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la mort et l’onirisme : que nous révèlent nos rêves ?

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rêves mort

On ouvre une page onirisme aujourd’hui. Loin d’être une croyance reléguée au spiritisme, la science des rêves est étudiée depuis 1900 grâce aux théories de Sigmund Freud reprises par d’autres depuis. La mort fait tellement partie de notre quotidien, qu’elle s’invite aussi dans les songes. Alors mauvais présage ? simple cauchemar ou clé inconsciente ? Que dit la science des rêves ?

Je ne vais pas vous faire un cours sur l’inconscient, le moi, le ça, le subconscient etc, déjà parce que mes cours en la matière datent un peu et que j’aimerais que l’on se focalise uniquement sur l’angle de la mort dans nos rêves. Si pour la plupart des psys, la plupart de nos problèmes viennent de notre mère, pour Freud, ils viennent de notre sexualité, nos pulsions.

L’interprétation freudienne

Rêver de la mort, dans son sens général, c’est essayer d’échapper à ses propres pulsions qui seraient dues à une tension entre le surmoi – les obligations, les lois et les limites – et le ça qui correspond aux pulsions sexuelles. Lorsque la mort apparaît en rêve, elle met en évidence ce conflit entre ces deux parties. Lorsque la tension est trop forte, le rêve met en exergue la punition et le sentiment de culpabilité du rêveur de ne pas réussir à apaiser ce conflit. Comme la perte de dents, ou encore la chute dans le vide, la mort fait partie des rêves dit « typiques ».

L’interprétation jungienne

Jung, quant à lui, considérait que la mort revêtait un sens complétement différent de celui de Freud au sens où la mort apparaît comme un dépassement et non comme une limite. Pour Freud, il s’agit de rêves typiques et pour Jung, de rêves de l’inconscient collectif. L’idée du renouveau est clairement exprimée ici, renouveau d’une situation mais aussi et surtout de l’être en lui-même. La mort est le processus de continuation. Pour ceux qui sont un peu familiarisés avec le tarot, la mort correspond à l’arcane n°XIII, la mort, qui apparaît avec une faux, là encore lorsqu’elle apparaît dans le jeu, elle évoque un changement brusque et une nouvelle possibilité peut apparaître alors.

Rêver de la mort serait donc extrêmement positif, car c’est la preuve de la disparition de l’ancien moi au profit d’un développement plus harmonieux. Les désillusions tombent et amènent le rêveur à une grande lucidité. La mort est donc synonyme de changement.

D’un point de vue ésotérique, la mort est le message de la renaissance, c’est une transformation de l’être qui va passer d’un état à l’autre.

Rêver de défunt

C’est un rêve extrêmement fréquent qui peut apporter soit la sécurité, soit la peur suivant les rapports que l’on entretenait avec la personne de son vivant. Quoiqu’il en soit, voir un défunt en rêve, peut apparaître comme étape essentielle du processus de deuil. Dans certaines interprétations, c’est aussi une manière de tuer l’être symbolique pour devenir un être à part entière. Pour Freud, la perte d’un proche c’est un désir inconscient de cette mort déguisée, un désir qui, selon lui, remonterait à l’enfance où l’autre était alors perçu comme un rival. Dans la même lignée, ce rêve peut aussi signifier l’angoisse de l’abandon, rêve et interprétation que l’on fera plus facilement dans les rêves d’enfant.

reve-mort la mort et l'onirisme : que nous révèlent nos rêves ?Sa propre mort

On a tous déjà rêver de cela, que l’on est en danger, poursuivi ou au bord de l’agonie et pourtant on se voit peu réellement mort, car en vérité notre instinct de survie nous pousse inexorablement au réveil. En revanche nous ressentons violemment toutes les étapes qui la précèdent, cela traduit souvent une angoisse existentielle, la peur d’un changement. Tout ce que l’on peut considérer comme menace physique ou symbolique dans notre environnement lors de la vie diurne. Notre inconscient va donc assimiler cette agression extérieure comme une mort physique dans le rêve. Même si le changement nous fait peur, il est souvent salutaire. En rêve l’on peut aussi se voir « après » cette mort, comme si nous gardons néanmoins la conscience des choses et des êtres, alors que nous ne sommes plus là. Le rêve devient une allégorie de la mort. Là encore, c’est un message encourageant et positif, il nous appelle à un passage initiatique et à une transformation qui s’est réalisée avec la fin d’un attachement.

