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Arrêté du 26 octobre 2017 : ouverture de l’examen d’accès au diplôme national de thanatopracteur 2017/18

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valise thanatopracteurs
Arrêté du 26 octobre 2017 portant ouverture de l’examen d’accès au diplôme national de thanatopracteur pour la session 2017-2018

Par arrêté de la ministre des solidarités et de la santé en date du 26 octobre 2017, l’ouverture de l’examen d’accès au diplôme national de thanatopracteur est autorisée au titre de la session 2017-2018.

Les épreuves théoriques d’admissibilité auront lieu le lundi 22 janvier 2018.
Le jury national se réunira pour délibérer et fixer la liste des candidats reçus aux épreuves théoriques et autorisés à suivre la formation pratique pour l’obtention du diplôme national de thanatopracteur.

L’ouverture des inscriptions est fixée au jeudi 2 novembre 2017.
La clôture des inscriptions est fixée au jeudi 7 décembre 2017, terme de rigueur.
Les épreuves écrites obligatoires d’admissibilité auront lieu à la Maison des Examens, 7, rue Ernest-Renan, Arcueil (94110).

Les inscriptions sont enregistrées du jeudi 2 novembre 2017, à partir de 12 heures, au jeudi 7 décembre 2017, 17 heures, heure de Paris, à l’adresse internet suivante : https://ocean.siec.education.fr/ rubrique Autres ministères – Concours du ministère des solidarités et de la santé.

Les candidats peuvent modifier les données de leur dossier jusqu’à la date de clôture des inscriptions. Toute modification des données contenues dans le dossier doit faire l’objet d’une nouvelle validation ; la dernière manifestation de volonté du candidat est considérée comme seule valable.

En cas d’impossibilité de s’inscrire par internet, les candidats peuvent obtenir un dossier imprimé d’inscription, sur demande écrite. Cette demande est adressée par voie postale en recommandé simple au service interacadémique des examens et concours, chargé des inscriptions, à l’adresse suivante : SIEC Maison des examens, bureau DEC 4 CSP – thanatopracteur, 7, rue Ernest-Renan, 94749 Arcueil Cedex.

Les dossiers imprimés d’inscription dûment complétés sont renvoyés obligatoirement par voie postale et en recommandé simple au service chargé des inscriptions, à la même adresse, au plus tard le jeudi 7 décembre 2017 avant minuit, le cachet de la poste faisant foi. Aucun dossier posté hors délai n’est pris en compte.

Pour être admis à concourir, les candidats doivent obligatoirement joindre à leur demande d’inscription un document établi par leur centre de formation attestant qu’ils ont suivi et achevé la totalité de la formation théorique définie à l’article D. 2223-122 du code général des collectivités territoriales. Cette attestation doit être transmise par voie postale au service interacadémique des examens et concours, à l’adresse précitée, au plus tard le vendredi 5 janvier 2018 à minuit, terme de rigueur, le cachet de la poste faisant foi.

Diplôme national de thanatopracteur session 2016-2017, les dates

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journal officiel concours thanatopraxie

Les dates concernant le diplôme national de thanatopracteur pour la session 2016-2017 sont disponibles sur le site du JO. Inscription du 3 novembre au 8 décembre 2016 et épreuves théoriques d’admissibilité le mardi 20 janvier 2017. Bonne chance à toutes et à tous.

MINISTÈRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA SANTÉ
Arrêté du 13 octobre 2016 portant ouverture de l’examen d’accès au diplôme national de thanatopracteur pour la session 2016-2017

Par arrêté de la ministre des affaires sociales et de la santé en date du 13 octobre 2016, est autorisée au titre de la session 2016-2017 l’ouverture de l’examen d’accès au diplôme national de thanatopracteur.
Les épreuves théoriques d’admissibilité auront lieu le mardi 20 janvier 2017.
Le jury national se réunira à Paris pour délibérer et fixer la liste des candidats reçus aux épreuves théoriques et autorisés à suivre la formation pratique pour l’obtention du diplôme national de thanatopracteur.
L’ouverture des inscriptions est fixée au jeudi 3 novembre 2016. La clôture des inscriptions est fixée au jeudi 8 décembre 2016, terme de rigueur.
Les épreuves écrites obligatoires d’admissibilité auront lieu à Arcueil (94110), maison des examens, 7, rue Ernest-Renan.
Les inscriptions seront enregistrées par internet du jeudi 3 novembre 2016, à partir de 12 heures, au jeudi 8 décembre 2016, 17 heures, heure de Paris, à l’adresse suivante :

