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Le deuil après un suicide : pour ceux qui restent

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suicide d'un adolescent

Plus de 10 000 suicides sont recensés chaque année en France, un chiffre en progression constante. Derrière eux, des familles, des amis, des collègues en souffrance, effrayés, choqués qui restent dans l’incompréhension dans la zone du « et si ? ». Le deuil après un suicide n’est pas tout à fait comme les autres, il est fait d’un chemin aux pierres lourdes.

Un peu comme un accident, le suicide laisse les proches dans un état de choc très important. Je vous invite à relire l’article que j’avais consacré au sujet ici. La mort apparaît sans prévenir en volant violemment la vie de personnes parfois très jeunes. Le ravage qu’elle créée est saisissant. La violence de l’acte s’accompagne souvent de la violence de la découverte. Sur les cas de suicides recensés, la moitié se déroule à domicile et laisse aux proches la découverte du corps. Des détails impossibles à faire disparaître. Les familles et les proches se mettent en quête d’une explication qui souvent ne laissera qu’un goût incomplet.

Savoir pour comprendre, et comprendre pour accepter.

Comme dans les étapes d’un deuil dit « classique » le choc fait place à la colère. Une colère destructrice complexe à gérer car elle est souvent double. La colère contre la personne qui s’est suicidée et, en colère contre soi, de n’avoir pas vu, pas su, pas pu empêcher. Et c’est souvent cette colère contre soi que l’on préfère mettre en avant, parce qu’être en colère contre un défunt est difficilement acceptable moralement. La colère et la honte se mêlent, car souvent le suicide fait suite à une longue dépression qui a mis à rude épreuve une bonne partie de l’entourage. La souffrance a laissé des séquelles et le suicide peut être ressenti comme un soulagement d’une certaine manière, ce qui accentue davantage la culpabilité de ceux qui restent. La honte, c’est aussi celle de la société, l’Église ayant refusé pendant longtemps d’accorder une messe aux suicidés, l’empreinte moralisatrice qu’elle laisse, persiste. Nombre de familles ont longtemps passé sous silence le suicide d’un membre de l’un des leur préférant déguiser la mort par un accident.

C’est souvent pour toutes ces raisons que les personnes ne demandent pas d’aide pour les aider à traverser ces étapes, pourtant essentielles. La parole et l’écrit restent de formidables outils pour délier la douleur. Certains très proches du défunt s’épanchent, mais les amis et les collègues restent parfois des années dans un deuil incertain car impossible pour eux de parler, mais impossible également d’avancer.

La culpabilité et la remise en question

« Je ne savais pas que j’étais capable de l’aimer à ce point là » déclare Sylvain à propos de sa sœur, Tiphaine qui a mis fin à ses jours à l’âge de 19 ans. « Je suis tellement en colère contre elle, elle ne s’est pas seulement tuée ce jour là, elle nous a tous tué, ma mère, mon père, mes frères, moi ».

Aujourd’hui la femme de Sylvain est enceinte, et ce seulement un an après le décès de Tiphaine. Cette grossesse est un peu le catalyseur de la famille, la vie arrive, et pourtant tout le monde a peur. Le deuil ne se fait pas, rien n’avance. « Je ne veux pas que mon futur enfant soit considéré comme la seule personne vivante de cette famille ». Pour contrer cela, Sylvain travaille sur lui-même à l’écart de sa famille qui préfère taire son chagrin. « J’ai besoin de comprendre, ai-je été un mauvais grand frère ? Je n’ai pas toujours été gentil avec elle, si je ne suis pas un bon frère, je ne serai pas non plus un bon père, son décès fait-il de moi une mauvaise personne ? »

La cérémonie au cœur du deuil après un suicide

Je le dis à chaque fois, mais la cérémonie reste un moment essentiel pour ouvrir la porte du deuil après un suicide, c’est aussi vrai pour ceux qui ne sont pas en présence du corps disparu (don à la science).

La cérémonie pour une personne qui s’est suicidée est souvent chargée d’émotion et très dense. Beaucoup de personnes se déplacent ce qui est totalement paradoxal et dur à gérer pour la famille. « Si ma sœur voyait ça, combien les gens l’aimaient, elle ne serait peut-être jamais partie ».

deuil-suicide-1-1 Le deuil après un suicide : pour ceux qui restentDans le cas des suicidés, une des parties douloureuses pour les proches, c’est de ne pas avoir pu dire au revoir. Que l’on soit croyant, athée ou simplement persuadé que le destin y est pour quelque chose, lorsque l’on est confronté à un deuil on se console parfois « c’était son heure » or dans le cas d’un suicide, on se dit surtout que c’est la personne qui a devancé la mort. Pour Sylvain, c’est le cœur du problème « je n’ai même pas pu lui dire au revoir ».