Jung était une de ces personnes qui s’est intéressée de très près aux rêves où la mort était présente et en particulier la mort du rêveur et celui de l’entourage proche. C’est aussi pour lui une manière de se familiariser avec l’idée même de la mort et donc…de mourir. On passe du mythe, à la possibilité réelle de la fin de notre existence. Si pour nous, de manière consciente la mort peut être effrayante, l’inconscient n’en a que faire de ces considérations et c’est pour cela qu’il est tout à fait possible de rêver de quelqu’un qui est déjà mort, ou même de nous, alors que nous sommes mort dans le rêve. On trouve d’ailleurs ce processus totalement normal. Tout va se dérouler exactement comme si l’individualité de chacun continuait son chemin. En ce sens, ce processus va être une préparation à la mort.

Bien sur cela reste terrifiant, le message onirique vient nous confronter à nos limites ou à nos croyances. Les rêves ne sont pas prémonitoires du décès d’un proche, ils ne sont en réalité, jamais négatifs, au pire, ils nous révèlent notre peur du changement et le poids du passé. C’est toujours le symbole d’une transformation d’un passage vers un autre.

 

Mise en bière anticipée : savoir impliquer la famille dans la décision

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mise en bière

Certaines situations demandent une mise en bière anticipée. Qu’elles soient ordonnées par un médecin, ou évidentes par pragmatisme, elles sont aisément identifiables. D’autres, en revanche, sont plus délicates et ne proposent pas de cadre strict. Il convient alors d’agir, non pas contre, mais avec la famille.

Situations évidentes

Il existe deux situations où la mise en bière, et surtout, la fermeture immédiate du cercueil sont des évidences. La première, honneur au roi, c’est lorsque le médecin l’ordonne. Là, il n’y a rien à redire. La seconde, c’est lorsque le corps est trop abîmé pour être présenté à la famille. Il est alors assez facile de demander, retour à l’étape un, au médecin de penser à cocher la bonne case, ou d’expliquer à la famille, avec des mots choisis, pourquoi il n’est pas bon pour eux de voir leur cher disparu dans cet état.

Il existe d’autres cas de figure où ça l’est moins. Un défunt sur lequel les effets de la décomposition se manifestent plus vite que la moyenne, un autre sur qui le soin de conservation ne tient pas, cas rare, mais pas exceptionnel… Situation où la famille attend de vous une solution pour pouvoir rester auprès de leur proche, solution qui, bien entendu, n’existe pas.

Les cas de figure

Un soin de conservation, même si la technique est fiable, même si les fluides et matériels utilisés sont très bons, même si le thanatopracteur est excellent, peut rater. Pour diverses raisons dont la liste serait trop longue à évoquer, mais qui sont indépendantes de toutes volontés. Le corps se dégrade donc, au grand dam de la famille, et du conseiller funéraire, qui, normalement, a repéré les signes avant-coureur du phénomène et a anticipé.

Parfois, la famille souhaite conserver le défunt au domicile, ou dans un salon si la maison funéraire l’y autorise, sans soin de conservation. Jusqu’ici, rien d’anormal à ce que la décomposition dégrade le corps, mais, dans la plupart des cas, la famille vous expliquera que ce n’est pas normal, parce qu’une arrière-grande-tante avait reposé sans soucis sur son lit de mort.

mise-en-bière-300x200 Mise en bière anticipée : savoir impliquer la famille dans la décisionEtablir un diagnostic

La première chose à faire est d’anticiper. Ça peut sembler un peu abstrait, mais il n’y a rien de plus concret, en réalité. Dans le cas d’un défunt qui reposerait à la maison funéraire sans soin de conservation, une surveillance assidue est, bien entendu, évidente.

Mais même dans le cas d’un défunt qui aurait reçu des soins de conservation. Un bon assistant ou conseiller funéraire qui est en charge d’une maison funéraire doit faire, chaque soir, le tour de tous les défunts qui y reposent et pratiquer un examen visuel rapide.

Au préalable, il sera idéal de se faire expliquer les signes qui ne trompent pas (trop nombreux pour être listés ici, mais ils feront l’objet d’un article). Un indice : un défunt qui aurait reçu un soin de conservation le matin et dont l’extrémité des doigts serait noire dès le soir, c’est un signal d’alarme.

En tout cas, une chose est sûre : exception faite du cas où le défunt repose au domicile, vous devez être informés avant la famille que le corps se dégrade et garder l’initiative.

Établir une stratégie concertée avec la famille

Lorsqu’il apparaît évident que le corps du défunt se dégrade et qu’il ne pourra pas rester exposé jusqu’aux obsèques, il va falloir en informer la famille. Dans de bonnes conditions : il ne s’agit pas de croiser un des membres dans un couloir et de lui expliquer la situation entre deux portes. Demandez-leur de vous rejoindre dans votre bureau, ou dans un salon, et exposez-leur posément la situation.

Ensuite, dans l’hypothèse où le thanatopracteur ne peut pas rectifier la situation, ou si la famille refuse, annoncez-leur que la mise en bière et la fermeture du cercueil anticipée sera la seule solution envisageable.