http://www.siec.education.fr/votre-concours/concours-ministeriels-hors-education-nationale.
Les candidats pourront modifier les données de leur dossier jusqu’à la date de clôture des inscriptions. Toute modification des données contenues dans le dossier devra faire l’objet d’une nouvelle validation ; la dernière manifestation de volonté du candidat sera considérée comme seule valable.
En cas d’impossibilité de s’inscrire par internet, les candidats pourront obtenir un dossier imprimé d’inscription, sur demande écrite. Cette demande devra être adressée par voie postale en recommandé simple au service interacadémique des examens et concours, chargé des inscriptions,  à l’adresse suivante : SIEC maison des examens, bureau DEC 4 CSP – thanatopracteur, 7, rue Ernest-Renan, 94749 Arcueil Cedex.
Les dossiers imprimés d’inscription dûment complétés devront être renvoyés obligatoirement par voie postale et en recommandé simple au service chargé des inscriptions, à la même adresse, au plus tard le jeudi 8 décembre 2016 avant minuit, le cachet de la poste faisant foi. Aucun dossier posté hors délai ne sera pris en compte.
Pour être admis à concourir, les candidats devront obligatoirement joindre à leur demande d’inscription un document établi par leur centre de formation attestant qu’ils ont suivi et achevé la totalité de la formation théorique définie à l’article D. 2223-122 du code général des collectivités territoriales. Cette attestation devra être transmise par voie postale au service interacadémique des examens et concours, à l’adresse précitée, au plus tard le vendredi 6 janvier 2017 à minuit, terme de rigueur, le cachet de la poste faisant foi.
Le contingent de places offertes pour la formation pratique des élèves thanatopracteurs sera fixé par arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et de l’intérieur.

Source JO du 20 octobre 2016

Note: La maison des examens vient de confirmer à un lecteur de Funéraire-Info que c’est le VENDREDI 20 janvier la date de l’examen et que l’arrêté va être modifié !

Etudes supérieures funéraires : un diplôme de pompes funèbres ?

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Image : http://orientation.blog.lemonde.fr/2011/06/07/concours-des-grandes-ecoles-faut-il-reformer-les-epreuves-pour-les-rendre-plus-accessibles-a-tous/
ges004-grandes-écoles-300x225 Etudes supérieures funéraires : un diplôme de pompes funèbres ?
Image : http://orientation.blog.lemonde.fr/2011/06/07/concours-des-grandes-ecoles-faut-il-reformer-les-epreuves-pour-les-rendre-plus-accessibles-a-tous/

A la suite de nombreuses questions de lecteurs non professionnels sur l’existence d’un cursus scolaire donnant accès au métier des pompes funèbres, nous nous sommes interrogés sur la possibilité de mettre en place un cursus spécifique à notre profession. Alors ? La réponse est ici.

La naissance d’une formation

Il existe deux voies pour créer un cursus scolaire : la voie classique, par décret ministériel, ou la voie du terrain, qui a contribué à l’apparition de formations spécifiques. Cette dernière est le fruit de la rencontre entre des professionnels désireux de recruter une main d’œuvre qualifiée, et l’Éducation Nationale, dont on oublie parfois que son rôle ne se cantonne pas à former des citoyens pourvus d’une culture générale honorable, mais aussi de les armer pour affronter la vie, en les aidant à acquérir un métier. En somme, des enseignants et chefs d’établissement rencontrent des professionnels, et de leurs échanges naît l’idée d’une filière d’enseignement. Reste à remonter le dossier à l’académie, qui le fera suivre au ministère.

Les écoles peuvent dispenser un enseignement propre, sous réserve d’accord de l’inspecteur d’académie sur le contenu pédagogique, mais celui-ci n’a aucune valeur si il n’a pas été validé par le ministère, seul habilité à donner la reconnaissance officielle du diplôme.

Il faut, pour le dossier, un contenu précis, constitué de la motivation, à savoir pourquoi créer ce diplôme, offre-t-il des débouchés à ses titulaires, et un contenu pédagogique spécifique et adapté. Il doit valider l’apparition de nouvelles compétences nécessaire à une profession déterminée.

