 30 cm se vend à plus de 650 000 exemplaires. Le 12 juin, le groupe sort un deuxième album, Je vais encore dormir tout seul ce soir… Le 22 juin, la chanson titre s’installe dans le Top 50. Le groupe donne 150 concerts par an, et commence à tourner à l’étranger. Durant l’été 1993, cependant, le groupe se sépare après que leur label ait connu des difficultés.

Les 21 et 22 décembre 2001, à l’Olympic de Nantes, à l’occasion des deux concerts anniversaire d’EV, le groupe se reforme. Grand Lolo remplace le guitariste Kelu. Elmer Food Beat donne alors, de temps à autre, quelques concerts de 20 ou 30 minutes.

Le véritable nouveau départ a lieu le 2 décembre 2006, pour l’ouverture du Zénith de Nantes. En 2007, le groupe se produit aux festivals de Bobital, de Poupet et Couvre-feu. En 2009, il reprend les tournées.

En 2010, il sort 25 cm, qui comporte six titres et se vend dans les concerts, en CD et vinyle, à 1 500 exemplaires. Le 13 novembre 2013, vient le quatrième album du groupe, Les Rois du bord de mer. Le cinquième album, À poil, les filles, sort le 22 avril 2016.

L’avenir d’Elmer Food Beat est encore incertain. il faudra un temps certain au groupe pour récupérer de cette disparition. La date des obsèques de Twistos n’a pas été communiquée.

Nous présentons nos condoléances aux membres de Elmer Food Beat et à la famille de Vincent lemoine, qui restera Twistos pour les milliers de fans du groupe.

L’art de mourir avec originalité, les morts idiotes de 2017

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morts idiotes danger

Mourir est un passage délicat de l’existence, qu’il convient de réussir, sans avoir eu, généralement, la possibilité de s’entraîner avant. Les risques sont nombreux si l’on rate sa mort, mais le plus sous-estimé reste vraisemblablement d’entrer dans la postérité d’une manière quelque peu ridicule. Florilège des morts idiotes de l’été 2017.

Assassiné avec une arme improbable

Il y a, bien entendu, des circonstances atténuantes au fait de périr d’une mort idiote. L’assassinat en est une : on n’a généralement pas émis le souhait de se faire trucider par une tierce personne, cette dernière agit de sa propre initiative, pour des motifs, l’immense majorité du temps, crapuleux.

Ainsi, dans le douzième arrondissement de Paris, une nonagénaire a été assassinée par sa petite nièce à coups de vases. Pardon, je viens de relire mes notes, et le « s » est superfétatoire : de vase, un seul vase, dont les coups répétés ont été fatals à la pauvre vieille dame.

Il convient ici d’observer que le vase est un objet bien étrange. Considéré comme l’un des biens les plus précieux de sa propriétaire, il sera placé en équilibre sur un guéridon boiteux, et se brisera en mille morceaux après avoir chuté au moindre frôlement de votre part, faisant faire à votre classement dans la liste des bénéficiaires de l’héritage une chute équivalente à celle du sommet du mont blanc. Si le chihuahua de la maison s’égratigne un coussinet sur un bris de verre, la chute sera équivalente à l’Himalaya.

En revanche, si d’aventure vous voulez transformer ledit vase en arme létale afin d’anticiper la perception dudit héritage, là, il reste bien costaud, et vous pouvez défoncer des crânes comme si vous aviez un marteau de guerre dans Games of Thrones. Il y a là dessous un mystère insondable qui éclipse de suite les grandes préoccupations de l’humanité, comme la chute de la tartine beurrée, par exemple.

A noter que, dans l’affaire qui nous intéresse, la petite nièce en question a été internée en psychiatrie et sera certainement déclarée irresponsable. Ce qui, selon le droit français, lui ouvre les portes de l’héritage. Ce n’est que justice : elle n’a pas cassé le vase.

Dans ma collection, j’ai rangé cette histoire, précieusement, à côté de celle de la femme assassinée à coups de pénis.

Trahi par un vieil ami

Il y a aussi la trahison inattendue, ce coup de poignard dans le dos asséné par celui qu’on attendait pas.

Ainsi, une femme est morte à la terrasse d’un bistro. Oui, même anodin, le lieu ou vous mourez comptera dans la postérité. Pour ses descendants, dans des dizaines d’années, qui se lanceront dans des études de généalogie, elle restera la mamie morte à la terrasse d’un bistro. Un silence se fera alors, et de regards entendus seront échangés.

La dame, par ailleurs certainement fort respectable, s’est aventurée dans la rue, et s’est attablée à la terrasse d’un estaminet. D’un œil, elle a vérifié qu’il n’y avait pas de terroristes de Daesh dans le coin, de l’autre, aucun psychopathe animé de pulsions homicidaires et armé d’un objet létal, couteau, fusil, pistolet, poison, vase. Elle a ensuit scruté les patrouille vigipirates, s’assurant qu’aucun militaire n’avait oublié d’enclencher la sécurité de son arme, un coup est si vite parti, avant de discrètement scruter l’arrière du bar, afin de s’assurer que les conditions d’hygiène étaient impeccablement respectés, puis, enfin détendue, elle a commandé une verveine.

C’est à ce moment là qu’une bourrasque de vent a fait chuter un parasol de plusieurs dizaines de kilos juste sur elle, la tuant sur le coup.

L’absence de commentaires étant déjà un commentaire, je vais donc me taire.

morts-idiotes-300x192 L'art de mourir avec originalité, les morts idiotes de 2017Le running gag

Il y a aussi le running gag de l’été. Oh, celui-ci n’a rien d’original, mais c’est un classique qui marche à tout les coups.

