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Les 5 conseils d’Advitam face à la perte d’un être cher

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Advitam

« La mort est un sujet tabou pourtant nous devons en parler et informer le public des démarches à entreprendre. Le digital permet une révolution sur le marché du funéraire. Advitam en est la preuve.

Un site web qui propose un service unique et innovant qui bouscule le secteur en apportant une offre complète au prix juste et en revendiquant des valeurs fortes de bienveillance, d’honnêteté et d’efficacité. »

Retrouvez ci-après l’intégralité du communiqué de presse d’Advitam :

Le décès d’un proche est une expérience douloureuse. Et pourtant, à cette peine s’ajoute une série de démarches à effectuer, dont la préparation des obsèques ainsi que les démarches administratives et financières. ADVITAM, plateforme de services en ligne de pompes funèbres, donne 5 conseils pour mieux surmonter cette situation.

1/ Connaître les dernières volontés du défunt
Si le défunt n’a pas évoqué ses souhaits de son vivant, il l’a peut-être fait avec son notaire et pris avec lui les dispositions nécessaires. Contacter le notaire du défunt est donc souvent la première démarche à effectuer. Et même si c’est un sujet douloureux, il est important d’en parler avec ses proches, de son vivant !

2/ Ne pas se précipiter
L’état de choc dans lequel on se trouve après le décès d’un proche peut entraîner confusions et prises de décisions trop rapides. S’entourer d’un tiers de confiance, proche mais moins impliqué émotionnellement, peut s’avérer extrêmement précieux. Il pourra vous aider à gérer les différentes démarches et l’organisation des obsèques de façon plus rationnelle.

3/ Ne pas hésiter à comparer les devis des pompes funèbres                                

Il est vivement recommandé de prendre le temps de demander plusieurs devis à différentes sociétés de pompes funèbres, et de les comparer. Certains vendeurs, intéressés sur le chiffre d’affaires qu’ils réalisent, peuvent être sans scrupule en proposant des prestations qui ne sont pas nécessaires afin de gonfler la facture. Citons l’exemple d’un transfert dans une chambre funéraire privée, facturé environ 800€ par les entreprises qui possèdent généralement la fameuse chambre funéraire ! Ou encore vendre des soins de conservation alors qu’une toilette est généralement suffisante pour rendre le défunt présentable pour un dernier hommage.

4/ Demander des aides financières et des congés payés
On en parle peu mais il existe des aides financières et des congés payés pour aider les personnes lors d’un décès. La mutuelle du défunt peut apporter une aide financière en fonction du contrat établi. La sécurité sociale peut également verser un capital selon l’activité professionnelle de la personne (jusqu’à 13 660€ si fonctionnaire et décédé avant l’âge de la retraite). Il faut en discuter avec la société de pompes funèbres qui s’occupe des funérailles. Pour les congés payés, il faut se rapprocher de son employeur et vérifier la convention collective de l’entreprise.

5/ Se faire aider pour les démarches administratives après obsèques
A la douleur et l’épreuve du décès viennent s’ajouter un ensemble de formalités administratives qu’il faut accomplir : résiliation des contrats EDF, téléphone, gaz, assurances, comptes bancaires… Des entreprises telle que advitam.fr prennent en charge la gestion administrative des abonnements du défunt. Ce qui permet de prendre plus de temps pour ses proches.


A propos d’ADVITAM | advitam.fr

Créée en 2015 par Philippe Meyralbe, la start-up AdVitam révolutionne le marché des pompes funèbres. Elle organise des obsèques de manière simple, en toute transparence à un prix abordable dans toute l’île de France. Advitam garantit des obsèques de qualité, incluant l’ensemble des prestations traditionnelles, grâce au savoir-faire et à l’expérience de ses partenaires, ainsi que l’aide aux démarches administratives après obsèques.

Contacts presse / Violette Kerichard – violette@edifice-communication.com – 06 40 50 09 96
Samuel Beaupain – samuel@edifice-communication.com – 06 88 48 48 02

À télécharger : CP_les_conseils_ADVITAM_face_a_la_mort_VD

Devis de pompes funèbres : on a trouvé l’horreur de l’année

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devis pompes funèbres
Exemple de devis inacceptable

C’est un devis qui nous a été envoyés par un lecteur, et qui nous a fait tomber de nos chaises. Un devis tout compris, ou tout inclus, all inclusive, open bar, buffet à volonté. Précisons qu’il est émis par une pompe funèbre qui a pignon sur rue, un numéro d’habilitation, rédigé par un conseiller funéraire diplômé, etc. Je n’aurai jamais cru écrire ça un jour, mais : rappel du basique des basiques.

Un article difficile

C’est, curieusement, l’article le plus difficile que j’aie jamais eu à écrire, parce qu’il énonce des choses tellement évidentes, à des lecteurs professionnels du funéraire pour qui c’est la base, que je ne sais même pas par où commencer. Par le début ?

Une pompe funèbre, en matière tarifaire, vis à vis de la famille, doit fournir trois documents distincts : un devis, un bon de commande, une facture. Exceptionnellement, il peut être toléré que commande et facture se confondent, mais considérons ceci : une pompe funèbre qui réalise un convoi doit avoir en sa possession un devis et une commande signés de la main de la famille. Ces deux documents doivent être distincts et identiques.

Deux documents, devis et commande, distincts et identiques. Et détaillés : la famille doit connaître chaque prestation et, c’est important, son prix. Même dans le cas d’une offre globale, type « Convoi tout compris à 2500 euros », chaque poste doit être détaillé et le prix de chaque prestation doit être stipulé.