Mais un suicide c’est aussi une remise en question sur la vie, la société, le monde, et cette incapacité à prendre en charge les personnes dans la douleur. Les réseaux sociaux, les harcèlements, la violence, la maladie, le chagrin d’amour, personne ne fait attention à ceux qui ont le cœur brisé. Comment pourrait-on s’occuper des endeuillés si l’on n’est même pas capable de s’occuper correctement de ceux qui souffrent ?

Le deuil n’est pas une maladie, et le suicide n’est pas une honte, un blasphème, ou que sais-je. C’est une douleur atroce qui se propage d’un être à tout son entourage, comme un effet papillon de la mort, que rien n’arrête.


Pour aller plus loin :

http://www.deuilapressuicide.fr/

Les différentes catégories de deuil : apprendre à les repérer

Le suicide en France aujourd’hui

 

 

Le deuil collectif : première partie, les accidents et catastrophes

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deuil collectif

Le décès d’un être cher bouleverse, on le sait, notre manière d’appréhender le quotidien. Le deuil est personnel à chacun et relève, dans une certaine mesure de l’intime. Mais comment faire lors d’un attentat ou d’un assassinat d’enfants ? De la même manière lors d’un accident d’avion, les deuils sont aussi multiples que le nombre de décès. Comment gérer son deuil lorsqu’il est collectif ?

Le deuil collectif des accidents

Lors d’un décès qui survient des suites d’un accident, le choc prédomine. Des amis sont partis en vacances et leur avion n’atterrira jamais. Votre frère venait vous rendre visite mais il est mort en mer en compagnie de dizaines de personnes. Ce drame est horrible à vivre car il laisse la situation avec des points de suspension. Personne n’est préparé à vivre le décès de quelqu’un de proche et encore moins de cette manière. L’étape de l’acceptation arrive très tard, et celui du choc et du déni, se voient alors renforcés.

C’est ainsi qu’en plus de devoir faire le deuil de notre ami, de notre frère, de notre proche, voilà que l’on entre dans un complexe de double deuil. L’intime et celui collectif de la communauté spectatrice ou participative – les autres familles – de ce deuil. Plus il y a de morts, plus la douleur s’en voit renforcée, plus l’émotion est lourde. En plus de cela, il n’est pas rare de devoir faire le deuil de toute une famille en même temps, car ils étaient ensemble dans l’avion ou en vacances – le tsunami au Japon de 2011.

S’entame alors souvent ce qui s’apparente à un pèlerinage, c’est par exemple ce dont nous avons pu assister suite à la catastrophe aérienne du mont Sainte-Odile ayant eu lieu le 20 janvier 1992 tuant 87 passagers et membres d’équipage d’un Airbus A320 de la compagnie française Air France. En se rendant sur les lieux de l’accident, les personnes commencent tout doucement à réaliser l’impensable. Dans ces cas précis, l’absence de corps rend encore plus difficile l’acceptation. Cette démarche permet d’amorcer le travail de deuil en s’appropriant une partie du voyage de leur proche et de commencer ainsi à redéfinir complètement leur vie.

Au delà du déni, vient vite se confronter la colère. Problème technique ? Responsabilité du pilote ? Comment cela est-il possible ? Comment cela a pu arriver avec toute la technologie dont nous disposons ? Et le fait d’être plusieurs à se sentir incompris sur ces points, soulève souvent un vent de révolte pour obtenir des réponses.

Les larmes publiques

Au delà des étapes particulières auxquelles sont confrontées les proches d’un défunt victime d’un accident qui a entraîné la mort de dizaines de personnes, il y a aussi toute la question éthique et morale sur l’affichage collectif du chagrin.

Comment un père peut-il pleurer sa famille en dehors du champ médiatique ? Face à une telle exposition, les larmes sont parfois retenues, bloquant ainsi le processus de deuil et conduisant malgré eux à un deuil dit « pathologique » que je vous ai décris dans un article consacré. C’est un peu le même problème pour les personnalités qui, elles, sont publiques et célèbres et qui doivent faire face à l’exposition médiatique de leur peine. Parfois les défunts deviennent héros ou martyrs malgré eux et ont le droit à des obsèques grandioses alors même que la famille n’a pas pu encore pleurer son défunt dans l’intimité.

des-proches-des-victimes-du-crash-de-la-germanwings-au-vernet-le-24-juillet-2015 Le deuil collectif : première partie, les accidents et catastrophes
des proches des victimes du crash de la germanwings au vernet le 24 juillet-2015

L’interdiction d’oublier

Entre les anniversaires de décès et les commémorations, la peine est récurrente pour ces familles endeuillées qui peinent à repousser les frontières du chagrin. D’un hommage on arrive souvent à un souvenir trop lourd à porter pour ces individus dont on a oublié que leur oubli est un droit.