Reste à déterminer le niveau : s’agira-t-il d’un CAP, d’un BEP, d’un bac professionnel, ou d’un BTS ?

Le BTS pompes funèbres ?

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"Et là, vous insérez le trocart dans la cavité abdominale" (image : http://www.anglaisfacile.com/exercices/exercice-anglais-2/exercice-anglais-51102.php)

Nous sommes partis, pour l’hypothèse de création d’un BTS pompes funèbres, de certains impératifs inhérents à la profession, notamment ceux d’un bon niveau d’expression écrite et orale, la maîtrise de la recherche documentaire et une capacité d’analyse et de compréhension des textes législatifs. Nous avons également pris pour hypothèse l’âge moyen des candidats : le BTS est passé par des bacheliers, théoriquement âgés, donc, de 18 ans environ. Il semble en effet compliqué de demander à un jeune homme ou une jeune fille dans le cadre d’un CAP, par exemple, de faire un stage en milieu funéraire, d’assister à un soin de conservation, voire de traiter avec une famille : celles-ci demandent légitimement un interlocuteur crédible, et l’âge est une barrière infranchissable. Tout vient en son temps…

Enfin, nous avons, toujours pour l’hypothèse, posé les bases d’un programme. Là, nous nous sommes heurtés à un obstacle majeur : même en mettant bout à bout les heures cumulées nécessaires à la formation d’un porteur, d’un maître de cérémonies, d’un assistant funéraire (ces deux derniers ayant un large tronc commun) et d’un thanatopracteur, nous avons eu beaucoup de mal à remplir le contenu de deux ans de formation. Se sont ensuivi des ajouts d’heures de droit et de psychologie…

Un diplôme ? Non merci

Les conclusions sont limpides : il n’est tout simplement pas possible de créer un diplôme de pompes funèbres au sein de l’éducation nationale, ce pour de multiples raisons. La première, c’est que pour des considérations d’âge, la seule voie possible est celle du BTS, excluant d’emblée les non-bacheliers, qui forment un contingent non négligeables de marbriers, porteurs, mais aussi Maîtres de Cérémonies ou assistant funéraires capables et compétents.

La seconde, c’est que l’impossibilité de remplir une grille de programme avec la spécificité d’un seul métier obligerait à fusionner toutes les compétences, ce qui serait contre-productif : d’excellents assistants funéraires seraient perdus, pétrifiés à l’idée d’être obligés de faire un soin de conservation, et des thanatopracteurs de talent, j’en connais, préféreraient tout plaquer plutôt que de parler en public.

La troisième, ce diplôme mettrait un coup d’arrêt à toutes les formations déjà constituées, jetant ainsi un système qui fonctionne, a fait ses preuves et remplis parfaitement sa mission à la poubelle, et tous les professionnels qui se sont échinés à créer un réseau de formation de qualité au chômage. Sans parler de la souplesse du système actuel par opposition à la rigidité de l’éducation nationale du fait du calendrier scolaire.

La quatrième, puisque nous avons déjà abordé le sujet en ces colonnes, l’existence d’un diplôme présupposé pour postuler à une profession aussi particulière et sensible que la nôtre est une aberration : l’avantage du système actuel est de permettre au candidat de commencer à travailler avant de s’engager, sans risque donc de se lancer pour rien dans deux ans d’étude si le métier ne lui convient pas.

La cinquième, pour la route, les conditions d’admissions aux études supérieures, limitées en place, ne sont pas les même que celles d’un employeur expérimenté, apte à déceler chez un candidat le potentiel pour faire un bon professionnel. Un excellent dossier ne signifie pas nécessairement que le postulat a les qualités requises.

Ico-Ecole-danger-4-300x279 Etudes supérieures funéraires : un diplôme de pompes funèbres ?
Nous sommes donc formels : un diplôme scolaire des pompes funèbres serait une très mauvaise idée (image : http://www.lelotenaction.org/pages/content/archives/quand-l-ecole-publique-est-en-danger.html)

Pour conclure

Les pompes funèbres sont constituées, en réalité, de plusieurs professions, parfois cumulées, mais dont la base théorique, quoique conséquente, ne constitue pas le centre névralgique. Preuve en est qu’un assistant funéraire peut commencer à recevoir des familles, sous la supervision d’un aîné, avant même d’avoir mis un pied en formation. Et beaucoup de professionnels vous le diront : la très grande part de ce qu’ils ont appris et qui leur permet d’avoir des résultats exceptionnels en satisfaction de famille provient d’observations faites sur le terrain.