Mais, si, vous savez : « On va faire une photo de vous face à la mer, tenez, on va se mettre là, au bord de la falaise, attends, j’ai le soleil, bougez un peu, attention, recule, encore un peu, recule… Oh, zut, elle est tombée ! »

Je devais vous parler d’une dame à qui c’est arrivé, mais, après relecture de ce qui précède, avec deux victimes de sexe féminin et une psychopathe, je préfère m’abstenir, au risque de passer pour un misogyne. D’autant que c’est arrivé à d’autres personnes, ailleurs. Point commun entre tous ces lieux de décès, la présence de falaises. Malgré toute mes recherches, je n’ai pas trouvé de décès consécutif à une chute sur une plage de sable fin parfaitement plate.

La mort qui n’arrive jamais,
Sauf quand elle arrive

Se distinguant du ton ironique de ce qui précède, l’histoire qui va suivre est triste. Il est important de le stipuler, parce que, sinon, elle semblerait sortir du scénario d’un film gore de série B. Quoique, même dans la série de films « Destination finale », ils n’auraient pas osés.

Alors qu’une jeune femme venait d’accoucher, son bébé dans les bras, un brancardier a voulu la transférer d’un étage à un autre. Jusqu’ici, rien d’extraordinaire, une scène comme il s’en produit tous les jours dans tous les hôpitaux du monde. La femme étant espagnole, le bébé étant espagnol, le brancardier étant espagnol aussi, et même l’hôpital étant espagnol, on devine que la scène se passe en Espagne.

Les portes de l’ascenseur se ferment deux fois, avec eux dedans, sans pour autant partir, l’homme décide d’en changer, parce qu’il est brancardier, pas réparateur d’ascenseurs.

C’est là que l’appareil a changé brusquement d’étage, alors que la tête de la jeune femme se trouvait à l’intérieur. La jeune maman a été littéralement coupée en deux. Les pompiers ont mis deux heures à atteindre la partie de son corps qui se trouvait à l’intérieur de l’ascenseur.

La seule chose drôle, là dedans, c’est la conclusion de l’article du Journal de Saône et Loire « Les médecins n’ont rien pu faire ». Une découverte majeure : le bouche-à-bouche est inefficace lorsque la tête et les poumons ne se trouvent pas dans la même pièce.

Enfin, avec tout ça, les morgues cet été ont fini par ressembler à la salle de pause des employés de métro New-Yorkais.

Perles d’enterrement et humour noir : les anecdotes irracontables

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anecdotes irracontables

Il y a les anecdotes de pompes funèbres qu’on se raconte et qu’on raconte aux proches. Il y en a même qui en font des livres. Mais il y a aussi les autres, les anecdotes irracontables, les un peu honteuses, qu’on ne se raconte qu’entre soi, parce que l’humour, dans le funéraire, c’est comme le café, on le préfère noir et sans sucre.

« Une formation de secouriste pour les équipes de convoi ? Pour quoi faire ? Si le toubib a fait un mauvais diagnostic, c’est son problème, pas le nôtre ».

« Non, franchement, une formation de secouriste, dans les pompes funèbres, j’y suis opposé. C’est contre-productif. »

« Les progrès de la médecine ? Et ils y pensent, au petit commerce de proximité ? »

« T’as connu le père Chombier ? Il a habité toute sa vie en face du cimetière. Maintenant, il habite en face de chez lui ».

« Il ne faut pas mélanger travail et plaisir : ‘’On ne couche jamais avec un client’’, dans les pompes funèbres, crois-moi, ça prend tout son sens. »

(Le vieux formateur, entrant dans la salle ou attendent les futurs porteurs) « Bon, ici, pendant les formations, on écoute, on est attentifs, pas comme à l’école. Je dis ça, parce qu’il y en a beaucoup, qui n’ont pas compris pourquoi ils sont obligés de faire ce métier, maintenant. »

A la salle de pose, le matin « Houla, ils ont eu une dure nuit, les gars, on va avoir du convoi, cette semaine.
– A quoi tu vois ça ?
– Un mec que l’équipe de permanence a confondu son gobelet de café avec celui qui sert de cendrier. Deux fois. »

(Le petit-fils de la défunte, durant la réception de famille) « Vous savez, si vous nous racontez n’importe quoi, je le saurais, j’ai vu tous les épisodes de Six feet under ».
(Le conseiller funéraire, avec un regard noir) « Oui, et bien moi, j’ai vu tous les épisodes de Dexter ».
(Michael C Hall est le héros de ces deux séries, il joue un croque-morts dans Six Feet Under et un tueur en série dans Dexter).

Le veuf, à la thanatopractrice qui lui demande des vêtements pour habiller sa défunte épouse « Vous ne m’avez pas demandé de sous-vêtements. Vous n’avez peut être pas l’habitude d’en mettre ? »

« Je suis venu les mains vide. Après tout, on fait des cadeaux à la naissance, mais le bébé s’en fout, c’est la famille qui est contente. Pareil, on amène des fleurs aux enterrements, mais le défunt s’en fout, et sa famille, ben je les aime pas. »

Être enterré vivant, c’est mauvais pour le karma

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enterré vivant rts

C’est une invention qui date, et qui, sans doute, n’a jamais connu le succès escompté : un dispositif électronique pour porter secours si l’on est enterré vivant. Et c’est bien dommage : son créateur l’avait conçu dans un objectif bien noble, qui allait au-delà de l’infortuné non-mort : sauver le monde, rien de moins.