À l’objection, dont nous parlions plus haut, de la tante qui a très bien résisté à quelques jours d’exposition sans soin, rappelez que chaque défunt est différent, que la masse graisseuse, les éventuels traitements que le défunt prenait avant son décès etc. Mais aussi la saison, le température, l’hygrométrie, font qu’aucune des situations n’est comparable.

Enfin, fixez un seuil. D’où l’importance d’anticiper : il ne convient pas de dire à la famille que l’état du corps est trop dégradé et qu’il faut fermer le cercueil immédiatement. Anticiper permet de dire à la famille que c’est une question d’heures, et qu’il faut hâter ceux qui tiennent absolument à dire un dernier au-revoir au défunt.

Une étape intermédiaire pourra être proposée, comme la mise en cercueil ouvert. Ceci évite l’écoulement des fluides sur le sol, ce qui a un effet désastreux, et, également, prépare la famille, psychologiquement, à la fermeture anticipée. Bien entendu, ces explications sont trop brutales, et à proscrire. On préférera quelque chose comme « Si on fait ça maintenant, ça fera un peu de temps en plus pour lui dire au revoir quand tout le monde sera arrivé ».

Enfin, préparez-vous : même si ce n’est pas votre faute, même si vous avez fait tout ce qu’il fallait faire, la famille sera déçue. Alors donnez-vous à fond pour que le convoi soit magnifique. Si vous n’avez pas répondu « Évidemment, comme toujours », il faut qu’on parle…

Le Nano pacemaker : autopsie d’un arrêté et encore des questions

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Medtronic Micra

 

C’était la galère pour les familles, le casse-tête des pompes funèbres et la hantise des thanatopracteurs. Ce tout petit stimulateur qui est si important pendant la vie, cause bien des soucis une fois qu’il ne joue plus son rôle.

Vous vous souvenez tous de la malheureuse affaire de la famille à …. , qui, à cause d’un petit objet de la taille d’une pièce d’un euro a vu des obsèques retardées de …. mois. Il y avait des refus de toute part concernant l’extraction de ce nano pacemaker et son risque pour le crématorium.

Comme souvent nous faisons preuve d’innovation, mais nous nous rendons compte après coup que nous nous retrouvons en situation compliquée lorsque nous devons enlever, recycler, extraire. C’est un peu le cas également avec les batteries de téléphone.

Il y a peu un thanatopracteur courageux a décidé de contacter directement Medtronic, le fabricant du nano pacemaker pour connaître son fonctionnement mais aussi son retrait. Il a suivi tout le protocole, et à même assisté à son implantation au CHU de Clermont Ferrand. Il est le premier thanatopracteur en France a avoir extrait ce nano pacemaker. Son but était de montrer que la profession pouvait faire preuve d’évolution. Malheureusement son retour à la réalité de la vie des réseaux sociaux n’a pas été accueilli à sa juste valeur, c’est-à-dire dans un but pédagogique. Je tairais ici son nom afin de le laisser poursuivre son travail en paix.

Ça c’est pour la partie thanato, de l’autre côté, l’État a voulu pallier à ce problème, vous noterez par ailleurs l’urgence de cet arrêté qui, pour une fois, fait figure d’exception dans la rapidité de l’exécution. Cet arrêté le voici, nous vous l’avons communiqué dès la semaine dernière. Il précise que les personnes décédées qui portent un nano pacemaker de la société Medtronic – et seulement Medtronic, nous y revenons après – peuvent être inhumées ou crématisées sans avoir besoin que  ledit stimulateur soit retiré, ni par un médecin, ni par un thanatopracteur.

Ouf, soulagement, tout va bien dans le meilleur des mondes ? Mmmhhh pas sûr, les thanatopracteurs s’interrogent. Comment savoir si le ou la défunt(e) possède un stimulateur de la marque Medtronic ? Là on touche à un point sensible puisque cette info se trouve dans son dossier médical et est donc par définition strictement confidentielle. Il faudrait ainsi, pour que ça se passe sans heurt, que le médecin lors de la signature du certificat de décès précise de quel type de stimulateur il s’agit.

Mais… Mais encore faut-il que le médecin le stipule, encore faut-il que les mairies soient confiantes sur les autorisations et encore faut-il que les crémas ne soient plus frileux à cette idée d’autant que cet arrêté est en phase test de six mois, qui lance un silence perplexe sur sa raison.

Et surtout ! Le dilemme reste entier, que faire pour les nano stimulateurs d’autres marques ? Pourtant cette question n’est pas nouvelle, elle se posait déjà avant même l’implantation, comme l’on peut le lire sur le site de l’actu des CHU, CHU réseau en 2014.

nano-stimulateurs-CHU-réseau Le Nano pacemaker : autopsie d'un arrêté et encore des questionsLe nano stimulateur reste cependant une formidable évolution, 50 ans après la pose des premiers pacemakers, il est désormais possible grâce à ce tout petit objet de le poser sans opération chirurgicale, une avancée majeure pour la médecine, mais qui, encore une fois, n’a pas délivrée toutes ses réponses quant à son devenir.