En un mot : aucun diplôme ne remplace l’expérience, les pompes funèbres sont l’un des métiers ou cet adage s’applique parfaitement, et il est de notre intérêt à tous que cela reste ainsi. Même si le système est imparfait et pourrait être amélioré, il ne faut pas perdre de vue l’essentiel : il est souple, il fonctionne, et contribue à la qualité du service rendu à des milliers de familles chaque année.

Jeunes diplômés et carrières du funéraire

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études pompes funèbres bac

le-diplome-du-bac-tant-attendu-300x208 Jeunes diplômés et carrières du funéraireCertains cursus scolaires mènent sur une voie de garage, mais y en a-t-il qui mènent à la mort ? C’est la question que nous nous sommes posés, après une petite mise au point sur l’intérêt des études.

Des diplômes, mais lesquels ?

« Que faut il faire comme études pour travailler dans les pompes funèbres ? ». J’ai connu un professionnel qui répondait avec une certaine ironie « Eh bien, quand tu auras fini la faculté de médecine, et obtenu parallèlement une agrégation de droit aux cours du soir, tu pourras passer un BEP vente, un doctorat de psychologie puis venir me voir ». Il soutient mordicus qu’un petit jeune a suivi son conseil et fait actuellement partie de l’équipe des astronautes Français, et qu’il lui a envoyé une carte postale pour dire que le BEP vente ne lui avait servi à rien.

Plus sérieusement, il n’y a pas de cursus qui mène aux métiers du funéraire plus qu’un autre. Plus généralement, un bon conseil que l’on pourrait donner à un postulant, c’est d’obtenir un diplôme après le baccalauréat, dans le domaine de son choix, et ce, pour deux raisons.

La première, que nous nous tuons littéralement à expliquer et réexpliquer, c’est que tout le monde ne peut pas travailler dans le milieu du funéraire. Ce n’est pas un jugement de valeurs, cela tient à la sensibilité, à l’histoire et à la personnalité de chacun. Il ne faut pas oublier que notre profession est « à risque » du point de vue du nombre de suicides. Le seul moyen de savoir si l’on est fait ou non pour ce domaine, c’est de le pratiquer pendant un temps plus ou moins long. Avoir un diplôme, une compétence, un savoir-faire autre, est la garantie que l’on peut se retourner, et ne pas rester démuni si l’expérience n’est pas concluante. Au sortir des pompes funèbres, la reconversion est possible.

La seconde, c’est prouver ses capacités d’apprentissage. Les diplômes intéressants, aux pompes funèbres, sont objet d’une formation spécifique et coûteuse. Si celle-ci est financée par l’entreprise, cette dernière va vouloir s’assurer que le candidat pour lequel elle fait un gros chèque est capable d’avoir l’examen. C’est humain : un patron aura moins de doutes en envoyant un jeune titulaire d’un BTS que d’un CAP, et investira plus volontiers sur le premier. Jugement de valeur typiquement français, certes, mais qui existe et doit donc être pris en compte.

Une voie royale ?

Le métier exige certaines capacités qui ne s’apprennent pas à l’école, comme avoir une bonne présentation, et une certaine force physique. Pour le reste, il n’y a pas véritablement de voie royale, même si un certain cursus, pour ceux qui sont absolument certain de leur choix, facilite grandement la compréhension de l’univers funéraire : le Droit.

Le métier étant extrêmement fourni en terme de contraintes légales, maîtriser la loi, globalement, mais plus encore l’esprit du droit, est un plus. L’apprentissage des textes législatifs régissant les métiers funéraires apparaîtra comme une promenade de santé, et surtout, les recherches dans les textes pour les situations particulières et les règlements pointus seront grandement facilitées pour le juriste de formation.

Un cursus commercial technique, comme le BTS force de vente par exemple, est bienvenu. Ce diplôme BAC +2 est bien pourvu en droit, mais apprend également à expliquer précisément une offre, à structurer un discours, et même si elle conduit à des profils plus agressifs commercialement que pédagogues, cet aspect peut être adouci par la formation d’assistant funéraire.