Simple et efficace

Le dispositif, pour rudimentaire qu’il puisse nous apparaître aujourd’hui, était, en 1984, à la pointe de la technologie. Un ensemble de capteurs, fixés aux bras et aux jambes, permettait de détecter tout mouvement du défunt inhumé.

De plus, une sonde nasale analysait les souffles et râles de l’infortuné enterré pour détecter le moindre souffle de vie. L’ensemble des capteurs était relié à un boîtier, posé sur l’oreiller, à côté de la tête du défunt supposé, et qui transmettait un éventuel signe de vie à un second boîtier, fixé sur la stèle, à l’aide d’un câble.

Pour les plus jeunes : Oui, un câble. C’est une sorte de tuyau avec des fils métalliques dedans. On était en 1984, le Wi-fi n’existait même pas dans les feuilletons de science-fiction.

L’ensemble était, donc, inesthétique, mais efficace. Une sorte d’évolution de la clochette et de la ficelle que l’on pouvait voir les siècles passés, branchée sur batterie.

Des raisons cosmiques

Interviewé par la RTS (Radio Télévision Suisse, puisque l’inventeur, en effet, était un digne helvète), l’inventeur, à la question de savoir ce qui lui avait donné l’idée de cette invention, éleva soudain le débat vers des sphères insoupçonnables.

En effet, le créateur expliquait sa démarche par le fait qu’il s’était penché sur les vies antérieures. Et que, selon les études qu’il avait mené, selon des protocoles scientifiques certainement strictement établis par lui-même, les personnes qui avaient connus, dans une vie antérieure, une fin terrible, comme par exemple mourir enterré vivants, devenaient des criminels lors de leur réincarnation suivante.

Et, sans être un expert, on peut supposer qu’être un criminel, au niveau du karma, ça n’aide pas.

L’invention permettait donc de sauver tous ces braves gens, et, de surcroît, de faire drastiquement baisser le taux de criminalité pour les générations futures.

Hélas, il semble, d’après les informations que nous avons exhumées, que l’invention fit, commercialement, un flop, et fut enterrée avec les objets oubliés des années 80.

Plus de trente ans plus tard, la médecine prétend qu’enterrer les gens vivants, ça n’arrive pas. Pourtant, force est de constater que les statistiques du ministère de l’intérieur sur le crime et la délinquance sont en constante augmentation. Coïncidence ?

Les archives de la RTS

Corrida : peut on se réjouir de la mort d’un matador ?

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corrida taureador matador mort

La semaine dernière, un toréador est mort durant une corrida. Avec ce genre d’événements, deux voies s’expriment généralement : les tenants du «Ҫa n’aurait pas dû arriver, ce n’est pas normal » et ceux du « Il connaissait les risques ». Mais une troisième voix s’exprime : « C’est bien fait pour lui ! ». Cette dernière est-elle légitime ? Débat.

Les passions déchaînées, olé !

La corrida déchaîne les passions, c’est peu de le dire. En quelques occasions, on a même vu les anti, qui manifestent devant les sites, et les pro, qui se rendent au spectacle, en venir aux mains.

Aussi, est il facile et fréquent, de voir en la matière des jugements lapidaires. Pour les anti, la mort d’un toréador dans l’arène est bien faite, puisque, de leur point de vue, c’est un assassin, pur et simple, et que leurs adversaires sont, de toute façon, assoiffés de sang. Pour les pro, les anti sont des salauds de se réjouir de la mort d’un homme, et de toute façon, ce sont des imbéciles bas du front qui ne comprennent rien et attaquent un symbole du patrimoine.

Je n’exagère pas : c’est la moyenne des commentaires que j’ai relevé sur les réseaux sociaux. Autant dire que les débats sont tout, sauf sereins. Le point Godwin est même souvent atteint, la palme revenant à « les nazis adoraient la corrida », ce qui reste à démontrer, tout de même.

Pourtant, dans cette affaire, rien n’est simple, et considérer les faits d’un point de vue global permet de se faire une opinion plus argumentée, donc plus défendable.

Un homme est mort

Il y a, dans ce spectacle, une part de jeux du cirque : au bout du compte, il doit y avoir la mort. Du taureau ou du matador, peu importe. Ou un combat exceptionnel qui justifie la grâce du taureau, mais où sont présent la violence et une part importante de risque. Dès lors, à partir du moment où il acceptait cette philosophie, le matador acceptait la possibilité de mourir. Il n’y a donc théoriquement pas lieu de s’émouvoir.

Mais, il s’agit d’un homme. Avec une famille, des amis, des proches à qui il va manquer. Un matador, oui, mais quelle est la part de volonté et la part d’hérédité dans le choix de ce métier ? Ce matador a été élevé dans une région, et probablement dans une famille, où la corrida est une institution établie. De leur point de vue, les matador respectent le taureau, puisqu’il a, toujours selon leur point de vue, sa chance. La mise à mort finale doit se faire d’un coup sec et indolore. Sur les banderilles, en revanche, les réponses sont plus évasives.

Un homme, en définitive, comme les autres, pas plus mauvais qu’un autre : de son point de vue, forgé par son éducation, ce qu’il faisait n’avait rien de répréhensible ou de malsain.

Contre-productif ?

Si nous réfléchissons à tous ces éléments, une réflexion s’impose : c’est compliqué. Le matador, de son point de vue, ne fait pas le mal pour le mal, il est persuadé de livrer un combat noble face à un adversaire qu’il respecte et qui a ses chances. C’est un être humain, et sa mort est un déchirement pour ses proches et ceux qui l’appréciaient.

