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Devoir de mémoire et hommage : comment et pourquoi, se souvenir ?

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Pour certains d’entres vous le 11 novembre et le 13 novembre sont des dates qui font sens. Vous fêtiez peut-être votre anniversaire ce week-end, vous êtes peut-être à la maternité aujourd’hui. C’est une date de décès, de déménagement, de divorce. Mais dans la mémoire collective française, le 11 et le 13 novembre revêtent une symbolique toute particulière. Si pour l’un il s’agit d’un devoir de mémoire, pour l’autre c’est un hommage. Comment se souvenir ?

Je vous dis « devoir de mémoire » , vous me dîtes, la guerre, l’esclavage, les génocides. Certes. Mais le devoir de mémoire se caractérise surtout par « l’obligation morale de se souvenir d’un événement historique tragique et de ses victimes afin de faire en sorte qu’un événement de ce type ne se reproduise pas. » A ce titre, et ce depuis maintenant des dizaines d’année, l’attentat est entré dans cette catégorie du devoir de mémoire. Et pourtant malgré la persistance de la mémoire, les évènements se reproduisent.

L’empreinte collective

Aujourd’hui était aussi l’occasion de rendre hommage. Chez moi, à Metz, le souvenir des « amoureux du Bataclan » comme l’a titré la presse nationale et internationale au lendemain des attentats de Paris, fait figure d’une empreinte dans la ville. Dans la région, un parc au nom de Marie et Mathias à Saint-Julien-lès-Metz (Moselle) a été inauguré tandis que depuis samedi 28 mai 2016, le street-park de Toul, en Meurthe-et-Moselle, porte désormais le nom de Marie & Mathias. Vendredi soir, un concert a été organisé aux Arènes de Metz pour rendre hommage au jeune couple mais aussi récolter des fonds pour l’association Marie et Mathias qui a été créée par leurs parents.

Je dis souvent qu’un mariage permet de créer une porte de sortie : le divorce. Je fais l’analogie ici avec la mémoire collective. On se souvient ensemble, on oublie collectivement. C’est une sorte de deuil thérapeutique à plusieurs. C’est Maurice Halbwachs, un sociologue français qui parle de la mémoire collective et il affirme « on ne se souvient jamais seul ». C’est un peu comme un stigmate.

Oublier n’est pas se souvenir

C’est pourquoi du 11 au 13 novembre, derrière le devoir et l’hommage il y a aussi un travail de deuil qui s’entame et qui a des conséquences sur la suite de l’Histoire. Oublier c’est mettre de côté, ignorer, ne pas voir, donc aucune prise de conscience n’est possible. Ça peut être également l’inverse, se souvenir et rendre hommage, c’est aussi pour se rappeler que des actions ont permis de changer le cours de l’Histoire, la résistance par exemple, l’abolition de l’esclavage. Des gestes, des lois, des hommes et des femmes qui, de par leur essence même, ont brisé le cycle et c’est pourquoi c’est aussi notre devoir de ne pas oublier.

Comment se souvenir ?

Les lieux, les discours, les concerts, les commémorations, les cérémonies. Tout cela n’est pas vain. Je me rappelle au lendemain de l’attente de Barcelone, où les gens publiaient sur les réseaux sociaux « ça aurait pu être moi, j’y ai été la semaine dernière » et d’autres de répondre en se moquant qu’eux aussi y étaient il y a 10 ans. Mais ça a du sens pourtant, pourquoi ? Parce que le propre de l’attentat c’est justement cela, de montrer que ça aurait pu être nous.

Je suis déjà venue vous parler des victimes du Bataclan, depuis je vous ai parlé aussi de ceux de Londres, et de Barcelone. Dans les lignes de mes articles, chaque jour je viens vous parler de ceux qui ne sont plus là, ceux qui ont été arrachés, ceux qui ont choisi de partir. J’écris pour ceux qui restent, pour ceux qui soignent ceux qui restent. J’écris pour hier, et pour l’avenir. Pour transformer le devoir, en souvenir.