Ce qu’en dit la DGCCRF

Une simple consultation du site de la DGCCFR s’avère instructive. « Toute entreprise de pompes funèbres est dans l’obligation de vous remettre un devis gratuit écrit, détaillé et standardisé. »

Le lecteur attentif aura noté que le mot détaillé est écrit en gras.

Toujours sur le site de la DGCCRF, il est écrit : « Avant l’établissement de ce devis, n’hésitez pas à consulter la documentation générale de l’entreprise où doivent figurer les prix de chaque fourniture et prestation avec la mention de leur caractère obligatoire ou facultatif. La réglementation exige en effet que cette documentation soit constamment présentée à la vue de la clientèle et consultable par elle. ». Nul besoin de commentaires.

Il conviendra également de garder un œil attentif sur « l’Arrêté du 23 août 2010 portant définition du modèle de devis applicable aux prestations fournies par les opérateurs funéraires » qui impose un devis et des prestation basiques-type à chaque société, afin que la famille puisse comparer, à prestations équivalentes, les prix.

Trop gentil

Le lecteur qui nous a envoyé ce devis, dont vous aurez compris, à la lecture de ce qui précède, qu’il est complètement hors-sujet, tient la vie de son concurrent entre ses mains.

En effet, un devis de ce genre suffit amplement à déclencher un contrôle des fraudes, une multiplicité de devis de ce type suffit amplement à justifier un rapport de ces dernières à la préfecture, et un rapport suffit amplement à faire révoquer l’habilitation.

Bref, gardez en tête (et franchement, je vous aime bien, parce que je me sent vraiment idiot d’écrire ça, tellement ça paraît évident) que les pompes funèbres sont un métier réglementé, qu’en terme de communication et d’offre commerciale, on n’y fait pas ce qu’on veut.

Un devis, c’est un devis, il doit être détaillé, et identique au bon de commande et à la facture. Point à la ligne.

Devis obsèques à domicile : Que dit la loi ?

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On vous appelle, par recommandation ou directement par la famille. Une personne âgée, très âgée est celle apte à pourvoir aux obsèques. Malheureusement elle est incapable de se déplacer, seule, sans famille ou éloignée. Vous n’avez d’autres choix que de vous rendre au domicile. Signer le devis à domicile ? Légal, pas légal ? Le début du questionnement…

Non assignée à résidence

L’habilitation d’une entreprise funéraire est attribuée à une entreprise exerçant des prestations du domaine du funéraire. Une entreprise est une personne morale, qui doit disposer d’une adresse, donc d’un siège social et des adresses d’éventuelles filiales afin d’étendre le réseau de son habilitation. D’autres critères sont à prendre à compte pour l’octroi de l’habilitation tels que l’habilitation du personnel mais c’est un autre sujet. L’adresse du siège social s’applique également à toutes les personnes qui exercent la mission donc même à un autre endroit que le siège. L’habilitation « se déplace » avec le personnel. L’adresse du siège social ne sert qu’à votre courrier, vos impôts, et à vous faire attaquer en justice.

Premier point : Si la personne qui se rend au domicile de la famille est titulaire de sa formation, salariée d’une entreprise habilitée et inscrit au registre du personnel de cette dernière, il n’y a rien d’illégal au regard du CGCT (les articles R2223-24 à R2223-30 ne stipulant aucunement le lieu ou doit être dressé le devis).

Il est beau mon cercueil, il est beau

Donc à la lecture des textes, rien n’interdit une telle démarche si elle remplit des conditions très précises. Attention en revanche au démarchage. Si un devis est établi et s’il est signé, cela doit être expressément à la demande de la famille.

Le droit de rétractation

Le droit de rétractation, est l’échappatoire non seulement pour la famille mais aussi pour les pompes funèbres, c’est ce qui permet d’apposer un cadre légal. L’Article L. 121-21 du Code de la Consommation explique que de telles pratiques sont autorisées si certaines conditions sont respectées par le commercial en visite au domicile. « Le consommateur dispose d’un délai de quatorze jours pour exercer son droit de rétractation d’un contrat conclu à distance, à la suite d’un démarchage […] hors établissement sans avoir à motiver sa décision ni à supporter d’autres coûts » y est-il énoncé.

Se prémunir

Lorsque cela est possible, je ne le souligne pas mais l’idée est là, essayez tant que possible de préparer le devis et de le faire signer en agence.

La DGCCRF est très clair (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) :« Dans le cas d’un devis ou d’un bon de commande, il faut que la famille appose en bas du dit document une note qui stipule qu’il ne s’agit pas de démarchage et que c’est à sa demande que le conseiller s’est rendu à son domicile. »   

Le cas particulier des contrats obsèques

L’Article L. 2223-33 du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) dispose que :

« À l’exception des formules de financement d’obsèques, sont interdites les offres de services faites en prévision d’obsèques ou pendant un délai de deux mois à compter du décès en vue d’obtenir ou de faire obtenir, soit directement, soit à titre d’intermédiaire, la commande de fournitures ou de prestations liées à un décès. Sont interdites les démarches à domicile ainsi que toutes les démarches effectuées dans le même but sur la voie publique ou dans un lieu édifice public ou ouvert au public ».  

Si on se réfère à l’Article L.2223-33 du CGCT précédemment cité, les formules de financement d’obsèques sont donc autorisées aux domiciles des familles si le devis est signé ultérieurement et si cette visite est effectuée en prévision d’obsèques.

Le conseiller funéraire qui va réaliser cette visite à domicile ne l’autorise pas à prendre une commande à l’occasion de cette visite. Et ce, même lorsque c’est la famille qui est demandeuse.