Mettons-nous d’accord : même s’il n’est pas humain, la mort du taureau, qui, lui n’avait pas demandé à se trouver là, aurait été une nouvelle tout aussi triste, différemment. Que l’on s’émeuve de la mort du taureau est dès lors contradictoire avec le fait que l’on se réjouisse de la mort du toréador.

S’opposer à la corrida en prenant comme postulat de base que la vie animale n’est pas moins respectable que la vie humaine est un argument qui s’entend tout à fait. Gare toutefois à ne pas tomber dans l’excès inverse, en expliquant que la vie humaine est inférieure à la vie animale : c’est ouvrir la voie à une forme d’extrémisme, qui est, comme tous les extrémismes, préjudiciables.

De surcroît, cette forme de radicalisme est contre-productive. La plupart des personnes ont un souhait : une existence paisible et protégée des ennuis. Ouvrir la porte à des extrémistes, ou perçus comme tels, est alors interprété comme une façon de s’attirer des ennuis. C’est, pour le militant anti, le meilleur moyen de se couper d’une partie de son audience, et de laisser le champ libre à l’autre camp.

Dernier point : le respect dû aux morts est la base de toute civilisation. Quel que soit sa cause, respecter son adversaire défunt est donc une condition indispensable pour ne pas verser dans la barbarie. Que son adversaire soit un homme ou un taureau.

125 jours au funérarium, la facture passe mal

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C’est une question soumise à nos confrères de la Nouvelle République qui nous a fait bondir sur nos chaises : une femme se voit soumettre une facture de 6500 euros pour 125 jours de funérarium. En cause : la mairie ne parvenait pas à la localiser. Et pour cause, elle ne connaissait pas son père.

Banalement extraordinaire

C’est une histoire qui peut sembler extraordinaire, mais qui, pourtant, est banale : une jeune femme se voit contacter par une pompe funèbre et présenter la facture des obsèques de son père. Frais : 1905 euros, ce qui peut sembler raisonnable, mais, nous le verrons, est carrément exagéré, et une seconde partie de 6589 euros pour frais d’hébergement. Oui, vous avez bien lu. Ceci s’explique sans doute par le fait que le défunt est resté 125 jours en case réfrigérée.

Surprise et consternation de la jeune femme, qui n’a pas les moyens de payer cette somme, surtout pour un père, détail qui a son importance, qu’elle n’a jamais vu. Elle a par ailleurs renoncé à la succession. De la descendance, il ne reste qu’elle, avec des petits moyens, et une sœur qui perçoit le RSA. Mettons fin au suspense : aucune des deux n’aura à payer cette facture, du moins en totalité.

L’explication est assez simple : le défunt a été amené, dans des circonstances qui restent floues, à cette maison funéraire, sans doute avec le statut d’indigent, et la mairie s’est mise en quête de descendants pour payer les obsèques, ce qui a pris un peu de temps.

Les mauvaises habitudes ont la vie dure

J’ai personnellement fréquenté un défunt pendant huit mois, dans une case réfrigérée. Fréquenté est un grand mot, évidemment. En discutant de ce cas, rapidement, avec quelques collègues, force est de constater que tous ont connu, à des degrés plus ou moins important, des cas similaires.

C’est une mauvaise habitude des mairies, et, disons-le tout net, une habitude franchement illégale. Il y a un délai maximum d’inhumation en France, qui est de six jours ouvrés. Il peut être prolongé au-delà de ce délai, uniquement pour deux raisons : obstacle médico-légal, mais, dans ce cas, au terme des examens, le médecin légiste délivre un nouveau certificat de décès et c’est ce dernier qui fait foi. Ou bien bonne raison, terme flou, mais dont la demande doit être déposée par une personne ayant qualité pour organiser les obsèques auprès de la préfecture, qui, après examen, accepte ou non la demande.

En aucun cas, un maire n’a le droit de sa propre initiative d’outrepasser ce délai.

Ce qui est censé se passer

Les choses, telles qu’elles sont censées se dérouler, suivent une procédure assez simple : les services municipaux, et la police ou la gendarmerie, après découverte du décès, doivent essayer de joindre la famille, et vérifier dans le même temps qu’un contrat obsèques ou des volontés particulières n’ont pas été laissées par le défunt.

Si il s’avère que la famille ne pourra être jointe au-delà du délai légal, alors le maire endosse la qualité de personne ayant qualité pour pourvoir aux funérailles, et fait procéder à l’inhumation, aux frais du contribuable.

Ses droits : se faire rembourser par l’intermédiaire du Trésor Public les frais engagés pour les obsèques, ou de donner mandat, si le compte du défunt est approvisionné, à la pompe funèbre de demander directement à la banque, ou bien, autre solution, de prélever les frais sur la succession du défunt s’il y en a une. Il peut également, lorsque la famille est retrouvée ultérieurement, ou n’a pas donné, exprès, de signe de vie, de leur demander de rembourser la facture au titre de l’obligation alimentaire qu’ont les descendants et descendants les uns vis à vis des autres.

En revanche, il n’a pas le droit : de prolonger, on l’a vu, le délai légal dans l’espoir de se soustraire à ses obligations, ni d’engager des demandes ou frais inutiles et excessifs, à moins qu’ils ne fussent à sa charge. Un maire a parfaitement le droit de décréter qu’un indigent, dans sa commune, sera inhumé dans un cercueil en acajou massif, mais ne peut pas obliger la famille à le payer.