 

Bataclan, séisme…au menu du réveil funéraire du lundi 13 novembre 2017

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Katia agent d'état civil

Bataclan, séisme…au menu du réveil funéraire du lundi 13 novembre 2017. Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs dans le réveil funéraire du lundi 13 novembre 2017. Revivez l’actualité dans le réveil funéraire sur Funéraire-Info.

Mémoire

Appel aux dons

Mercredi 25 octobre 2017, un tragique accident endeuillait le quartier du Chemin-vert à Caen. Malenzo, un petit garçon de 4 ans, était percuté par une voiture à quelques pas de la rue d’Authie. Transporté au CHU de Caen dans un état grave, le petit garçon est décédé des suites de ses blessures quelques temps après son admission aux Urgences.

Fast and Furious, l’ombre de de Paul Walker

Dwayne Johnson, Jason Statham, Vin Diesel et Michelle Rodriguez portent toujours la saga. Le tournage de cette suite avait été longuement interrompu suite au décès de Paul Walker, lors d’un accident de voiture. Le film ayant été presque achevé au moment du drame, la sortie n’avait pour autant pas été annulée et l’acteur défunt, qui joue Brian O’Conner, avait été remplacé par ses petits frères pour les scènes restantes.

Jack Ralite

Jack Ralite est décédé à l’âge de 89 ans. Il avait occupé le poste de ministre de la Santé et celui de l’Emploi entre 1981 et 1984.

Suicide

Antoine Boutonnet, qui a dirigé de 2009 à février 2017 la division nationale de lutte contre le hooliganisme, a été retrouvé mort ce dimanche à Paris, nous apprend Le Parisien. 

Piétinés à mort

Les deux touristes sont morts après s’être approchés trop près du pachyderme pour le photographier.

Vice caché
Vous venez d’emménager dans la maison de vos rêves quand l’un de vos nouveaux voisins vous révèle un terrible secret. Il y a quelques années, votre nouveau logis aurait été le théâtre d’un meurtre suivi d’un suicide. C’est ce que confirment les titres des vieux journaux, ainsi que les autorités policière

Partir ensemble

Le comédien Alain Mottet est décédé à l’âge de 88 ans accompagné de son épouse Françoise Hirsch, 87 ans, a indiqué une de leurs filles à l’AFP. « Ils ont choisi de partir ensemble, calmement et sereinement », a déclaré Christine Mottet. Leur décès est survenu le 31 octobre à leur domicile parisien.

Migrants

Un journal allemand établit une liste de 33 293 migrants morts en essayant de rejoindre l’Europe. Dans cette immense liste qui couvre quarante-huit pages, les journalistes allemands ont tenté de rassembler les données disponibles : nationalité, âge, date et causes de la mort.

Lionceau

En parfait état de conservation, le corps d’un lionceau des cavernes a été récemment retrouvé dans le pergélisol de Yakoutie. Les scientifiques espèrent maintenant avoir la possibilité de cloner cette espèce disparue il y a des dizaines de milliers d’années.

Séisme

Au moins 213 personnes ont été tuées et plus de 1700 autres ont été blessées dans un tremblement de terre de magnitude 7,3 qui a frappé dimanche soir le nord-est de l’Irak et des régions frontalières en Iran et en Turquie. En Iran, le bilan des victimes n’a cessé d’augmenter au fil des heures.

Bataclan

Il est 17h30, ce jeudi 8 novembre. Les premiers cuirs s’agglutinent sous les lettres rouges de la devanture du 50 boulevard Voltaire (Paris 11e). Des regards s’échangent. Des rires fusent. Certains amateurs de rock lèvent la tête furtivement vers la façade et cette plaque qui l’orne en mémoire des 90 victimes des attaques terroristes.

Réfléchir dans un cimetière militaire Allemand

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Cimetière Allemand de La Cambe

Si les cimetières alliés sont bien entendu à l’honneur lors des commémorations du débarquement, il semble important aussi de respecter les ennemis vaincus. La plupart n’avaient pas demandé à être là.