Il y a un équilibre délicat à trouver entre d’un côté le réconfort et le soutien que peut apporter le collectif dans ces moments exceptionnels et de l’autre l’intimité et l’ombre d’un deuil qui se veut personnel.

C’est pourquoi tous les rites aussi symboliques soient-ils vont permettrent de gérer au mieux le temps des obsèques. Je pense particulièrement aux veillées spontanées sur le lieu d’un accident, une cérémonie civile collective qui vient compléter une cérémonie intime et individuelle. Lorsque le particulier et l’ensemble s’allient pour le meilleur.

 

 

Assises du funéraire : La conclusion passionnée de Damien Le Guay

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Aujourd’hui nous concluons ces Assises du funéraire avec l’intervention de Damien Le Guay, philosophe, directeur de l’étude du CREDOC et auteur de « les morts de nos vies ». Sa conclusion passionnée rassemble ce qui a été dit jusqu’alors et ouvre de nouvelles perspectives sur la problématique du deuil et des endeuillés.

Damien Le Guay part du constat de l’étude, c’est à dire que dans la situation actuelle le deuil est le parent pauvre des phénomènes sociaux. Il n’existe aucun observatoire du deuil et des endeuillés. Une prise de conscience est nécessaire.

Le deuil est un trouble passager qui dure.

Il doit y avoir un changement de regard face à la déférence collective considérant que le deuil n’est pas LEUR problème mais NOTRE problème- les endeuillés-. Finalement nous pourrions très bien faire ce parallèle avec la question du suicide qui suscite les mêmes interrogations sur la responsabilité collective. Il suffit de lire l’étude de Durkheim pour s’en rendre compte.

L’important étant de réhabiliter le deuil, et de ne pas renvoyer les endeuillés à leur propre singularité. C’est le rôle de l’assistance collective, car le deuil c’est passer d’un renvoi incessant de soi à des blessures invisibles.

Comment ? En mettant le deuil avant les endeuillés. Le deuil n’est pas qu’un problème psychologique mais il faut reconnaître l’ensemble des acteurs dans son ensemble.

Quelle est la problématique ? Avant il y avait un englobant, religieux d’une part mais aussi la partie décorative des pompes funèbres ainsi que la visibilité des habits du deuil et l’organisation sociale et familiale qui en découlaient.

L’émotion moderne est-elle plus légère ? Non assurément. Comment reconfigurer les procédures sociales ?

  • Soit nous insistons sur la réduction individuelle
  • Soit nous retrouvons cette problématique de la solidarité.
  • Premier point : Il convient de reprendre les grands enseignements hégémoniques :
  • Les endeuillés sont nombreux
  • Ce deuil est vécu douloureusement dans la durée
  • Le deuil peut ne jamais se terminer
  • Effets dépressifs durables
  • Troubles relationnels
  • Perturbations spirituelles
  • Perturbation des conditions de travail
  • Perturbation maximum durant la première année
  • L’accompagnement est essentiel
  • Fin de vie et ses conditions essentielles
  • Rôle central des opérateurs funéraires
  • Rôle essentiel des religions

Second point : Avoir des prises de conscience sociétale majeure. Pourquoi les endeuillés invisibles sont-ils si nombreux ? N’ont-ils pas des demandes implicites ? Les endeuillés muets ont des souffrances psychiques cumulatives. Il est également très important de reconnaître la durée, une souffrance qui dure. C’est la religion de la résilience, pourtant parfois ça ne passe pas, malgré le temps socialement établi (« ça passera »). Cette cicatrisation prend des années.

Un endeuillé est affecté dans tout son être et dans tout son environnement. Les effets sont nombreux, cumulatifs avec un vrai effet domino de l’épreuve qui doit être empêchée et c’est là qu’intervient le rôle des pompes funèbres en tant qu’accompagnement, conseiller, orienteur.

Deux chantiers d’avenir s’ouvrent, dans lesquelles quatre tâches du deuil sont à travailler :

  • Accepter la réalité du décès
  • Permettre l’évolution
  • Préserver le lien
  • Réinvestir le monde extérieur

1 :  Réhabiliter les expressions sociales des émotions

Remettre au cœur du débat le droit d’avoir des émotions soulevant la chape de silence. Cette relégation sociale par compression émotionnelle écrase de manière constante les endeuillés.