Dans ce cas précis

Dans l’affaire qui nous occupe, la jeune femme n’aura donc pas à payer les frais de funérarium : ils sont la résultante d’une initiative tierce, qu’elle n’a pas à assumer, d’autant plus que le maire, on l’a vu, a violé la loi. Elle devra, en revanche, payer la facture des pompes funèbres, sauf si elle parvient à démontrer que, soit elle n’en a pas les moyens, soit elle peut se faire dispenser de ce droit pour indignité du père, ce qui est tout à fait envisageable, son père ayant manqué à toute obligation envers elle, et elle-même ayant renoncé à la succession.

Et si ça m’arrive ?

En tant que pompe funèbre, si vous êtes réquisitionnés pour héberger un défunt et que la mairie, incapable de vous fournir des coordonnées d’ayant-droit, fait durer les choses au-delà du délai légal, la solution est simple : en aviser immédiatement la préfecture, et/ou engager une action judiciaire contre la mairie au titre de l’article L2213-7 du CGCT. Ah, et soyons clair : renoncer à tout espoir de décrocher un marché public tant que le maire reste en place…

L’article de la Nouvelle République (lien)

Pour en savoir plus :

Article L2213-7 : « Le maire ou, à défaut, le représentant de l’Etat dans le département pourvoit d’urgence à ce que toute personne décédée soit ensevelie et inhumée décemment sans distinction de culte ni de croyance »

Article 806 du code civil : « Le renonçant n’est pas tenu au paiement des dettes et charges de la succession. Toutefois, il est tenu à proportion de ses moyens au paiement des frais funéraires de l’ascendant ou du descendant à la succession duquel il renonce. »

Article 207 alinéa 2 du Code Civil : « Les obligations résultant de ces dispositions sont réciproques. Néanmoins, quand le créancier aura lui-même manqué gravement à ses obligations envers le débiteur, le juge pourra décharger celui-ci de tout ou partie de la dette alimentaire. »

Faute de médecins, interdit de mourir au domicile : vers un désastre annoncé

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La Mairie de Laigneville interdit de mourir au domicile pour alerte sur le manque de Médecins

Christophe Dietrich, maire de Laigneville, dans l’Oise, a pris hier mercredi, un arrêté municipal interdisant les décès dans sa commune afin de tirer la sonnette d’alarme sur le manque de médecins. Sous l’idée à première vue loufoque se cache un véritable signal d’alarme sur un désastre sanitaire qui guette une grande partie de la France. Interview.

A une situation absurde

« Cet arrêté, qui interdit aux habitants de mourir chez eux, est une réponse absurde et concrète à une situation absurde. Bien entendu, il est inapplicable, ce n’est pas son objectif premier. C’est le seul moyen que j’aie d’attirer l’attention des politiques sur la situation, qui atteint un seuil critique. » explique Christophe Dietrich, maire de Laigneville.

A l’origine, la difficulté de faire constater les décès par un médecin, l’arbre qui cache la forêt en réalité « Nous avons eu deux affaires de ce genre en trois semaines. Hier, ça a quand même pris six heures, cette affaire. Au delà de la douleur bien compréhensible de la famille, il y a un autre fait, plus grave : nous avons deux médecins pour notre commune de 5000 habitants, et ils partent tous les deux à la retraite en fin d’année. A partir de là, nous seront un désert médical. La communauté de commune compte 24 000 habitants et n’aura plus qu’un seul médecin. Pour combien de temps ? »

Et les équipements médicaux alentours ? « Alors, il y a deux hôpitaux, mais déjà, il y en a un qui est complètement saturé, le second tient pour le moment, mais c’est très provisoire. Mais surtout, ce n’est pas le rôle de l’hôpital public de faire de la médecine générale ».

D’autant que la physionomie de la commune change « Nous avons de plus en plus de jeunes couples qui s’installent, et qui vont travailler à Paris. J’ai mille personnes qui prennent le train tous les matins. Et ils ont déjà leur médecin traitant sur Paris. Ce qui est très bien, si il n’y a pas d’urgence… »

Christophe-Dietrich Faute de médecins, interdit de mourir au domicile : vers un désastre annoncé… Une réponse absurde mais concrète

« Il faut faire quelque chose, et le faire d’urgence. Mes parents habitent dans le Var. Dans leur commune, il y a 3400 habitants, et six médecins. » Monsieur le Maire rit un peu jaune « Si vous regardez la carte, les diplômés de médecine sont tous au sud de la Loire. Depuis la Libération, ils sont restés en France libre. Je sais que cette plaisanterie est de mauvais goût, mais au moins, elle marque les esprits sur la réalité des choses. »

Mais que faire ? Les médecins sont libéraux… « Oui, ils sont installés en libéraux. Mais qui a payé leurs études, leurs facs ? Les contribuables. Et ça, aucun politique n’a le courage de le leur rappeler. » il soupire « Autant dire que je ne me suis pas fait que des amis chez les médecins. Tant pis. »

Pour le maire, la solution est assez simple à mettre en place « Il faut une régionalisation des diplômes et un numerus clausus local. Par exemple, vous faites vos études de médecine en Picardie, par exemple, au frais du contribuable Picard, mais en revanche, vous devez rester dix ans en Picardie. Un contrat clair dès le début. Comme dans la police : on vous garantit un emploi, une formation, mais dès le début, vous savez que vous allez rester dix ans en région parisienne, c’est le contrat mis sur la table. Pour la médecine, ça pourrait être pareil, il suffit de courage politique. ».