 

Organiser un recueillement personnalisé, l’art de se faire oublier

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pupitre recueillement cérémonie civile hommage obseques

Après avoir vu, la semaine dernière, la définition et les raisons pour organiser un recueillement, cette semaine, penchons-nous sur la façon dont il doit être conçu et réalisé. L’objectif est simple : faire tenir beaucoup de choses en peu de temps, sans brusquer.

Le recueillement

Pour des raisons qui ne regardent qu’elle, la famille a souhaité organiser un recueillement. L’assistance sera de 20 personnes dans une petite salle, qui contiendra outre des chaises, un pupitre, un catafalque pour y déposer le cercueil et… c’est tout. Exception faite, bien entendu de la décoration de la salle.

Le Maître de Cérémonies, dès lors, doit vaincre un premier obstacle : ne pas être l’intrus dans cette sphère intime. Pour cela, pas de solution miracle : c’est un ensemble de comportements que l’on met au point et que l’on affine au fur et à mesure de sa carrière. La règle d’or est : ne pas chercher à adopter un comportement familier, mais savoir quand se faire oublier.

Maîtrise de l’espace et du temps

Dans un si petit espace, le micro est superfétatoire. L’objectif est de maîtriser sa voix : être audible par tout le monde, sans crier. En somme, parler normalement, en se tenant droit, tête légèrement levée pour dégager la gorge. On rappelle la règle de base de toute cérémonie : on ne lit pas. Exercez votre mémoire, ayez votre texte sous les yeux si cela vous rassure, mais connaissez le par cœur.

Bien entendu, la famille peut vous demander de lire des textes. Entraînement : apprenez à lire un texte sans le regarder, en mémorisant les phrases au fur et à mesure, en lisant rapidement les parties suivantes, en profitant de la ponctuation.

Créer une intimité

Le contenu d’un hommage est assez simple en soit : une musique d’entrée, une musique de sortie, éventuellement, un morceau de musique durant la cérémonie, et des textes.

Les transitions sont globalement les même que celles d’une cérémonie civile classique, en tenant compte de l’assemblée plus restreinte. Vous pouvez vous permettre de détailler, après vous être renseignés auprès de la famille, « Votre père, votre époux, votre frère, votre oncle » en regardant, si possible, les personnes concernées.

Essayez de créer le sentiment d’intimité. Cela tient à peu de choses. Par exemple, lors d’une cérémonie civile classique, avec une vaste assemblée, vous direz généralement « Nathalie, sa fille, va à présent lire un hommage à Jean-Luc ». Durant un hommage devant si peu de personnes, vous pouvez personnaliser, en vous tournant vers l’intéressée, avec une phrase comme « Nathalie, vous avez préparé un mot pour votre père », désignant le pupitre de la main.

Sobriété

Dans l’immense majorité des cas de figure, la famille qui demande un recueillement dans l’intimité est en quête de sobriété. Ce n’est ni le lieu ni le moment de faire une folle démonstration de charisme ou de déborder d’imagination.

La clef de voûte, c’est de repérer un coin, ou vous pourrez vous reculer discrètement lorsque votre présence n’est pas requise. Par exemple, si l’hommage est entrecoupé d’une musique centrale, pour éviter de vous retrouver debout comme un idiot à côté du cercueil. Ne soyez pas envahissant. De même pendant les lectures. Gardez en tête que la salle est petite : où que vous soyez, en quelques pas, vous arriverez au pupitre pour prendre la relève si besoin.

Enfin, certaines familles peuvent avoir en tête une idée très précise d’hommage. Auquel cas, laissez-les faire, soyez présent simplement en tant qu’assistant technique. Assurez-vous simplement que le coin où vous vous ferez oublier ne soit pas trop inconfortable.

Pour un fichier national des concessions funéraires

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fichier national concessions funéraires

Si vous lisez régulièrement la revue de presse de Funéraire Info, tous les matins, vers 9 heures, du lundi au vendredi, vous savez qu’au moins une fois par semaine, il y a une histoire sur une concession au cimetière. Pas au bon endroit, avec trop de monde dedans… Les erreurs sont nombreuses. Et les solutions ?

Le cercueil de trop

L’histoire la plus récente date d’il y a quelques jours. Un décès, rendez-vous pris avec les pompes funèbres, la marbrerie, qui contacte la mairie, rien que de tristement banal. Sauf que, lorsque les marbriers ouvrent le caveau où doivent reposer trois cercueils d’inhumations précédentes, ils ont la surprise d’en découvrir un quatrième.