Les lettres sont une valeur sûre pour les Maîtres de Cérémonies : une parfaite connaissance des règles de la rhétorique, un champ lexical étendu capable de monter ou descendre en niveau de langage, une bonne connaissance des textes et un certain goût pour la créativité feront des étudiants ayant fini leurs humanités de parfaits conducteurs d’hommages.

A fuir par contre, la psychologie et la sociologie. Les psychologues sont trop formatés à l’écoute, et pas suffisamment à leur rôle de guide, chargé de conduire la famille sur les chemins du deuil. Le cauchemar absolu étant le diplômé de sociologie, selon un employeur qui a perdu son temps et ses nerfs à expliquer que le travail des pompes funèbres n’était pas constamment de remettre en cause les lois, les techniques et les coutumes, mais de les appliquer. A titre d’information pour les étudiants tentés par ces filières, il y a aujourd’hui 270 000 psychologues en activité (liée directement à leur diplôme) dans toute l’Europe, et 250 000 étudiants… Rien qu’en France.

bac_1-300x165 Jeunes diplômés et carrières du funéraireBon, au final, après le Baccalauréat, je vais où ?

Le premier conseil que l’on donnera au jeune bachelier, c’est de fêter cela dignement, mais avec prudence. Un certain nombre d’entre eux se retrouve chaque année dans les funérariums, mais dans le rôle du défunt.

Ensuite, de passer un diplôme professionnalisant, qui permettra de justifier de son niveau scolaire et de sa capacité d’apprentissage, et lui laissera, surtout, une porte de sortie du métier si l’expérience n’est pas concluante.

Enfin, si l’envie de travailler dans le milieu du funéraire lui est venue devant les Experts ou Six Feet Under, nous lui conseillons surtout de regarder moins la télévision, et de réviser plus. C’est encore la meilleur méthode qu’on a trouvé pour avoir son BAC.

Pompes funèbres, Composition du jury du nouveau diplôme!

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Comment ne pas composer de jury pour le nouveau diplôme?

La réunion d’un jury d’examen sera plus simple que prévu : il faudra obtenir les services de trois personnalités du département sur les quinze figurant sur la liste établie par le préfet.
Ce sont les écoles qui procéderont elles mêmes au choix de ces trois personnes et qui les rémunéreront, précise la circulaire, avec 30 euros en brut par demi-journée (cotisations sociales à déduire).
Cette rémunération, «officielle», correspond au prix de 30 minutes de mécanique générale, au cinquième d’un petit dépannage de
plombier, au quinzième d’un petit dépannage de serrurier, etc.
De quoi motiver les notables départementaux et assurer une réelle transparence du processus diplômant ?

Le nouveau diplôme, rappel!

Les employés et dirigeants d’entreprises de pompes funèbres devront, à compter de  janvier 2013, obtenir un diplôme validant des connaissances en « hygiène« , « sécurité« , « psychologie et sociologie du deuil« , « pratiques et rites funéraires« , la législation et la réglementation funéraires, commerciale ou encore le « conseil à la vente« , selon un décret paru au Journal Officiel.

« A compter du 1er janvier 2013, toute personne exerçant la profession de maître de cérémonie, de conseiller funéraire ou dirigeant/gestionnaire d’une entreprise, d’une régie ou d’une association de pompes funèbres devra être titulaire d’un diplôme spécifique« , stipule ce décret publié le jeudi 3 mai.

Avant: Jusqu’ici, une formation de 40 à 136 heures était prévue pour les personnes travaillant dans ce secteur, avec un stage, validé par un « certificat de présence ».

Bientôt: Les diplômes couronneront « une formation théorique et une évaluation pratique » allant de 70 heures de cours pour le maître de cérémonie à 188 heures pour les dirigeants, à quoi s’ajoutent une formation pratique dans un entreprise du secteur, selon le décret.

Pour ceux qui seraient déjà dans le secteur funéraire depuis au moins six mois, une validation de l’expérience professionnelle est possible à condition qu’ils soient titulaires du certificat exigé jusqu’ici.

JdF1-300x225 Pompes funèbres, Composition du jury du nouveau diplôme!
Votre actualité sur les pompes funèbres

Lu sur Funéraire magazine!

Le nouveau diplôme des croque-morts

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La nouvelle a fait grand bruit dans nos rangs, et l’on découvre peu à peu les modalités du nouveau diplôme imposé dans la branche du funéraire.