Monsieur le Maire enrage un peu contre les médecins « C’est un métier corporatiste. Bien entendu, nous avons essayé de recruter des médecins, mais la liste des exigences était démesurée. »

« Si encore les médecins laissaient quelques unes de leurs prérogatives. Par exemple, on pourrait laisser au maire la possibilité d’établir un certificat de décès pour une mort avec rigidité cadavérique. Mais non, on nous répond que c’est un acte médical. Très bien : dans ce cas, qu’ils agissent. »

Un appel au gouvernement

« La situation pourrit depuis trente ans » souligne Christophe Dietrich. C’est cela qui vous a poussé à prendre cet arrêté ? « Oui. J’ai écrit aux gouvernements successifs, je suis passé par les voies officielles, et pas de réponse satisfaisante. Alors, je me suis dit qu’il fallait en passer par ce que les politiques craignent le plus, les médias. »

Ce n’est pas un coup politique « Je ne suis candidat à rien. Et puis, ce n’est pas de la politique qu’on attend. Les gens se fichent des discours. Ils veulent être en bonne santé, ils veulent scolariser leurs enfants, ils veulent trouver du travail, ils veulent du concret, pas des discours. »

Monsieur le Maire, en la matière, ne s’en laisse pas compter. Il s’est illustré par le principe du « retour à l’envoyeur » pour les déposes sauvages de déchets. « Récemment, on a encore identifié quelqu’un qui avait déposé dix tonnes de déchet en pleine nature. On les lui a renvoyés, juste devant sa porte… » Une méthode efficace : moins 90% de dépôts sauvages en un an.

Une chose est certaine : l’objectif de Monsieur le Maire n’est pas de faire le buzz « Je me définis sur ce sujet comme un lanceur d’alerte. Vraiment : nous allons avoir de plus en plus de zones de population qui n’auront plus accès à la médecine de proximité. Les hôpitaux sont saturés, noyés sous les demandes, ils ne peuvent plus assurer leur mission première, et perdent, de surcroît, de plus en plus de moyens. J’ai regardé le projet de télémédecine proposé par Monsieur Macron, franchement, c’est une blague ! C’est complètement aléatoire, même en télémédecine, pour avoir un diagnostic, il faut au minimum un opérateur compétent. ».

Une tâche loin d’être gagnée mais qui revêt un caractère d’urgence. Faute de quoi, des zones totalisant plusieurs millions de personnes reviendront, en terme d’accès au soin, à la situation que connaissait la France… il y a un siècle. Et Christophe Dietrich, maire de Laigneville, ne lâchera pas l’affaire, ce n’est pas son genre. Nous non plus.

Les pompes funèbres Bodiger inaugurent le centre funéraire de Plougastel

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Pompes funèbres Bodiger Plougastel maison funéraire 5

Ce dimanche 30 avril avait lieu l’inauguration du nouveau centre funéraire des Pompes Funèbres Bodiger, à Plougastel. Un équipement qui changera certainement la donne sur la presqu’île de la pointe du Finistère, en comblant fort joliment un manque d’alternative jusque là dans le secteur.

Pompes-funèbres-Bodiger-Plougastel-maison-funéraire-7-300x225 Les pompes funèbres Bodiger inaugurent le centre funéraire de PlougastelUn centre longtemps attendu

L’idée du centre funéraire de Plougastel « Ty Ar Menez » a germé il y a de cela huit ans dans l’esprit de Gilles Bodiger, directeur des Pompes Funèbres et Marbrerie Bodiger, et Dominique Cap, maire de Plougastel depuis 2001.

Gilles Bodiger décide néanmoins de prendre son temps : l’entrepreneur veut faire les choses bien. Il repère en 2015 un terrain dans la zone de Ty Ar Menez et l’acquiert, avant de commencer les travaux en 2016. Ce ne sont pas moins de 450 000 euros qui sont investis, sans aucune aide publique.

Les entreprises ont toutes été choisies dans le bassin d’emploi de Plougastel-Daoulas, et, souligneront les locaux, du même côté du pont, hormis le cabinet d’architecte brestois.

Le résultat est un centre clair et bien conçus qui changera, n’en doutons pas, la donne dans le secteur.

Pompes-funèbres-Bodiger-Plougastel-maison-funéraire-4-300x300 Les pompes funèbres Bodiger inaugurent le centre funéraire de PlougastelUn beau centre

La maison funéraire se situe donc dans la zone Ty Ar Menez, derrière le magasin Noz. « Un point de repère idéal, comme beaucoup de gens ici le connaissent, et qu’il est facile à trouver », souligne Romain Bodiger, qui travaille avec son père.

Effectivement, l’emplacement est judicieusement choisi, en bord de zone commerciale, il en bénéficie des avantages sans en pâtir des inconvénients. Un peu à l’écart, la voie qui mène au centre donne sur un axe principal, non loin des échangeurs de voie rapide en direction de Brest et de Daoulas. Une fois sur le parking, force est de constater que le calme est de mise. Exception faite du magasin Noz dont on aperçoit un côté, et de la route un peu plus loin, le site se niche dans un cadre de verdure apaisant.

Pompes-funèbres-Bodiger-Plougastel-maison-funéraire-6-300x225 Les pompes funèbres Bodiger inaugurent le centre funéraire de PlougastelVisite guidée

L’entrée du centre se fait par une vaste salle destinée, également, à la convivialité. Café, thé, et tout le nécessaire pour organiser une petite collation sont mis à disposition. Des toilettes, à l’écart, répondent aux normes les plus strictes d’accès pour personnes handicapées ou à mobilité réduite, comme le reste des locaux.

Dans le hall, un écran vidéo peut servir, par exemple, à diffuser des films souvenirs ou des photos du défunt.