Le deuil est de l’ordre de la douleur mais aussi du duel au sens étymologique du terme, qui est une lutte contre soi et contre l’autre. Il y a une réduction de la conscience sociale de la mort et du deuil. La consommation d’antidépresseurs à doublé ces dernières années. La médecine souffre à l’égard des émotions. La psychiatrie elle-même se méfie des émotions. Il prend l’exemple d’un deuil qui au bout de deux mois devient pathologique, on observe alors une dérive et le chagrin devient une nouvelle cible pour les entreprises pharmaceutiques.

La raison est régulière comme un comptable. Georges Canguilhem 

2 : Considérer collectivement ceux qui accompagnent les endeuillés.

Le rôle des accompagnants est essentiel au moment du décès et des obsèques. Or il n’y a pas de conscience collective. Chacun y contribue à son niveau et sa bonne volonté mais sans créer une solidarité des aidants. Il faut prendre conscience de la multiplicité des soignants vers et pour une même solidarité.  Il faudrait un meilleur passage de transition des pompes funèbres aux acteurs. Damien Le Guay rétablit le droit de pleurer « les larmes sont belles » déclare-t-il.

Il ne faut pas être responsable du malheur qui affecte l’autre mais prendre conscience d’élément à la grande chaine de solidarité vis-à-vis des accompagnants.

Retrouvez l’ensemble de la chronique :

https://www.funeraire-info.fr/les-assises-du-funeraire-le-vecu-du-deuil-64705/

https://www.funeraire-info.fr/assises-du-funeraire-les-consequences-sur-lendeuille-64904/

https://www.funeraire-info.fr/assises-du-funeraire-lintervention-du-senateur-jean-pierre-sueur-64957/

https://www.funeraire-info.fr/assises-du-funeraire-lintervention-controversee-de-claude-le-pen-economiste-de-la-sante-65168/

https://www.funeraire-info.fr/assises-du-funeraire-nathalie-vallet-renart-et-la-gestion-des-emotions-en-entreprise-65434/

https://www.funeraire-info.fr/assise-du-funeraire-francois-michaud-nerard-et-limportance-du-collectif-65610/

Pleurs et larmes au Japon après la mort de l’éléphant de 69 ans

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Hanako est mort à l'âge de 69 ans

Les amoureux des animaux au Japon ont été attristés par la mort à l’âge de 69 ans de Hanako, une femelle éléphant qui vivait dans un zoo de Tokyo depuis 1954.

Étendue sur le sol de son enclos, les soigneurs du zoo dans l’ouest de la capitale, Inokadhira, ont tout fait et déployé leurs efforts pour relever Hanako à l’aide de cordes, mais en vain. C’est dans son zoo de Tokyo que le plus vieil éléphant d’Asie au Japon, la véritable mascotte de son pays, une femelle de 69 ans, est décédée, après avoir vécu en captivité pendant 67 ans. De nombreux Japonais ont versé leurs larmes pour sa mort.

Hiroshi Mashima, le responsable du zoo a expliqué à l’AFP que les éléphants meurent s’ils restent trop longtemps allongés dans la même position, car leurs organes peuvent être écrasés. Ému, le directeur de l’établissement, Kiyoshi Nagai a ajouté d’après l’agence Kyodo que Hanako s’en est allé calmement et doucement. C’est malheureux, c’était l’éléphant favori du Japon, et je suis reconnaissant envers tous ceux qui appréciaient Hanako, continua-t-il.

Si l’espérance de vie des éléphants peut être de 60 ans, cette espérance pour ceux qui sont en captivité est seulement de 40 ans. Mais cet éléphant d’Asie du Japon, Hanako, qui a été offerte en 1949 par la Thaïlande, comme symbole de l’amitié après la fin de la Seconde Guerre mondiale, entre les deux pays, était le plus vieux. Elle était une vraie star. Des générations de Japonais ont chéri et adoré l’éléphant. Elle figurait même dans des livres pour enfant et a été une héroïne d’une série télévisée. En mars dernier, vu sa popularité, un reportage lui avait été consacré par CNN.

Le zoo a assuré que le pachyderme était en bonne santé, mais avait ces derniers temps légèrement perdu l’appétit.