Pour faire le point

Rien n’interdit formellement au conseiller funéraire d’aller organiser des obsèques au domicile d’une famille tant qu’il est dans le cadre de l’entreprise habilitée.

Pour ne pas se rendre coupable de démarchage, une mention manuscrite doit être apposée par la famille afin de bien stipuler qu’il s’agit d’un contrat dressé à la demande spécifique de la famille. Dans les quelques cas d’habilitation retirée cela l’a été pour du démarchage.

 

Pompes funèbres : Survivre aux impayés

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Vous pensiez être la profession la moins aimée ? Et non ! Avant vous il y a les agents de recouvrement. Même ici, il n’y a pas de justice. S’ils pullulent et gravitent comme des électrons autour des agences de pompes funèbres ils ne sont pas toujours  jamais  efficaces, connaissant peu les spécificités du métier et  brusquant souvent les familles déjà en plein désarroi. Mais votre devis, qui va le signer ? Et votre facture qui va la payer ?

Notaires-Banques-Tutelles triptyque gagnant

Je vous vois déjà en train de vous crisper dans votre siège à la vue de ces trois mots. Qui paie quoi ? Quand ? et surtout LA vraie question… capitale, essentielle, que dis-je ! Universelle ! À quel moment vont-ils décider de se refiler le cadeau jusqu’à ce qu’il explose ? Vous avez envie de me balancer votre café à l’écran ? C’est normal, tout va bien.

Comme dans toutes les situations qui exigent savoir et savoir-faire, brandir un texte de loi fait par d’autres permet de vous décharger en toute simplicité et de faire valoir vos droits.

Hold-up

« Les frais d’obsèques sont normalement, et en priorité, prélevés sur les biens de la succession. Sur présentation de la facture des obsèques, vous pouvez demander à la banque auprès de laquelle votre proche disposait d’un compte, le paiement des frais d’obsèques dans la limite de 5 000 €. »

Chouette ! il y a le mot « priorité », bon il y a aussi le mot « normalement » parce qu’ils sont sympas au service public, il nous laisse toute place à l’interprétation.

3050 €… Mais ça… c’était avant.

Pour régler les frais d’obsèques, il est désormais possible d’obtenir le débit de 5000€ maximum sur les comptes bancaires du défunt depuis l’arrêté publié en décembre 2013 au journal officiel. Je suis sympa, je vous mets le lien ici même s’il est peu probable que vous lisiez l’arrêté mais nul n’est censé ignorer la loi surtout lorsqu’elle est de notre côté. Je m’en voudrais de faire obstacle à la bonne cause.

Ainsi la banque a la possibilité de débiter les comptes du défunt afin de régler en partie ou en totalité les frais d’obsèques. Cette possibilité est offerte en passant soit par la personne qui a pourvu aux obsèques, soit par la société de pompes funèbres elle-même en présentant la facture auprès des m’sieurs dames dans des costumes moins sympas que les vôtres qui s’occupent si gracieusement du compte de notre cher défunt. En plus auparavant non seulement la somme était moins élevée mais surtout aujourd’hui la bande à Picsou ne peut plus s’opposer au versement de la somme si le compte est créditeur.

Pompes funèbres soit vous vous en occupez directement pour un paiement direct. Ça a l’avantage non seulement d’éviter les lenteurs de la famille qui n’a pas que ça à faire et pour leur éviter une tâche administrative supplémentaire. Soit vous considérez qu’il vaut mieux vous protéger et faites faire cette demande par la famille en toute transparence, pour ensuite éviter de vous faire traiter de voleur. Impensable dîtes-vous ? Mouais…Sait-on jamais…

Tutelle

La responsabilité des tuteurs et tutrices s’arrêtent au moment même du décès. Si la famille a fait parvenir un devis avant le décès l’organisme peut en signer son accord. En revanche une fois la personne décédée, même principe qu’auparavant, on vous renverra vers l’organisme bancaire s’il y a de l’argent, soit directement vers le notaire. Premier ping-pong ennuyeux ou vous êtes sûrs de perdre la partie. En général, peu de personnes sous tutelle ont un compte de dépôt avec un solde à quatre chiffre ou un livret A bien rempli. Si tel est le cas, souvent il y a un contrat obsèques derrière, là-bas quelque part, caché au loin.

Le notaire

Là encore je vous vois, je vous connais, vous hochez la tête de gauche à droite – pour dire non quoi, je traduis- dès que vous voyez le nom « notaire ». Le notaire est cette personne toujours pressée, où vous pouvez être certains qu’il est toujours question de gros sous. Lorsque nous lui devons quelque chose en général ça va très vite, en revanche la réciprocité est plus longue, voire interminable. C’est un peu comme avec les impôts ‘voyez ?

Le temps de réunir tous les papiers, d’enclencher la succession, sur une famille ‘classique’ sans trop de souci, sans trop de déchirements internes, sans trop d’argent en question, ni de biens, et sans trop de kilomètres entres eux – autrement dit, si vous êtes dans un film – ça dure déjà en moyenne six mois. Et vous en six mois vous avez payés vos salariés, vos fournisseurs, vos crédits et vos impôts.

La carte verte

Non non pas les Etats-Unis, la carte vitale. Quoi qu’échanger avec l’administration française est aussi facile que d’entrer sur le territoire américain. Vous irez d’ailleurs certainement plus vite à New York de votre agence en partant tout de suite que d’arriver à la fin de la queue à la sécu. Si le défunt était en activité au moment de son décès et qu’il cotisait au capital décès, la famille peut à ce titre aller récupérer de l’argent par là-bas.