Qui, quoi, qu’est-ce ? Personne ne le sait. En dehors du fait que cette inhumation ne figure pas sur le registre du cimetière, qu’une place censée être libre est occupée, le plus gênant, c’est que personne n’a la moindre idée de qui peut bien être ce défunt.

On se retrouve donc avec une famille qui s’est recueilli sur la tombe d’un inconnu, et une autre qui se recueille sur une tombe vide, pour schématiser.

Un schéma nationale d’implantation des tombes ?

Le fait est que les histoires de mauvais défunt dans la bonne tombe, ou de mauvaise tombe indiquée à une famille, une pompe funèbre, un marbrier, font florès. Ce n’est pas la routine, tout de même. Mais, chaque heure ouvrable, en rance, une pompe funèbre galère à localiser une sépulture, et, pire encore, à déterminer combien de place il y reste.

En effet, la logique voudrait que, pour chaque concession de cimetière, l’on sache qui sont les ayants droits, où les joindre, combien de personnes y reposent, qui ils sont, depuis quand ils s’y trouvent, et combien de place il y a.

Le limites de la municipalité

La logique a voulu confier la gestion de ces données aux municipalités. C’est normal : les municipalités sont propriétaires des cimetières, le maire détient les pouvoirs de police nécessaires à leur gestion… dans certaines limites.

En effet, le maire ne peut pas, par les moyens qui lui sont conférés, localiser une famille à l’autre bout de la France, par exemple. Il lui fait pour cela engager des moyens, et donc des frais supplémentaires.

Mais tout le monde n’est pas aussi démuni. Quand un radar automatique vous met un PV pour excès de vitesse, les services compétents savent où vous l’envoyer, quelle voiture vous avez, de quelle couleur elle est, et même quel compte saisir si vous ne payez pas à temps. Alors, pourquoi pas pour les cimetières ?

Un fichier national des concessions

Pourquoi ne pas mettre en place un fichier national des concessions funéraires ?

Celui-ci aurait plusieurs utilités : centraliser l’information et l’actualiser avec les moyens de l’état, facilitant l’accès à des informations telles que le changement d’adresse des ayants-droits par exemple, afin de les informer de l’expiration de leur concession, d’incidents divers ( les profanations et vols, de plus en plus répandus) par exemple.

Cela permettrait aussi aux pompe funèbres d’accéder, sous conditions, aux informations relatives à la sépulture plus aisément. Voire même à l’INSEE de dresser des statistiques.

Il ne s’agirait pas de confisquer aux communes leurs prérogatives en matière de cimetières. Simplement de les accorder sur une nomenclature et de prendre le relais là ou leur capacité s’arrête.

C’est juste une idée, comme ça : il y a beaucoup de problèmes dans le funéraire, mais pour chacun d’eux, beaucoup de solutions à mettre en place. Qu’attendons nous ? Ne vous inquiétez pas pour la revue de presse de Funéraire Info : nous trouverons toujours quelque chose à y mettre.

 

Selfies avec les morts ? L’application With me à votre service

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Dîtes Cheese ! Ou plutôt dead…Vous êtes à côtés d’une personnalité célèbre ? ou de votre meilleure amie sur une plage paradisiaque et vous vous tentez aux selfies ? So ringard ! Au lieu de profiter de l’instant présent, du carpe diem, bref de la vie toussatoussa, il va être désormais possible de prendre des selfies avec une personne décédée grâce à l’application sud-corénne « With me ». Alala ce que j’aime le XXIème siècle.

Bon Guillaume et moi nous sommes déjà venus vous parler des selfies et des choses étranges d’Instagram qui viennent polluer vos photos d’enterrement. Travail de deuil, certes, exposition glauque sur les réseaux sociaux aussi.

Là on dépasse le stade de l’enterrement, on est après déjà. Une entreprise Sud-coréenne – Elrois– est en train de développer une application « With Me » dans laquelle il est désormais possible de prendre des photos grâce à l’avatar d’un proche décédé, si l’on a bien pris le temps d’en faire un portrait 3D de son vivant. Chouette hein ? Vous allez boire le café chez un ami ce soir ? Demandez-lui de le prendre photo, vous savez « jusqu’au cas où »…À mon avis il va être ravi.

N’allons pas faire nos choqués, en France aussi on a une longueur d’avance sur la résurrection. Depuis ce matin je recherche en vain cette émission de variétés où certaines personnalités venaient chanter en duo avec l’hologramme d’une star morte… Le service public est plein d’imagination cela va s’en dire. N’empêche en Janvier, le Hit Parade avait redonner vie sur la scène du Palais des Congrès en compagnie de Dalida ou encore Claude François.

La technologie au service du deuil ?