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Cimetière Allemand de La Cambe

A leur place

Les Allemands aussi ont payé un lourd tribut à la seconde guerre mondiale : aujourd’hui, on compte 233 000 tombes Allemandes, réparties entre 22 cimetières dédiés, et une centaine de carrés dans les cimetières militaires, parmi les américains, anglais, canadiens, australiens…

La plupart des divisions Allemandes étaient issues de l’armée lambda, et constituées de jeunes mobilisés. Comme les autres nations. On confond souvent l’armée d’occupation avec la Waffen SS qui était une unité d’élite fortement fanatisée.

Le propos n’est nullement de dire « Finalement, les Allemands n’étaient pas si méchants », mais de respecter l’ennemi vaincu en expliquant que tous les Allemands n’étaient pas des Nazis, mais beaucoup des jeunes gens dupés par un pouvoir retors et peut être, qui se sont laissés emporter par une ambiance générale.

La question est simple : dans un pays humilié, ruiné et maintenu à genoux depuis la première guerre mondiale, face au soudain déferlement d’une idéologie promettant monts et merveille, emportés par la foule, a qui toute opinion contraire serait suspecte, qu’aurions-nous fait, à leur place ? Cela n’enlève rien au caractère monstrueux du régime Nazi, mais à l’exception de quelques troupes proches d’Hitler, comme les SS ou les troupes détachées aux camps de concentration, peu avaient connaissance du schéma global.

Aussi, lorsque vous vous retrouvez face à la tombe d’un soldat allemand, vous n’êtes pas forcément face à la tombe d’un nazi. Plus probablement, vous serez face à la dernière demeure d’un petit jeune, qui aurait probablement aimé se retrouver ailleurs, dans un pays en paix, exactement comme celui qui l’a tué.

Adolf Hitler n’a pas jailli de sa boîte comme un petit démon en 1939 pour déferler sur l’Europe. Sa progression inexorable a commencé dans les années 20, et, si il a su séduire une Allemagne laissée à genoux depuis la première guerre mondiale, c’est parce que personne n’a proposé mieux. Et que les responsables de l’époque ont laissé faire, en France, en Angleterre, aux Etats-Unis. Si l’Europe avait attaqué Hitler lorsque celui-ci avait envahi la Pologne, rien de ce qui s’est ensuivi ne serait arrivé. Et les boys qui reposent chez nous, sous leur petite croix blanche, n’auraient pas eu besoin de venir mourir en Normandie.

Ainsi, on peut affirmer, sans trembler, que toutes les nations d’Europe ont leur part de responsabilité dans ce qui est arrivé. Le soldat Allemand, dans sa tombe, si on lui avait proposé autre chose, une alternative ou il aurait pu vivre dignement dans un pays digne sans avoir à aller tuer et se faire tuer à des milliers de kilomètres de chez lui, qu’aurait il choisi, selon vous ?

1280px-LaCambeCloseUp-300x225 Réfléchir dans un cimetière militaire AllemandDevoir de mémoire

Les cimetières militaires ont été créés à la suite de la Seconde Guerre mondiale, dédiés aux soldats tombés (que ce soit les agresseurs ou les défenseurs) selon les droits humanitaires de la convention de Genève. Des accords bilatéraux ont été définis entre les nations concernées pour statuer sur ces lieux. Ils sont aujourd’hui territoire concédé des nations. Un cimetière Allemand est territoire Allemand, un cimetière Américain est territoire américain, et le coût d’entretien revient aux nations auxquelles ces parcelles appartiennent.

La présence de la chancelière Merkel est sa visite prévue aux cimetières Allemand témoigne du devoir de mémoire : une certaine forme de pardon pour les erreurs commises, et le besoin de se les remémorer pour éviter qu’elles se reproduisent. Peut être que la chancelière songera aux Grecs, auxquels les nations dominantes imposent un régime drastique sans leur laisser entrevoir l’espoir de lendemains meilleurs, et qui vont chercher refuge auprès d’un parti dont le manifeste rappelle curieusement celui écrit dans une cellule de Landsberg en 1925.