Jusqu’à présent, le capital décès octroyé par la Sécurité Sociale au décès d’un assuré était égal aux trois derniers salaires mensuels perçus. Son montant était très variable mais depuis le 1er Janvier 2015, les familles perçoivent un montant forfaitaire fixé par décret et revalorisé chaque année. Au 1er janvier 2015, ce montant est de 3 400 euros – dernier chiffre connu-.

Tu mangeras ton pain

Les personnes tenues d’une obligation alimentaire envers le défunt sont tenues au paiement des frais, c’est-à-dire les enfants, les parents (décès d’un enfant), et les gendres et belles-filles (décès des beaux-parents ; toutefois, cette obligation cesse si leur mari ou femme ou les enfants qu’ils ont eus avec ces derniers sont décédés).

L’article 212 du code civil précise et rappelle qu’au moment de la bague au doigt, « les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance ». Les tribunaux décident souvent que ce devoir de secours et d’assistance englobe les frais funéraires.

Cette obligation alimentaire court même si les enfants ont renoncé à leurs droits sur la succession. Le paiement doit être effectué sous réserve que la dépense ne soit pas excessive – exemple : commande d’une pierre tombale somptuaire -.

Bon à savoir : lorsqu’il n’existe pas d’actif successoral permettant de couvrir les frais d’obsèques de leurs parents, les enfants peuvent en déduire le montant de leur revenu imposable.

Taratata

Officiellement notre jolie histoire s’arrête ici. Vous avez été payé d’une manière ou d’une autre. Vos salariés ont eu leur prime, et le monument est presque posé. Vous aimeriez bien coller à l’image de croque mort de vautour affamé de la presse mais votre conscience professionnelle vous en empêche. Parce que ce qui compte c’est que votre entreprise tourne ET que la famille ne soit pas lésée. Les obsèques sont un budget conséquent pour une famille qui n’a pas forcément pensé à mettre ça sur sa liste des courses de la semaine. En plus peu importe la catégorie socio-professionnelle, le montant des obsèques est toujours à peu près le même.

Moralité si vous voulez être payés, il faut informer les familles sur leurs droits et leurs possibilités. Bien sur les contrats permettent de pallier à ce problème tant pour vous que pour eux. Mais ça n’est pas toujours le cas. Des services existent pour aider ces familles, à vous en tant que conseiller de les orienter convenablement.

RTL / Familles Rurales : Les raisons de la colère

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Aïe, c’est l’article sur lequel on bute cette année, celui que nous souhaitions éviter, celui qui ne nous plait pas du tout, et … à vous non plus. RTL revient sur la question des devis et des prix pratiqués par les pompes funèbres. Vous avez été nombreux à commenter cet article sur les réseaux sociaux. On revient dessus.

L’article le voici. Déjà, je vous le dis : il sera dans la rubrique polémique de la review de la semaine dimanche. Il est relayé par RTL mais à l’origine il provient de Familles Rurales. C’est une association de confédération nationale d’associations familiales et d’association de consommateurs. Vous suivez ? Mouvement créé en 1943, qui se base sur l’entraide entre les familles. C’est depuis 1975 qu’elle est agréée comme organisation nationale de consommateurs et assure une mission de prévention, d’information et de défense des intérêts des familles. Noble cause dirons-nous sauf lorsque Nadia Ziane, responsable du pôle représentation et défense des intérêts des familles – dit au consommateur de faire attention aux pompes funèbres.

Oui, oui et oui des abus il y en a, il y en a aussi – et surtout- dans notre hypermarché sur le prix des pâtes ou d’une paire de collant. Des abus il y en a aussi chez le gynéco, l’ophtalmo, ou le dermato et leurs dépassements d’honoraires exorbitants. Il y en a dans l’assurance voiture, dans toutes les professions et qui concernent toutes les classes sociales. Il y en a aussi pour les naissances, lorsqu’on voit le prix des chambres en maternité inscrit en tout petit derrière la porte que personne ne regarde parce que la carte vitale efface tout, on a de quoi s’interroger. Alors oui, oui et oui il y en a aussi en pompes funèbres on ne va pas se mentir.

Pourtant nous savons à quel point le venin d’une critique paralyse et empoisonne toute la profession.

Les origines du mal

Vous vous demandiez où est la porte de l’enfer ? Ne cherchez plus elle se trouve visiblement dans le Doubs, des clients mystères, passablement très à la mode, ont effectué des devis pour une crémation ou une inhumation. « On passait de 1 600 euros pour le devis le moins cher à plus de 3 000 euros pour le plus cher ». Pour l’instant pas de quoi tomber de sa chaise, et au vu de « l’étonnement » de Nadia Ziane, heureusement que ces devis mystères n’ont pas été effectués à Paris.

Pour elle le nœud du problème est pourtant siiiiiiii simple :

  • Un véhicule agrée pour le transport de corps
  • Un cercueil
  • L’inhumation ou la crémation

Amis pompes funèbres comprenez : toutes les autres lignes sur votre devis sont inutiles. Non seulement pour la représentante de Familles Rurales c’est surfait mais pire, c’est de l’abus, du simple profit de personnes endeuillées. Et là en revanche cela me fait moins rire.

Voilà des années que l’on martèle aux pompes funèbres de ne pas faire que de la vente mais de faire aussi du conseil et surtout de l’accompagnement au deuil. Maintenant que le secteur commence à bouger et que les professionnels s’investissent plus qu’avant dans ce processus complexe on leur dit qu’ils en profitent.

Évidemment les commentaires que la profession craignait ne tardent pas à arriver car elles sont le reflet d’un manque de connaissance absolu et pullulent sous l’article :

« Le prix des concessions dans un cimetière est souvent exorbitant » :

  • Ce n’est pas du ressort de la pompe funèbre.