Un autre écran est également mis à disposition dans chacun des trois salons.

Deux d’entre eux proposent une décoration dans les tons beige, apaisante et moderne. Un astucieux système de double porte permet d’agrandir la surface du salon, pour en faire un seul plus vaste, ou une salle de recueillement pour les hommages.

Le troisième salon offre les mêmes équipements, dans une décoration différente, dans les tons gris, tout aussi moderne. Les trois sont climatisés, et scindés en deux espaces, l’un ou repose le défunt, et l’autre sous forme de coin salon où la famille peut prendre le temps de discuter avec les visiteurs.

Pompes-funèbres-Bodiger-Plougastel-maison-funéraire-1-300x225 Les pompes funèbres Bodiger inaugurent le centre funéraire de PlougastelDu changement à Plougastel

Côté technique, le couloir professionnel débouche sur une salle de soins et équipée de trois cellules réfrigérées, qui peuvent êtres passées en température négative si besoin.

Enfin, à part de l’espace funéraire proprement dit, un bureau de réception pour les familles et une salle de présentation des cercueils. Une exposition de monuments pourra être faite ultérieurement.

C’est peu dire que le centre funéraire de Plougastel améliorera considérablement l’accueil des défunts dans la presqu’île. Jusqu’ici, les habitants bénéficiaient uniquement de la reposeraie de la maison de retraite pour les résidents, ou devaient se rabattre sur Landerneau, Loperhet, voire Guipavas ou Brest, toujours à une distance importante.

Intelligemment conçu, très bien réalisé, ce nouveau centre funéraire démontre que Gilles Bodiger a eu raison de prendre son temps pour proposer un équipement qui simplifiera la vie des familles et améliorera leur confort dans le respect du défunt.

Les premiers bénéficiaires sont espérés mi-mai, à l’arrivée du numéro d’habilitation. En attendant, vu l’affluence dimanche, on pourra dire qu’au delà de la curiosité, cette maison funéraire était très attendue.

Le site des pompes funèbres Bodiger : www.pompesfunebresbodiger.com

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Le groupe NAD, bio-nettoyage et désinfection après décès

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Opération de saupoudrage de gélifiant

Le groupe NAD, est né suite après 3 années de recherches et de réflexions, il est spécialisée dans le bio-nettoyage et la désinfection de l’habitat après décès. La société est en Alsace avec une volonté de se développer sur l’ensemble du territoire nationale.

Notre société a la particularité d’utiliser pas et/ou très peu de produits chimiques car elle a choisi la stratégie d’investir dans des technologies innovantes, que ce soit pour le nettoyage et la désinfection des surfaces ou de la désinfection par voie aérienne, y compris la destruction d’odeurs. Ceci afin de protéger la santé de nos techniciens intervenants et celle de nos clients. Ce choix permet d’éviter toute souche résistante et allergène après notre passage.

Nous intervenons si un corps est resté sur place au moins 48H et/ou si un décès est dû à une maladie infectieuse , virale, bactérienne, à ce moment là le nettoyage et la désinfection sont nécessaires.

Le président est issu du domaine funéraire et toute l’équipe a eu une formation sur la psychologie du deuil, cela va de la secrétaire aux techniciens, de plus nos techniciens ont été formé à un protocole d’intervention très stricte, tant sur le nettoyage et la désinfection des surfaces , désinfection par voie aérienne, sur la manipulation, conditionnement et transport des déchets Dasri, ceci afin d’avoir un maximum de traçabilité à chaque étape de l’intervention.

Chaque membre du personnel est animé d’une passion commune « Le travail bien fait »

Nous pensons que les membres d’une famille, amis ou connaissances devraient garder une image positive du défunt et non l’envers du décor dû à un décès. Notre président, Mr Martel Julien, est convaincu par l’utilité de ce service rendu aux familles. La région Grand-Est est un partenaire, via son aide elle a compris l’intérêt d’une telle société, d’ailleurs nous proposons à toutes les pompes funèbres de France un partenariat commercial, n’hésitez pas à nous joindre par téléphone ou par mail, nous aurons le plaisir de répondre à toutes vos questions et de mettre en place le partenariat.

Nos domaines d’interventions sont les suivants :
⦁    Décès naturel
⦁    Décès par suicide
⦁    Homicide
⦁    Désinfection de chambres mortuaires

Nous intervenons partout en France dans les meilleurs délais et mettons à la disposition des familles et des professionnels du funéraire les dernières technologies afin de leurs donner entière satisfaction.

Nous utilisons ce laboratoire autant que nécessaire pour notre protocole d’intervention sur les homicides ou suicides avec projection de sang. Nous utilisons aussi du Bluestar et/ou lampe U.V 450NM dés que nous avons un doute lors de certaines interventions pour la recherche de trace de sang qui aurait était lavées ceci afin de ne rien laisser derrière nous après notre passage.

Crédit Photos (groupe NAD)

contact : Groupe NAD – Martel Julien

8 rue de la Commanderie
68240 Kaysersberg
Tél. : 03.89.270.967
Mail : contact@groupenad.fr

Du lundi au vendredi de 9H à 12H et 13H à 17H.

Décès brutal au domicile, intervenir en présence de la famille

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maison décès domicile défunt famille pompes funèbres

C’est un cas de figure qui peut se présenter : vous êtes appelés pour l’enlèvement d’un défunt, souvent sur réquisition, dans un contexte délicat, mort violente ou corps abîmé, et la famille est présente. C’est une situation inconfortable, qu’il va falloir savoir gérer. Quelques pistes à explorer.