140 heures au lieu de 96 pour les conseillers funéraires et un module de stage en entreprise.

Je considère qu’une fois de plus, a été imposée une loi dont les conséquences n’ont pas été mesurées à leurs justes titres.

diplome2010-300x275 Le nouveau diplôme des croque-morts

La formation de conseiller funéraire coûte entre 1000et 2000selon les organismes et il s’agît déjà d’une somme pour le chômeur qui cherche à se reconvertir dans un métier de vocation. Pour le petit entrepreneur aussi, qui peine déjà à maintenir la tête hors de l’eau et qui devra certainement raquer 10 à 20% de + pour former ses employés. Employés qui lui manquaient déjà pendant les 2 semaines et demie que comportait la formation de base.

Du temps en plus, de l’argent en plus aussi. Sanctionner cette formation par diplôme ne peut pas être négatif en soit, et le stage en entreprise est un module qui, je tiens à le souligner, est une très bonne idée. Mais je veux dénoncer des objectifs qui pour moi ne sont pas atteints dans la profession et qui ne le seront certainement pas grâce à ce nouveau diplôme.

La formation pour exercer ce métier est indispensable. Je regrette simplement qu’elle ne soit pas continue. Dans la petite ville où j’exerce, certains concurrents travaillent toujours « à l’ancienne » et n’ont pas forcément prit en considération le dernier bouleversement du funéraire, à savoir la loi du 19 décembre 2008 et qui nous a simplifié les démarches concernant notamment le transport de corps. J’ai moi-même eu la chance d’être informée de cette loi par mon ancien formateur aux 96h, sans lequel, peut-être moi aussi, j’aurais continué à attendre la réponse de la mairie de Machin pour effectuer un transport de corps. Et justement, les Mairies, parlons-en.

Je ne vais pas mettre tout le monde dans le même panier ni généraliser. Mais les pires contre-informations que j’ai pu entendre depuis que je pratique ce métier, émanaient trop souvent des employés de Mairie. Il y a ceux qui ne savent pas, et à qui je me fais un plaisir d’expliquer. Et il y a ceux, qui inventent des lois, des règlements et des décrets imaginaires absolument aberrants. En tant que professionnelle, je me dois de rester courtoise quand j’entends des absurdités aussi grosses que des éléphants, prendre sur moi et parfois même me plier à une administration qui me met des bâtons dans les roues sans même savoir qu’il existe ce magnifique ouvrage que l’on appelle le CGCT. Je me plie à des lois ou des règles qui n’ont pas lieu d’être, parce que j’ai une famille qui compte sur moi pour organiser des obsèques, et que se mettre un Maire à dos n’a jamais porté ses fruits dans le métier.

Alors quand j’apprends que le jury du nouveau diplôme sera composé de maires, adjoints au maire ou délégués municipaux, j’ai envie de m’arracher les cheveux. Quand je vois qu’une des principales personnes qui d’après moi est apte à juger si, oui ou non je ferais un bon croque mort, à savoir le chef d’entreprise de PF ou le conseiller funéraire ne fera pas partie de ce jury, je peste.

Je n’ai pas attendu ce diplôme pour savoir que mon métier est reconnu, parce que je le sais, ne devient pas conseiller funéraire qui veut. Mais quitte à faire un diplôme, j’aurais aimé que l’on arrête de faire l’autruche sur des points qui me paraissent essentiels.

Les professionnels du funéraire ont besoin d’être informés en continu de la règlementation et de son évolution, quitte à passer par des formations d’un ou deux jours tous les 2 à 3 ans, quand quelque chose change. Avoir ce diplôme m’aura peut-être permis d’obtenir mon poste à cet instant T, mais ne prouvera pas que je le fais toujours aussi bien 10 ans après. Venez me voir dans 5 ans, et dîtes moi si je fais quelque chose de travers, on ne peut pas corriger une erreur quand on ne sait même pas que cela en est une. Et par pitié, formez mes partenaires employés de mairie, agents hospitaliers et policiers sans lesquels nous ne pouvons travailler. Puis tant que j’y suis, j’apprécierais que la DGCCRF torde le coup à des pratiques qui sévissent même après 1993, et s’intéresse un peu plus à notre branche.  Sur le terrain.