« Lors du décès de mon mari, à notre domicile, en mars 2016, j’ai dû payer 146€ au médecin du SAMU venu constater le décès à la demande des pompiers que j’avais appelés. (…) » :

  • Encore une fois, ce n’est pas du ressort de la pompe funèbre.

« C’est la dernière ligne droite où l’on peut encore vous racketter » :

  • Non « mmemime » vous avez encore les impôts pour ça.

« Les compagnies d’assurance l’ont bien compris aussi et on à paie à « vie » et à crédit sa mort » :

  • Là encore une fois, ce n’est pas du ressort de la pompe funèbre.

Finalement aux pompes funèbres qu’a-t-on à leur reprocher ? Mystère-mystère.

Vous aussi vous avez réagi. La petite tête rouge ‘grrrr’ nouvellement apparue sur Facebook il y a peu a chauffé ce week-end. 26 pour être précise, 3 larmichettes, 1 étonnement et 1 fou rire, nerveux je pense. Mais globalement vous êtes tous d’accord, les prestations optionnelles sont parfois plus qu’indispensables.

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Alors voilà, venez pleurer familles endeuillées, asseyez vous à notre bureau, dégustez un bon café. Venez parler de votre vie et de celle de votre défunt, nous ne vous écouterons pas, venez l’honorer en lui proposant quatre planches toutes simples. Allez faire vos démarches innombrables qui ne font que commencer, seules. Ne sachez surtout pas comment financer vos obsèques, si nous, nous vous le disons pas, personne ne le fera. Un caveau familial ? quelle idée saugrenue ! un petit trou par ici fera grandement l’affaire. Pourquoi voulez-vous que notre personnel qualifié porte le cercueil ? Quelques bras de votre famille en pleurs suffiront amplement. Et si vous avez du chagrin, si la sépulture glaciale est vide, et si vous gardez une mauvaise image de votre défunt, si vous n’avez pas pu lui dire au revoir, surtout surtout, ne nous remerciez pas.

Bien sur nous n’avons pas les devis dans les mains, bien sur il y a peut-être des abus et encore une fois je le répète c’est possible. Bien sur nous ne devons pas imposer à la famille des options. Mais dans ce cas là, Madame, Monsieur, ne jugez pas non plus trop vite, ni trop sévèrement les pompes funèbres.

Le bilan carbone bientôt sur les devis obsèques ?

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L’incendie géant au Canada, attribué au réchauffement climatique, souligne l’urgence de prendre des mesures. Et on en prend : contre le gaz de schiste, contre la voiture, contre les feux de cheminées… Pendant ce temps là, les pompes funèbres vaquent, guillerettes, à leurs occupations. Mais leur tour viendra, sans doute d’internet.

Les Canadiens, tabernacle !

Hasard malencontreux, c’est un article canadien qui nous a fait nous interroger sur ce sujet : l’empreinte carbone émise en fonction des obsèques choisies. Malencontreux, parce que l’empreinte carbone, c’est le réchauffement climatique, et le réchauffement climatique, c’est l’incendie géant qui ravage actuellement le Canada.

Dans cet article, l’auteure s’interroge sur l’empreinte carbone laissée par les obsèques de sa mère, à l’occasion d’un prix de l’Empreinte Carbone décerné à la Coopérative des Deux Rives. Raconté comme cela, c’est surprenant : les familles endeuillées sont généralement plus préoccupées par le fait de donner des obsèques dignes à leur proche plutôt que par l’écologie. C’est humain. Et c’est précisément ce qu’explique l’auteure.

Pourtant, l’empreinte CO2 est partout, s’impose partout, et il va bien falloir se résoudre à cet axiome : un jour, elle va nous tomber dessus par surprise, peut être par une belle après midi d’été, alors que vous serez paisiblement à votre dépôt en train de fixer un capiton de satin bleu à un cercueil de chêne miel. Autant vous y préparer.

L’arnaque carbone

Une empreinte écologique pour les pompes funèbres ? La question finira par se poser. Pour être précis, quelqu’un trouvera un intérêt à la poser pour vous. A juste titre ? Rien n’est moins sûr : l’empreinte carbone est un chiffre fictif.

L’empreinte carbone est l’émission globale de carbone émise en accomplissant une action. Elle est généralement estimée. Prenez l’exemple de la SNCF : lorsque, sur votre billet de train, on vous donne l’empreinte carbone que votre voyage va laisser, on calcule tout simplement la consommation énergétique du train, l’émission de carbone donnée pour fabriquer cette énergie, que l’on divise par le nombre de sièges du train. Le chiffre est donc faux, puisque la SNCF ne sait pas, au moment ou vos achetez votre billet, combien il y aura de passagers dans le train : selon qu’il soit plein à craquer ou à demi vide, votre empreinte ne sera pas la même ; Et que dire des fraudeurs ? Leur empreinte carbone n’est pas comptabilisée sur leur titre de transport absent. Oui, c’est injuste : une partie de votre culpabilité devrait reposer sur leurs épaules.

Enfin, si l’on voulait calculer précisément l’empreinte carbone de ce train que vous prenez, il faudrait y ajouter l’empreint carbone que tous les employés de la SNCF dont le travail aura permis à ce train de rouler émettent en se rendant à leur travail, et même l’empreinte émise par chaque café servi au wagon-bar… On ne s’en sort pas.

Une empreint pour le funéraire ?

Alors, un jour, vous aussi aurez sans doute besoin de calculer l’empreinte carbone du convoi que vous viendrez de régler pour une famille.