Cas pratique

C’est un cas qui se présente : alertés par la famille, la police fait une découverte de corps au domicile, une dame âgée qui est tombée violemment suite à un malaise. Le corps est là depuis quelques jours, il a fait chaud, il y a d’importantes quantités de sang, autant dire que la scène n’est pas belle.

L’officier de police, après que le médecin ait confirmé que la mort ne présentait pas de contre-indication médico-légale, appelle les pompes funèbres, puis prévient la famille. Qui arrive aussitôt et se trouve là quand vous parvenez sur place.

Généralement, la police n’a pas permis à la famille d’accéder à la pièce où se retrouve le défunt, et sont très heureux de vous refiler la patate chaude.

Prendre ses précautions

Si il y a bien une chose à faire dans ces cas-là, c’est de ne RIEN dire tant que vous n’avez pas une vision globale de la situation. Parce que la famille, dans l’immense majorité des cas, va vous poser une question « Est-ce qu’on peut la voir ? ».

Commencez par expliquer que vous devez d’abord vous rendre compte de la situation. Pas de façon aussi formelle : on ne le dira jamais assez, utilisez vos mots. Sur place, près du corps, examinez attentivement la situation : est-ce que vous pouvez nettoyer suffisamment le visage et les mains pour faire une présentation rapide ? Est-ce que vous pouvez masquer les autres traces dans la pièce ?

Dans 99 % des cas, la réponse à cette question sera « non ».

Manque de neutralité

L’élément important à retenir ici, c’est que vous n’êtes pas dans un endroit neutre. Vous êtes au domicile du défunt. C’est à dire un endroit où ses proches se rendaient, où ils ont des souvenirs, qu’ils connaissent dans des circonstances souvent heureuses.

Au lieu de les rassurer, cette intimité ne fait qu’augmenter le stress. Au choc du décès qu’ils viennent d’apprendre, vous ajoutez un lieu intime et chargé de sensations positives transformé en piège mortifère. Le tout consécutivement à un décès soudain et inattendu.

Accompagner, expliquer, ne pas promettre

La première chose à faire est expliquer en détail ce que vous allez faire. La procédure est classique, enlever le corps, le déposer dans le TSC. Ensuite, anticipez : le but est de faire en sorte que la famille passe le moins de temps possible dans la pièce, voire sur les lieux, dans un premier temps.

Expliquez-leur ensuite qu’en allant se rendre compte, par eux-même, du lieu du décès, ils ne feront qu’aggraver leur choc et ne pourront pas, de toute manière, réfléchir avec les idées claires. Ne leur dites pas que c’est une mauvaise idée d’y aller, soulignez que c’est surtout le moment qui est mal choisi.

Par exemple : le défunt est décédé dans sa chambre. Après avoir enlevé le corps, essayez de dissimuler avec ce que vous avez sous la main les tâches de fluides (l’emballage de la housse de corps, par exemple, s’il n’est pas transparent, et accompagnez un membre de la famille pour choisir des vêtements pour l’habillage. Essayez toujours de focaliser son attention sur sa mission, et tenez vous le plus possible entre la personne que vous accompagnez et l’endroit du décès.

Ensuite, assurez-vous qu’ils emportent avec eux les éventuels papiers dont ils auront besoin, et qu’ils n’aient pas besoin de retourner au domicile du défunt. Parce que, si vous les avez convaincu de ne pas aller dans la pièce sur le moment, le lendemain, la tentation sera supérieure à la conviction.

tache-de-sang-domicile Décès brutal au domicile, intervenir en présence de la familleLe syndrome de la coquille vide

La question que vous vous poserez est peut être « qu’est-ce que ça change qu’ils aillent dans la pièce où a eu lieu le décès sur le moment ou plus tard, après les obsèques ? » et la réponse est simple : tout.

L’étape du deuil dans laquelle se retrouve la famille est importante, particulièrement à ce stade. Dans l’exemple de la dame âgée dont nous parlions en ouverture de cet article, ses enfants sont en état de choc. Ils n’ont pas encore assimilé le décès.

Lorsqu’ils reviennent au domicile, quelques jours plus tard, pour entamer le tri, le rangement, toutes ces corvées afférentes à un décès, ils ont intégré l’idée que leur proche n’était plus là. L’habitation n’est alors plus, dans leur esprit, un espace de vie, mais une coquille vidée, dénuée d’âme. Les souvenirs qui y ont été fabriqués ne se trouvent plus, à ce moment précis, que dans leur tête.

Un petit mot sur la rubrique

J’ai, l’autre jour, reçu un message d’un collègue des pompes funèbres au sujet d’un autre article formation : il m’expliquait qu’il faisait différemment, que sa technique marchait très bien, mais qu’il n’avait pas osé la mettre en commentaire, ni sur Facebook, ni sur l’article, parce qu’il ne voulait pas me contredire publiquement.

Au contraire, c’est fait pour. Déjà, parce que l’ancien étudiant en philosophie que je suis sait que la vérité n’existe pas, je vous laisse réfléchir là dessus et relèverai vos copies dans quatre heures. Ensuite, parce que n’ayant ni tout vu, ni tout fait, l’expérience que je partage ici n’est qu’un retour situations vécues pour aider ceux qui en ont besoin, et non pas un cours magistral sur « c’est comme ça, et pas autrement ».

Donc, vous faites autrement, et ça marche, venez nous le dire, bien au contraire, et partageons notre expérience. Par contre… Vous avez suivi mes conseils et vous vous êtes lamentablement gaufré, mettez-y les formes, il y a un petit cœur qui bat sous la cravate…