Hiroshi Mashima a raconté que depuis l’annonce de sa mort, des fans endeuillés, de nombreux Japonais se sont rassemblés devant son enclos pour déposer des messages de condoléances et des fleurs. Selon Kyodo, c’est dans un communiqué que l’ambassade de Thaïlande à Tokyo a rendu hommage à l’ambassadrice de bonne volonté de la Thaïlande au Japon.

Pépito de Magic System est mort en essayant de sauver une vie

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Pépito de Magic System

Le chef d’orchestre et batteur du groupe Magic System, Didier Bonaventure Deigna, alias Pépito est mort noyé le dimanche 1er mai, en Côte d’Ivoire, à l’âge de 46 ans, en essayant de sauver une autre personne de la noyade.

Le groupe ivoirien Magic System qui est en deuil a annoncé la mort dans le sud de la Côte d’Ivoire, une petite ville balnéaire à l’ouest d’Abidjan, aux alentours de Jacqueville, de son batteur Pépito, survenu le dimanche 1er mai. Didier Bonaventure Deigne alias Pépito est mort en héros, quelques jours seulement après la légendaire Papa Wemba, en tentant de secourir une autre personne selon ses proches.

Après sa participation aux préparatifs du Festival des musiques urbaines d’Amouabo, le Femua, Pépito était venu dans la petite ville pour s’y reposer.

Faisant partie du noyau dur du groupe Magic System en tant que choriste, chef d’orchestre, à la fois batteur, Pépito était l’un des architectes à la formation ivoirienne, du style musical zouglou et aussi un pilier du groupe. Ce professionnel et musicien bienveillant s’occupait aussi de l’organisation dans le monde entier et des concerts de Magic System.

Sa mort a été annoncée sur la page Facebook du le groupe, avec un message bien triste indiquant que l’un de leurs membres vient de perdre la vie dans un accident dramatique. Depuis, la photo profil de la page Facebook du groupe est changée en carré noir.

Un hommage a été rendu par ses collègues musiciens à celui qui veillait à ses symphonies et à la bonne tenue de leur orchestre, selon leurs termes.

Dimanche 1er mai 2016, c’est en essayant de sauver une autre personne de la noyade que le musicien est décédé, d’après plusieurs sources citées par la BBC Afrique. Les artistes endeuillés ont annoncé que Pépito était leur batteur, choriste, mais surtout le chef d’orchestre du groupe Magic System depuis 16 ans. Durant de nombreux concerts dans le monde entier des Magiciens et toutes ses années, Pépito veillait à la bonne symphonie et à la bonne tenue de l’orchestre musical, et il restera à jamais gravé dans leurs cœurs, continuaient-ils.

Le décès d’un proche engendre des troubles du rythme cardiaque

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Illustration troubles du rythme cardiaque.

La disparition d’un être cher, selon une étude publiée mercredi, accroît le risque de développement des troubles du rythme cardiaque au cours de l’année qui suit le décès d’un être cher.

Des études avaient déjà montré dans le passé que pendant les semaines suivant le décès d’un proche, il y a une forte chance d’augmentation d’un AVC (accident vasculaire cérébral) ou d’avoir une crise cardiaque. Mais jusqu’à présent, aucun lien n’a été établi avec un trouble du rythme cardiaque relativement fréquent, la fibrillation auriculaire et qui avance avec l’âge.

Des chercheurs ont montré dans une étude publiée dans la revue médicale dépendant du groupe BMJ (The British Medical Journal), Open Heart, que lorsque le décès du proche est inattendu chez les endeuillés âgé de moins de 60 ans, le risque de fibrillation auriculaire est maximum.

Les chercheurs ont découvert que sur l’étude entre 1995 et 2014 de 88 000 personnes atteintes de cette pathologie et en les comparant à des personnes en bonne santé, le risque d’arythmie cardiaque est de plus de 41 % par rapport à ceux n’ayant pas connu un tel évènement, chez ceux qui ont perdu un être cher. Le risque, d’après les chercheurs, qui était maximum 8 à 15 jours après le décès du proche, diminuait doucement par la suite afin de rejoindre au bout d’un an le niveau des personnes non endeuillées. Chez les endeuillés âgés de moins de 60 ans, le risque était deux fois plus important, et chez ceux dont le proche était mort de manière imprévue est de 57 % plus élevé. Par contre, pour les proches de personnes dont la mort était prévisible, il n’y a aucune différence constatée.

Toutefois, les chercheurs ont souligné que même si d’autres études ont déjà montré qu’un risque accru de troubles mentaux et maladies cardiovasculaires, voire à une mortalité accrue pouvaient être lié au deuil. Il est pourtant difficile d’en tirer des conclusions définitives, car il s’agit d’une étude observationnelle.