Il y aurait deux pistes à explorer : l’empreinte énergétique globale de la société, allant de l’isolation thermique du funérarium à la prise en charge de transports en communs pour les employés, et l’empreinte énergétique de chaque convoi. C’est à partir de là que ça devient drôle : pour chaque famille, vous devrez calculer le bilan carbone du cercueil, depuis le moment ou il était un arbre, celui du capiton, selon qu’il vienne du Vaucluse ou de Chine, etc…

Encore une fois, ce sont les thanatopracteurs qui font leurs intéressants : le formol n’émet pas de carbone. Qu’ils utilisent un produit conservateur bio ou un fluide ultra chimique capable d’empoisonner le sol le plus fertile, leur bilan carbone, résumé à l’émission de CO2 de leur utilitaire, sera identique.

D’ou le coup peut il venir ?

Et ce ne sera pas le gouvernement qui vous le demandera, du moins, pas dans un premier temps. Vous verrez qu’un jour, l’empreinte carbone des obsèques sera mis en évidence sur un comparateur en ligne. Si ses dirigeants sont cynique,s ils vous laisseront le choix, soit entre les laisser donner un chiffre qu’ils auront estimé, soit de donner vos propres chiffres, calculés au plus près et donc sans doute largement plus faible, après vous être acquittés d’un modeste écot…

On parie ? Nous, on le voit venir gros comme une maison mal isolée : l’empreinte carbone, soyons clair, les pompes funèbres ont autre chose à faire. Et les familles s’en moquent généralement. Mais un comparatif de devis de pompes funèbres qui mettrait cet argument en avant s’en servirait surtout comme un moyen de faire parler de lui, donc de se faire connaître, donc de s’attirer une clientèle. Tant pis si d’autres en assument les conséquences.

Mettons les choses au clair : ce n’est pas un plaidoyer climato-sceptique. Plus une interrogation. L’empreinte carbone, c’est sûrement très bien, mais un site écologique me signale que, pour écrire cet article, j’ai émis 15 grammes de carbone, et que vous-même, pour le lire, en avez émis quatre. C’est beaucoup ? Pas beaucoup ? Quel serait le bon chiffre ? Aux pompes funèbres comme ailleurs, donner le chiffre de l’empreinte carbone, c’est comme donner un iPhone à un chimpanzé. Il trouvera certainement ça fascinant, mais il ne saura pas trop quoi en faire.

A lire : Sifurep, les enjeux numériques du funéraire

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De gauche à droite : Loïc Damiani (Fontenay-sous-Bois), Danielle da Palma (avocate), Sandrine Abecassis (OGF), Catherine Dumas (SIFUREP), Tanguy Châtel (sociologue), François Michaud-Nérard (services funéraires Paris)et Eric Fauveau (Afterweb-Venture).

La révolution numérique a déjà impacté le petit monde des pompes funèbres, et cela ne fait que commencer. Tenter de mesurer ces bouleversements : c’était en octobre dernier l’ambition du huitième colloque annuel du Sifurep.

Le Syndicat intercommunal funéraire de la région parisienne (Sifurep donc) en publie aujourd’hui un compte-rendu en ligne. Professionnels, usagers, services publics… Garant de la qualité du service public, il s’est donc plongé dans les usages d’internet et les nouvelles offres de services générées dans ce secteur. Avis de décès et de condoléances en ligne, comparateurs de devis d’obsèques, retransmission de cérémonies, création de mémoriaux virtuels : même les sociétés de pompes funèbres classiques ne peuvent plus aujourd’hui faire l’économie d’un site web, plus ou moins complet, accessible d’un clic. Au minimum la vitrine de son activité. Au mieux un éventail de l’offre, jusqu’à la personnalisation de plaques ou la livraison de fleurs.

Ce secteur émergeant bouscule le rapport à la mort, au deuil, malmène aussi les réglementations, pose nombre de questions éthiques et redéfinit en quelque sorte un nouvel équilibre de la profession.

Acteurs historiques du funéraire et nouvelles sociétés de service ont livré lors de ce colloque quelques clés pour appréhender les bouleversements en cours. Outre Eric Fauveau (président d’Afterweb-venture, éditant Funéraire Info) et les organisateurs du Sifurep, étaient présents à la tribune François Michaud Nérard (directeur général services funéraires de Paris), Sandrine Abécassis (directrice digitale à OGF), Tanguy Châtel (sociologue), Danielle da Palma (avocate) et Loïc Damiani-Aboulkheir (maire-adjoint de Fontenay-sous-Bois, 94).

Jean-Pierre Sueur, le devis en un clic au Salon Funéraire

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Salon funéraire
Jean-Pierre Sueur et Richard Feret

Le Sénateur Sueur a donné une conférence très attendue portant sur les devis en mairie. Des réponses qui laissent un goût d’inachevé.

Le Sénateur Sueur a participé ce matin à la conférence sur les devis en mairie organisée par nos confrères de Résonance. Arrivé en retard à causes de mauvaises conditions de circulations, le Sénateur du Loiret n’a pas pu intervenir sur la présentation de la législation et aux premières objections soulevées. Mais l’évènement était bel et bien sa présence malgré les annonces contraires.

Le Sénateur a défendu bec et ongles sa loi, après voir assuré y tenir depuis des années. Il s’est dégagé de certains points, plaidant non coupable sur le choix des communes de 5000 habitants. Il a néanmoins assumé l’intégralité du texte et son caractère obligatoire.