Eun Jin Lim, la créatrice explique : « Nous l’avons conçue pour les personnes qui ont connu une perte dans leur famille. Cela vient de ma propre expérience. Ma grand-mère est décédée il y a quelques années, et je regrette vraiment qu’elle soit partie sans que nous ayons pris une photo ensemble. Je ne peux plus prendre de photo avec elle à présent »

Donc résumons après, les conversations avec les défunts, maintenant nous pourrons désormais prendre des selfies avec nos défunts. Il faudra penser à renommer les différentes étapes de deuil, je pense que « l’acceptation » n’a plus sa place dans ce processus. Comment pourrait-on profiter de la vie et faire d’un décès un souvenir moins douloureux si à chaque fois que l’on ouvre le téléphone on peut passer en un clic, de la vie à trépas ?

 

 

Cercueil hermétique muni d’un filtre épurateur : les pièges à éviter

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cercueil hermétique filtre épurateur

Le rapatriement d’un corps à l’étranger. Vaste sujet, dont un élément est souvent évacué en une ligne : le cercueil métallique. Pourtant, ce dernier doit faire l’objet d’un soin tout particulier. Petite revue de détail de cet élément essentiel.

Le cercueil de rapatriement

Lorsqu’une personne décédée en France doit être rapatriée à l’étranger, le cercueil en zinc est obligatoire. Il convient de préciser : beaucoup d’articles sur le sujet précisent que certains pays exigent le cercueil hermétique, sous entendu que d’autres, non. Dans l’absolu, c’est vrai. Néanmoins, le cercueil hermétique est exigé par l’immense majorité des compagnies aériennes, par exemple. Il est également obligatoire pour le transport de corps intra-communautaire en Europe (dispositions de l’accord du Conseil de l’Europe du 26 octobre 1973 sur le transfert des corps des personnes décédées entrées en vigueur en juin 2010).

Le cercueil hermétique muni d’un filtre épurateur fait donc, à partir de ce constat, figure de norme et non d’exception.

Le capiton

Il convient de bien connaître le modèle des cercueils de rapatriement que votre société propose, et surtout de leur descriptif technique. En effet, certains modèles spécifiques au rapatriement proposent le cercueil bois, le cercueil zingué, et le capiton pré-positionné.

Les assistants et conseillers funéraires peuvent tout simplement ignorer cette spécificité, parce que, habitués aux descriptifs standards, ils ne se donnent pas forcément la peine de lire la fiche du cercueil en détail. Ils peuvent alors vendre un capiton à la famille, ignorant que ce dernier fera double emploi. C’est au désavantage de tout le monde, la famille, qui se verra facturer dans les faits deux capitons, et le préparateur, qui devra enlever le capiton de base pour fixer le nouveau.

Étonnant ? Pas tant que ça. J’ai travaillé dans une agence comptant sept conseillers, et, en discutant un jour avec le préparateur de cercueil, je me suis rendu compte que j’étais le seul à ne pas vendre un capiton pour les cercueils de rapatriement, parce que j’étais le seul conseiller qui avait auparavant été porteur, et avait donc été amené à préparer moi-même ces cercueils.

Le filtre

Pour placer le filtre, pas de surprise. On le fixe dans le petit trou prévu à cet effet dans le couvercle du cercueil métallique, on décolle l’étiquette que l’on colle au pied du cercueil en bois, afin que les services aéroportuaires et consulaires puissent vérifier sa présence et sa conformité.

Rien, donc, dans cette procédure rodée, qui puisse donner lieu à une erreur. Rien ? Vraiment ? La procédure est tellement codifiée, on fait tellement attention à ne rien oublier, qu’on en néglige parfois l’essentiel : la date de péremption du filtre. Ces derniers ont en effet une date limite d’utilisation qui les rend caduques une fois ce délai passé.

Et, pour un agent consulaire vigilant, un filtre périmé ou pas de filtre, c’est pareil. Vigilance, donc, sur les dates de péremption des filtres au charbon.

Bref, vous l’aurez compris : le diable se niche dans les détails, et les détails se nichent dans le cercueil.

Merci à Olivier Bernier des cercueils Bernier pour son aide : www.bernierprobis.fr

Pour vos rapatriements, Funéraire Info Vous conseille IFAssistance : www.ifassistance.fr

Impayé à la morgue, le défunt placé en garde à vue

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obseques defunt morgue en garde à vue

Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions. Et lorsque deux fonctionnaires sont envoyés par leurs supérieurs pour régler un problème, l’ordre est implicite : ils doivent trouver une solution, point à la ligne. Même si la solution doit faire d’eux des anti-héros dans le monde entier.

Le soleil implacable du Ghana ne gênait pas l’assistance, habituée à ce climat rigoureux. Surtout la peine effaçait tout autre désagrément : cet homme était très aimé, et ses obsèques étaient bien tristes.

Alors que tous se recueillaient, deux hommes surgirent soudain dans le cimetière, repérèrent l’attroupement, et se dirigèrent droit vers les endeuillés, d’un pas décidé et fulminant.