Il a réussi à nous faire sourire, en soutenant sans rigoler, que les devis pourraient être consultés « en un clic » par les familles sur les sites internet des mairies. Plusieurs dizaines de devis, inhumation ou crémation …

Le Sénateur est néanmoins convenu, après des contradictions venant notamment de Richard Feret, Directeur Général de la CPFM, la perfectibilité de la loi, et annoncé une réunion dont les modalités restent à définir avec des responsables du secteur. Elle portera notamment sur la présentation du devis-type, et quelques points d’achoppement comme la taille des communes.

M. Le Sénateur, ni les collectivités, ni les pompes funèbres, ne peuvent perdre leur temps à proposer ou à déposer des devis en mairie. Laissons de la place à l’humain, que les familles ouvrent la porte des agences de Pompes funèbres et réalisent plusieurs devis, mais n’essayons pas de comparer des prestations qui ne peuvent être comparées, sans connaitre les desiderata des familles.

Jean-Pierre Sueur a également déploré, provoquant l’assentiment de la salle entière, le niveau trop élevé de la TVA sur les prestations.

Interpellé par un journaliste de Funéraire Info, le Sénateur a répondu avec un humour certain qu’il ne manquait jamais de lire les articles ou nous l’étrillons avec entrain, sans se départir de sa courtoisie toute parlementaire. C’est avec le même plaisir que nous rappelons au Sénateur Sueur que, bien que nous attaquions avec un certain mordant ses propositions sur notre profession et son statut de symbole de la réforme du funéraire, nous n’en respectons pas moins autant l’homme que la fonction, et nous réitérons avec joie notre invitation à venir s’exprimer dans les colonnes de Funéraire Info.

L’assistance est restée courtoise, et même les plus virulents opposants du sénateur n’ont pas sorti les faux, pardon les fourches. Il est très agréable de pouvoir souligner qu’un tel échange d’idées sans animosité a constitué l’apport d’air frais dont les esprits avaient besoin en ces temps troublés.

M. le Sénateur, l’amendement de cette mesure, n’est pas suffisant, retirez la, et votre mérite et votre prestige dans le monde du funéraire ne pourront qu’en être accru au regard de tout ce que vous avez déjà fait pour la profession. Pour les professionnels et pour les familles vous apparaitrez comme un homme qui a refusé de gaspiller l’argent de la collectivité dans des législations inapplicables et éloignées des réalités du terrain.

ENAOS, le devis obsèques gratuitement à Villepinte!

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ENAOS, plateforme de services en ligne pour pompes funèbres va exposer au Salon funéraire de Villepinte en G057. Pour découvrir ou redécouvrir ce précurseur des services sur internet et ses nouveautés, rendez-vous dans une semaine!

Funéraire-Info: Pouvez-vous tout d’abord nous présenter, ENAOS, votre société ?

eNAOS : eNAOS est né en 2000 d’une envie de conserver des souvenirs des proches qui, comme l’on dit, partent trop tôt. En 2001, l’idée prenait corps sous forme d’un site d’infos décès. D’emblée, il fut décidé que l’usage de ce site serait réservé aux professionnels du funéraire, à savoir les entreprises de pompes funèbres (EPF) et c’est donc naturellement en collaboration avec eux que les fondamentaux eNAOS furent établis.

eNAOS a ainsi permis à pas mal d’EPF d’apprivoiser Internet. Nous nous sommes bien sûr développés en termes de produits et géographiquement (Belgique, France et Espagne).

Mais depuis 2011, c’est prioritairement sur le plan humain que nous nous sommes développés. Aujourd’hui, eNAOS est porté par une équipe composée de profils différents tous plus intéressants les uns que les autres pour nos clients.

eNAOS a pour mission d’accompagner les entrepreneurs dans la gestion de leurs défunts et de leurs proches. Cet accompagnement se concrétise par des outils et services s’inscrivant dans 6 domaines : le contact famille, le rituel, l’administratif familial, le souvenir, le magasin en ligne et les outils marketings.

Notre mode de fonctionnement est marqué par la notion d’ouverture qui fait partie de notre ADN. Elle se traduit tant au niveau de notre architecture informatique que dans les partenariats que nous construisons avec d’autres entreprises spécialisées car ils sont à même de générer des valeurs ajoutées nouvelles pour nos clients.

F.I.: Vous participez au Salon Funéraire Paris 2015, est-ce votre première participation ou êtes-vous un habitué ? Comment définiriez-vous ce rendez-vous du marché du funéraire ?

eNAOS: eNAOS est présent sur le salon de Paris depuis 2003 mais il s’agit de notre 2ème participation en tant qu’exposant. Pour nous, le salon de Paris est avant tout une opportunité pour recevoir nos clients existants dans de bonnes conditions. Mais c’est également une sorte d’échéance pour nos travaux car c’est une occasion unique de présenter nos travaux. Et en plus, le côté international nous convient bien sûr à merveille.

F.I.:Qu’allez-vous présenter sur votre stand ? Tout particulièrement, quelles nouveautés, quels produits phares ?

eNAOS: Alors là, nous allons faire fort cette année car nous présentons pas moins de 5 nouveaux produits.

L’avenir des entreprises de pompes funèbres foisonne d’opportunités car les familles ont de plus en plus de besoins dans une société en perte de repères. D’un autre côté, l’avenir comporte aussi des menaces de différents ordres pour les EPF. Que ce soit pour valoriser les opportunités ou pour faire face aux menaces, eNAOS est aux côtés de ses clients pour les aider à relever tous les défis du présent et du futur.

Pour vous le montrer, je vais lever le voile sur l’un de nos nouveaux produits : les devis en ligne ! Il faut savoir que le site public eNAOS, c’est plus de 42.000 visiteurs uniques par jour ! Mais c’est aussi et surtout un site qui bénéficie d’une grande crédibilité auprès des visiteurs car il est très simple et ne comporte aucune publicité. Nous allons donc permettre aux visiteurs de solliciter un devis. Notre valeur ajoutée sera de mettre en contact ces demandeurs avec nos clients. Et cela gratuitement bien évidemment ! D’ores et déjà, nous savons que le succès sera au rendez-vous pour toutes les parties prenantes dans ce dossier.

F.I.: Un célèbre publicitaire aurait dit « Si tu n’as pas de Rolex à 50 ans, tu as raté ta vie. ». Pour quelle raison pourriez-vous dire « Un visiteur qui n’est pas passé par mon stand a raté son salon » ?

eNAOS: Moi, je pense que la réussite dans la vie tient plus dans ce que l’on fait que dans ce que l’on a ! Par conséquent, j’invite tous les entrepreneurs sur notre stand G057 car ce sont eux et eux seuls qui diront si nos nouveautés sont ou non une réussite !

Pour aller plus loin :

Logo-Enaos-solutions-marketing-267x300 ENAOS, le devis obsèques gratuitement à Villepinte!
Logo eNAOS
  • Nom de l’entreprise : ENAOS
  • Nom du dirigeant : Michel SMEETS
  • Adresse courriel de la société : info@enaos.net
  • Adresse de l’entreprise, Ville, Code postal : 3, Place du Château 08200 SEDAN
  • Site internet : www.enaos.net

Devis d’obsèques et chemise à fleurs, tourisme en mairie

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C’est un des scoops de la rentrée de Funéraire Info, un témoignage anonyme qui nous est parvenus à la rédaction, preuve, s’il en fallait, de l’abnégation des grands hommes qui nous gouvernent.

L’employé de mairie, derrière sa borne d’accueil, vit arriver de loin le bonhomme débonnaire. Celui-ci pouvait difficilement passer inaperçu : si on avait de mandé une définition du mot « bariolé », sa photographie aurait pu faire l’affaire. Une immense chemise orange, avec d’immenses fleurs violettes, un bermuda vert fluo, avec des fleurs orange, sans doute pour faire le rappel, et des sandales en plastique transparent, l’homme aurait aussi bien pu se faire tatouer « touriste » sur le front.

Il approcha de l’employé de mairie en cercles concentriques, tentant désespérément de prendre l’air innocent, s’attardant devant les panneaux d’affichage, essayant de paraître fasciné par le bulletin paroissial. Il finit toutefois par s’approcher du guichet. « Bonjour »

« Bonjour », répondit l’employé de mairie, « que puis-je faire pour vous ? »

« Je souhaiterai voir des devis de pompes funèbres, s’il vous plaît »

« Euh, les devis de pompes funèbres ? Vous en avez besoin ? »

« Oui, répondit l’homme, puis, semblant réfléchir, il ajouta « J’ai perdu un proche »

« je suis désolé » dit gentiment l’agent de mairie, avant de demander « qui avez-vous perdu ? »

« Euh, je sais pas, moi » dit le touriste, « un proche, c’est tout, je le connaissais à peine, mais c’est moi qui suis chargé des obsèques, et j’ai besoin de devis pour comparer. Vous devez avoir des devis, en mairie, non ? »

« Oui, je ne vous le fais pas dire, nous devrions avoir des devis de pompes funèbres, en mairie. Mais, hélas, trois fois hélas, nous devrions également avoir les moyens d’assurer notre mission de service public. Je ne vous cacherai pas, monsieur, que nous n’avons ni les uns, ni les autres ».

« Pardon ? »

« Oui, tenez, par exemple, Monsieur, nous devrions avoir des devis que les pompes funèbres nous envoient comment ? Par fax. A cause de la réduction des dotations de l’état, nous n’avons pas de quoi payer les ramettes de papier. »

« Mais ils devraient venir vous les déposer directement, dans ce cas ? »

« Et sur quoi je vais leur délivrer un reçu ? Vous savez, les croque-morts sont obtus, si ils n’ont pas de preuve de dépôt, ils ne bougent pas. Et avec… »

« …oui, oui, j’ai compris, la baisse des dotations. Dite, vous ne vous ficheriez pas de moi, par hasard ? »

« Jamais de la vie, Monsieur. »

« Bon… Je vais aller voir les pompes funèbres, alors. Histoire d’avoir un devis… »

« Oui, pour votre proche »

« Quel proche ? »

« Celui qui est mort »

« Ah, oui… Ce proche-là. Je vais aller leur demander un devis, et exiger qu’ils viennent les déposer en mairie. Le Sénat a été très clair sur ce point. »

« Vous allez à la pompe funèbre de la rue Charles de Gaulle ? Attention, il est à la foi franc et gaulliste ».

« Et alors ? »

« Et alors, il vous dira qu’il na pas que ça à faire, et que le sénat ne sert à rien. »

Le touriste devint écarlate « Comment ça, le sénat ne sert à rien ? Ce temple de la nation ! Ce sanctuaire de la république ! Est-ce que vous savez qui je suis ? »

« Non. Comment voulez-vous que je le saches ? Vous êtes ici incognito. »

« Ah, oui, c’est vrai. Bon, ben je vais y aller, alors. Au revoir. »

« Au revoir, Monsieur ».

Une fois le touriste parti, l’employé de mairie décrocha son téléphone. « Allô, Pascal ? Oui, c’est Luc, de la mairie. Le sénateur Sueur sort d’ici, il vient vers chez toi. Tu devrais ressortir tes devis-type, je crois que je l’ai mis de mauvaise humeur… »