« Nous confisquons ce cercueil ! »

Devant la foule médusée, les deux hommes s’apprêtent à joindre le geste à la parole, lorsqu’une vois s’élève « Mais ça va pas bien dans votre tête ? Vous êtes qui, vous, d’abord ? »

Les deux individus déclinent alors leur identité : ils sont agents à la morgue à Tema, à l’hôpital, ce qui leur confère une autorité. Et ils viennent confisquer le corps.

La raison est toute simple : alors que la morgue était pleine, entre les visiteurs venus se recueillir ou identifier des défunts, et tandis que les agents étaient occupés, justement, à préparer les défunts pour les visites et les identifications, la famille de ce disparu s’est glissée dans la foule, s’est emparé du corps, et s’en est repartie, c’est là que réside son crime, sans s’acquitter des 5500 Francs CFA de taxe. (Soit très exactement au cours actuel du change, 8 euros 38).

« Pardon, messieurs, mais techniquement, c’est du vol. La famille a payé ce cercueil, et vous n’avez pas le droit de vous en emparer d’autorité, d’autant que sa valeur excède largement leur dette. » explique un ami du défunt, après avoir écouté attentivement les explications des parties.

« C’est vrai, ça, qu’est-ce qu’on fait ? » demande un agent de morgue à son confrère. Celui-ci réfléchit intensément, puis soudain, il trouve.

« Vous avez tout à fait raison. Nous n’avons pas le droit de saisir ce cercueil. Je vous demande pardon ».

Toute l’assistance pousse un soupir soulagé.

« En revanche, nous plaçons le défunt en détention jusqu’à ce que vous ayez acquitté la taxe ».

Et voilà les deux agents, devant l’assemblée médusée, qui ouvrent le cercueil, s’emparent du défunt, et, après l’avoir sanglé sur un brancard de fortune, se le chargent sur l’épaule et s’en vont, sous les lazzis et les quolibets. Sans que personne, toutefois, ne songe à s’interposer : le Ghana ne plaisante pas avec ceux qui portent la main sur un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions.

Finalement, après une quête improvisée, le défunt a pu être sorti de la morgue plus tard dans la journée, légalement cette fois-ci. Après une vie exemplaire, commencer sa mort avec une garde à vue, ça fait désordre.

Les morts et les diamants sont éternels

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diamant artificiel synthétique cendres défunt

Que faire des cendres d’un cher disparu après sa mort et sa crémation ? Une société Suisse vous propose une solution pour conserver avec vous l’être aimé : le porter en sautoir ou en chevalière. Après l’avoir transformé en diamant.

Ce n’est pas réellement une nouveauté. En 2013, Eric écrivait déjà un article sur une société américaine qui se proposait de transformer les défunts en diamants.

Mais le procédé vient de débarquer à nos frontières, chez nos amis Suisses. Le principe est simple : le reliquat de la crémation, appelé calcius, est composé quasiment exclusivement de carbone. Ce dernier est donc récupéré, purifié, chauffé à 1500 degrés et compacté à une pression de 60 000 kilos. Le tout donne un diamant de couleur sombre, qui a à peu près autant de valeur que ceux qui servent à la pointe des tourne-disque sur les chaînes Hi-fi.

Certes, c’est original. On imagine un client de cette société débarquer à une soirée de l’archiduchesse une bague à chaque doigt : « Diantre, mon ami, que de bagues vous avez ! »

« Oui, là il y a papa, maman, pépé, et mémé ».

Bien entendu, tout cela reste interdit en France. Un défunt, après sa crémation, doit être soit conservé dans une urne funéraire déposée dans un espace dédié à cela, soit être dispersé en pleine nature. Mais la transformation dudit défunt en breloque bling-bling, en revanche, n’est pas autorisée, donc elle est interdite, de même que la séparation des cendres, qui entre d’une certaine façon dans le processus de fabrication de cette verroterie de luxe.

Il faut compter entre 3500 et 16000 euros le colifichet, tout de même. Certes, le diamant est éternel, même artificiel, mais pas sûr que, quelques générations plus tard, les héritiers soient toujours aussi sensible à l’argument mémoriel. Quel triste sort que de finir au clou dans quelque Mont-de-Piété.

Un défunt qui aurait choisi la crémation pour ne pas passer l’éternité dans un cercueil, et qui finit dans un coffret à bijoux, ne gagne pas forcément au change.


Ceci n’est pas n’importe quel diamant… Il peut s’agir de l’être qui vous est le plus cher ! par Ohmymag

IFAssistance, le rapatriement funéraire international, origines d’un succès

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Gilles Debeaumarché IFAssistance
Gilles Debeaumarché directeur Ifassistance

IFAssistance est désormais bien connue des lecteurs de Funéraire Info. La société, spécialisée dans le rapatriement funéraire, ne cesse de progresser, grâce à l’appui de clients de plsu en plus nombreux et fidèles. Une aventure commencé avec Gilles Debeaumarché, qui nous en rappelle les origines.

Une aventure humaine

Quel parcours avez vous suivi avant de créeer IFAssistance ? « Après un parcours dans l’industrie et le service aux entreprises, je suis rentré dans le domaine du funéraire chez OGF comme responsable d’organisation logistique puis comme Directeur Opérationnel pendant 11 ans. J’ai également effectué diverses missions au sein des groupes Roc-Eclerc et Pascal Leclerc ainsi que des missions de conseils en entreprise. »

Quelle est l’histoire de IFA (International Funeral Assistance) ? Ses créateurs, sa genèse ? « L’origine d’IFA prend ses premières racines en 2006 lorsque des chefs d’entreprises œuvrant dans le monde du funéraire ont pris la décision d’intégrer leur propre structure Fret afin d’être plus efficace en terme d’organisation mais aussi en terme de coûts. En 2013, afin de se consacrer pleinement au plan développement National en cours, les dirigeants d’origine ont opté pour une scission définitive les deux activités en se séparant de cette branche Fret. »

Et vous, qu’est ce qui vous a donné envie de vous lancer dans cette entreprise ? « C’est à l’occasion d’une rencontre en tant que consultant externe concernant le Plan de développement National que j’ai rencontré ces chefs d’entreprises. Lors de nos échanges et mises en place de ce plan nous avons évoqué la structuration actuelle. C’est tout naturellement que les choses ont germé dans les esprits Passionné par le service, le monde du funéraire et le domaine de l’aérien, je me suis dit que l’opportunité d’allier ces éléments était un challenge intéressant qu’il me fallait saisir. »

Des compétences spécifiques

De quoi a-t-on besoin pour créer une entreprise comme IFA ? En terme, de logistique, mais aussi de compétences ? « Avant toutes choses et non des moindres, il faut un agrément spécifique auprès de l’organisme international de contrôle du monde de l’Aérien qu’est IATA. Pour obtenir cet agrément, il vous faut obligatoirement le parrainage d’une compagnie Aérienne. Enfin, lorsque cette première étape est effective et suivant le type d’agrément que vous avez obtenu, il vous faut déposer une garantie financière. Ce sésame étant obtenu, cela ne veut toutefois pas dire que vous pouvez travailler avec toutes les compagnies en direct car certaine ne travaille qu’avec les entreprises ayant un certain type d’agrément. L’entreprise IFA possède, grâce à son ancienneté dans ce milieu et sa reconnaissance de sérieux, l’agrément lui permettant de travailler avec l’ensemble des compagnies. »

Et en terme de logistique ? « Peu de choses en sommes, un dépôt pour accueillir nos clients et effectuer les diverses tâches administratives de pesée et de déclarations administratives. Une attention toute particulière devant être portée sur la double casquette nécessaire au personnel. Effectivement, nous avons à faire à des entreprises de Pompes Funèbres. Ne pas connaitre leurs spécificités de fonctionnement ni leurs impératifs me parait incompatible avec un service de proximité comme le nôtre. De même, ne pas connaitre les diverses exigences et formalités administratives nécessaires à ces exportations est difficile. D’où cette double casquette dont je parlais plus haut. »

Les compagnies aériennes, des partenaires fiables

Quelles sont vos relations avec les compagnies aériennes ? Les sélectionnez-vous ? Comment ça se passe ? « Pour effectuer nos expéditions, les compagnies sont bien évidemment des incontournables avec lesquelles les relations sont très bonnes. Pour les destinations récurrentes, nos choix de partenariat privilégiés avec tel ou tel compagnies tournent autour de deux axes : les dessertes et les horaires de vols (avec une prédilection pour les vols sur lesquels les familles ont la possibilité d’accompagner leur défunt) et les diverses tarifications faites. »

Et quelles sont vos relations avec les pompes funèbres ? « Nos prestations tournent toutes autour du rapatriement de dépouilles mortelles tant à l’export qu’à l’import et uniquement cela. Nous ne faisons pas d’opérations de Pompes Funèbres pour notre compte comme certain de nos confrères. Nous n’avons d’ailleurs pas de N° d’habilitation Funéraire. Lorsqu’un plateau d’assistance nous fait une demande d’opérations liées à la Pompe Funèbres, nous faisons appel nos clients habituels. C’est une manière de leurs retourner l’ascenseur et de travailler ainsi en complémentarité. Ceci étant, nous sommes à même d’aider nos clients dans le rapatriement de leurs corps jusqu’à nos installations et dans la mesure du possible de les aider dans les démarches consulaires. »

IFAssistance, le site internet : www.ifassistance.fr

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